facebook_icon twitter_512x512 mail

Catégories

Commentaires récents

Sites Amis

Mes coups de coeur

Presse lyonnaise

Archives

Syndication

Allez François, allez Anne !


Il est nouveau sur la scène internationale, donc il est nul… telle était la position de l’UMP avant l’élection de François Hollande : Angela ne le recevrait pas, ni Cameron ni… personne. Personne au monde ne voudrait voir le futur président qui avait  annoncé qu’il fallait… de la croissance ! Et puis, il a été élu et aussitôt, les portes se sont ouvertes à Berlin.  Et j’ai cru comprendre que la chancelière et notre président s’étaient bien entendus. Et puis, il y a eu Camp David et la rencontre avec le G8 : et là encore, Hollande a été parfaitement accueilli et soutenu.

Je dirai même mieux : tous les pays évoquent désormais le couple rigueur et croissance. Ce n’est plus tabou. J’ai même entendu quelques caciques UMP ressortir le plan de relance confié à Devedjan…

On peut donc être novice et gagner. Mon adjointe dans le 3ème arrondissement,  Anne Brugnera se lance dans l’élection législative. Sur le terrain politique, elle mène depuis 4 années, avec fermeté et doigté des dossiers pas toujours évidents comme les places en crèche ou la cantine scolaire. Ingénieure, elle gère tous les jours les dossiers complexes de la politique agricole commune. La nomination de Najat au porte-parolat du gouvernement lui ouvre les portes de la 4ème circonscription. Elle est novice mais elle a la jeunesse et la compétence. Son adversaire de droite n’a pas ses qualités ; elle a en héritage d’avoir été la suppléante de Perben : héritage lourd ! Si Anne n’est pas favorite, je lui confirme que nous ferons tout pour qu’elle aille grossir la majorité pour l’action présidentielle. Et elle gagnera, elle aussi !

Bravo les femmes !


C’est avec une de mes petites filles sur les genoux que j’ai assisté ce matin aux passations de pouvoir.  Du classique entre Juppé et Fabius, de glacial entre Guéant et Valls, de l’irritant entre Bertrand (toujours en campagne) et sapin. Mais, j’ai été très impressionné par le sang froid et le calme de Najat, tout comme par l’émotion d’Aurélie Filipetti. Elles m’impressionnent ces jeunes femmes ! Je n’avais pas de doutes sur leurs capacité mais se retrouver en quelques heures à la tête d’un ministère nécessite de faire preuve de cran ! Elles iront loin, j’en suis certain.

N’en déplaise aux aboyeurs de l’UMP, je suis certain que Najat a eu raison de ne pas courir deux lièvres : ministre et porte parole (qui exige une forte disponibilité à l’Elysée) et candidate aux législatives. Là encore, alors que nous nous étions préparés à la soutenir, j’estime que sa décision est déjà plein de sagesse -autant que son audace était grande de s’attaquer au bastion de la droite à Lyon ! Qu’à cela ne tienne, nous allons nous mobiliser pour Anne Brugnera, une jeune pousse prometteuse de la gauche lyonnaise. Et j’espère bien que nous allons l’aider à gagner.

La victoire revient également aux filles de l’OL, victorieuses de la Coupe d’ Europe des clubs champions, devant 50 000 spectateurs dans le stade mythique de Munich.

Qui parlera encore de faibles femmes ?

Discours d’investiture


Palais de l’Élysée - Mardi 15 mai 2012

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs

En ce jour où je suis investi de la plus haute charge de l’État, j’adresse aux Français un message de confiance.

Nous sommes un grand pays qui, dans son histoire, a toujours su affronter les épreuves et relever les défis qui se présentaient à lui. À chaque fois, il y est parvenu, en restant lui-même. Toujours dans l’élévation et l’ouverture. Jamais, dans l’abaissement et le repli.

