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Les effets du diesel


La moitié des voitures dans le monde dépassent les limites réglementaires d’émissions d’oxydes d’azote.

Publiée le 15 mai dans la revue Nature, une étude estime à 38 000 décès par an dans le monde les effets dus au diesel. Il s’agit de morts prématurés comme j’ai eu l’occasion de l’expliquer pour la pollution de l’air (lire aussi ce billet).

Le monoxyde d’azote et le dioxyde d’azote sont présents dans les pots d’échappements, et ce sont ceux que plusieurs constructeurs automobiles ont voulu dissimuler en installant des logiciels qui truquent les tests environnementaux obligatoires.

La Justice enquête en France sur Volkswagen et Renault, et va bien sûr  se référer à cet article. L’étude concerne les voitures particulières et les camions vendus jusqu’en 2015. Un quart des véhicules qui circulent dans le monde dépassent les normes réglementaires.

Si on ne réagit pas il y aura 174 000 morts en 2040.

Ces chiffres sont alarmants, mais à titre de comparaison, le tabac tue 10 millions de personnes par an dans le monde.

Il faut aussi relativiser.

Pensées pour les victimes de Manchester


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Mon déjeuner à l’école Mazenod


Il y a une semaine, je suis allé déjeuner à l’école Mazenod, sur la place Guichard. L’occasion de faire un point sur les dossiers « affaires scolaires » avec mes adjoints Yann BENHAYOUN et Claudine RICHNER.

Il est important pour moi d’aller voir concrètement lesinvestissements réalisés dans l’arrondissement. Le self qui a récemment remplacé l’ancienne cantine de cette école est une réussite. J’y ai découvert une équipe heureuse de travailler tous les midis dans ces nouvelles conditions. Je remercie d’ailleurs Anne BRUGNERA, adjointe au Maire de Lyon à l’éducation, pour son engagement pour la modernisation de nos écoles.

Ce déjeuner à l’école m’a également permis d’échanger avec l’équipe de direction et les représentants de parents d’élèves sur la vie de l’école, les projets et les différentes problématiques. Et puis, le moment du repas est aussi un temps convivial, au milieu des enfants, ce qui n’est pas désagréable !

Parler de l’école, c’est aussi parler des temps périscolaires animés par des équipes de qualité. A Mazenod, ce sont des animateurs de la Maison Pour Tous qui interviennent. Nous avons d’ailleurs pu échanger sur leurs différents projets. Acteurs incontournables du quartier, leur présence dans nos écoles permet de créer du lien et d’enrichir la vision des élèves, pour le plus grand plaisir des enfants  et des parents !

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Ça se passe ce weekend à Lyon 3e


C’est un weekend riche en événements qui s’annonce, si la pluie veut bien nous accorder un peu de répit.

Ce soir, j’irai rendre visite à quelques habitants du 3e qui organisent une fête des voisins. Un passage est notamment prévu à la Maison Pour Tous des Rancy, qui participe à l’événement cette année. Cela paraît évident, tant cette structure est ancrée dans son quartier.

Samedi, après un tour au bric à brac de l’Eglise Arménienne, je passerai place Bahadourian à la première édition du Festival des Passants, organisé par le Centre social Bonnefoi.

Ce weekend sera aussi l’occasion d’aller à la découverte de la Maison du projet Part-Dieu, qui organise ses journées portes ouvertes. Balades urbaines, ateliers, visites du chantier de Sky 56… Je vous invite à y participer pour tout savoir sur ce grand projet. Le programme est trop dense pour être détaillé sur ce blog, mais vous pouvez le consulter ICI dans son intégralité.

L’après-midi, direction la kermesse du PLVPB (pour Patronage Laïque Villette Paul Bert), une des plus grandes associations de loisirs de Lyon, puis Montchat, pour assister aux animations « Montchat un quartier nature ». Un bel événement qui rassemble la MJC Montchat, Lyon Nature et le conseil de quartier autour des initiatives nature du quartier.

