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Charybde ou Scylla (1) : le dilemme de la Gauche vis-à-vis de l’immigration


Très bel article de Laurent Joffrin dans Libération du 10 septembre (liberation-10-sept-18-laurent-joffrin).

Le message c’est qu’il ne faut pas combattre le nationalisme sans comprendre le message des peuples et qu’on peut ne pas le rejoindre totalement tout en évitant la naïveté.

Le discours de l’ouverture totale, du refus des frontières est en fait tenu par une minorité à Gauche du PS et chez les Verts. Une minorité bruyante mais une minorité tout de même. La Gauche au pouvoir (avec les mêmes dans des Ministères) a plaidé pour humanité mais aussi régulation en raccompagnant des dizaines de milliers de migrants aux frontières sans démission de ministres ni désaveu.

Dans ces conditions il n’y a qu’une politique moralement et politiquement acceptable : la régulation humaine de l’immigration en différenciant les réfugiés qui fuient la guerre et les réfugiés économiques qu’il faut régulariser puis accueillir vraiment si on les régularise sur des critères précis et connus de tous.

La vision de la « Gauche de la Gauche » est de refuser la distinction pourtant réelle quand la gauche est au pouvoir entre migration économique et face à la guerre. Le Populisme est considéré par cette Gauche comme une peur irrationnelle, un repli sur soi qu’il faut combattre par la main tendue et le vivre-ensemble.

Pour battre l’Extrême droite la morale ne suffit pas, dit Laurent Joffrin. Il faut une politique claire. Personnellement j’approuve le fait « qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » mais « qu’il faut en prendre notre part ».

Je ne souhaite pas que le PS une fois de plus tienne deux discours, un dans l’opposition et un autre au pouvoir.

Tout n’est pas mauvais dans la loi de Gérard Collomb. Il est urgent de dire ce qu’on gardera et pourquoi et ce qu’on modifiera et pourquoi.

Etre clair dans l’opposition pour savoir où aller une fois au pouvoir. Ne pas tenir compte des discours idéologiques mais définir une politique que l’on mette en oeuvre après l’avoir clairement expliquée.

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