Histoires des Nini…
L’UMP a arrêté sa position quant aux désistements. Ce sera du « Ni Ni » : pas de désistement pour le PS, pas d’appel en faveur du Front National. On laisse libre les électeurs. J’ai entendu le discours gélatineux de Copé sur ce sujet : le PS fait alliance avec le Front de Gauche, Mélenchon a dit que Castro n’était pas un dictateur, etc. etc., etc. : du long et pas bon Copé pour se dépatouiller d’une question pas simple : de qui les électeurs UMP se sentent le plus proche ?
Question tragique pour un parti perdant et divisé entre une tendance sociale, incarnée par Fillon et l’aile droite représentée par la droite populaire, passerelle idéologique avec le FN. Le « ni ni » n’est il pas en fait un piège que se tend l’UMP à lui-même ? Comment les gaullistes sincères, les humanistes de droite peuvent ils accepter la dérive droitière depuis l’été dernier ? J’ai entendu ce soir les cris d’angoisse de NKM blacklistée par le FN : perdre son poste ou céder aux sirènes extrémistes ? Mais n’est ce pas trop tard pour elle ? N’est ce pas pendant la campagne présidentielle (et même déjà à Grenoble) que Sarkozy l’a condamnée ? A contrario, Nadine Morano n’a aucune pudeur avec son appel aux électeurs du Front national. Apeurée mais totalement décomplexée…
Les primaires de 2011 ont permis au PS de régler en interne mais démocratiquement la dualité des tendances qui nous minait depuis des années. Nous avons eu un débat de grande qualité et un candidat a été légitimé. Derrière notre parti s’est aligné, ce que nous n’avions pas réussi à faire ni en 2007 ni en 2002 (le « ni ni » nous a coutés 10 années de droite !). La droite va désormais gouter aux délices mortels de la division interne. Ce n’est ni bon pour la droite, ni pour la démocratie. Bayrou était le dernier avant l’UMP à opter pour le fameux “Ni ni” en 2007. Fameux poison à retardement !
Le « ni ni » n’est que le début de la fuite en avant pour l’UMP. On parie ?
Posté le : 12 juin 2012 dans Points de vue.
Commentaires : aucun

Poster un commentaire