Dimanche après-midi, j’irai saluer l’association Les Coccinelles de Sans-Souci, qui organise une Fête du printemps dans leur superbe jardin partagé de la rue Jeanne-Hachette, avant d’aller écouter La Cigale et la Chanterie de Lyon à la salle 3000.

Mutualité Préfecture Moncey, Voltaire Part-Dieu, Villette Paul-Bert, Sans-Souci Dauphiné ou Montchat, il s’en passe des choses dans les 5 quartiers du 3e ce weekend !

Très bonne fin de semaine à tous.

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Bonne chance Gérard


La nomination de Gérard COLLOMB au Ministère de l’intérieur récompense à la fois sa carrière, sa réussite lyonnaise et son soutien précoce à Emmanuel MACRON.

Gérard correspond à ce que souhaite le Président de la République. D’abord il est compétent et expérimenté. Ensuite, il est capable de décider et d’assumer ses décisions. Enfin, il a toujours plaidé à Lyon pour l’association droite/gauche inaugurée par Raymond Barre et surtout pour le travail en commun du public et du privé.

Gérard COLLOMB est un homme dur en apparence, mais on l’a vu récemment, c’est en fait un grand sensible qui se contrôle et qui sait masquer cette sensibilité le plus souvent.

J’ai dit et je persiste à le dire que pour moi la gauche et la droite c’est différent, mais après 10 ans avec Gérard Collomb je sais qu’il est de gauche et je n’ai pas de doute sur ce point.

Il a choisi une route, pas par opportunisme (comme beaucoup) mais par conviction. Il a pris des risques et il n’a fait qu’assumer ce à quoi il croit viscéralement.

J’ai pour lui du respect même si je n’ai pas suivi son choix.

Alors « bonne chance Monsieur le Ministre ». Je sais que servir Lyon était son vrai moteur, et je sais que servir la France mérite quelques larmes quand au fond de son cœur on y croit très fort.

Comme on dit en Corse Pace e salute cher Gérard, et bonne route.

La parole à : Bernard Cazeneuve


Brexit : Good luck !


Négociateur en chef de l’Union Européenne, Michel BARNIER a clairement évoqué le fossé qui sépare l’Union Européenne et le gouvernement britannique.

Le Royaume-Uni n’est ni dans l’Euro, ni dans Schengen et donc quitter l’Europe c’est quitter le grand marché européen.
Après 1 an et n’en déplaise à Madame LE PEN, les signes ne sont pas bons pour la Grande Bretagne. L’inflation liée au repli de la Livre commence à peser sur la consommation du pays. Le PIB britannique ralenti avec une croissance en baisse (en-dessous de la moyenne européenne).
Donc après 1 an, les Anglais qui, en matière économique, faisaient plutôt mieux que le reste de l’Europe font aujourd’hui moins bien.

A tous ceux qui proposent de sortir de l’Europe aux législatives, et bien « Good Luck ! »

Retour sur le Silex 1… en accéléré !


Jeudi soir, j’ai inauguré aux côtés de Michel LE FAOU, Vice-Président de la Métropole de Lyon, et de Christophe KULLMANN, directeur général de Foncières des Régions, le Silex 1.

Situé rue Bouchut, ce nouveau bâtiment témoigne concrètement de l’avancement du projet Part-Dieu. Après l’inauguration récente du 107 rue Servient, puis du Terralta sur Vivier Merle, les architectures contemporaines requalifient progressivement les rues de ce quartier emblématique pour la ville, pour la métropole, mais aussi pour le 3ème arrondissement. En effet, Silex 1 n’est pas qu’une proposition de bureau puisqu’environ 1 000 m² seront ouverts sur la ville avec un espace de restauration et un local commercial accessible de la rue.

Je vous propose donc un retour en images sur ce chantier qui aura duré 2 ans :

Débat post-présidentielle


A la demande de Mag2Lyon, j’ai participé, lundi, à un débat avec M. FORISSIER, M. BONNEL, Mme COATIVY et M. KOTARAC, sur la présidentielle et l’enjeu des législatives. J’ai précisé d’emblée que je ne représentais ni le PS, ni le candidat que j’avais soutenu au 1er tour mais que je m’exprimais à titre personnel et en toute liberté.