Lire la suite »

Je ne cache pas mon émotion


J’ai fait partie des (très) heureux invités pour une partie de la cérémonie d’investiture, comme ceux qui ont activement travaillé sur l’école et l’université pendant la campagne.  Très tôt, je suis parti ce matin pour ne pas rater l’arrivée de Hollande à L’Elysée. En le regardant à la télé, je dois avouer qu’une première vague d’émotion m’a envahi, peut être liée à la fatigue de tant de mois d’efforts et de travail. Oui, j’étais vraiment ému en l’entendant parler par exemple des bénévoles et des associations. J’essayerai de trouver ce discours et de le mettre in extenso sur mon blog.

Ensuite, j’ai filé aux Tuileries. La pluie alternait avec le soleil. Des enfants tout de blanc vêtus jouaient gentiment. J’ai pensé que, dans quelques années, ils pourront dire qu’ils y étaient. A mes côtés, les Lionel (Jospin et Collet), Peillon, Lang, etc. et notre médaille Field lyonnaise (l’équivalent du Nobel pour les maths). Et là encore, un très beau discours sur Jules Ferry, le promoteur de l’école publique et de la laïcité. Son côté obscur sur le colonialisme n’a pas été ignoré, rassurez vous, puisque c’était déjà un sujet de polémique ! Beaucoup d’applaudissements lorsque le Président a évoqué ses priorités sur l’école (les créations de postes, la formation des enseignants, le respect des enseignants, …).

Et puis au moment de partir sur Curie, l’orage. J’y arrive pour entendre l’hommage à une petite étudiante polonaise, à qui peut-être, M. Guéant aurait refusé son visa pour continuer à travailler avec Pierre après son doctorat. Marie, c’est l’amour de Pierre, mais c’est aussi la passion avec la découverte des rayons qui lui apporteront deux prix Nobel.

Puis c’est le retour sur Lyon. La pluie continue de tomber. Sur le chemin, je vois sur un écran géant la manifestation à l’hôtel de ville. La caméra croise les yeux émus de Delanoë. Son émotion n’est pas feinte.  Et de nouveau, je pense à ce bonheur que nous partageons tous, d’avoir lutté, attendu, résisté et enfin gagné cette élection. Oui, pourquoi masquer notre émotion ?

Transports et dette


Menu copieux aujourd’hui avec un Conseil municipal en même temps que le Conseil National du PS avec les adieux du nouveau président. C’était tentant de sécher, mais comme Najat et Gérard, j’ai fait le choix des dossiers lyonnais cet après midi. Au programme, deux morceaux de choix : les transports en commun et le compte administratif 2011.

Sur les transports, nous avons eu une piqûre de rappel sur ce qui a été mené depuis 2001. Citons le T2 vers Eurexpo, le T4 de Vénissieux à la Doua, le désenclavement de l’est lyonnais avec le T3, le métro qui arrive à Oullins, le Pont Raymond Barre, le développement des bus en sites propres et sur axes transversaux. Tenez vous bien, même l’opposition a reconnu l’efficacité des deux mandats successifs dans ce domaine. Moi, j’y vois également le résultat d’une volonté sans faille depuis 10 ans qui a permis de réduire l’usage de la voiture, dans un contexte financier maitrisé.

Les finances, ce fut le second gros dossier avec le compte administratif 2011. D’abord quelques chiffres : les frais de fonctionnement se sont élevés à 513M€ dont 296 M€ pour les salaires. Des augmentations notables sur le poste fluides et nourritures (+4,3%). Les premiers postes de dépenses restent inchangés : la culture et l’éducation, la petite enfance, la solidarité et la jeunesse puis le sport. En termes de recettes, si seule Montpellier est moins chère pour la taxe d’habitation, Lyon l’est pour la taxe foncière.

