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L’Holodomor et le conflit en Ukraine


Le 15 décembre 2022, le Parlement européen a reconnu la grande famine de 1932-1933 organisée par Staline comme un génocide. Cette reconnaissance correspond au 90ème anniversaire de ce drame, l’un des pires crimes de l’empire stalinien.

En 1929, Staline lance la collectivisation de masse remplaçant ainsi les petites exploitations agricoles du grenier à blé qu’est l’Ukraine par de grandes exploitations (Kolkhozes et Sovkhozes). Le but est de lutter contre les paysans riches dont Staline se méfie. Le plan quinquennal fixe des normes qui obligent à livrer 100 % de la récolte. « Toute tentative de faire baisser le plan est un acte fondamentalement antiparti ». Les paysans essayent de cacher de la nourriture, les maisons sont fouillées et les coupables, condamnés à mort.

Staline est obsédé par l’idée que la paysannerie constitue la colonne vertébrale d’une identité ukrainienne contre laquelle il veut lutter à tout prix.

4 millions d’Ukrainiens, hommes, femmes, enfants vont mourir de faim alors que les greniers à Moscou regorgent de 2 millions de tonnes de blé.

Il faudra attendre la fin de l’Union Soviétique et la Perestroïka pour que le sujet soit abordé sur la place publique. Dès 1998, une journée de commémoration est instituée en Ukraine et des monuments érigés et en 2006, le Parlement ukrainien reconnaît la grande famine comme un génocide perpétré par le régime stalinien contre le peuple ukrainien.

L’attaque russe actuelle est perçue en Ukraine comme la poursuite de la longue politique impérialiste russe d’asservissement de l’Ukraine.

Cette grande famine fait l’objet d’un silence assourdissant en Russie où Poutine l’a fait disparaître des livres d’histoire. Poutine ne cesse de nier l’identité ukrainienne.

Comme Staline, Poutine se trompe car plus la guerre dure, et plus l’identité ukrainienne se renforce.

L’Holodomor de Staline et l’invasion de Poutine ont pour objectif de détruire l’Ukraine et le résultat, à l’inverse, est de renforcer l’identité d’une nation.

SOS Arménie


Presque 100 ans (en 2025) après le génocide arménien, la Turquie avec la complicité de l’Azerbaïdjan est en train d’étouffer l’enclave arménienne du Haut Karabakh et menace un corridor à travers l’Arménie qui mène à l’enclave du Nakhitchevan.

Les Arméniens du Haut Karabakh subissent un blocus total et n’ont plus rien à manger. Il n’y a aucune autre issue qu’une reddition des Arméniens qui doivent accepter de devenir Azéris.

Une crise humanitaire s’annonce dans le silence feutré de l’hiver et Erdogan veut terminer le travail de 1915.

SOS Arménie, l’Europe se doit d’agir.

On ne peut pas laisser mourir ce peuple chrétien très ancien, victime d’un génocide qui n’en finit plus.

SOS SOS SOS Arménie !

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On se dispute la 1ère place du cimetière


Le parti socialiste dont je suis encore membre est moribond. Olivier Faure, élu en 2018, avec 86 % des voix des 89 527 inscrits.

L’élection puis le prochain Congrès de Marseille a réuni 23 000 votants et au mieux, Olivier Faure aurait 51 % des voix.

Faire fondre les militants, passer de 86 % à 51 % des voix, être incapable de proposer un programme de gouvernement et incapable de donner un résultat pour 23 000 votants et qui soit incontestable, voilà où en est le PS aujourd’hui.

Je me souviens : quand j’étais Maire du 3ème arrondissement de Lyon (plus de 100 000 habitants), je donnais les résultats des 58 bureaux de vote sans condition 3h après la clôture du scrutin.

Quelle honte….

L’accord avec la NUPES est un accord pour sauver des postes. Il nous oblige à « avaler » les positions de Mélenchon sur l’OTAN, l’Europe, l’Amérique du Sud et sur une version économique totalement illusoire. L’accord avec la NUPES, ce sont des sièges sauvés mais aussi ses électeurs traditionnels du PS qui ont voté RN, des militants qui s’en vont, des électeurs aussi…

Et voilà qu’on se dispute la 1ère place du cimetière.

