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Hommage à Pierre Truche


Je souhaite m’associer à Hélène Waysbord pour rendre hommage à Pierre Truche.

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Coronavirus : L’Espoir d’Un Vaccin …


… Mais Avec Plusieurs Etapes

En France, un essai clinique sur 800 patients atteints du coronavirus -dans un état sévère- dans les CHU de Nantes, Lyon et Paris vient de démarrer. Des tests qui relancent également l’espoir d’un vaccin, avec l’Institut Pasteur qui vient de recevoir un financement de 4,3 millions. Une course contre la montre qui ne doit pas brûler toutes les étapes.

Explications :
Alors que 1100 décès sont comptabilisés en France depuis le début de l’épidémie et 10176 patients hospitalisés, on ne dispose toujours d’aucun vaccin ou de traitement ciblé. Pour autant, le secteur de la recherche tourne à plein régime, avec plus d’une vingtaine d’études enregistrées sur le site ClinicalTrials.gov.

Le 21 mars, sur le plateau du quotidien, le journaliste Yann Barthès interrogeait Nicolas Manel, virologue et directeur de recherche à l’Institut Curie sur la vraie raison de la dangerosité du Covid 19. Un entretien où le chercheur a expliqué que si les causes sont multiples, la principale tenait dans le fait « qu’il est émergent », comprendre qu’il n’y a « pas d’immunité mémoire à ce virus » puisque personne n’y a été exposé jusqu’à ce 8 décembre 2019 où la Chine déclarait son premier cas de Coronavirus à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

La complexité à fabriquer un vaccin s’explique par la nécessité à s’approprier ce virus dont ne connaissait rien si ce n’est sa parenté avec le SRAS, a précisé Nicolas Manel : « On connaissait la famille des coronavirus avec parmi ces déclinaisons, les Bétacoronavirus qui est celui du SRAS (2003) auquel le Covid 2019 est très apparenté » et d’ajouter « mais ils n’ont que 20 % de points vraiment similaires, ce qui n’est pas assez pour faire un vaccin, il faut qu’on ait accès au virus tel qu’il est .».

Le scientifique se veut néanmoins rassurant médicament qui doit être testé dans de bonnes conditions : « On connait désormais le virus donc on sait le produire et le caractériser. On entre dans la phase du processus de recherche et industriel pour aller fabriquer des vaccins mais le temps de fabrication passe par des étapes assez longues de vérification, voir si le vaccin est sans danger pour l’homme et compter le temps d’essai clinique pour vérifier son efficacité. ».

Un temps qui peut prendre « des mois, voire, quelques années … ».
La communauté scientifique parle d’une durée entre 12 et 18 mois.

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La parole à …. Philippe Lemoine


Va-t-on vers une catastrophe sanitaire sans précédent ? Philippe Lemoine

Le billet que j’ai publié la semaine dernière a connu un succès qui m’a surpris, puisqu’il a désormais été vu plus de 50 000 fois. Malheureusement, quand on voit le nombre de gens qui ont continué à sortir comme si de rien n’était tout le weekend et même ces derniers jours pour beaucoup d’entre eux, il est évident qu’énormément de gens n’apprécient toujours pas la gravité de la situation. Il y a quand même eu une prise de conscience, mais en grande partie à cause de la communication désastreuse du gouvernement et de la décision non moins désastreuse de ne pas reporter le premier tour des élections municipales, celle-ci a pris plus de temps qu’elle aurait dû et je crains qu’on en paie bientôt le prix. Jusqu’à maintenant, en dépit des critiques que j’ai essuyées après la publication de mon précédent billet, les choses se passent exactement comme je l’avais prédit, mais ça ne veut pas dire que ça va continuer et d’ailleurs il faut espérer que ça ne sera pas le cas.….”

pour visualiser la suite Clic lien

La parole à … Acoucité


Voici l’Impact du confinement COVID-19 sur l’environnement sonore de la Métropole de Lyon avec les résultats préliminaires pour la première semaine de confinement.