Et la dette ? J’ai pu mesurer la fierté de Gérard quand il a présenté l’histogramme montrant l’évolution de la dette française (+600 milliards en 5 ans) comparée à celle de Lyon (cf. photo ci-dessous). La fierté est légitime, me semble t il, puisque la dette a encore décélérée en 2011 (-47M€).

Réduire la dette tout en conservant un niveau d’investissements élevés, un sacré défi !

cm1

Ils ont joué le jeu


Mélenchon a appelé à voter « contre Sarkozy » sans aucune ambigüité au soir du premier tour. Certains esprits chagrins ont remarqué qu’il n’appelait pas à voter POUR mais Contre. C’est vrai. Mais ce fut sans marchandage et les militants socialistes ont apprécié. A 48heures du second tour, Bayrou a annoncé son vote pour Hollande « à titre personnel ». L’analyse des reports de voix permet de montrer le faible impact de cet engagement personnel.

Pourtant, je veux m’y arrêter ce soir. Indiscutablement Bayrou est de droite, son histoire personnelle, son parcours, ses alliés en attestent. Mais contrairement à beaucoup (Raffarin, Borloo, Yade, Morin,..) qui se réclament de valeurs humanistes, il n’a pas placé ses valeurs après ses peurs. J’ai craint un moment qu’il ne fasse comme en 2007 : « ni… ni … ». Comme Lecanuet, il a franchi le pas à titre personnel et je lui dis «bravo ».

Certains ont estimé qu’il faisait cela pour sauver son siège de député. D’autres, qu’il avait des idées derrière la tête. Je n’en sais rien, mais je ne veux pas dénigrer quelqu’un qui choisit les valeurs humanistes à d’autres scénarios. Je pense même que NKM doit s’en mordre les doigts ; j’espère que comme à d’autres, les électeurs sauront lui faire comprendre en juin.

Je lance un appel aux dirigeants socialistes pour qu’ils retirent  les candidats PS aussi bien à Hénin Beaumont qu’à Pau. Nous devons reconnaitre le concours de nos alliés avec lesquels nous dirigeons les villes aussi bien à Lille qu’à Lyon. Et quoi qu’en pense l’UMP, ce serait « moral » parce qu’ils ont joué le jeu de la démocratie.

L’ADAPEI du Rhône : utilité sociale et valeurs


L’Association départementale des parents et amis des personnes handicapées mentales (ADAPEI) gère à partir d’une structure associative 2 500 places d’accueil pour personnes handicapées. Avec un budget de 105 millions d’euros, elle emploie 1 650 salariés.

J’ai visité ce jour un Institut  Médico-Educatif, un institut pédagogique et un institut professionnalisant (L’Oiseau Blanc à Décines). J’ai aussi visité, à Bron, le Centre Henri Thomas qui regroupe à la fois un foyer d’hébergement et un foyer de vie puis à Gerland, un ESAT (Etablissement de Service et d’Aide  par le Travail) où j’ai vu des personnes qui sont vraiment l’illustration du beau travail, du travail qui rend fier de ce qu’on a accompli.

Les financements d’Etat sont insuffisants et la RGPP a sévi ici aussi. Le Conseil Général du Rhône fait plutôt bien pour le fonctionnement mais n’a plus de programme d’investissement au-delà de 2014, faute de visibilité des ARS d’une part et de la réforme territoriale d’autre part. Le budget de l’ADAPEI, c’est 40 millions d’euros du Conseil Général, 40 millions d’euros de l’Etat (pour la partie éducative, soins, administrative) et 20 millions d’euros de recettes diverses venant entre autres des ESAT.

Le gros problème en devenir est le vieillissement de cette population, donc la nécessité de créer de nouveaux lieux de vie et de nouveaux moyens pour le maintien dans le foyer de vie ou le logement individuel. Le problème à court terme est la suppression de la prise en charge des transports qui oblige à des regroupements pour les associations qui arrivent encore à dégager de leur budget et la prise en charge par les parents quand l’association ne peut pas ou plus. Enfin les difficultés sociales des familles s’aggravent et le Conseil Général en charge de l’accompagnement social (et aussi de l’hébergement et de l’occupationnel) devra en tenir compte.

