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52 milliards …


C’est donc comme je vous l’ai déjà indiqué dans mon post du 24 juin, le déficit prévisionnel pour 2020 de la Sécurité Sociale.

Environ, 12 milliards pour l’assurance maladie, 15 milliards pour les retraites, 3 milliards pour la branche famille, 700 millions pour les accidents du travail, auquel s’ajoute le fond de solidarité vieillesse et il va falloir créer le fameux 5ème risque.

La solution trouvée est le transfert massif des déficits passés et à venir dans la célèbre CADES (Caisse d’Amortissement de la dette sociale). On va se retrouver aux alentours de 136 milliards, ce qui repousse aux calanques grecques fin 2033 au mieux la fin de la CRAS qui ponctionne 0,5% de tous nos revenus et prestations.

Charge virale et Mortalité du Covid-19


La charge virale est associée à la mortalité du Covid-19

Une large étude faite à New York suggère qu’une plus forte charge virale nasopharyngée au moment du diagnostic prédit de façon indépendante la mortalité.

Cette étude sur 1145 patients du Mont Sinaï Hospital montre une moyenne de 5.19 copies/ml pour les patients en vie et 6.44 copies/ml pour les patients décédés.

Il existe des tests PCR quantitatifs et cette étude montre qu’il faut les utiliser car si on sait dès le début de la maladie quels malades ont un mauvais pronostic, on dispose aujourd’hui de nombreuses pistes pour espérer les guérir.

Maison d’Izieu - Le partenariat Régional


« Enfants réfugiés hier et aujourd’hui : accueil, intégration, reconstruction »

- e       Etat des lieux en Juin 2020

En 2016 – 2017, à l’initiative du Conseil Régional d’Auvergne Rhône-Alpes, qui en finance la première édition, un partenariat est engagé entre la Maison d’Izieu (01), le lieu de Mémoire du Chambon-sur-Lignon (43), et des collèges de Vaulx-en-Velin (69), Roanne (42) et Monastier-sur-Gazeille (43).

Ce projet vise à faire réfléchir les élèves sur les migrations d’aujourd’hui au regard de celle des années 30 du 20ème siècle : sans chercher à établir un parallèle qui ferait peu de cas des différences de contexte historique et de nature des situations, il semble pertinent de mener des projets pédagogiques centrés sur les enfants réfugiés. Hier comme aujourd’hui, ces enfants sont confrontés aux problèmes du déracinement, de l’intégration et d’une nécessaire reconstruction de leur identité.

Les 120 collégiens mobilisés par leurs enseignants sur ce projet ont réalisé une exposition collective qui rend compte de leur travail sur l’année et croise le parcours d’enfants réfugiés en France dans les années 30 avec celui d’enfants dont les familles y ont trouvé refuge aujourd’hui.

Les élèves du collège Aimé Césaire de Vaulx-en-Velin ont reçu en Juin 2018 le prix Gilbert Dru de la LICRA-Auvergne-Rhône-Alpes pour la réalisation vidéo qu’ils avaient créée de l’édition de 2017-2018.

La Maison d’Izieu a mis à disposition de la Licra en 2019 l’exposition réalisée en 2016-2017, afin de la diffuser dans les établissements scolaires.

Par ailleurs, certains travaux réalisés en 2016-2017 par les classes du Collège de Roanne (42) ont été exposés l’été 2018 à la médiathèque de Bourdeaux (26) dans le cadre de la manifestation « Voix d’Exil ».

On peut donc constater que le projet continue à vivre même après les travaux menés par les classes et qu’il peut être valorisé chaque année au-delà des journées de restitution. Cette longévité remarquable est à souligner, tout comme la qualité des relations entre les 3 structures mémorielles basées sur des valeurs partagées et le souci de les transmettre aux jeunes générations. La confiance mutuelle et la volonté de préserver l’autonomie du projet régional sont par ailleurs des moyens nécessaires pour en garantir la pérennité.

Le Fonds de dotation Sabine ZLATIN


Le Fonds de dotation Sabine ZLATIN a été créé le 13 février 2018

Il a pour objectif de :

- Soutenir l’Association Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés, son objet et ses activités d’intérêt général et ainsi participer à son aménagement, sa gestion et son développement ;

- Soutenir la recherche académique et scientifique, la formation continue, l’information et l’éducation de tous les publics et plus particulièrement des jeunes, sur les crimes contre l’humanité ;

- Contribuer par tous moyens à la défense de la dignité, des droits et de la justice, et à la lutte contre toutes les formes de l’intolérance, de la xénophobie, de l’antisémitisme et du racisme.