Voilà, en gros ce que j’ai dit, ce qui, je crois, ne surprendra pas les fidèles lecteurs de ce blog :

1. J’ai d’abord dit que l’atmosphère générale de la campagne était, pour moi, irrespirable du fait des affaires liées aux candidats FILLON et LE PEN. Cela dit, j’ai aussi ajouté que plusieurs débats avaient toutefois eu lieu et notamment ceux sur le “monarque républicain” et la réflexion sur l’évolution de nos instituions (6ème République, rôle du 1er Ministre, liens entre les parlements nationaux et européens) mais aussi les débats concernant l’Europe, la moralisation de la vie publique avec la nécessité de renouvellement, le rôle de la société civile, la sécurité, l’éducation, l’avenir du travail et bien-sûr les solutions pour l’emploi. J’ai aussi exprimé mon regret d’une absence de débat sur le sport et la culture.

2. J’ai dit ma déception d’avoir vu Benoît HAMON (après un très beau discours à Bercy) arriver épuisé au 1er débat télévisé qui demeure crucial pour les dynamiques de campagnes. J’ai regretté sa non-ouverture vers ceux qui avaient, comme moi, voté pour Manuel VALLS aux primaires.

3. J’ai bien évidemment redit à quel point le débat sur l’Europe me paraissait être, à la fois, la ligne de fracture et d’accord entre les français.

4. J’ai rappelé le constat du 1er tour : 22 % des français se sont abstenus et 21 % ont voté pour une rupture voire la lutte des classes. Emmanuel MACRON a, quant à lui, obtenu 18 % des votes des inscrits.

Au 2nd tour : 14 millions des Français se sont abstenus, 11 millions ont voté LE PEN et 4 millions ont glissé un bulletin blanc ou nul. Au total, ce sont donc 29 millions de Français qui n’ont pas voté pour notre nouveau Président qui a eu 20 millions de voix (58 % si on compte les blancs et nuls).

5. Pour les Législatives, vous lirez le débat. A ce stade, impossible pour moi de dire qui représentera le mieux le Parti Socialiste puisque de nombreux élu-e-s et militant-e-s qui se réclament d’En Marche sont issu du PS. D’ailleurs, les investitures annoncées hier pour Lyon sont, à ce titre, révélatrices.

6.       Pour conclure et comme on me le demandait, j’ai proposé 3 thèmes clés pour moi qui ne vous surprendront pas : Emploi, Jeunesse, Santé Environnement. J’y ai tout de même ajouté le thème de la rénovation des institutions en France et en Europe.

Publié aujourd’hui, je vous encourage à lire Mag2Lyon car le débat était intéressant. J’espère que la citation de Michel FORISSIER restera dans l’article car je l’aime bien : « j’ai peu de considérations pour ceux qui quittent le navire quand le bateau coule ».

Il y a 30 ans, exactement…


Le 11 mai 1987, démarrait, à Lyon, l’un des procès les plus médiatisés, le procès du « Boucher de Lyon », celui de Klaus BARBIE. Le 4 juillet, après huit semaines, l’ancien dignitaire nazi et chef de la Gestapo à Lyon était condamné pour crime contre l’humanité à la réclusion criminelle à perpétuité.

Lundi, lors de la commémoration du 8 mai, j’ai évoqué l’importance de se souvenir de ce procès (cf mon discours) : Mené avec rigueur, filmé pour la postérité, le procès Barbie fait, encore aujourd’hui, œuvre de pédagogie. Il nous rappelle que parmi les bourreaux, nul n’est à l’abri de la justice. Il nous rappelle aussi que là où il y a des bourreaux, il y a toujours des Justes.