Pitoyable !

Un livre à lire…


Il date de 2016 mais il est vraiment intéressant.

C’est l’histoire romancée du musicien Dmitri Chostakovitch, qui de compromissions en compromissions, sauve sa vie, accepte de signer des textes qu’il n’a pas écrits et de lire des discours qui ne sont ni les siens ni ce qu’il pense.

Le livre est une plongée dans les compromissions. Quand on a fait la première et mis le doigt dans l’engrenage, « une âme peut être détruite d’une de ces 3 manières. Parce que les autres vous font. Parce que les autres vous contraignent à vous faire à vous-même. Et par ce que vous choisissez de vous faire à vous-même. Chaque méthode est suffisante mais si les 3 sont présentes alors le résultat est imparable. »

On a beaucoup critiqué les artistes qui ont cautionné les atrocités du régime soviétique mais un trait de plume de Staline suffisait à vous faire disparaître ainsi que toute votre famille. Quel choix aurions-nous fait ?

Est-il possible de garder son âme ?

A ces questions cruciales, on peut trouver des réponses dans ce roman qui raconte une histoire vraie en scrutant l’âme d’un très grand créateur qui se débat dans le chaos d’une époque.

Je recommande vivement.

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Félicitations aux prix Curie 2022 !


Mardi soir, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux aux personnels de l’Institut Curie, nous avons remis les prix Curie au titre de l’année 2022.

C’est toujours un moment chaleureux. Et cette année, je dois dire que c’était particulièrement émouvant. Peut-être aussi parce que cela faisait trois années que nous ne nous étions pas retrouvés, tous, en présentiel.

Créés en 2017, ces prix récompensent les contributions fortes et emblématiques des collaborateurs de l’Institut Curie. Ces distinctions visent à reconnaître et valoriser le travail, les projets collectifs et l’engagement des personnels.

Cette année, ont été récompensés :

- Pauline Vaflard, oncologue médicale à Paris ;

- Stéphane Guitton, directeur adjoint des Systèmes d’information à Paris ;

- et Vincent Favaudon, directeur de recherche émérite Inserm à l’unité Signalisation radiobiologie et cancer (CNRS UMR3347 / Inserm U1021) à Orsay.

Chacune des trois interventions étaient tournée vers le collectif, les équipes, les valeurs, le soin, la recherche ! un vrai beau moment de partage qui témoigne encore aujourd’hui de l’esprit Curie et de l’engagement professionnel de nos collaborateurs.

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PS : Un parti coupé en deux


Dans le cadre du futur congrès de Marseille, deux motions s’affrontaient.

Olivier Faure, le sortant tenant de l’alliance avec la NUPES arrive en tête avec 49,1 % suivi de Nicolas Mayer-Rossignol, le Maire de Rouen avec 30 % et d’Hélène Geoffroy, Maire de Vaulx-en-Velin avec 20,3 %.

Seuls 22 000 militants ont voté. Certes, c’est 3 fois plus que chez EELV mais nous étions plutôt habitués à des chiffres autour de 200 000 votants. Le PS se meurt divisé en 2 et l’élection, jeudi, du 1er secrétaire devrait être serré. Celle-ci devrait donner gagnant Olivier Faure et devrait entrainer une véritable scission d’un parti qui, dilué dans la NUPES, n’a plus un discours rassembleur et qui a progressivement laissé partir une partie de son électorat vers le FN.

Bien-sûr, je voterai Nicolas Mayer-Rossignol mais la question demeure : qu’avons-nous à dire ?

Soit avec la NUPES, un discours d’opposition sans aucune chance de victoire, soit revenir à un parti de gouvernement qui doit s’adresser aux français avec EELV et viser à terme à gouverner à nouveau.

On verra demain mais je crains les tricheries habituelles qui déconsidèrent encore une fois ce parti qui a pourtant tant apporté à la France et qui, aujourd’hui, est rétréci et divisé.

Indignation !


Cette photo de la jeune Anastasia Shvets devant sa baignoire dans un immeuble bombardé à DNIPRO a fait le tour du monde. C’est la preuve d’un véritable crime de guerre.