Les dons et legs au sein du Fonds de dotation Sabine Zlatin s’accompagnent d’un dispositif fiscal très avantageux vous permettant de décider vous-même de l’affectation d’une partie de vos impôts.

AIDEZ-NOUS A AGIR !

Le Mémorial a besoin de votre soutien afin de poursuivre, amplifier et développer de nouvelles actions.

Clic lien soutenir la Maison d’Izieu

Clic lien soutenir le fonds de dotation Sabine Zlatin



Gouvernance des hôpitaux : médecin ou pas médecin ?


On compare souvent les CHU dirigés par un directeur « sorti de l’Ecole de Rennes » (ce qui n’est pas toujours vrai) et les centres de lutte contre le cancer dirigés par un médecin.

La réalité est plus complexe. Les CHU sont dirigés par un Directoire avec un administratif, un médecin et le président de l’Université. C’est le directeur général administratif qui est le n°1 mais 98% des décisions se prennent pas consensus (le médecin est président de la CME donc élu par ses pairs).

Les Centres de Lutte Contre le Cancer ne sont pas dirigés par un médecin mais par un tandem médecin/administratif, 1 et 1bis, qui se doivent d’être complémentaires mais c’est le médecin qui est le n+1. Il n’est pas élu mais nommé et renouvelable tous les 5 ans (avec, en général, un avis de la CME donc des médecins).

Alors ? La différence, c’est d’abord la taille. Le plus grand Centre a moins de 500 lits et l’AP HP en a plus de 20 000. Le pourcentage d’administration est 3 fois plus élevé dans les CHU et la question de la taille est majeure. On peut gérer des grandes entreprises en déconcentrant les responsabilités, ce qui est naturel dans les Centres de Lutte Contre le Cancer.

Au total : Il faut des équipes de direction et dans ces équipes, il faut un n+1 clairement défini qui soit compétent et capable d’animer une équipe pour aboutir à des consensus. La taille des Centres de Lutte Contre le Cancer est la clef de leur réussite et donc la vraie réforme serait de réorganiser les « mammouths CHU » en unités plus petites dotées d’autonomie y compris budgétaire. C’est cela et le lien avec la recherche qui fait la force des Centres de Lutte Contre le Cancer.

IL EN MANQUE 5 500 !


J’ai été élu au 1e tour en 2008 et au deuxième en 2014 dans le 3e arrondissement avec à chaque fois autour de 15 500 voix.
L’élection de dimanche a élu une équipe renouvelée avec 10 500 voix seulement et la question principale alors que la population du 3e a augmenté est évidement : où sont passé ces électeurs ?

Je suis pour une fois d’accord avec le Premier Ministre pour dire que la légitimité vient de ceux qui se déplacent et l’équipe élue est donc parfaitement légitime.

Je suis pour une fois d’accord avec Mr Mélenchon pour m’inquiéter de la grève des élections et donc de la grave crise de la démocratie …. mais je ne souhaite pas comme lui une insurrection et le grand soir dans lequel il met tous ses espoirs.

Je crois qu’ il faut aller chercher ces électeurs avec de la proximité, de la démocratie participative, des budgets participatifs et surtout en s’appuyant sur le monde associatif, les MJC et les centres sociaux.

Je fais confiance à la fraîcheur du renouvèlement des équipes actuelles pour réconcilier les Lyonnais avec la politique.

C’est une urgence et une nécessité.

La parole à …. Bernard Devert


Les soignants “battent le pavé”, symptôme d’une Société qui a mal…


Je donne la parole à Bernard Devert, président fondateur de Habitat et Humanisme.

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CLAP DE FIN ET PAGE BLANCHE


La Vague verte et l’abstention ont marqué la journée électorale d’hier.

La défaite des équipes sortantes, divisées et sans boussole pour celle de Gérard Collomb, ont abouti à ce que j’avais anticipé il y a deux ans en tournant la page sans regret.

Je pense à mes colistiers de 2008 et 2014 qui, pour la plupart, ont bien travaillé et ont tout donner.

Ils ont été battus hier mais, en se retournant sur le travail accompli, ils pourront être fiers.

Moi, j’étais fier d’être leur « chef d’orchestre ».

La page blanche est pour la nouvelle équipe que j’ai soutenue et à qui je fais confiance.

Le 3ème est un magnifique arrondissement de contrastes et je sais les ambitions de faire bouger les choses vers plus de solidarité entre citoyens et avec la nature.

Je leur souhaite le meilleur et leur dit de tout donner pour le plus beau mandat, celui de la proximité.

Merci à ceux qui partent et bonne route à ceux qui arrivent !

Pour maigrir : cardio ou musculation ?