Mais ce que je retiens d’abord, c’est la richesse des valeurs, l’enthousiasme des bénévoles et des salariés, les compétences, la prise en charge individualisée et la patience des éducateurs. Ce qui m’a le plus frappé, outre la fierté des directeurs ou directrices, c’est la joie qui semble dominer surtout dans l’ESAT, la fierté de l’indépendance et de la réalisation personnelle.

Une bien belle association, un vrai enjeu pour le département que je voulais mieux comprendre. Aujourd’hui, CAJ (Centre d’Accueil de Jour), MAS (Maison d’Accueil Spécialisée), FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé), IME, ESAT, et même la norme de type J (encore une amélioration de sécurité sans les budgets qui vont avec), ce ne sont plus pour moi des sigles mais des sourires, des ateliers, un bon déjeuner, un réseau de personnes honorables.

Restons vigilants !


Tous les observateurs s’accordent à dire que la cérémonie du 8 mai sous l’Arc de Triomphe a été remarquable, tant les deux ex-candidats ont su se montrer dignes, à la hauteur de l’évènement. J’ai même entendu des commentaires évoquer  une réelle chaleur entre les deux hommes qui partagent à présent un destin hors du commun.

Pourtant,  la sérénité n’est pas identique partout à l’UMP. Si vous voulez voir une vidéo carrément honteuse, regardez la réaction de la députée- maire d’Aix en Provence. Réaction honteuse et indigne d’une élue qui devrait être sanctionnée d’une période de cessation de son activité politique. Un carton  rouge en somme. Comme celui reçu par l’ancien journaliste Pierre Salviac qui a twitté « À toutes mes consoeurs je dis: “baisez utile vous avez une chance de vous retrouver première Dame de France” ;-) ». Il a été viré par la station RTL.

Depuis hier matin, exit  les présidentielles, c’est désormais parti pour les législatives. En apparence, ni l’appareil UMP ni celui du FN ne veulent d’un accord. C’est juré ! Pas d’entente non plus au niveau local au risque d’être exclu.  Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aura des accords tant les programmes ont convergé en quelques jours, créant dans les esprits davantage que des passerelles. Car si le président sortant a été capable de transgresser avec des valeurs, qui jettera la pierre sur un député apeuré qui tenterait de faire de même ?

Comme je le disais hier devant le mémorial de Montchat, restons vigilants, au-delà des apparences.

Commémoration à Montchat


Moment émouvant ce matin devant le monument aux morts de Montchat : de nombreux enfants et adolescents, sensibilisés par leurs enseignants, étaient présents aux côtés des anciens combattants et des élus. La relève du souvenir est là et nous en étions tous fiers.

Ci-dessous quelques extraits de mon allocution :

« … La seconde guerre mondiale fut le plus vaste et le plus dramatique conflit que nous ayons connu. Cette guerre a bouleversé l’image que nous avions de nous-mêmes et l’idée que nous nous faisions de nos propres valeurs.

… Le parallèle avec le contexte actuel ne doit pas nous échapper. Pour autant, je ne veux pas dire que nous sommes exposés aux mêmes risques. En histoire, les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets car les circonstances ne sont jamais parfaitement identiques. La prudence reste nécessaire. Toute période de flottement et d’inquiétude doit éveiller la vigilance.  Nous avons vu récemment que certains votes prospèrent sur les inquiétudes légitimes liées à la crise économique, à la destruction de notre système social et à l’emballement du libéralisme.