Pour moi, ce sont bien sûr les mots de  Sabine ZLATIN témoignant à la barre de la rafle des 44 enfants d’Izieu qui sont gravés dans ma mémoire et que je rappelle souvent à mon souvenir « Les enfants ? Les 44 enfants, c’était quoi ? C’était des Résistants ? C’était des Maquisards ? Qu’est-ce qu’ils étaient ? C’étaient des IN-NO-CENTS »

Lyon se souvient. Lyon se rappelle. Lyon commémore l’affaire pour ses générations futures. L’occasion de rappeler aussi que dans les années 30, ces discriminations étaient insidieuses et avançaient à visage masqué dans une Europe qui traversait une crise économique et sociale majeure. Ne l’oublions pas. Cela doit nous éclairer sur le présent et nous rappeler que c’est un combat qui doit être mené au quotidien, à l’école, dans les associations, dans la sphère publique et privée. Nul ne peut en être exempté.

Ce printemps mais aussi à l’automne, de nombreuses conférences se tiendront à Izieu, à Montluc, à l’Hôtel de Ville, au Palais de Justice, au CHRD pour non seulement se souvenir mais aussi rappeler l’importance de la lutte contre l’obscurantisme, l’antisémitisme et le racisme. Pour plus d’infos sur les différents évènements, cliquez ICI.

Et ce dimanche 14 mai, je serai d’ailleurs à la Maison d’Izieu avec Serge et Béate KLARSFELD, Alain JAKUBOWICZ, Alexandre HALAUNBRENNER, Jacques VEDRINNE, Annette WIEVIORKA, Herta DAUBLER-GMELIN, Piotr CYWINSKI, Matthias GEMAHLICH, Michel MASSE, Samuel PINTEL, Carlo SALETTI pour une grande journée de rencontres à l’occasion de la commémoration de ce procès. Pour réserver : 30ansproces@memorializieu.eu ou pour suivre les échanges en direct : www.memorializieu.fr

L’engagement politique, c’est bien aussi !


Après une campagne particulièrement irrespirable, marquée par les affaires, je voudrais témoigner de l’intérêt et du dévouement de l’engagement politique.

Dimanche soir, comme l’ensemble des 58 présidents des bureaux de vote du 3ème, je suis allé vers les services de la Mairie qui centralisent, enregistrent et contrôlent les résultats et tous les documents que nous leur apportons, un à un.

Quand je suis arrivé, vers 22h00, étaient également présents, 2 anciens Maires du 3ème arrondissement (de droite), des élu-e-s mais aussi des militant-e-s verts, socialistes, communistes, des UDI, du PR, du Modem, tous présidents de bureaux de vote, tous fatigués d’être présents depuis 7h30 le matin, pour la 2ème fois en quinze jours.

C’est cela aussi le militantisme partisan et la politique, l’engagement au service de la démocratie, un engagement gratuit au dépend de sa vie familiale pour servir des valeurs qui nous sont communes.

J’aurai aimé faire une photo mais par respect, je ne l’ai pas fait. Cela restera cependant l’un des grands souvenirs de ma vie de Maire car, en réalité ce qui nous unit est tellement plus important que ce qui nous divise. C’est aussi cela, pour moi, la République.

J’ajoute que chaque Président est accompagné, tout au long de la journée, par des assesseurs et un fonctionnaire.

Les assesseurs (au minimum, 2) sont généralement mandatés par les partis politiques. C’est, en effet, grâce aux partis politiques, pourtant si critiqués lors de cette campagne, que la démocratie peut fonctionner correctement. Cette fois-ci, de nombreux citoyens indépendants se sont, d’eux-mêmes, proposés. Je les remercie très sincèrement.

Enfin, les fonctionnaires s’assurent de la régularité des procédures et apportent les réponses aux questions des citoyens et ce, avec le sourire et surtout, compétence. Le soir, dès 21h et jusqu’à minuit, à chaque guichet où nous rendions nos résultats, il y avait un agent de la Mairie attentif, vérifiant tout, posant les bonnes questions toujours avec le sourire même si les regards étaient fatigués.