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Mondialisation ou libéralisme ?


Le Coronavirus pose le problème de notre dépendance à l’atelier du monde qu’est devenue la Chine et certains veulent « un retour aux frontières » et le rapatriement de nos usines.

Le protectionnisme n’est pas à sens unique et l’autarcie prônée par les verts n’est pas différente de « America First » ou « La France aux Français ».

Le scénario entrainerait des faillites en série, la paralysie du secteur des hautes technologies, nos industries de luxe sans débouché, nos hôtels, nos restaurants vides, nos vins invendables, nos sociétés de transport en dépôt de bilan.

Je doute que notre protectionnisme où nos chantres de l’autarcie soient alors capables de répondre aux nouveaux gilets jaunes et aux millions de chômeurs.

Il ne s’agit donc pas de se retirer du monde mais de changer le monde. Il faut mondialiser non pas le néolibéralisme ou le retour au 19ème siècle mais un vieux concept qui est le pilier de la gauche européenne à savoir la justice sociale. Cette justice sociale est le socle de ce que la gauche renouvelée doit offrir aux Français et à l’Europe. L’Europe qui reste la seule démocratie ouverte sur le monde mais avec des valeurs à partager. Il y a urgence le populisme gangrène cette Europe et il y a donc urgence à réfléchir à Gauche. « Changer la vie « est un beau slogan un peu ancien.

Remplaçons-le par « Changer le Monde » par une radicale transformation de nos logiciels à remplacer par le logiciel de la justice sociale.

Le trou noir


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Selon une prépublication parue sur le site arXiv : le trou noir supermassif de notre galaxie a peut-être créé des molécules organiques.

S’il est aujourd’hui assez calme, il se peut qu’il ait été particulier, actif et vorace il y a de cela des millions d’années. Selon les chercheurs de l’Université de Pékin en Chine, Sagittarius A devait être 100 millions de fois plus lumineux qu’il ne l’est aujourd’hui. Il aurait avalé d’immenses quantités de matière et dégagé de grandes quantités de rayons X.

Si ce type de rayonnement peut être nocif pour les planètes trop proches du trou noir, il aurait aussi pu encourager la formation de molécules organiques cruciales pour l’apparition de la vie (l’eau et le méthanol). Lorsque des photons de haute énergie frappent des molécules, cela peut déclencher une cascade de réactions chimiques et produire des molécules de plus en plus denses.

Sagittarius A a donc peut être joué un rôle crucial pour l’apparition de la vie dans notre galaxie.

La parole à Jacques Julliard …


Très bel édito dans « Marianne » sur un retour au passé qui aurait du sens.

Je ne résiste pas au plaisir d’en partager un extrait avec vous.

« C’était, mes enfants, il y a très, très longtemps. La France était alors gouvernée par un vieil homme qui avait presque deux fois l’âge d’Emmanuel Macron. Il ressemblait à un menhir breton, avec, en guise de bras, deux longues ailes de moulin à vent qu’à certains moments il élevait à la verticale, soulevant l’ovation de l’assistance en contrebas.
Il parlait avec aisance une langue aujourd’hui tombée en désuétude, le français, sans la moindre expression anglaise pour se faire comprendre du public. Et pourtant, cela marchait ! Il était à la fois énergique et débonnaire, perdu dans des rêves de grandeur passée : aussi ses opposants le qualifiaient-ils de dictateur. Il était d’une probité dont on a aujourd’hui oublié jusqu’à l’existence ; et de mœurs très austères ; on ne lui connaissait pas de maîtresse. Avec cela, indulgent pour la jeunesse. C’est lui, le croiriez-vous ?, qui a donné aux Françaises ce composé chimique si miraculeux, si novateur pour les mœurs qu’on n’avait pas jugé nécessaire de le qualifier autrement que de pilule…
Plus incroyable encore : il avait pour cette valeur aujourd’hui universellement reconnue et saluée, de Trump à Xi Jinping, de Poutine à Merkel - je parle bien entendu de l’argent -, un mépris total, qui ne l’empêchait pas, comme les pauvres, d’être économe. Général de son métier, il avait remporté la seule victoire dont le pays avait pu se prévaloir pendant la campagne de France (1939-1940), à Montcornet. Il avait été deux fois condamné à mort, la première par le régime d’un maréchal félon en 1940, la seconde en 1958 par une poignée de factieux nostalgiques de l’ancien empire colonial, l’OAS. A deux reprises encore, le 18 juin 1940, puis en 1958, il avait sauvé son pays, d’abord du déshonneur, ensuite de la chienlit, mot qu’il affectionnait. Pour couronner le tout, il portait le nom qui avait été autrefois celui de son pays, la France : il s’appelait Charles de Gaulle….
».