…Comme je le disais, ce conflit mondial nous a aussi montré ce dont nous étions capables, pour le meilleur. Je pense ici à la résistance, à ces héros du quotidien qui ont appris à désobéir parce que l’impératif moral s’imposait à eux. Il y a eu De Gaulle, il y a eu ces parlementaires refusant les pleins pouvoirs à Pétain. Il y a eu Jean Moulin, les  combattants de l’armée  de l’ombre représentés par les figures de Raymond et de Lucie Aubrac, pour lesquels, je veux que nous ayons une pensée reconnaissante.

Nous ne devons rien oublier. Il faut saluer la mémoire de tous ces résistants à qui nous devons tant. Et quand j’entends certains responsables politiques ironiser du communisme français, je les invite à revoir l’histoire pour savoir ce que nous devons au « parti des fusillés »…

Et le 8 mai, qu’en restera-t-il dans 40 ans ? Est-ce que le futur maire du 3ème n’est pas là, parmi les enfants des écoles. Je veux au nom des élus les remercier ainsi que leurs enseignants, ils ont répondu présents, c’est le premier geste pour reprendre le flambeau !… »

tp

nvb

Il est président !


Quelle fut notre joie de voir apparaître le visage du président François Hollande ! Ma première pensée a été de me rappeler le 10 mai 1981 ; j’ai pensé immédiatement à mes enfants qui, comme moi il y a 31 ans, ont  vécu ce jour où les forces de progrès ont mis sur pieds le changement.

Quelle chance pour moi, et pour ceux de ma génération, de le vivre une deuxième  fois avec la maturité et l’expérience qui permettent de savoir que les difficultés convergeront demain.

Mais quel plus beau projet que de donner à la jeune génération qui arrive l’espoir de conditions meilleures si nous travaillons autour du changement ? Quel plus beau projet que de prioriser l’éducation et la jeunesse, et donc l’école ? Quel plus beau projet que de mettre de la justice, dans toutes nos décisions ? Quel plus beau projet que d’affirmer en Europe que la France est européenne mais qu’on ne peut pas faire l’Europe contre les citoyens ? Et que là encore, la France est porteuse d’espoir du changement ?

Réjouissons-nous. Et faisons confiance à notre nouveau président pour rassembler les Français et pour aborder la tempête à venir avec sérénité, calme et efficacité. J’ai cru en François Hollande dès le premier jour. Ce qui domine aujourd’hui, sans sous-estimer les difficultés à venir, c’est une immense confiance. Maintenant, c’est à nous de jouer !

fh-et-tp

Le choix


Le 6 mai prochain, vous choisirez un nouveau Président de la République.

La décision des Français, le 22 avril dernier, a porté François Hollande en tête du premier tour. Mon sentiment est que ce résultat traduit la cohérence et la constance de François Hollande. Si, au premier tour, les Français ont donné la première place à François Hollande, c’est tout autant pour les mesures qu’il défend que pour sa manière de faire de la politique.

Sa manière de faire campagne est exemplaire. Sa sérénité et sa détermination forcent le respect. Elles donnent de la réalité au changement qui s’annonce, dans la renégociation du traité européen d’austérité, dans la fermeté face à toutes les formes de délinquance, dans la renaissance d’une République juste, respectueuse et impartiale.

Par contraste, le président sortant doit assumer son bilan économique, social, international. Il doit s’expliquer sur sa manière de faire de la politique en divisant les français, en opposant les territoires. Il doit répondre de sa manière irrespectueuse de faire campagne.

Dans le respect des choix de chacun, je souhaite vous apporter le témoignage de ma conviction. François Hollande incarne déjà, par son sang-froid, le Président de la République qu’il peut devenir dans quelques jours.

Un Président de la République à la fois au-dessus des intérêts particuliers et proche des préoccupations des Français. Un Président de la République à la fois garant de l’Etat de droit et attentif à la situation réelle des personnes. Un Président de la République à la fois défenseur des intérêts de notre pays et de l’Europe, et protecteur de la dignité de chacun quelle que soit sa nationalité.