Le personnel politique et les fonctionnaires, si décriés pendant cette campagne, ont en commun un mot important qu’il ne faut jamais oublier. Ce mot, ce dimanche, était le moteur de ces hommes et ces femmes, de tous les partis, et pour les fonctionnaires de, sans doute, toutes les opinions. Ce mot, un peu galvaudé, c’est « Servir (la République) ».

Je tenais, aujourd’hui, à partager cela avec vous, et leur dire, à nouveau « merci ».

Mon discours du 8 mai


Ci-dessous, le discours que j’ai prononcé, hier, devant le Monument aux morts du Jardin de l’église de Montchat, pour la 72ème  commémoration du  8 mai 1945.

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Cher-e-s ami-e-s,

Chaque 8 mai, nous nous retrouvons ici pour commémorer la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la 2nde guerre mondiale en Europe.

Se réunir ici, chaque année, c’est bien sûr se tourner vers le passé et rendre un hommage appuyé aux victimes et aux combattants. C’est aussi parler du présent et de notre attachement aux valeurs de la République française, en partie héritées de celles de la Résistance. Au lendemain d’une séquence politique que je ne manquerai pas de qualifier d’inquiétante, je suis soulagé de voir que nos valeurs républicaines l’ont, une fois de plus, emporté.

Car au-delà de nos différences, au-delà de nos divergences, au-delà de notre quotidien, au-delà de nos croyances, au-delà de nos appartenances, il est essentiel de rappeler ce qui nous rassemble ici, au pied de ce Monument aux morts de Montchat.

  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est le souvenir des morts pour la France qui étaient de toutes les régions, de toutes les origines.
  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est le souvenir de 6 années terribles pour les Français.
  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est le souvenir des horreurs de la guerre et de ses conséquences pour les familles à savoir, la privation, la perte et la douleur.
  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est le souvenir de la Shoah avec l’élimination méthodique de 6 millions de juifs et parmi eux, des 44 enfants de la Maison d’Izieu.
  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est l’oppression des minorités politiques, homosexuelles, tsiganes, des personnes handicapées, des francs-maçons.
  • Ce qui nous rassemble, aujourd’hui, c’est le souvenir de la déportation et du système concentrationnaire nazi.

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Elle cherche l’abstention


Il est évident que s’abstenir ou voter blanc, c’est de fait une demi voix à Marine LE PEN.

Je sais que des électeurs de FILLON ou MELENCHON, sincèrement anti-frontistes, songent sérieusement à ne pas voter MACRON, dimanche.

Si l’on prend le taux d’intention de vote pour Marine LE PEN, on peut calculer une valeur critique de participation à partir de laquelle Emmanuel MACRON perd l’élection.

Si Marine LE PEN est à 42 % d’intention de vote et que 90 % des gens qui disent vouloir voter pour elle le font, alors elle gagne si moins de 66 % de ceux qui votent MACRON le font. A 65 %, pour MACRON, Marine LE PEN gagne à 50,07 %.

Comme tout le monde pense que c’est possible, on peut avoir le phénomène Brexit où les anglais se sont fait plaisir persuadé que le « oui » ne passerait pas.

C’est simple, plis les intentions de vote pour Marine LE PEN sont élevées, plus le seuil nécessaire de participation pour MACRON augmente et ce n’est pas linéaire. Retenez que 2 % d’intention de vote en plus pour LE PEN fait monter de 5 points la participation nécessaire pour Emmanuel MACRON.

Le hashtag #SansMoiLe7Mai est objectivement un #RendezPossibleLaVictoireDuFN.

Ecoutez Marine LE PEN, elle ne cherche pas notre vote mais notre abstention. Sa mauvaise prestation de mercredi nous fait courir le risque de se dire « elle ne passera jamais ». Mais restons vigilent et responsable.

Nous pensions que Madame CLINTON devait gagner. Nous pensions que le Brexit ne passerait pas et pourtant.

Marine LE PEN veut notre abstention, le reste arrivera.

Non !


Non aux imprécisions !

Non à l’arrogance !

Non aux délires !

Non à la haine !