Des municipales et une épidémie ….


Le premier tour des élections municipales s’est déroulé dans un contexte tout à fait inédit comme en témoignent le taux de participation, mais aussi les personnes courageuses qui, soit ont tenu des bureaux de vote, soit sont venues voter.

- Au niveau national, je me réjouis des nombreux succès de mes amis de Gauche et, en particulier du Parti Socialiste (Jean-François Debat à Bourg en Bresse, Martine Aubry à Lille, Anne Hidalgo à Paris, Nathalie Appéré à Rennes, Johanna Rolland à Nantes, Cédric Van Styvendael à Villeurbanne et Jean-Michel Longueval à Bron, …).
Tout ceci montre ce que j’ai toujours pensé, à savoir que la confiance va revenir vis-à-vis du Parti socialiste.

- A Lyon, la vague verte est sans contestation possible. Il est clair que les Lyonnais souhaitent tourner la « page Collomb » dont l’histoire retiendra les nombreux points positifs.

Je souhaite personnellement une alliance de toutes les forces de Gauche autour des Verts et, même je pense qu’il est grand temps d’inclure dans cette alliance les amis de Gauche qui ont cru que LREM aurait une jambe gauche.
Pour parler clairement, je souhaite que cette large alliance aille jusqu’à David Kimelfeld et Georges Képénékian mais je souhaite aussi que des marqueurs de Gauche comme le service public de l’Eau fassent partie des prérequis à un accord.

Il est évident, avant même que le Président de la République ne s’exprime, qu’il n’y aura pas de second tour dimanche et qu’il faut accepter (même si cela nécessite de bouger les lois) toutes les élections qui ont eu lieu au premier tour, si pour des raisons constitutionnelles on devait annuler le premier tour.

Dans les autres cas, il faut qu’à Lyon une large alliance de Gauche se constitue quand même en tenant compte avec réalisme des résultats d’hier et en se donnant les moyens de gagner alors au premier tour.

Une Intelligence Artificielle (IA) découvre l’un des antibiotiques les plus puissants au monde


L’Intelligence Artificielle peut être une arme redoutable contre l’antibiorésistance…
L’un des antibiotiques les plus puissants jamais découverts vient d’être fabriqué avec l’aide d’une intelligence artificielle. Cette étude parue dans la revue « Celll » est l’aboutissement d’une quinzaine d’années de recherche dans ce domaine.

Les chercheurs du MIT ont utilisé un algorithme pour passer en revue des centaines de millions de molécules et découvrir un composé chimique unique.

Ils ont baptisé leur antibiotique « Halicin », un clin d’œil à Hal 9000, l’intelligence artificielle de « 2001, l’Odyssée de l’Espace ». L’Halicin a ensuite été testé in vivo sur des cellules de souris, et il se montre très efficace contre de nombreuses infections bactériennes. Il a par exemple mis 24h pour supprimer l’Acinetobacter baumannii – une bactérie indestructible jusqu’à présent.