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Ayant perdu 12 kg pendant le confinement par un régime équilibré (comprenant une petite bière de temps en temps et une barre de chocolat noir avec le café), je me suis intéressé à la question sous l’angle technique.

Aller dans une salle de sport si vous voulez maigrir c’est un premier pas fondamental mais après, tapis ou haltères ? course ou marche rapide ?

On perd du poids quand on brûle plus de calories qu’on en consomme. La course à pied, le vélo ou la salle de sport sont des bons moyens pour puiser dans ses réserves. Il faut varier les exercices pour « surprendre » le corps et l’obliger à s’adapter en brûlant des graisses. Cependant l’âge, le sexe et le métabolisme individuel jouent un rôle majeur et les hommes maigrissent plus facilement que les femmes.

Le développement des muscles par les haltères ou la gym s’adresse à l’aspect tonique des muscles ; si on sollicite plusieurs groupes musculaires, on obtient une meilleure dépense énergétique.

La réponse à nos questions c’est qu’il faut faire les deux et au minimum 3 à 4 fois par semaine.

L’équilibre alimentaire est cependant indispensable. Personnellement, j’utilise la « méthode NaturHouse » où l’on se pèse chaque semaine, on note ce que l’on mange et on bénéficie d’un suivi hebdomadaire par un coach diététicien – nutritionniste avec des compléments alimentaires spécifiques.

NaturHouse est très présent à Lyon. Je vais à l’enseigne du 6ème où je vous recommande sa coach.

Bon courage ! avec des compléments alimentaires.

La dette ce n’est pas négligeable …


A la fin 2020, la dette de la France représentera 121% de la richesse nationale et d’ici 2022, elle devrait atteindre 3000 milliards d’euros.

Si la BCE change de stratégie, que l’inflation (une façon de payer sa dette) ou les taux directeurs remontent, la charge de notre endettement deviendra insupportable car le service de la dette est aujourd’hui entre les mains de gens compétents qui n’arrêtent pas de refinancer à des taux de plus en plus faibles.

Il suffirait que les taux augmentent pour que la situation devienne dramatique car plus le service de la dette pèse moins il reste d’argent pour payer les retraites, l’éducation et surtout les investissements qui préparent l’avenir.

La dette ce n’est pas magique et il faut toujours payer à un moment.

Nos enfants ont raison de se faire du souci avant d’avoir peut-être raison de nous en vouloir.

Pandémie versus crise sociale


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Contre toute attente il y a encore trois mois, nous mesurons qu’il est plus facile de venir à bout d’une épidémie que d’une crise économique et que le post confinement accumule les crises et surtout les divisions comme c’est classique.

Après la première guerre mondiale, ce fut la montée du fascisme et la tyrannie de la pureté raciale. Après la seconde guerre mondiale, ce fut la montée du maccarthysme et la tyrannie de la pureté idéologique.

Après le choc pétrolier, ce fut la montée de la xénophobie avec la tyrannie de pureté de souche.

Aujourd’hui, on veut purifier notre mémoire collective, ce qui a trait à l’époque du colonialisme sous couvert de chasse au racisme. Viendra alors le jour de la pureté morale ?

La question est de savoir si nous devons nous diviser sur ce qu’il faut faire ou s’il faut nous réunir sur ce que nous devons être : une société ouverte, multiculturelle mais surtout libre, donnant sa chance à chacun et fraternelle.

La réponse est écrite sur le fronton de nos mairies : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Nous avons besoin des trois pour affronter une crise économique qui peut nous diviser et rendre le souvenir de la crise sanitaire et de notre solidarité comme une parenthèse enchantée.

Police, Dijon, Manifs, Racisme…on mélange tout


Il y a une chose que le COVID n’aura pas englouti, une chose que nous aurions pourtant bien laissée dans ‘le monde d’avant’, c’est la capacité du système médiatico-politique à s’emballer en amalgamant tous les sujets, même et surtout ceux qui n’ont pas grand-chose à voir…

Jugez plutôt :

Je souhaite vous faire partager cet article publié par Chloe Morin dans « nos lendemains »

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Le blog s’arrête quelques jours


Le blog s’arrête quelques jours pour un court repos

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A lundi chers lectrices et lecteurs.

Humeurs médicales


Science brutalisée.

Je donne la parole ce jour à … Luc Perino.

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La parole à … Patrick Castel


Crise du Covid-19 :
au-delà de l’hôpital, quel rôle pour les professionnels de santé de ville ?