Notre pays a besoin de changement. Il a besoin d’être gouverné autrement, avec plus de sobriété, plus de dignité. Nous avons besoin de justice et d’unité. Nous avons besoin d’un redressement économique.

Voter François Hollande, c’est choisir un Etat qui protège les citoyens et qui prépare l’avenir de notre pays.

De la Zapatera au Bristol,…


Je vous invite à parcourir cet article

Au pays de super-super-menteur.


Rappelez-vous, super-menteur, c’était Chirac, baptisé ainsi par sa marionnette des Guignols. Sarkozy depuis des semaines, c’est super-super-menteur ! Je ne vais pas consacrer mon post à remonter les dernières semaines. Mais quand même, avouez que ses déclarations sur les sondages sont époustouflantes.

En mars, les « courbes des sondages se croisaient ». C’était déjà la victoire. Puis elles se sont mises à tricoter, ce fut l’inquiétude. Jamais un seul sondage depuis le 1er janvier n’a donné Sarkozy derrière Le Pen. Pourtant, tellement dans son déni, Sarkozy condamne et fustige « ceux qui ne le voyaient pas au second tour ».  Les vieilles ficelles de la victimisation, il les connait parfaitement. Cette semaine, ce furent donc les médias et les sondeurs, tous des vendus à la Gauche.

Pourtant, son conseiller particulier, Giacobetti est un ancien patron d’une société de sondage. Son cabinet d’études a même servi d’intermédiaire, sans appel d’offre, pour de  nombreux et illégaux sondages commandés depuis 2008 par l’Elysée. Pour plus de 6 millions d’euros, 264 sondages. Pour quelqu’un qui n’y croit pas, il met du temps à comprendre ! Raymond Avrillier, le tombeur de Carignon commence à tirer la pelote.

Sachez qu’avec vos impôts, Sarkozy a financé un sondage très important : « que pensent les militants UMP de son mariage possible avec Carla » ? Il ne nous prend pas pour des pommes, par hasard ?

« On a gagné, on a gagné… »


Le match de la finale de la Coupe de France était l’occasion donnée au football amateur de rencontrer l’une des meilleures équipes professionnelles. Tout de jaune vêtu, le Stade France avait choisi son camp. L’US Quevilly méritait cet hommage après l’élimination de Marseille et de Rennes.

Mais Lyon avait déjà perdu une finale la semaine dernière, il n’était pas question pour l’OL de laisser échapper cette coupe. La première mi-temps fut en sens unique et elle aurait pu s’achever sur le score de 3-0 pour Lyon. La seconde vit les professionnels sombrer lentement et les amateurs se révolter sans jamais vraiment inquiéter Lloris, enfin récompensé par un trophée. Un but seulement, alors que l’OL aurait pu en planter au moins 5… ce qui aurait fait aussi le bonheur du Centre anticancéreux avec lequel l’OL a passé un accord : pour tout but marqué, l’OL reverse 500€ au CLB.

J’ai eu la chance de saluer notre futur président, je l’espère vraiment car la campagne de Sarkozy devient vraiment nauséabonde. Et puis, bonheur rare, j’ai pu aller fêter la victoire dans les vestiaires des joueurs. Une victoire qui donne une place européenne au 5ème du championnat. Cela va maintenir le suspense !


Coupe de France 2012 - diaporama flash

Obscène


Je voulais parler ce soir du pacte de croissance réclamé désormais par le président de la BCE, Mario Draghi, suivant en cela les déclarations du FMI (Christine Lagarde) et du patron du trésor américain. C’est exactement ce que réclame Hollande depuis le début de la campagne. C’était « absurde » selon Sarkozy qui défendait bec et ongle la position de Merkel. Désormais celle-ci se trouve isolée sur la scène mondiale. Je l’avais déjà écrit, mais je crois qu’elle a roulé dans la farine Sarkozy, trop occupé à parader pour soigner son image d’homme international.

