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Promenade Moncey - Plaisir


Quel plaisir par cette belle fin de mois de mai de voir la promenade Moncey prendre sa forme définitive.

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Avec Lucie Briatte et Catherine Panassier nous avons rêvé, puis travaillé sur ce projet.

Le voir dans la réalité et sous le soleil est un plaisir immense

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Irèna Sendler, 1942


En son souvenir …Pour son courage de se battre

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Irèna Sendler, 1942

Récemment décédée à 98 ans, elle demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme plombier serrurier. Elle avait une motivation bien particulière, elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs, elle était Allemande.

Irène a caché des enfants dans le fond de sa boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac (pour les enfants plus grands).

Elle avait aussi un chien à l’arrière qu’elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient à l’entrée à la sortie du ghetto. Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvaient faire les enfants.

Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi.

Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très sévèrement.

Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre, au fond e son jardin derrière sa maison.

Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles, mais la plupart avaient été gazés.

Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil et ont été adoptés.

L’année dernière, elle a été proposée pour le « Le prix Nobel de la Paix », mais n’a pas été retenue (C’est Al Gore qui fut primé pour son film ‘sur le réchauffement de la planète » !!!).


En sa mémoire, 63 ans plus tard, je participe à cet anniversaire, très modestement en publiant ce texte.

Sanofi : un autre regard


Je donne la parole à …  Loic Le Floch-Prégent


Décidément le confinement va conduire une grande partie des politiciens et des commentateurs dans ce qu’il reste d’hôpitaux psychiatriques : une polémique inouïe s’est développée à l’encontre du propos du Président de Sanofi sur la mise sur le marché d’un éventuel vaccin étudié en co-développement avec leur collègue GSK, autre géant pharmaceutique, d’origine, lui, britannique. Cette association a reçu l’appui de l’administration américaine pour 30 millions de dollars immédiatement, et d’une précommande importante qui, si le vaccin parait prometteur, sera prioritaire.

Ces deux entreprises sont privées, Sanofi, développée dans le giron d’Elf-Aquitaine, a fini par être entièrement privatisée. Comme les autres grandes entreprises de santé elle se développe sur le marché mondial et les USA représentent le pilier le plus important de tout développement de nouveau produit. Les ossatures des Sanofi et GSK sont encore françaises et britanniques, mais ces entités sont mondiales et dirigées comme telles. Si la France avait désiré garder une entreprise « nationale » pharmaceutique, il suffisait, soit d’y garder une participation publique, soit d’inciter les épargnants français à conserver une part importante du capital de façon à assurer la permanence d’un caractère national à cette entreprise. Cela n’a pas été le cas et aucun politicien, je dis bien aucun, n’a daigné s’en préoccuper. Lorsqu’en 2015 Sanofi a effectué la cession de sa filiale Mérial (vaccins vétérinaires) à Boehringer (Allemagne), illustrant ainsi sa mondialisation intégrale, aucune protestation non plus. Sanofi est donc une entreprise mondiale d’origine française (et même nationalisée), dont les capitaux sont détenus par une large majorité d’américains, la famille Bettencourt conservant une dizaine de pour cents obtenus lorsque la filiale de l’Oréal, Synthélabo, a été absorbée en 1999.

Politiciens et commentateurs n’ont donc aucune raison de pousser des cris d’orfraie. Les dirigeants de Sanofi gèrent leur entreprise et en répondront devant leurs actionnaires.

Sur le fonds du dossier, maintenant, l’hypothèse d’un vaccin à développement rapide est aléatoire. Les prophètes qui savent tout de l’avenir émettent des vœux, d’autres font des chèques, mais la réalité c’est que l’on ne sait pas encore tout du Covid-19 et qu’en conséquence on ne sait toujours pas si l’existence d’un vaccin dont l’action serait durable est vraisemblable. Deux risques, au moins, celle d’un virus mutant et celui d’une «séropositivité» courte, trop courte. A côté de ces risques, bien connus des spécialistes mondiaux de premier plan que sont les équipes de Sanofi issues, en particulier des Instituts Pasteur et Mérieux, il y a des sommes colossales en jeu de dépenses, en particulier les essais préalables à la mise sur le marché. Enfin, la pandémie ayant mis à plat l’économie mondiale, si un vaccin est « homologué», le monde entier en voudra, et il sera difficile de le lui refuser, alors que le monde solvable est beaucoup plus étroit, donc ces dépenses colossales risquent aussi de conduire, en cas de succès, à une rentabilité faible pour la ou les entreprises sélectionnées.