Aucun objectif militaire à des kilomètres, des civils, chez eux, déjà privés d’électricité, de chauffage et de nourriture dans un froid glacial.
Désormais, il ne s’agit plus de penser à négocier avec Poutine mais de réfléchir à comment le traduire devant un tribunal international.

Et en attendant, aidons l’Ukraine et acceptons d’en payer un petit prix par rapport à ce que subit le peuple ukrainien.

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Welcome Snoopy !


La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de rencontrer Snoopy… Mais qui est Snoopy dont j’entendais parler dans les couloirs de l’Institut Curie depuis quelques semaines ?

Et bien, c’est la nouvelle recrue toute douce de l’Ensemble hospitalier !

Dans le cadre d’une étude sur le bien-être du personnel soignant et des patients, ce compagnon à poils a pour mission de détendre les patients, en particulier les patients qui ont du mal à communiquer. Il pourra également rendre visite à un malade une demi-heure avant un soin très anxiogène. En salle de pause, sa présence devrait aussi permettre d’alléger la charge émotionnelle du personnel soignant.
En plus du réconfort qu’il va apporter autour de lui, l’adoption Snoopy s’inscrit dans le cadre d’une étude chargée d’évaluer le bénéfice d’un chien de médiation dans le cadre hospitalier.

Faut avouer que Snoopy est très attachant :)

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La parole au journal Les Echos


Cet éditorial des Echos du 1er janvier 2023 « Le choc des égoïsmes » mérite réflexion. C’est la raison pour laquelle je la partage avec vous lecteurs :

« Egoïste. C’était en 1990 une publicité pour une grande marque de parfum. Sur la façade d’une maison à l’architecture inspirée de l’Andalousie, des fenêtres s’ouvraient brutalement les unes après les autres. Et des femmes qui semblaient sorties tout droit d’un film d’Almodovar hurlaient ce mot : « égoïste », dans une forme de compétition hystérique (très peu féministe).

Trente-trois ans plus tard, en 2023, cette publicité jadis branchée apparaît presque comme le meilleur résumé, sinon la meilleure explication au quasi-chaos du monde dans lequel nous vivons. Un monde dominé par les égoïsmes multiples et variés qui s’additionnent de manière négative les uns aux autres, jusqu’à mettre en danger le bon fonctionnement, voire à terme la survie de la planète.

Cet égoïsme semble être le produit de la rencontre entre l’individualisme le plus forcené et l’intolérance la plus grande. Mais son triomphe s’explique aussi par l’affaiblissement croissant de toutes les institutions qui pourraient jouer un rôle de médiation et de conciliation. Et cet égoïsme est d’autant plus dangereux qu’on en retrouve les manifestations à l’intérieur des sociétés autant que dans le domaine international, comme un facteur déterminant d’explication des conflits dans le monde.

Des moments collectifs fugitifs Lire la suite »

Pour les Lyonnais 


Dernièrement, j’ai découvert un livre intéressant, publié aux éditions El Viso par le Musée Saint-Pierre (le musée des Beaux-arts de Lyon) et intitulé : « Acquérir. De Palmyre à Pierre Soulages ».

Il montre les acquisitions du musée entre 2004 et 2021, soit plus de 800 dons ou acquisitions. Certaines sont des chefs-d’œuvre, quasi iconiques, d’autres moins connues. J’ai évidemment reconnu immédiatement le fameux Poussin « la fuite en Égypte » (Cf. mon post du 6 décembre dernier):

poussin

mais aussi, le noir de Soulages :

soulage

ou encore le blanc avec Debré :

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Et des antiquités… :

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Et mêmes des études pour les vitraux :

vitrail

Antiquités, objets d’arts, art ancien mais aussi du 19e et 20e siècle, achats et dons.

Tout y est.

A lire et feuilleter tranquillement.

La parole à Luc Perrino


Je donne la parole à Luc Perrino dans cet article « Marketing du hasard et du cancer », Humeur médicale du 17 novembre 2022 :

« La science mercatique est la plus achevée des sciences sociales, car elle sait décortiquer les invariants comportementaux de chaque classe. Un tableau ridicule, un yacht à usage portuaire, une psychanalyse pour chien ou un tatouage monstrueux se vendent avec une précision toujours renouvelée. Elle sait aussi exploiter le panurgisme jusqu’à désocialiser ceux qui n’ont pas le jeu vidéo, les chaussures, la barbe ou l’automobile correspondant à leur âge ou leur statut.