Non à la peur !

Non à Marine LE PEN !

Voilà, ce que m’inspire, ce matin, le débat d’hier soir. Rien de plus, rien de moins mais un haut et fort « NON » !

Vous ne pourrez pas dire je ne savais pas ! (2)


Voter Marine LE PEN, ce n’est pas anodin et il ne faut pas se laisser prendre par les sourires et les discours apaisés autour de photos marketings. La réalité la voilà.

Les liens de Marine LE PEN avec l’œuvre Française.

Fondée en 1968 sur les ruines de l’OAS, ce mouvement pétainiste et antisémite a pratiqué l’entrisme au Front national et de nombreux militants ont la double casquette comme le dit Pierre SIDOS, son fondateur. Vous voulez un exemple : Christophe GEORGY, candidat FN à plusieurs élections et animateur d’un site à la gloire de Léon DEGRELLE, ancien WAFFEN SS et leader d’un mouvement collaborationniste en Belgique. Exclu du FN en 2012, on le retrouve avec le tristement célèbre, Alexandre GABRIAC, en Rhône-Alpes. Son ami, Amaury NAVARANN, est toujours membre du bureau FN dans le Var et on retrouve d’anciens membres au comité national  du FN.

Les liens avec les identitaires

Le bloc identitaire, groupuscule xénophobe et anti-islam, est proche des dirigeants du FN issu du MNR de Robert MENARD et Bruno GOLLNISCH a fait des conférences chez les identitaires.

Les secrétaires départementaux

Rémi CARILLON, secrétaire départemental des Hauts-de-Seine, a posté une vidéo antisémite d’un ancien du Ku Klux Klan sur le site du FN92 en jugeant ses théories « intéressantes ».

Vincent GERARD, secrétaire départemental de la Haute-Vienne est un ancien du groupe skinhead Tolbiac’s Toads. En avril 2012, condamné pour menace avec une arme, il doit être exclu d’après Marine LE PEN sauf qu’une photo le montre en 2013 sur l’estrade officielle du 1er mai.

Si pour finir, vous ne voyez pas les liens avec les négationnistes, rappelons que les néofascistes et les néonazis se retrouvent facilement si on regarde qui sont les membres du service de sécurité de Marine LE PEN.

Enfin, le parti de Marine LE PEN est nourri de possibles escroqueries à l’Etat français et la mise en examen ne saurait tarder pour les escroqueries au détriment de la Communauté européenne.

On ne pourra pas dire : « On ne savait pas » !

Vous ne pourrez pas dire je ne savais pas ! (1)


La barrière n’est pas étanche, contrairement à ce que dit Marine LE PEN, entre le Front National et des groupes ou groupuscules extrêmement dangereux.

Les jeunesses nationalistes révolutionnaires, c’est le mouvement dissout de Serge AYOUB, l’ancien leader des skinheads parisiens dont sont issus les agresseurs de Clément MERIC. Marine LE PEN a déclaré ne pas connaître ce groupe. Pourtant, une photo datant de juin 2008 montre la présidente du FN au Local, le bar associatif de Serge AYOUB. En août 2010, elle dîne avec lui. En avril 2012, dans une vidéo, AYOUB appelle à voter Marine LE PEN et, « ce personnage dont elle n’a jamais entendu parler », distribue des tracts à Hénin-Beaumont pour la candidate aux législatives 2012. Ce jour-là, aux côtés d’AYOUB, on trouve Yohan MUTTE, impliqué dans l’attaque d’un bar gay à Lille.

Les liens avec le GUD (groupe union défense), l’organisation étudiante d’extrême droite, dont plusieurs membres déclarés sont dans l’entourage actuel de la candidate, sont également indéniables. Philippe PENINQUE par exemple, l’avocat, ne renie pas ses années GUD : « Bien sûr on se voit et on se connaît tous », « L’histoire nous rendra raison, nous sommes des résistants et des héros ». Autre homme clef issu du GUD autour de Marine LE PEN, son ami Frédéric CHATILLON, ex membre du GUD et ex directeur de la librairie révisionniste Ogmios. CHATILLON reste proche de la mouvance néofasciste européenne mais aussi du parti Baas de Bachar EL ASSAD. En 2008, il accompagne DIEUDONNE, « un pote », dans sa tournée à Damas.