Ces prises de risques, les entreprises pharmaceutiques y sont habituées, et c’est la forêt de normes et règlements qui ont conduit aux grandes concentrations que nous connaissons : pour pouvoir « encaisser » un échec, il faut avoir les reins solides, car on parle de milliards, d’où la recherche d’un partenaire pour limiter les risques.  Par ailleurs, si l’on passe les obstacles américains, il est rare que l’on ne passe pas tous les autres, tandis qu’en Europe, et plus particulièrement en France le sentiment partagé par le monde de la santé c’est que nous sommes lents, procéduriers, et qu’un avis positif n’a pas de poids vis-à-vis de l’administration américaine. Tous les laboratoires en ont donc conclu à la nécessité de toujours commencer par les USA. Ce n’est pas nouveau, c’est connu, comme est reconnu par tous le caractère tatillon des administrations nationales en ce qui concerne les normes et règlements qui handicapent depuis des années l’ensemble du secteur de production français.

Le marché essentiel est donc celui des USA, c’est le passage obligé pour inonder le marché mondial, les américains sont, en grande partie, propriétaires des entreprises, l’administration américaine finance la première phase de mise au point et se dit prête à multiplier par 10 ou 100 cette première mise de fonds, dans quel monde les « ex-confinés » français vivent-ils ? La Commission Européenne veut-elle jouer la partie ? Il fallait se réveiller plus tôt aussi bien sur les règles que sur l’argent à engager. Elle en a toujours la possibilité, mais GSK est en plein Brexit, cela ne va pas être facile !  Et la France ? Elle a perdu la partie définitivement dans les années 2010/2015, elle n’a pas drainé l’épargne des Français vers Sanofi, elle a laissé les fonds de pension et autres fonds de toute nature s’emparer de sa pépite pharmaceutique, comme pendant la même période elle a laissé aller un grand nombre de ses fleurons, gros ou petits. Elle peut s’interroger sur le départ de fabrications de produits essentiels, les principes actifs, vers l’Asie, Chine et Inde en particulier. Elle verra qu’elle a été insouciante et que l’application absurde des normes pesant sur la chimie nationale (principe de précaution mal digéré) a accéléré le processus.

Ça y est, le déconfinement arrive, remettez -vous la tête à l’endroit.

L’avis du conseil constitutionnel



Le conseil a validé la loi qui prolonge l’état d’urgence sanitaire jusqu’en Juillet mais a associé des éléments liés à l’isolement et aux traçages des malades et de leurs contacts.

Il a notamment :

- Limité le nombre de personnes pouvant accéder aux dossiers ;

- Ordonné qu’un juge des libertés puisse effectuer un contrôle si le malade ne peut pas sortir (plus de 12h) de son lieu de confinement (donc dans tous les cas) ;

- Censuré l’isolement complet ;

- Censuré l’accès aux listes des malades et des contacts pour les CCAS ;

- Emis des réserves sur la collecte et la traçabilité des dossiers et renforcé le rôle de la CNIL.

Le conseil constitutionnel est un fleuron de la démocratie. Il faut en être conscient.



Qui surveille qui ?


« Contact tracing » est le nouveau mot d’un gouvernement qui n’a pas encore perdu sa fascination pour l’anglais.

Il s’agit d’un fichier de patients Covid+ et de leurs contacts qui associe 51 – DEP (pour les tests) et contacts Covid (pour le suivi).

Ces fichiers posent la question du secret médical, du consentement éclairé et des atteintes à la liberté individuelle.

L’Assemblée nationale, les syndicats de médecins, le comité d’éthique, la CNIL et le conseil constitutionnelle ont participé à un débat qui a allègrement confondu ce qui existe (maladies à déclaration obligatoire comme la tuberculose) et ce qui n’existe pas (croisement de fichiers nominatifs).