L’institut Curie, c’est le cancer mais pas que …


La voie est ouverte pour le développement d’un candidat médicament large spectre contre plusieurs toxines, virus et bactéries pathogènes.

Les chercheurs du CEA et de l’Institut Curie ont mis à jour le mécanisme d’action d’une molécule susceptible de neutraliser l’effet délétère d’un grand nombre d’agents pathogènes, dont le virus Ebola, Escherichia coli entéro-hémorragique ou encore la toxine du choléra. Ces résultats, publiés le 17 février 2020 dans Nature Chemical Biology, ouvrent la voie à l’élaboration d’un médicament à large spectre.

Les ressources thérapeutiques manquent contre de nombreux virus et bactéries toxiques, à l’origine notamment de crises sanitaires récentes (virus Ebola, colibacilles producteurs de toxines de Shiga, choléra…).

Le CEA et l’Institut Curie travaillent depuis plusieurs années à la mise au point d’une voie thérapeutique révolutionnaire : plutôt que de s’attaquer directement aux pathogènes, les scientifiques des deux organismes cherchent à enrayer le mécanisme cellulaire dont ils dépendent pour exercer leurs effets délétères. Il y a quelques années, ils ont mis au point et synthétisé des composés nommés Retro-2 (brevets CEA – Institut Curie), susceptibles de bloquer l’action néfaste de nombreux pathogènes.

Ils ont démontré l’efficacité in vitro de ces molécules contre 3 toxines, 12 virus, 3 bactéries intracellulaires et 2 parasites (Gupta et al., 2017). Une preuve d’efficacité a également été montrée in vivo chez la souris contre la ricine, le colibacille entéro-hémorragique, le virus de la vaccine (modèle de la variole), l’entérovirus 71 (un virus provoquant de graves lésions cérébrales chez l’enfant), le cytomégalovirus (provocant des infections chez les personnes immunodéprimées) et deux espèces du parasite de la leishmaniose. La réalisation d’autres essais précliniques in vivo, préalables à la formulation de médicaments, nécessitait cependant d’identifier le mécanisme cellulaire précis expliquant l’action protectrice de Retro-2, mal compris jusqu’à ce jour.

Dans une nouvelle étude publiée le 17 février 2020 dans Nature Chemical Biology, les chercheurs du CEA et de l’Institut Curie, en collaboration avec l’Institut Carnegie Mellon aux Etats-Unis, ont fait la lumière sur ce mécanisme. Ils ont découvert que les molécules de la famille Retro-2 se fixent sur la protéine cellulaire Sec16A et en bloquent l’effet. Sec16A contrôle la circulation dans la cellule de la syntaxine-5, protéine qui contrôle à son tour la progression des virus et toxines.

L’identification de la cible intracellulaire de Retro-2 permet désormais aux chercheurs d’envisager le développement d’un candidat médicament à large spectre d’applications.

Un don pour faire fleurir l’espoir


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Du 10 au 22 mars aura lieu la campagne nationale de solidarité de l’Institut Curie : « Une Jonquille contre le cancer ».

Depuis 16 ans déjà, ce grand moment de mobilisation et de générosité a vocation à faire fleurir l’espoir et avec vous, tous les espoirs sont permis !

Vous avez un rôle crucial à jouer pour faire de cette campagne de mobilisation contre le cancer un franc succès.

Cette année, aidez-nous à financer une véritable révolution dans le traitement des cancers : la médecine de précision.

Elle consiste à fournir à chaque patient le traitement le plus adapté, en fonction des caractéristiques moléculaires de sa tumeur, identifiées à partir d’un prélèvement tumoral ou d’une simple prise de sang.

Aujourd’hui, 6 patients sur 10 guérissent de leur cancer.
Mais 4 sont en échec thérapeutique. La médecine de précision leur offre de grands espoirs.
Pour avancer dans cette voie innovante, votre soutien est déterminant !
Votre don à l’Institut Curie accélère l’innovation médicale et augmente les chances de guérison des 1 000 personnes qui, chaque jour, apprennent qu’elles ont un cancer.

