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ASCO 2018 : pas un grand cru mais…


L’ASCO c’est l’American Society of Clinical Oncology, 40.000 personnes à Chicago pour échanger sur tous les sujets de la cancérologie. On a beau dire qu’Internet va tuer les congrès, ça n’en prend pas vraiment le chemin….

Pas de révolutions annoncées cette année, mais des consolidations nombreuses.
- L’immunothérapie reste le leader avec des progrès majeurs dans des cancers hématologiques, du poumon, du rein, du colon et de la peau. On commence à comprendre comment mieux choisir les patients qui vont en bénéficier et on associe l’immunothérapie à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
- La médecine de précision progresse doucement avec 2 types d’essais qui remplissent les sessions de posters. Les essais « baskets » (on a la cible et une drogue et on essaye d’obtenir des résultats) ou les essais dits « parapluie » où on a un panel de gènes et une liste de médicaments qu’on peut appareiller avec l’analyse du gène et on essaye d’otenir la correspondance entre les deux pour proposer un traitement efficace. Je continue de penser qu’on devrait utiliser ces procédures beaucoup plus tôt dans l’histoire de la maladie.
- Pour les cancers du sein les analyses moléculaires permettent d’éviter la chiomiothérapie à un nombre croissant de femmes sans dimunuer la survie.
- Un chapitre particulier pour les CAR-T cells (on cultive les propres cellules de l’immunité des malades) qui sont la nouvelle vedette de l’ immunologie. C’est cher et ça marche dans les leucémies, les myelomes et les lymphomes parfois de façon extaordinaire. Pour les autres tumeurs, on en est aux balbutiements.
- Il ne faut oublier ni la pédiatrie (toujours des progrès en survie et en qualité de vie) ni la prise en charge des symptômes avec, par exemple ,un appareil qui refroidit la bouche pour les mucites et permet 30 min sans douleur (le temps de manger, c’est capital).

Un post spécifique sur les apports de l’Institut Curie va suivre.

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