Demain, je résumerai l’avis du conseil constitutionnel.

Précautions excessives dans une période spéciale ? L’avenir le dira mais, à mon avis, dans ce domaine vaut mieux trop que pas assez.


Le virus n’est pas populiste


Les régimes autoritaires et populistes n’ont pas marqué de points pendant la crise sanitaire.

Pekin a soutenu l’efficacité de son régime mais le temps a montré que cela reposait sur un tissu de mensonges et de désinformation.

Vladimir Poutine est au plus bas dans les sondages en Russie où la désorganisation et l’Etat déplorable du système de santé ont été mis en évidence.

Trump s’est ridiculisé plusieurs fois mais la prime revient à l’ingestion de détergents dont on n’a pas compris si c’était in-situ ou par la bouche.

Bolsanaro vient de voir son 3ème ministre de la santé démissionner et sauf à supprimer les élections, son sort est déjà scellé dans un pays dévasté par le virus.

Et à part ca la baisse du prix du pétrole destabilise le gaz de schiste américain, la Russie, mais aussi et surtout l’Iran et les monarchies du golfe.

Marine Le Pen est inaudible et le FDP est passé pour la première fois depuis 5 ans sous la barre des 10% en Allemagne.

Le virus est démocrate !

La parole à … Christian Philip


CONFINEMENT, DÉCONFINEMENT ? !

Nous voici “déconfinés “, mais évidemment ce n’est pas un retour à la vie normale. Il va falloir pendant plusieurs mois apprendre à vivre avec le virus. La sécurité sanitaire est primordiale. Elle ne pouvait cependant pas imposer un confinement prolongé vu le choc économique qu’entraîne cette pandémie.

Les Français ont-ils vraiment conscience des conséquences économiques de ces deux mois de confinement ? Le Président Macron ayant dit qu’on ne compte plus, notre habitude nationale à tout attendre de l’Etat étant bien connue, la France ayant institué depuis mars le système de droit de garde et de chômage partiel le plus favorable au monde, je doute que chacun mesure les effets de ce temps d’arrêt de notre économie.

Il est vraiment urgent de repartir, peut-être même le faisons nous trop lentement et avec trop de restrictions. Un seul exemple : pourquoi ne pas autoriser l’ouverture des bars et restaurants disposant d’une terrasse et seulement l’exploitation de cette dernière en y respectant le mètre de distanciation physique ?

L’équilibre entre sécurité sanitaire et reprise économique n’est pas facile à établir. Je comprends la peur de beaucoup. Le déconfinement entraînera nécessairement ici ou là une reprise des contaminations. Il faudra peut-être accepter des périodes dites de ” stop and go ” pouvant conduire à un nouveau confinement temporaire pour un territoire déterminé, et ce jusqu’à la disposition d’un vaccin (si vaccin il y a) ou l’extinction de la pandémie. Mais il faut bien vivre et la vie est synonyme de risques. Bien-entendu il faut ne pas prendre le Covid-19 à la légère. Sa contagiosité et la surcharge des hôpitaux en capacités de réanimation entraînent des contraintes spécifiques. Aussi, l’Etat et les collectivités locales doivent édicter des règles exceptionnelles à cet effet. Cependant le risque zéro n’existe pas. On peut mourir d’un cancer ou d’un accident, de la grippe, d’un AVC ou d’un infarctus, toutes causes représentant bien plus que les décès enregistrés par ce coronavirus (plus de 600000 décès par an en France).

Il est temps que la France redémarre.

Attention à ne pas prendre de retard par rapport aux autres pays. Déjà au premier trimestre, le recul de notre PIB est le plus important de la zone euro (5,8/100 contre 3,8 en moyenne et 2/100 en Allemagne ; l’Espagne et l’Italie reculent moins que nous) et pour l’ensemble de l’année les prévisions sont identiques.

Attention également à ne pas ajouter une crise sociale à la crise économique ce qui ne serait pas une surprise chez nous ! Les sondages montrent que le Gouvernement français est celui en Europe dont la gestion de la crise est le plus contesté (les cafouillages permanents n’ont pas aidé à instaurer la confiance !).