Par Patrick Castel, Anne Moyal et Etienne Nouguez



Le cadrage médiatique, politique, mais aussi sociologique,
de l’épidémie de Covid-19 en fait essentiellement une crise hospitalière. Comme tout cadrage, il laisse dans l’ombre d’autres dimensions du problème. En l’espèce, une focalisation sur l’hôpital risque de faire oublier les enjeux que pose cette crise pour le secteur ambulatoire (communément appelé « médecine de ville ») : quel est son rôle ? quels enjeux d’organisation au sein du secteur ambulatoire, et entre la ville et l’hôpital ? Ces deux points nous paraissent cruciaux et, pourtant, insuffisamment abordés (pour une exception, voir cet article sur la Seine-Saint-Denis ; voir aussi la tribune récente de trois médecins généralistes, dont le président du syndicat MG France). Sans nier l’importance des enjeux de cette crise sanitaire pour l’hôpital, il est aussi important de comprendre ceux qui se posent dans le secteur ambulatoire afin de mieux saisir le rôle, certainement différencié d’un territoire à un autre, des professionnels et des organisations qui le constituent, sans oublier les autres enjeux de santé publique.

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LE CLUB DES CINQ


C’était le titre de livres de mon enfance …  mais malheureusement c’est la France qui, aujourd’hui, entre dans le club et c’est “le club des mauvais élèves de l’Europe“.

Grèce, Italie, Espagne, Portugal et maintenant France. C’est le club de ceux qui ont le taux de chômage le plus élevé et le niveau de dette publique le plus haut.

La pandémie nous a fait comprendre l’intérêt du benchmarking c’est-à-dire des comparaisons institutionnelles : chômage 9,7% en France contre 3,5 en Allemagne (prévisions de la commission), déficit qui dérape de 4% en France contre 1,5% en Allemagne, production de la construction en baisse de 40% en France contre une moyenne de 14% en zone euro. Enfin, 62,7% de dépenses publiques par rapport au PIB en France contre 43% en Allemagne (et 27% en Irlande).

IRRESPONSABILITE


Le Brésil de Bolsanaro devrait nous dégoûter à jamais du populisme.

Le président brésilien s’est enfermé dans le déni de l’épidémie de Covid-19 (On prévoit 200 000 morts au Brésil qui débute l’hiver, un chômage à 18% et une dévalorisation de 40% de la monnaie) et il dit « la constitution c’est moi ». Près de la moitié des ministres sont des militaires et il divise autant qu’il peut un pays où les inégalités sociales sont majeures.

Pourtant le Brésil a une médecine gratuite, une industrie pharmaceutique et l’expérience des épidémies mais le mépris pour la science fait partie du scénario populiste.

Paradoxalement le contexte de catastrophe renforce la peur et la démarche de protection qui va avec.

L’échec du populisme ne suffit pas à sauver la démocratie qui doit trouver un nouveau combat économique, social et politique pour sortir de cette triste parenthèse.

Espérons que les américains donneront l’exemple en novembre.

Dernière intervention d’Elu



Hier, c’était mon dernier conseil métropolitain en tant qu’élu et donc ma dernière intervention après 16 années de mandat électif.

Autant dire que c’est avec une certaine émotion que j’ai siégé à cette dernière séance.

J’ai surtout soutenu une cause qui m’était chère : le rôle du sport dans la santé, un vrai symbole de tous mes combats pour imposer ce lien aujourd’hui reconnu.

Je vous laisse découvrir au travers de cette vidéo mon intervention.

Ce beau et nécessaire projet de santé nommé ARRPAC pour : Accompagnement, Réadaptation, Répit, Post-AVC et Cérébro-lésés a été voté à l’unanimité par tous les élus métropolitains.

J’en suis fier et je les remercie.

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L’Europe n’est pas à la fête ? Faites l’Europe !


Je souhaite partager avec vous cette tribune qui a été publiée par Ouest-France le 11 mai 2020, écrite conjointement par :

Yves Bertoncini, Jean-Louis Bourlanges, Jean-Marie Cavada, Anne-Marie Idrac, Pierre Moscovici et Christian Philip, Président et ancien.ne.s Président.e.s du Mouvement Européen-France.

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Le coronavirus ne doit pas occulter la nécessaire célébration du 70ème anniversaire de la déclaration Schuman, qui a permis à notre pays d’initier une « construction européenne » dont il est et demeure un acteur essentiel. Adressée à l’Allemagne et à nos voisins tout juste cinq ans après la fin d’une guerre tragique et meurtrière, cette déclaration à la fois politique et sentimentale mérite d’être saluée pour sa clairvoyance et son courage : elle doit nous inspirer en ces temps difficiles.