Encore quelques jours, et Sarkozy va proposer de sortir de l’Europe…

Mais je ne voulais pas taire les dérives totalement obscènes de la droite extrême. Je continue de penser que ces gens nous salissent. Le journaliste Brunet qui « dénonce » sur son blog une liste de journalistes soi-disant de gauche. Et le député Lucas, vous avez lu ses commentaires ? Je vous les rappelle : «Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler. Et ce n’est pas sympa pour le chien, ça !»

Et ces accusations selon lesquelles Tariq Ramadan aurait appelé à voter pour Hollande ? Quelles sont les intentions de Sarkozy en lançant ses boules puantes…

Tout cela est obscène.

Bayrou dit stop à Sarkozy


Rappelez-vous,  ”Du gros rouge qui tâche”, le mot d’ordre de Sarkozy à ses ministres et conseillers, l’été dernier. Pas d’explications intellectuelles, pas de demi-mesures, il fallait cliver, taper, stigmatiser, pour siphonner le FN.

Quelques mois après, Sarkozy est prisonnier -et son camp aussi- de son approche et de son conseiller d’extrême droite. Loin de les affaiblir, il a crédibilisé les thèses du FN. Il les a même « légitimées », il les rend à présent “compatibles avec la République” : le score du FN n’est que le reflet de son échec. Prisonnier, car son échec lui impose maintenant un exercice impossible : Essayer d’endormir les électeurs du modem et se substituer à Le Pen. Il met les bouchées doubles : frontières, immigrés, déficit des comptes sociaux. Il ne faut surtout pas laisser le terrain à la réflexion dans sa stratégie.

Si certaines figures de l’UMP s’éloignent discrètement, il n’en est rien pour les “décomplexés”. Morano a atteint un niveau de soumission au FN qui a percuté l’indécence, semant la gêne y compris chez Alliot, porte parole de Le Pen, dans le Grand Journal de Canal+ ! La voie s’ouvre à tous les abus, à tous les excès et c’est le président lui-même qui sonne la charge. Celle de l’abaissement.

L’indécence, c’est aussi le discours. Quand Hollande s’adresse aux électeursqui ont beaucoup souffert de la désindustrialisation, de la perte d’emplois, des fermetures d’usines, de l’abandon de services publics. Et après, on s’étonne qu’il y ait des suffrages qui se portent sur des candidatures qui expriment des colères ?”, l’UMP crie au scandale. Comme si s’adresser aux électeurs déçus de 5 ans de sarkozysme pouvait être amalgamé aux pulsions xénophobes de certains dirigeants de l’UMP !

En 2002, la Gauche avait fait chorus contre Le Pen en votant Chirac. Alors, il est heureux que Bayrou se soit exprimé fortement sur ce sujet aujourd’hui : « … c’est un reniement d’un demi-siècle de politique sociale en France. C’est un reniement du gaullisme aussi bien que des démocrates-chrétiens et humanistes ». Dans ces situations là, on reconnait les grands hommes politiques. Ceux qui ne tournent pas la tête.

Il faut continuer à convaincre !


Il y avait ce soir la commémoration du génocide arménien. L’occasion de croiser des visages connus ou inconnus mais unis autour d’une même cause. L’occasion également d’échanger sur le premier tour des présidentielles.  A ma grande surprise, une figure amie m’a expliqué qu’il n’irait pas voter  car il n’y avait pas de grandes différences entre les deux programmes.

Dans ce type de situation, je fonce sur le premier élément qui me vient en tête. Ce soir, ce fut la dette. Quelle réponse apporte Sarkozy à ce problème qu’il connait bien pourtant puisqu’il a contribué très largement à l’augmenter ces dernières années ? Silence de mon contradicteur.  J’explique que la Cour des Comptes a analysé la part liée à la crise et celle découlant des politiques menées depuis 2007 (cadeaux fiscaux, niches, ..). Et je reprends l’idée de Hollande de recourir à l’épargne des Français.