Attention à ne pas céder à une démagogie pré-électorale jusqu’en 2022.

Au contraire, serons-nous capables de nous déconfiner idéologiquement et de prendre des initiatives pour un vrai nouveau départ ? Capables de miser sur une économie decarbonée et de prendre de l’avance sur d’autres États ? Capables de réindustrialiser en France certaines productions nécessaires à notre indépendance ? Capables de convaincre l’Union européenne de se réformer quitte à accepter d’avancer, au moins dans une première étape, qu’avec ceux de nos partenaires volontaires (l’unanimité à 27 est impossible et synonyme de paralysie) ? …

Jamais nous n’avions connu un moment comme celui que nous vivons. La France peut décrocher, si elle se replie sur elle-même, se reconfine en sorte… et ainsi se condamne. Sachons relever le défi et nous déconfiner vraiment.

France/Allemagne et Covid


La différence France/Allemagne dans la mortalité par Covid : quelle explication ?

Comment un pays qui a réouvert ses commerces le 20 avril, les écoles et lycées le 4 mai a t-il autour de 3 fois moins de morts que la France  (alors que la population allemande est plus âgée) ?

La première raison est la malchance car il est aujourd’hui évident que le rassemblement de 2500 croyants de l’Eglise évangélique à Mulhouse mi février a été le déclencheur de l’épidémie en France, d’abord dans l’Est, puis dans la région parisienne. Sans cet évènement, le conseil scientifique pense que le nombre de morts aurait été proche de celui de l’Allemagne et les zones vertes en Bretagne, Normandie et Aquitaine semblent le montrer.

En dehors de la malchance, il y a l’efficacité et, en particulier, le dépistage rapide en Allemagne avec isolement des clusters (malades et cas contacts), ne parlons pas de l’usage des masques sauf pour dire que l’industrie allemande en produit et même en exporte. L’industrie allemande exporte pour 40 milliards de produits médicaux qui vont des respirateurs aux médicaments et aux vaccins (et les industries allemandes sont allemandes (pas comme notre Sanofi qui n’a de français que son origine). L’Allemagne a aussi un réseau de plateformes médicales unique au monde, ce qui a permis de tester y compris les asymptomatiques ayant été en contact avec un cas témoin.

Enfin, la gestion est décentralisée et les caisses d’assurance publiques ou privées négocient chaque année le budget des hôpitaux qui restent ensuite à l’équilibre.

Le résultat ? Madame Merkel n’arrête pas de monter dans les sondages et E.Macron de descendre.

Diagnostic sanitaire franco-allemand



On sait que la France et l’Allemagne sont les deux pays qui dépensent le plus pour la Santé en pourcentage du PIB (un peu plus de 11%) mais on oublie que le PIB est différent : l’Allemagne dépense 5500 euros par habitant quand la France dépense 4600 euros.

Le résultat est aussi différent : 16,3 lits de soins intensifs pour 100 000 habitants en France contre 40 en Allemagne ; 4,3 médecins pour 1000 habitants en Allemagne contre 3,4 en France, 11 infirmiers (es) pour 1000 habitants en France contre 13 en Allemagne.

Le seul point où on est meilleur c’est le reste à charge annuel : 365 euros en France contre 576 euros en Allemagne … où le budget de l’assurance maladie est à l’équilibre !

Je n’aurai pas la méchanceté de rappeler que le 1er avril l’Allemagne réalisait 650 000 tests PCR de diagnostic du Covid-19 quand la France en réalisait 150 000.

Les faits sont les faits. Ils doivent nous faire réfléchir.


Nanobiotix et prix Galien


Nanobiotix a reçu le prix Galien France 2019 du « meilleur dispositif médical ».

Nanobiotix est une société française cotée en bourse qui travaille depuis des années sur l’utilisation des Nanoparticules comme véhicule pour la thérapeutique contre le cancer.

En 2019, elle a mis sur le marché en France et aux USA un amplificateur de la radiothérapie, le Hensify® nom commercial (NBTXR3) qui permet de délivrer une dose 9 fois plus élevée dans la tumeur.