La mercatique médicale possède des leviers plus puissants, tels que l’angoisse et la vie éternelle, qu’elle manie avec une virtuosité digne des nonces et des augures de tous les obscurantismes.

Un seul exemple peut suffire. Le 2 janvier 2015, la revue Science publie une modélisation mathématique qui affirme que 65% des cancers sont dus au hasard des mutations cellulaires et très peu à l’environnement et au comportement individuel. Ils vont jusqu’à parler de simple « malchance ».

Toutes les agence de presse en sont informées et les heures de grande écoute sont immédiatement saturées par des journalistes n’ayant pas les moyens de comprendre l’article.

Un an plus tard, en janvier 2016, la revue Nature publie une étude aux résultats opposés : les cancers proviennent essentiellement du comportement et de l’environnement. Elle a peu d’écho, car personne n’aime répéter que le tabac, les UV, les fumées de diesel, les pesticides, les excès de viande et d’aliments transformés sont cancérogènes.

L’article de science avait asséné une vérité connue depuis longtemps ; les tissus les plus touchés par le cancer sont ceux qui ont le rythme le plus élevé de divisions cellulaires (peau, bronches, intestin). Il avait omis de préciser que si les mutations sont hasardeuses, elles n’en sont pas moins soumises aux agents cancérogènes externes. Il avait « oublié » le sein et la prostate. Il avait omis de parler des inégalités face au cancer, par exemple, un ouvrier a 10 fois plus de risque de mourir d’un cancer avant 65 ans. Le hasard est vraiment cruel envers les ouvriers ! Il semble aussi très cruel avec les fumeurs.

Alors, pourquoi tant d’omissions et un tel tapage médiatique pour un article plus mathématique que clinique ?

En février 2018, Science publie un autre article, a priori sans rapport, faisant la promotion d’une nouvelle méthode de détection de cellules cancéreuses par une simple prise de sang. L’écho médiatique est important.

Deux détails interpellent les rares observateurs attentifs. Les deux articles ont été sponsorisés par la fondation du magnat des supertankers, promoteur de la déforestation amazonienne et prosélyte de toutes les industries. Les auteurs sont presque les mêmes et la majorité d’entre eux sont actionnaires de la start-up qui propose ce test.

Un ingénieux marketing en amont, classique en médecine. Si vous voulez contourner la « malchance » en amont du cancer, venez faire notre test. Les gogos seront assurément plus nombreux que ceux des yachts, des tatouages ou du paradis. »

Repos et lecture


Un petit incident de santé m’a cloué au lit ce qui est vraiment rare.

Après 24h au fond du trou et un 2ème jour focalisé sur la cérémonie des vœux aux personnels de l’Institut Curie sur le site de Saint Cloud (que j’ai faite en visio), j’ai accepté (!!!!) d’être sage et de me reposer. Et donc lecture :

D’abord Civilizations de Laurent Binet Chez Grasset. Un livre amusant où Christophe Colomb ne découvre pas l’Amérique et où les Incas colonisent progressivement l’Europe. Et ça se finit avec Cervantes qui accoste à Cuba.

Ensuite, Danielle Steel roman que j’aime bien comme des millions d’autres. C’est l’auteur le plus lu au monde pour les romans et tous ses livres sont des best-sellers.

Je lis en anglais pour me faire pardonner ces romans qui finissent toujours bien avec donc :

- The high notes. Ça se déroule entre Las Vegas, le Tennessee et New York autour de la country music.

- The challenge : Une histoire d’adolescents perdus dans la montagne. C’est une comparaison entre le challenge du fric à New York et la vraie vie avec ce qui compte vraiment au fin fond du Wyoming.

- Et là, je commence Invisible toujours en anglais (vive les voyages aux USA) un autre des succès de 2022.

Les 3 seront édités en français en 2023.

Bonne semaine à toutes et tous !

Découverte scientifique !