Merci de vous mobiliser dès aujourd’hui aux côtés d’Antoine de Caunes, et de tous nos parrains et marraines, pour, tout simplement, porter l’espoir !

JE FAIS UN DON

UN LONG COMBAT


Depuis mes gardes de jeunesse, je sais qu’on vient aux urgences pédiatriques la nuit (combien de fois j’ai vu ses enfants arriver à pied, portés par les parents !) parce qu’il n y a pas d’argent à avancer.

L’enjeu du tram devant l’hôpital d’enfants était pour moi une priorité affichée des 2008.
Enfin, c’est fait !!!

L’Hôpital Desgenettes accueillera peut-être un jour l’Hôpital Henry Gabrielle (dans un état lamentable) avec le parc du Vinatier juste en face.

La ville se transformée sur elle-même mais, avec la Gauche, il y aura les équipements publics qui vont avec !!!

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PREVENTION DU CANCER


Le Département Prévention Cancer Environnement du Centre Léon Bérard réalise une enquête auprès des 15-25 ans du 17 février au 15 mars 2020 « Prévention santé auprès des jeunes : comment communiquer sur les risques de cancer ? »

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Afin de toucher un maximum de jeunes, vous pouvez relayer l’enquête auprès des 15-25 ans que vous côtoyez.

L’enquête est accessible en ligne : Clic lien

Qui est dangereux ?


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55 morts de la grippe en France.

4 morts du Coronavirus.

55 à 4.

Mais 4/100 versus 4/1000

Alors?

55 morts de la grippe depuis le début de l’année contre 4 morts du Coronavirus mais en Chine 3/100 de décès contre 3/1000 pour le Coronavirus. Donc, le Coronavirus pourrait être plus dangereux que la grippe mais la vérité c’est que personne n‘en sait rien.

Résultat : on se lave les mains et on ne panique pas … mesures-prevention-coronavirus

A propos du Coronavirus


La colère froide du Pr. Véronique ⁦‪Trillet-Lenoir‬⁩, médecin et aujourd’hui eurodéputée, à la suite des propos irresponsables et mensongers de Marine Le Pen sur le coronavirus.

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NE JAMAIS OUBLIER


12 ans après, Stéphane Abbes n’est pas oublié et n’oublions pas que son sacrifice a sauvé des vies.

Comme le commandant Beltrame, c’est un héros.

De nombreux passants s’arrêtent et ils ont raison.

C’est un monument aux valeurs de la République.
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La parole à … Luc Perino


Epidémiologie économique

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Il serait stupide de comparer la mortalité des épidémies d’hier avec celle des émergences d’aujourd’hui. Vouloir comparer la peste qui a tué 35% de la population d’Europe en 5 ans, au SIDA qui a tué une personne sur mille en quarante ans, serait ridicule. Le rapport numérique étant de 1 à 3000.

Les différences profondes sont ailleurs. Notre vigilance clinique permet de détecter rapidement une maladie émergente et notre technologie d’en connaître la nature. Nos mesures préventives et curatives semblent devoir nous protéger définitivement de toute velléité d’apocalypse virale.

Enfin et surtout, l’information perturbe notre discernement, les citoyens n’avaient nul besoin de médias pour constater l’exacte réalité épidémiologique de la variole ou du choléra, alors que sans eux, nous ne saurions même pas que le SRAS ou Ebola ont un jour fait l’objet de terrifiantes projections.

Mais, il y a aussi des similitudes entre ces différents évènements de notre histoire infectieuse : elles sont d’ordre économique. La crise frumentaire qui a suivi la peste a amplifié sa gravité. Les paysans morts, plus de froment, les boulanger morts, plus de pain, les forgerons morts, plus de charrue, etc. Le désordre socio-économique engendré par les épidémies en aggravait encore la mortalité. Des facteurs économiques et commerciaux se retrouvent également en amont des épidémies. La peste a suivi la route des épices, la syphilis, la syphilis et le choléra ont suivi l’exode rural et l’urbanisation, les zoonoses suivent les déforestations et les viroses respiratoires suivent le trafic aérien.