La première indication autorisée est dans les formes graves de sarcomes et c’est le docteur Sylvie Bonvalot de l’Institut Curie qui a publié la série princeps qui a permis d’obtenir les autorisations de mise sur le marché.

Après 17 ans de recherche c’est le premier succès et de nouvelles indications sont proches dans les cancers de la prostate, du rectum, des cancers tête et cou et du foie.

Une vraie success story à laquelle l’Institut Curie a contribué.

Préserver les tissus sains et détruire plus de tumeur c’est ce que le Prix Galien a voulu mettre en évidence.

Pangolin et chauve-souris : ça se précise


Des chercheurs ont retrouvé dans des pangolins de Malaisie un coronavirus très proche de celui responsable de l’épidémie de Covid-19 (Revue Nature).

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Capturé dans le sud de la Chine dans le cadre de la lutte contre un réseau de contrebande, les animaux ont fait l’objet d’un séquençage de leurs virus et la similitude avec le Sars-CoV-2 était forte.

Le pangolin est donc bien un hôte intermédiaire.

En fait, il manquait une séquence de six acides aminés très importante car responsable de la liaison chez l’homme avec le récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2.

Cette étape manquante serait survenue chez la chauve-souris et la recombinaison se serait donc produite par une recombinaison entre un coronavirus propre à la chauve-souris et un autre originaire du pangolin.

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Il manque la preuve formelle qui serait la capture de l’animal avec la totalité du virus humain mais cet animal est probablement mort et a peut-être été consommé sur le célèbre marché de Wuhan.

En tout cas, cette hypothèse est beaucoup plus probable que la construction en laboratoire P4 de façon volontaire ou accidentelle qui est donc bien sûr un fake news.

Maintenant, nous devons Revivre, et vite


Ce jour, je souhaite donner la parole à Pierre REBOUL


Nous avons plongé nos économies dans une crise de catalepsie et il est désormais temps de tout remettre en marche, si nous ne voulons pas que notre vie ressemble au film Groundhog Day.

La stratégie d’un réveil partiel, ou trop progressif, est en effet particulièrement risquée. On ne peut remettre en marche quelques secteurs et en laisser de nombreux autres à l’arrêt, ça ne fonctionnera pas. Le malade ne sortira pas du coma, si on se contente de réactiver tel ou tel organe, tout en laissant les autres inertes.

Parce que la situation dans laquelle nous nous trouvons, au terme de deux mois d’inactivité, n’a en effet aucun rapport avec la situation antérieure. Elle comporte à la fois quelques certitudes et, surtout, un grand nombre d’inconnues.

Les certitudes, d’abord. Elles sont peu nombreuses, mais elles sont particulièrement lourdes. La première est la perte de chiffre d’affaires qui, dans certains secteurs, approche les 100%. La seconde concerne l’augmentation non prévue de l’endettement, due au prêts garantis par l’Etat et au report du paiement des charges sociales. En situation normale, les entreprises font du chiffre d’affaires. Là, au cours des deux mois passés, elles n’ont rien vendu et se sont endettées. Et ce n’est pas terminé.

A partir du mois de novembre, il faudra donc payer les charges sociales qui ont été décalées, plus les charges du mois en cours, puis viendra le remboursement des prêts garantis par l’Etat. D’un côté une perte de chiffre d’affaires, de l’autre des marchés qui n’auront pas récupéré leur niveau d’avant crise et, pour couronner le tout, des sorties de trésorerie exceptionnelles. Quelle entreprise peut supporter cela ?

Les inconnues sont innombrables. Tout d’abord, le maintien de la distanciation sociale, qui impacte le modèle économique de très nombreux opérateurs, dans la restauration, la culture, le transport, le commerce, l’évènementiel… Le comportement du public, dont on ne sait s’il acceptera de se retrouver, de nouveau, dans des lieux à forte fréquentation. L’investissement, qui sera affecté par cet endettement accru des entreprises, et dont on ne peut évaluer l’impact avec précision. Les licenciements, enfin, qui ne manqueront pas, mais combien ? Mystère.

Nous savons également que la consommation et l’achat de produits risqués (eg. l’automobile) subiront un contrecoup significatif mais, là aussi, nous ne sommes pas en mesure d’anticiper l’ampleur du phénomène.