La terrible crise du COVID-19 a suscité une mobilisation massive des institutions européennes, ternie par quelques atermoiements initiaux et par les désaccords affichés par les Etats-membres. Pour surmonter cette crise, nous appelons nos dirigeants et ceux de tous les pays de l’UE à faire preuve de davantage de respect et de compréhension mutuels, de solidarité et de responsabilité !


Ils en auront besoin pour adopter un plan de relance et de reconstruction à la mesure des dégâts causés, comme pour restaurer aussi vite que possible le fonctionnement normal de l’espace Schengen. La solidarité déjà substantielle entre pays de l’UE doit être renforcée et hissée à la mesure du choc économique et social en cours, sur la base de nouvelles ressources : elle ne saurait se limiter à aider des pays déjà très endettés à l’être plus encore.


Les dirigeants de l’UE installés après les élections européennes de l’an dernier ont commencé à se mobiliser pour mettre en oeuvre le Pacte vert, l’agenda numérique et l’agenda social, qui constituent leurs principales priorités : ils doivent être incités à maintenir ce cap tant la crise du COVID-19 confirme la pertinence de ces choix.


Cette crise du COVID-19 ayant mis au jour nos vulnérabilités en matière sanitaire, médicale et industrielle, notamment vis-à-vis de la Chine, nous appelons aussi à renforcer notre autonomie stratégique dans un cadre continental plutôt que via un retour au prés carrés nationaux. Il est plus que jamais dans notre intérêt de promouvoir une souveraineté partagée face aux grands défis mondiaux. L’Europe initiée par la déclaration Schuman était un lieu de réconciliation entre peuples déchirés par des guerres incessantes : elle doit désormais s’affirmer comme un lieu d’affirmation de ces peuples dans une mondialisation lourde de rivalités.


Marqué par l’émergence de nombreux défis externes et le retrait des États-Unis le contexte géopolitique actuel n’a jamais été aussi en phase avec le projet français visant à construire une « Europe puissance » : il doit permettre de nouvelles avancées en matière de sécurité collective, pour peu que nos dirigeants adoptent une approche suffisamment maïeutique.


Si l’Europe ne saurait être une « France en plus grand », peu de pays l’ont autant façonné que le nôtre : avènement de la Communauté européenne du Charbon et d’Acier ; création de l’union douanière européenne et de la PAC ; élection directe des parlementaires européens et établissement du « système monétaire européen » ; mise en place du marché unique, de l’espace Schengen et de l’euro ; progrès de l’Europe de la défense ; promotion de l’Europe sociale ; réforme de la zone euro ; etc. Il nous faut aujourd’hui poursuivre cet engagement européen décisif, avec constance et résolution.


La France est aussi à l’origine de « coups d’arrêts » européens marquants, notamment le rejet parlementaire de la Communauté européenne de défense, la « crise de la chaise vide » dans les années 60 et le rejet référendaire de la « Constitution européenne » il y a 15 ans.


La nette défaite de Marine Le Pen en 2017 a clairement confirmé la volonté d’appartenance des Français à l’UE et à la zone euro. Mais la crise du COVID-19 nous rappelle aussi combien les fractures politiques et les frustrations à l’égard de la construction européenne sont vivaces dans notre pays : elles doivent être impérativement réduites.


« L’Europe » est loin d’être parfaite ou conforme à nos rêves, mais le malaise hexagonal à son égard ne saurait signifier l’exportation de nos problèmes domestiques vers Bruxelles, Berlin, La Haye ou Varsovie ! La France peut répondre aux défis économiques, sociaux, éducatifs, identitaires qui relèvent de ses propres compétences, d’abord pour le bien de ses citoyens, mais aussi pour renforcer encore son rapport à la construction européenne et ses relations avec ses partenaires. Elle en est pleinement capable !


C’est aussi il y a 70 ans que le Mouvement Européen et ses militants ont initié leurs actions de pédagogie, de débat et de plaidoyer, qui nous paraissent encore plus salutaires dans une France qui attend beaucoup de « l’Europe » autant qu’elle en doute. Nous restons plus que jamais résolus à améliorer la connaissance de l’UE et des pays qui la composent, à soumettre ses décisions et son futur à un débat pluraliste et à formuler des propositions visant à renforcer notre Union dans un monde adverse.


« L’Europe » n’est pas tous les jours à la fête dans notre pays, y compris en ces temps de crise sanitaire, économique et sociale. Elle n’a pas pu être honorée et débattue sur nos places et dans nos rues en ce 9 mai pourtant symbolique. C’est donc plus que jamais au quotidien que nous vous invitons à vous engager pour peser sur ses décisions et dessiner son avenir – faites l’Europe !