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Le blog est en vacances


Après une année bien remplie, j’ai continué ce blog grâce à l’aide de ma fidèle assistante Anna Fackeure. J’avais dit que j’arrêterai en même temps que la politique mais cette discipline d’écrire 4 jours par semaine me parait saine et j’ai encore des choses à dire et des lecteurs (5.000 par mois en moyenne).

Les vacances, ce sera en Bretagne 1 semaine, en Savoie le reste du temps avec de 1 à 7 de mes petits-enfants jusqu’au 10 août, puis quelques jours pour récupérer avant de reprendre à Curie et à Izieu.

Comme d’habitude, je partagerai avec vous à la rentrée mes lectures (j’ai commencé, il y en aura beaucoup !) et si Covid veut bien … les films que j’aurai la chance de voir.

vacances

Pour vous et les vôtres, bonnes vacances.

A priori je continuerai à partir de début septembre.

Bon été

MERITEE


italie2

La meilleure équipe de l’Euro a gagné à l’issue d’un match de qualité moyenne où l’Angleterre a été trop prudente et l’Italie meilleure qu’en demie finale.

Après 38 ans, revoilà l’Italie avec un style qui n’est pas le « Catenaccio » et qui est beau à voir.

L’Angleterre a perdu chez elle la finale comme la France en 2016.

Souhaitons-lui la même réussite pour la Coupe du Monde l’an prochain !

La PMA pour toutes est validée


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Le 29 juin, le Parlement européen a adopté définitivement et sans surprise la loi révisée de biothérapie incluant la PMA pour toutes.

Le débat démocratique a-t-il réellement eu lieu sur des enjeux éthiques aussi complexes que la filiation, la parentalité ou les droits de l’enfant ?

La mise à disposition des techniques médicales au service des désirs individuels nous conduira inévitablement à poser la question de la GPA la gestation pour autrui.

Avec de l’argent, tout le monde peut aller aux USA pour payer une femme qui portera son enfant. L’un des arguments avancés pour la PMA c’est de refuser la discrimination entre ceux qui aujourd’hui peuvent payer et ceux qui ne peuvent pas.

Malgré les discours officiels, je suis prêt à parier que dans les 20 ans qui viennent la GPA sera autorisée en France.

C’est Dennis Gabor, prix Nobel de physique en 1971 qui disait à propos de la technique « ce qui peut être fait techniquement le sera nécessairement ».

Seuls les comités d’Ethique peuvent éviter que cette loi de Gabor se réalise pour la GPA.

Le dernier message d’Axel Kahn


Ils nous a quittés …


FRANCE-SCIENCE-GENETIC-KHAN

Ma réaction ce matin à l’annonce du décès du Pr Axel Kahn.

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La parole à … Claude-Alexandre Gustave


Face aux nouvelles vagues observées en Europe, on entend beaucoup la petite musique “on a déconnecté les infections des hospitalisations“…
Sous-entendu : “on peut laisser filer les contaminations

Regardons l’exemple britannique et les risques de cette stratégie.

A partir des données de OWD (https://ourworldindata.org), il est possible de superposer les courbes des cas détectés et des hospitalisations (conventionnelles ou réanimations).
Que voit-on ?

A] Hospitalisations :
la comparaison entre la vague actuelle et les précédentes montre une “déconnexion” nette entre les cas dépistés et l’impact hospitalier, SOUS RESERVE que :
- le phénomène perdure (à suivre)
- les tranches d’âges infectées soient identiques à chaque vague
Cf. infographie 1

infographie-11

B] Réanimations :
même comparaison, même constat, mêmes réserves.
Cf. infographie 2

infographie-2

Alors où est le problème me direz-vous ?

Il y en a au moins 3 :

1) l’effet obtenu est une relative de la fréquence des formes graves. Si on laisse les contaminations ↗↗↗ on finira quand même par saturer les hôpitaux.
On peut grossièrement estimer à partir des courbes ci-dessus, qu’à nombre identique de cas dépistés, le nombre de patients en réanimations est en moyenne 4 à 5x plus faible actuellement que lors des vagues précédentes.
Si on laisse les contaminations filer 4 à 5x plus que maintenant (à environ 80-100k cas/jour), on atteindra le même niveau de saturation hospitalière qu’en novembre 2020.
Ce niveau semble délirant, mais sans mesures sanitaires il est très facilement atteignable : il correspondrait à un taux d’incidence national de 835 - 1045 cas / 100k / 7j (record allègrement dépassé dans de nombreux pays même avant la levée des mesures sanitaires).

2) on ne connaît pas la durée de protection conférée par l’immunisation !
Ne pas confondre persistance de la réponse immunitaire >8 mois, et persistance de la protection.
Il nous manque toujours les corrélats de protection pour estimer la durée de protection.

Les infections récurrentes que nous allons désormais subir, vont-elles agir comme des “rappels” sans provoquer de forme grave tout en prolongeant notre protection immunitaire ?
Cela aura ses limites : quand on meurt de la grippe on l’a pourtant déjà eu plusieurs fois au cours de sa vie.

3) Laisser filer les contaminations au sein d’une population largement immunisée décuple à la fois l’évolution virale et les pressions de sélection.
On favorise alors les variants à transmissibilité et à échappement immunitaire (par dérive antigénique).
Ce phénomène est déjà décrit pour les Coronavirus humains endémiques (hCoV), dont Spike évolue depuis des décennies, voire des siècles selon le hCoV, avec une dérive antigénique qui abolit progressivement la neutralisation virale.
Exemple avec les travaux du Bloom Lab : https://twitter.com/jbloom_lab/status/1339939720558563328…

Attention donc au piège de laisser le taux d’incidence exploser au prétexte que “les hospitalisations sont déconnectées des infections” !
Ne jamais oublier :
1) la protection immunitaire est relative (pas absolue ni éternelle)
2) plus le virus circule, plus il évolue rapidement


Le Royaume-Uni voit moins d’hospitalisations pour un même nombre de cas détectés… Mais c’est aussi parce qu’ils testent beaucoup plus que lors des vagues précédentes !
Ils voient donc une fraction plus importante des cas réels par rapport aux vagues précédentes, ce qui peut donner l’illusion que les formes graves sont moins fréquentes.

Ceci doit donc amener à pondérer encore un peu plus l’argument de “déconnexion infections/hospitalisations”.
Cf. infographies 3 et 4

infographie-3

infographie-4

Covid-19 et cancer du sein détectés par des chiens - Suite


En complément à mon post d’hier voici une vidéo qui tente d’en savoir plus sur la fiabilité de leur expertise ? où en sont les recherches ? Permettront-elles une révolution médicale ?…

clic lien



Détection du covid-19 : les chiens renifleurs



Je vous avais déjà parlé dans un post ancien du programme KDOC mené à l’Institut Curie depuis 2016 dans l’éducation de chiens à la détection du cancer du sein à partir d’échantillons de sueur ; la recherche de la signature olfactive du cancer du sein en chimie et les travaux scientifiques…

Aujourd’hui il est question d’utiliser ces chiens renifleurs à des fins de dépistage du coronavirus.