Les chefs d’entreprise aiment se trouver en terrain ferme, ils ont besoin d’information pour prendre leurs décisions. Or, jamais dans l’histoire récente, ils n’ont été confrontés à une telle obscurité.

Comment, en effet, décider sans pourvoir évaluer son marché, sans savoir si nous pourrons traverser les frontières, ni réunir plus de 50 personnes dans un même lieu ?

Nous ne sommes donc pas dans une situation équivalente à « celle du mois de mars, mais à l’arrêt ». Et la seule stratégie qui peut fonctionner est celle d’un redémarrage de toute l’activité. Un redémarrage progressif, par secteurs, n’aurait aucun sens. Parce que les personnes licenciées ne consommeront pas, parce que sans investissement, il n’y plus de PIB, parce qu’il va bien falloir rembourser la dette additionnelle, parce si nous maintenons 30% du PIB à zéro, c’est en réalité toute l’économie qui est à zéro.

Bien entendu, j’entends les critiques qui opposent économie et santé. Mais cette distinction n’a aucun sens. On ne peut financer aucun système de santé sans une économie opérationnelle. Serons-nous en meilleure santé, si nos économies empruntent la voie qu’a suivie l’économie libanaise ?

Le rôle d’un think tank comme l’EBG est précisément de contribuer à la reprise du marché et d’aider ses adhérents à prendre des décisions. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’organiser notre Assemblée Générale mardi 30 juin, en direct sur Internet. Nous donnerons la parole à tous les chefs d’entreprise, qui se trouvent au cœur de cette crise, avec un leitmotiv : la reprise.

Nous avons également lancé les Meetup EBG 500, qui réunissent les CMO/CDOs des marques adhérentes, pour les aider à manager la reprise.

Enfin, je n’oublie pas un risque encore plus grand, dont plus personne ne parle, mais qui poursuit sa progression. Alors que les médias se focalisent sur le virus, notre Terre a encore battu des records de chaleur, qui s’ajoutent aux records passés. Le transport aérien est d’ailleurs très représentatif de notre schizophrénie : nous nous inquiétions, à juste titre, que le nombre de passagers double tous les 17 ans et nous voilà consternés de voir que toutes les compagnies aériennes sont à l’arrêt.

C’est là tout le problème : nous devons à la fois travailler, faire tourner nos usines tout en préservant l’avenir d’un monde qui contient 8 milliards d’Humains.

C’est la raison pour laquelle nous allons également reprendre les activités de la Transition Maintenant, parce qu’il est tout aussi important de vivre maintenant que de nous assurer que nous pourrons vivre demain.

Et ce sera ma conclusion. Pendant deux mois, nous avons décidé de cesser de vivre pour éviter de mourir. A partir d’aujourd’hui, toujours pour éviter de mourir, nous allons devoir (re)vivre. Rapidement et totalement.

Des chiffres qui donnent le tournis


La sécurité sociale c’est un budget de 451 milliards essentiellement financé par les cotisations sociales avec la part salariale et la part patronale auxquels s’ajoutent les impôts et taxes dont la plus connue est la CSG qui représente 70% des impôts et taxes.

Le déficit maximum a été atteint en 2010 avec 28 milliards de déficit. On annonce un déficit de 41 milliards pour 2020 ce qui donne vraiment le tournis alors qu’en 2019 il était seulement de 1,9 milliard.

Il s’agit en plus d’après le ministre Darmanin d’une hypothèse optimiste !

20 milliards de baisse de recettes du fait de la crise économique, 8 milliards de dépenses supplémentaires, 13 milliards de charges reportées, et bien sûr le chômage partiel.

Quant à l’assurance maladie (environ 200 milliards), elle a été votée avec un ONDAM (Objectif de Dépenses de l’Assurance Maladie) de 2,45 et on estime aujourd’hui que le budget augmentera dans la réalité de 6,5 %.

Comment imaginer alors une réforme de la Santé ?