Des chercheurs ont identifié une famille de neurones qui, en étant stimulés, ont permis à des patients souffrant de lésions de la moelle épinière de marcher à nouveau.

Cette découverte, faite chez neuf participants, marque une avancée scientifique fondamentale.

Leurs recherches viennent d’être publiées dans la revue Nature.

Ils ne pouvaient plus bouger leurs jambes, ni même les sentir. Plusieurs patients souffrant de paralysie à la suite de lésions de la moelle épinière sont aujourd’hui capables de marcher à nouveau grâce à une thérapie prometteuse développée par une équipe de recherche suisse. Pour cela, les scientifiques ont identifié le neurone spécifique qui est activé et remodelé par la stimulation de la moelle épinière.

Dans le cadre de l’étude, les participants ont reçu une stimulation électrique ciblée au moyen d’électrodes placées sur la région de la moelle épinière qui contrôle les muscles des jambes. Tous ont vu des améliorations immédiatement et ont continué à montrer des améliorations cinq mois plus tard, même en l’absence de stimulation électrique.

Ces neurones, appelés Vsx2, ne sont pas sollicités pour la marche des individus en bonne santé, mais se révèlent essentiels pour la récupération après une lésion de la moelle épinière. « Nous avons pour la première fois pu établir un atlas moléculaire de la moelle épinière d’une précision telle qu’il nous permet d’observer, neurone par neurone, l’évolution du processus de guérison »: explique Grégoire Courtine, professeur de neurosciences et codirecteur du centre NeuroRestore.

Un espoir formidable pour les personnes en situation de handicap.

L’électrique, pas aussi vert que prévu


Pour nous vendre la voiture électrique, l’Union européenne s’est basée sur les émissions à l’échappement et le rôle du NOx dans la pollution atmosphérique.

Elle s’est bien gardée de parler du bilan carbone « du puits à la roue ou du puits à la batterie ». Si l’on intègre les émissions de CO2 de la source d’énergie, l’empreinte environnementale d’un véhicule à batterie interroge et dépend de la façon dont on produit l’électricité.

Ainsi le bilan carbone d’un véhicule électrique est très élevé en Pologne où l’électricité est produite à partir du charbon et génère 650 g de CO2 par km. Les chiffres sont de 400 g/ km en Allemagne et seulement de 100 g/ km en France (60 g / km si toutes nos centrales fonctionnaient).

Au total, l’ADEME considère que le bilan carbone est conditionné à la taille de la batterie. Au-delà d’une capacité de 60 kwh (une grande part de l’offre actuelle du marché) « l’intérêt environnemental n’est plus garanti étant donné la variabilité des consommations liées à la masse du véhicule et aux conditions d’utilisation ».

L’électrique est de 11 à 35 % plus cher que le thermique à module équivalent et on peut être sûr que si l’électricité s’impose, les taxes sur l’essence seront transférées sur l’électrique.

Plus cher et pas si écologique que cela !

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Injustice médiatique


La déclaration récente d’Omar Sy est parfaitement juste et ne devrait pas faire polémique.

Depuis le génocide du Rwanda, probablement 100 fois plus de personnes qu’en Ukraine ont été exécutées dans un conflit qui n’en finit pas. Par ailleurs, des centaines de milliers de victimes d’origine ethnique Hutu ont fui vers l’Est du Zaïre.

La guerre du Congo est un conflit armé qui se déroule sur le territoire de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre). Le conflit a entraîné de nombreux massacres et violations des droits de l’homme au début des années 2000 et presque 150 000 morts et des millions de déplacés.

Le feu couve encore et un massacre a eu lieu cette semaine à KISHISHE où près de 200 civils ont été tués dans des affrontements entre les loyalistes de la RDC et des éléments du mouvement rebelle du 23 mars qui serait soutenu par le Rwanda.

Ce n’est pas en Occident, nos intérêts économiques ne sont pas en jeu et il n’y a pas de risque de dérapages nucléaires. Alors aucune chaîne de télévision n’a consacré à ce massacre ne serait-ce que 30 secondes.

Il y a des injustices financières mais il y a aussi des injustices médiatiques !