Lors de l’émergence du SRAS à Hong-Kong en 2003, c’est la première fois que j’ai noté l’évaluation d’une épidémie en termes de dollars autant qu’en termes de morts. L’épidémie a coûté 700 vies et 30 milliards de dollars. Nous pouvons évaluer aujourd’hui que l’épidémie africaine d’Ebola en 2014 qui a fait plus de 10 000 morts en a provoqué davantage par les effets indirects de la crise économique, la désorganisation hospitalière et l’insécurité alimentaire.

Le coronavirus actuel semble avoir une contagiosité élevée fort heureusement associée à une létalité inférieure à celle des deux précédents (MERS et SRAS). Il fera probablement le tour du monde avec l’inévitable inflation médiatique et les indispensables précautions sanitaires des autorités. On peut raisonnablement émettre l’hypothèse que les répercussions économiques, déjà considérables, peuvent générer plus de morbidité et de mortalité que le virus lui-même. Cette morbidité indirecte est d’autant plus dommageable qu’elle touche ceux qui sont en activité, donc les plus jeunes et les plus sains.

Faudra-t-il complètement repenser l’épidémiologie du futur, faire passer la morbidité psychologique, les addictions et les suicides liés au chômage avant la comptabilité des morts directement liées aux virus émergents ?

La morbidité d’Homo economicus est plus complexe que celle d’Homo sapiens.

Le C.I.R.C. reste à Lyon


Le Centre International de Recherche contre le Cancer (OMS) voulu par le Général de Gaulle est un marqueur de Lyon, ville de la Santé.

Le bâtiment actuel dans le 8ème est obsolète. Un nouveau C.I.R.C. va voir le jour à Gerland le cœur de Lyon, ville de la Santé. Le 6 février nous avons posé la première pierre du « Nouveau Centre » rendue possible par une aide de l’Etat mais surtout de la Ville de Lyon et de la Métropole.

Lyon peut être fier de ce Centre Mondiale de la Prévention du Cancer.

Je partage avec vous cette une courte vidéo.
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L’Institut Curie forme bénévolement les médecins africains


L’Institut Curie forme bénévolement les médecins africains

Aujourd’hui guéri en France dans plus de 98% des cas, le rétinoblastome, cette rare tumeur du jeune enfant ne l’est que dans moins de 30% des cas en Afrique sub-saharienne. Dans cette région où la natalité est très forte, le nombre de cas est important. Jusqu’à récemment, les diagnostics étaient souvent tardifs et le taux de mortalité était très élevé.

C’est pour remédier à cette situation que depuis 2011, l’Institut Curie, centre de référence pour les cancers de l’œil et seul centre de référence national pour la prise en charge du rétinoblastome, a mis en place une formation au sein du service d’ophtalmologie. Aujourd’hui dirigé par le Professeur Nathalie Cassoux, il accueille et forme des médecins africains en partenariat avec l’Alliance Mondiale Contre le Cancer (AMCC), le Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique (GFAOP) et avec le soutien de la Fondation Sanofi Espoir et de l’association Rétinostop. Des experts de l’Institut Curie se sont eux aussi rendus au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en République Démocratique du Congo et à Madagascar pour apporter leur aide.

Grâce au développement de ce réseau de centres experts du rétinoblastome en Afrique, et en particulier grâce à l’équipe de Bamako, Pr Fatoumata Sylla et Dr Fousseyni Traoré, le taux de rémission complète au Mali est passé de 33 % en 2011 à 80 % aujourd’hui pour les formes intraoculaires.
L’Institut Curie a formé ces médecins aux traitements ophtalmologiques locaux pour améliorer la survie des enfants atteints et permettre la conservation d’au moins un œil dans les formes bilatérales, nous avons formé des ocularistes à la fabrication de prothèses oculaires et développé la collaboration entre onco-pédiatres et ophtalmologues.