Comme je l’ai dit (voir mon post du 28 avril « Faire évoluer le système de santé » paru dans “Réforme”clic lien ), il ne peut s’agir de remplir le « tonneau des Danaïdes » mais de proposer une réforme qui redistribue les plus de 11% du PIB que nous consacrons déjà à notre santé en réformant le système, en mettant le tiers payant au cœur d’un système qui doit être unifié, en regroupant les avantages du privé et les valeurs du public.

Le système privé à but non lucratif doit s’imposer partout puisque la sécurité sociale c’est-à-dire nos cotisations, nos impôts sont avec les mutuelles les seuls financeurs d’un système qui ne doit pas faire des bénéfices mais équilibrer ses comptes en respectant les valeurs héritées du Conseil National de la Résistance.

Lecture et cinéma


Malgré un emploi de temps chargé, 5 à 7h par jour, j’ai réussi pendant ce temps de confinement à garder à peu près mes week-end et à consacré du temps à un peu de lecture (4 livres ce qui est pour moi peu) et à revoir des films cultes ou des films que je n’avais pas vus.

Faites-vous une idée : « les 400 coups », « le père tranquille », « un pont entre deux rives », « Fahrenheit 451 », « Rabbi Jacob », « Joyeuse retraite », « La Reine Margot », « Au nom de la Terre », » L’armée des ombres », « Sacrifice », « Il faut sauver le Soldat Ryan », » l’Affaire Richard Jewell », « un Héros allemand Fritz Bauer », « Tel Aviv on Fire », « l’Adieu à la nuit », « Le Mépris »,  «Les Tontons flingueurs », « Ben-Hur » et « la Veuve Couderc »  sont déjà au palmarès.

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Il y a des films cultes.

Le prochain sur la liste est « Beau-père » où Patrick Dewaere est sublime et aussi « l’Affaire Dominici »  avec deux monstres sacrés Gabin et Depardieu.

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La culture reste un de mes piliers d’une vie où on prend le temps de réfléchir.

Je pense à ceux qui vivent des festivals de l’été, aux musiciens, aux danseurs, mais aussi à tous les métiers techniques autour de l’Art. Je pense à cette si belle compagnie du 3ème arrondissement, le théâtre des Asphodèles, à Thierry Auzer qui fait vivre sa troupe et qui crée de la culture et des emplois et j’espère que cette culture indispensable pourra renaître vite.

En attendant, Canal Plus Cinéma offre gratuitement des chefs d’œuvre du cinéma. Je vous suggère de faire comme moi et d’en profiter.

Il sera bientôt temps de retourner au Théâtre des Asphodèles ou de la Tête d’Or, à l’Auditorium et à la Bourse du Travail.

Vacances en proximité


Cette année, les vacances devront probablement se prendre dans sa région et ce n’est pas une mauvaise idée quand on a la chance d’habiter en Rhône-Alpes. Je vous livre quelques endroits que j’aime et que je vous conseille.

- Le Lac du Bourget avec natation, des kilomètres de pistes cyclables, des cols à monter à vélo mais aussi des balades à n’en plus finir et des lieux mythiques : l’Abbaye de Hautecombe, les chemins de Jean-Jacques Rousseau et Lamartine et quelques beaux muséesclic video

- La région de Chamonix Mont-Blanc, depuis Sallanches en passant par Saint Gervais, les Contamines, Megève, Paradis pour les randonneurs et les vététistes, mais aussi pour les amateurs de champignons et ceux qui veulent faire des confitures de myrtille. Bien sûr avec un guide, l’ascension du Mont Blanc est possible.  clic lien

- L’Ardèche est un des plus beaux départements avec la descente en canoë, les ballades, les cols avec les circuits de l’Ardéchoise, la Maison de Marie Durand mais surtout le calme, la sérénité et les grands espaces. Les hôtels ne sont pas chers et les paysages somptueux de Vallon Pont d’Arc à Privas. Bien sûr, ne pas rater la Grotte Chauvetclic video

Je m’excuse pour le Beaujolais, les Monts du Pilat, les cols autour de Grenoble, les pistes cyclables de l’Ain, et la beauté des champs de lavande de la Drôme que j’aurais pu choisir aussi…

Vous avez l’embarras du choix. Cet été, choisissez Rhône-Alpes.  clic video

Experts et politique


Cette crise a d’abord et avant tout montré que la Science n’est pas la nouvelle religion.