Je ne me suis jamais lancé dans cette explication « en live ». Je suis certain que la solution est bonne. Le Japon finance entièrement en interne sa dette colossale (de mémoire 200% du PIB). Les ménages sont rémunérés à taux faible, mais du coup, ils ne payent pas d’impôts pour financer les emprunts lancés sur les marchés internationaux à taux élevés. C’est un peu comme si vous empruntiez à votre famille à 2% plutôt que d’emprunter à la banque à 5%. Rappelez-vous l’emprunt Pinay en 1960, c’était cela aussi. Sarkozy, poussé par les banques, n’a pas osé le faire alors même que son mentor Balladur avait eu ce « courage ».

Je sens que mon explication tient la route. J’enfonce le clou… les ménages détiennent près de 6000 milliards d’épargne et la dette est de 1700 milliards. Il ne s’agit pas de tout rembourser d’un seul coup mais d’alléger déjà le poids des intérêts insupportables. Et évidemment, il faut maitriser les déficits ! Donc, voilà une différence simple et très efficace économiquement.

Et peut être un électeur convaincu…

Premières impressions


Les résultats sont là : Sarkozy est battu au premier tour. Avec 1,5% de moins que Hollande, il devient le premier président sortant à ne pas virer en tête à l’issue du premier scrutin. Son équipe qui triomphait sur  le « croisement des courbes » tentait d’expliquer aujourd’hui que c’était mieux d’être second. Amusant, non ?

La mauvaise foi, l’invective, le “carpet bombing”, c’est le lot des 15 prochains jours pour notre camp et tout particulièrement pour Hollande. A qui je veux rendre hommage. Il y a 15 mois, il était crédité de 3% dans les sondages ; il a su conduire les primaires magistralement et il a su éviter les pièges des provocations de toutes natures depuis 6 mois. Il était soi disant « mou », il est en fait un « fin tacticien ». Chapeau. Coup de chapeau également aux sondages. Depuis des semaines, ils étaient sur le grill : les résultats sont dans les fourchettes d’estimation.

La défaite de Sarkozy, très bien analysée dans la presse étrangère, ne semble pas acceptée dans son camp. Je crains, pour être franc, les provocations. La manifestation du 1er mai pourrait en être une… car « Ils » sont dans le combat, la violence et la peur,  là où Hollande est dans le rassemblement et dans l’espoir. C’est du reste les deux voies pour séduire l’électorat du Centre et des extrêmes. Au premier, jouer davantage encore sur les peurs, au second insister sur la confiance dans l’avenir. Ce qui est illustré par les votes des moins de 35 ans favorables à Hollande, ceux de plus de 65 ans l’étant à Sarkozy.

Enfin, deux mots encore : la joie de Copé, difficile à contenir. Elle est révélatrice de futurs qui déchantent pour l’UMP. La droite sociale et humaniste risque de ne plus se retrouver dans les positions des faucons. Pourtant, comme le disait Michel Noir « Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme… ».

« Monsieur le Président,…


…Les citoyens français vous ont élu sur la foi et la sincérité d’un programme politique dont vous n’avez pas respecté les engagements et auquel vous avez maintes fois tourné le dos depuis votre élection, le 6 mai 2007. Aujourd’hui vous vous présentez une nouvelle fois au suffrage du peuple français et vous menez une campagne reposant sur une double imposture : la promesse d’une nouvelle rupture et l’oubli de votre bilan. Bien plus, vous utilisez les services de l’État au bénéfice de votre campagne et vous n’hésitez pas à exploiter les  évènements politiques, économiques et sociaux à des fins électoralistes et avec le soutien de nombreux médias qui propagent une insidieuse politique de la peur sur laquelle vous espérer bâtir une popularité.

Cette lettre citoyenne entend simplement vous rappeler les trop nombreux engagements que vous n’avez pas tenus.

Lire la suite »

Pour l’égalité, le changement