Mes voeux 2023 pour Curie


Ci-dessous, mes vœux en tant que Président de l’Institut Curie :

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Merci !


Merci aux deux équipes pour cette finale magnifique !

Si près et si loin pour les français… Quelle différence entre le tir de Kolo Muani (que le gardien arrête à la dernière minute) et les pénalty ratés ou pas arrêtés par notre capitaine ?

Un Kylian stratosphérique n’a pas suffi mais quel grand champion !!!!

Perdre n’est pas drôle mais Messi méritait tellement pour couronner sa carrière.

Alors bravo à l’Argentine et rendez vous dans moins de deux ans pour l’Euro en Allemagne.

Vive les bleus ! Vive l’Albicelestes !

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La parole à… Vincent Duluc


Avant de vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année et de vous donner rendez-vous le mardi 3 janvier, je ne peux m’empêcher de partager avec vous, l’édito de Vincent Duluc, grand reporter à L’Equipe et que j’ai lu hier :

« On sait exactement ce qui manque, là, tout de suite, à l’émotion de cette nouvelle finale qui s’avance : alors même que les supporters français sont rares, au Qatar, et qu’on ne risque pas de leur reprocher, à ce prix-là, nous sommes privés des grandes joies collectives des autres étés, de ces foules massées dans les villes et se soulevant soudain parce que Randal Kolo Muani a marqué 44 secondes après son entrée en jeu. Longtemps après, ces images-là sont les plus émouvantes, parce qu’on ne se lasse jamais du spectacle du bonheur, ni de son souvenir. La question n’est jamais ce qui se cache derrière, l’oubli, voire l’amnésie, ou l’anesthésie provisoire des problèmes, selon les anciens jugements sur l’opium du peuple, émis par ceux qui auraient dû mieux s’en occuper. La question, ou plutôt la réponse, est toujours que ce bonheur collectif est un partage rare dans une vie publique aussi divisée. Les exploits de l’équipe de France en Coupe du monde sont à peu près la seule raison, dans les manifestations modernes, de partager les rues derrière la même idée. Pour l’essentiel, l’hiver fait de ces jours de joie un bonheur intérieur, mais cela reste la même histoire, une belle histoire de France, dont les pages se ressemblent, même dans les saisons où les feuilles sont tombées depuis longtemps. »

Bon match à tous et très bonnes fêtes !

Bis repetita ?


Les Champions du monde sont toujours vivants après un match bien commencé et où l’on a beaucoup souffert. Griezmann a été fantastique tout comme Konaté et, comme à son habitude, le capitaine Lloris.

Bravo aussi à cette grande équipe du Maroc !

J’adore Messi mais je préfère le doublé français. J’ai assisté dans les stades aux finales de 98, de 2006 et de 2018 (ainsi que celles de l’Euro 84, de 2000 et de 2016.

Je l’ai dit : je n’irai pas au Qatar et je resterai donc, chez moi, dimanche.

J’ai dit aussi que je regarderai la télévision et j’ai vu presque tous les matches.

Quelle belle coupe du monde !!!

Quelle belle équipe de France !!!

Après le match, mon fils m’a téléphoné pour me dire : “merci de m’avoir fait aimer le foot” ! Ce sont des moments de joie fabuleux et la vie est belle”

Alors, allez les Bleus et à dimanche !

Lancement du Centenaire du CLB


Hier, c’est avec grand plaisir que je célébrais, à Lyon, le lancement du Centenaire du Centre Léon Bérard.
Ci-après, le discours que j’ai prononcé à cette occasion.

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« Bonjour à tous,

Je vais essayer de vous aider à comprendre que l’avenir se bâtit pas à pas et qu’il est bon de se retourner sur ses racines aux dates anniversaires. Vous verrez aussi que le destin est parfois capable de mélanger le passé et l’avenir.

J’ai passé 37 ans au Centre Léon Bérard, dont 20 ans à la direction du centre et je suis aujourd’hui depuis bientôt 10 ans le président de l’Institut Curie. Au total en 2024 date de la fin de mon mandat à Curie, j’aurai passé 45 ans dans les centres de lutte contre le cancer.

Commençons donc par la fin pour moi avec l’Institut Curie car c’est aussi le début.

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