La Science n’est pas infaillible et elle repose sur des faits et sur une analyse difficile à faire quand tout est nouveau.

Ce sont les chercheurs qui trouveront le vaccin et les médecins qui trouveront les médicaments efficaces mais ils ne peuvent se substituer aux politiques dans la prise de décisions en situation d’incertitude.

Les technocrates sont des experts dans un autre domaine que celui de la science mais eux aussi s’appuient sur des règles qui ne s’appliquent plus en situation d’incertitude, ce qui a été le cas tout au long de la crise du coronavirus.

Le politique est condamné à agir à partir de conseils contradictoires.

Une crise révèle les hommes d’Etat qui doivent sortir des schémas établis et décidés dans une connaissance concrète du terrain ce qui explique pourquoi les élus locaux font mieux et pourquoi il a manqué une expérience du terrain à notre président.

Il n’est pas interdit d’espérer que cette crise permette l’émergence de leaders nouveaux qui ne réciteront pas le crédo d’avant mais qui proposeront une nouvelle direction.

Pour l’instant, on ne voit rien venir…

Sœur, ma sœur Anne dans cette époque qui sera encore plus politique que jamais, vois-tu venir quelque chose ?

Dépistage des cancers et confinement


Dans les suites de mon blog de jeudi, j’évoquais la chute des consultations chez les généralistes et le spécialiste de ville durant cette période de confinement.

Cette baisse des consultations, nous la constatons aussi dans nos Centres de lutte contre le cancer, comme l’explique le docteur Marie OSDOIT, chirurgienne à l’Institut Curie.

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La crise économique tue aussi !


Le coronavirus fait déjà des victimes collatérales comme en témoignent la chute des consultations chez les généralistes et le spécialiste de ville, l’écroulement des examens de dépistage et les complications des diabétiques et hypertendus.

La crise économique va induire une deuxième vague de morts que l’on peut craindre sans commune mesure avec tout ce que l’on a connu jusqu’ici.

Une étude parue en 2016 dans la Revue « Le Lancet » permet d’en avoir une idée. Cette étude montrait la surmortalité par cancer suite à la crise de 2008. La hausse du chômage et les coupes budgétaires avaient entraîné une surmortalité de 500 000 personnes dans le monde suite à un cancer entre 2008 et 2010 (1500 morts de plus en France en 2 ans).

Mais le cancer n’est qu’un exemple parmi d’autres. Avec un recul de 30% de son PIB suite à la crise de 2008, la Grèce a vu en 6 ans la mortalité progresser de 17,8% ce qui fait 20 000 morts de plus par an. A noter que la crise avait entrainé aussi une augmentation de 33% des suicides.

La crise économique qui vient risque de faire beaucoup plus des morts que le coronavirus.

Une page de ma jeunesse …


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La mort de Robert Herbin ne me laisse pas insensible.

Je l’ai vu jouer pour la première fois en 1962 (58 ans !) en finale de la Coupe de France à Colombes contre Nancy. Robert Herbin a d’abord été un jeune de l’ASSE, il a joué 509 matchs et a gagné comme joueur 6 titres de Champion de France et 3 Coupes de France.

Le « Sphinx » est aussi bien sûr l’entraîneur mythique de la grande équipe des Verts, un entraîneur capable de ne pas bouger un cil lors du 3ème but de Rocheteau contre Kiev ou lors du but de Triantafilos contre Split.

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Comme entraîneur entre 1972 et 1993, il a été 4 fois Champion, a gagné 3 fois la Coupe et à Glasgow il a été finaliste de la Coupe d’Europe, surtout il a été un de ces entraîneurs qui ont fait gagné le football français et il a bâti les fondations de titre de Champion d’Europe (2) et de Champion du Monde (2), lui a qui avait été 23 fois international et qui a joué la Coupe du Monde en 1966 en Angleterre.

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Je l’ai rencontré plusieurs fois et je lisais chaque semaine encore cette année ses chroniques sur l’ASSE dans le Journal « La Tribune ».

Une page de ma jeunesse se tourne mais je reste un amateur des Verts.

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