Le rôle de la chimiothérapie est également considérable dans l’amélioration des résultats de survie des patients en Afrique. Les équipes de l’Institut Curie sont engagées dans l’élaboration des protocoles multidisciplinaires pour ces patients, ainsi que dans les travaux pour tenter de favoriser le diagnostic précoce.
Ces résultats apportent la démonstration que le diagnostic précoce du rétinoblastome, associé à l’organisation de la prise en charge est la clé.

Soigner sans frontière

Aujourd’hui, le programme élaboré par l’AMCC démarre une nouvelle étape 2019-2028 ayant pour objectif d’améliorer la guérison des enfants avec rétinoblastome en Afrique sub-saharienne avec préservation d’une vision utile. Le programme peut en effet désormais s’étendre grâce au soutien généreux d’un donateur pour 5 ans.

Maintenant que nous avons formé des équipes soignantes, notre objectif pour la période 2019-2028 est d’améliorer le diagnostic précoce des rétinoblastomes, car beaucoup d’enfants arrivent encore trop tard à l’hôpital.

Le programme associe désormais toutes les forces en présence sous la coordination de l’Institut Curie : le GFAOP (Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique), la SIOP Afrique (Société internationale d’oncologie pédiatrique), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Société européenne d’ophtalmologie, la Société Africaine d’ophtalmologie, la Fondation Sanofi Espoir, la Fondation BMS et le centre Gustave Roussy.

L’objectif de cette nouvelle étape est d’améliorer la survie des enfants atteints de rétinoblastome dans les pays d’Afrique subsaharienne de moins de 30% aujourd’hui à plus de 70% en 10 ans, en rendant possible un accès à des prothèses après énucléation pour tous et, dans la mesure du possible, la préservation d’une vision utile pour les cas bilatéraux.

Pour y parvenir, le programme développe 2 axes :

- Renforcer quelques centres dans des pays francophones et anglophones sub-sahariens qui deviendront formateurs pour la prise en charge des enfants atteints de rétinoblastome par d’autres équipes africaines ;

- Assurer des campagnes répétées pour le diagnostic précoce dans chaque pays.

Des actions de communication auprès des médecins locaux et du grand public sont également développées, en partenariat avec les autorités sanitaires locales.
Il ne s’agit pas d’arriver avec des outils clés en main, pour être le plus efficaces, il faut adapter ces outils aux particularités socio-culturelles de chaque pays.

Le programme s’étend également désormais à des pays anglophones, le Ghana et la Tanzanie notamment.

Cette vaste initiative humanitaire conjointe, portée par l’Institut Curie et l’AMCC, doit permettre de guérir environ 350 enfants chaque année au lieu de 150 actuellement, soit 200 de plus chaque année. Dans dix ans, 2 000 enfants supplémentaires pourraient être guéris pour l’Afrique francophone subsaharienne. En Afrique sub-saharienne anglophone, le projet concernera en coordination avec d’autres programmes existants, la moitié de la population anglophone, soit 2 000 enfants supplémentaires guéris en 10 ans pour l’Afrique subsaharienne anglophone. Ainsi, on peut espérer qu’avec ce programme, au moins 4 000 enfants de plus atteints de rétinoblastome soient guéris au cours des 10 prochaines années et 10 000 de plus au cours des 20 prochaines années.

On aime ou on n’aime pas


Cependant les trois tours du 3ème sont apparues dans ces deux mandats et, si on veut garder le poumon des villes de l’Est et de l’Ouest, la ville doit s’augmenter sur elle-même.

L’étalement non, la densification oui mais il faut des écoles, des gymnases et des piscines.

Vivre en proximité, ce n’est pas que des bureaux.
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