Vous ne pourrez pas dire je ne savais pas… Rendez-vous ici demain pour de nouvelles piqures de rappel.

Quels grands enseignements tirer du 1er tour ?


Le sondage VIVAVOICE pour Libération apporte des réponses qui confirment mon post de mardi concernant l’Europe. En effet, 75 % des français envisagent le 2nd tour comme une opposition entre les pros et les anti-européens.

Il semble inexact de réduire le 2nd tour à venir à celui de la France « d’en haut » qui voterait E. MACRON et la France « d’en bas » qui voterait M. LE PEN. Seuls 49 % de ceux qui s’estiment en ascension sociale ont voté E. Macron et surtout, seuls 30 % de ceux qui s’estiment en régression sociale ont voté LE PEN.

Les optimistes ont voté à 40 % pour E. MACRON et les révoltés à 40 % pour LE PEN.

80 % des français estiment que pour l’avenir de la France, il faut une rupture forte avec les politiques menées jusqu’ici et 66 % des français (83 % des électeurs Macron) pensent que le clivage gauche/droite est dépassé.

Pour le 2nd tour, 60 % des français voient une opposition entre la France tolérante et la France intolérante envers les minorités. 55 % des français estime que le 2nd tour est joué d’avance donc 45 % pensent l’inverse. Ce chiffre permet je crois, de mobiliser, de déjouer le spectre de l’abstention, d’éviter les scenarios écrits d’avance. L’incertitude est quelque part salutaire.

Il faut voter et ne pas s’abstenir.

Inquiétude : le risque de l’abstention


Les jours passent et l’inquiétude commence sérieusement à me guetter. Aujourd’hui, je crains la banalisation de ce résultat du 1er tour et je crains que les Français, lassés, s’abstiennent le 7 mai prochain, ce qui favorisera, quasi-mathématiquement, le score de Marine LE PEN. Je souhaite à tout prix éviter le cauchemar de voir le Front National à l’Elysée.

Il ne faut donc pas hésiter une seconde et pour cela, deux conditions :

1.       Aller voter,

2.       et voter pour Emmanuel MACRON.

Sans cela, le risque est grand et l’inquiétude inéluctable.

Cette élection présidentielle ne m’a pas plu. Je l’ai souvent rappelé, j’ai d’abord soutenu une candidature de François HOLLANDE. Ensuite aux Primaires, j’ai voté pour Manuel VALLS et au 1er tour de la Présidentielle, Benoît HAMON. Vous le savez, Emmanuel MACRON n’était pas mon candidat. Je l’ai dit à plusieurs reprises, ce discours « ni gauche, ni droite » ne me satisfait pas.

Toujours est-il que notre démocratie demeure enviée par de nombreux pays et ce, même avec ses imperfections. Il faut aussi savoir perdre, c’est le jeu démocratique. Mais aujourd’hui, je crois qu’il appartient aussi à l’ensemble des responsables politiques démocrates et de nombreuses associations, syndicalistes et collectifs de convaincre pour barrer la route au Front national comme l’ont d’ores et déjà fait la CGT, le PCF, la LICRA, etc.

Je crois, comme l’a dit François HOLLANDE, que « les voix d’Emmanuel MACRON ne seront pas à lui ». Et, nous y veillerons, collectivement, en nous basant sur ce qui nous rassemble, à savoir la lutte permanente contre l’obscurantisme, la lutte permanente contre le racisme et la haine de l’autre, la lutte permanente contre le repli sur soi. Ce combat est à la base de mon engagement politique à la suite de l’accession de Jean-Marie LE PEN au second tour de la Présidentielle en 2002.

Je ne choisirai donc pas La France mais La France Ensemble.

Aujourd’hui, une seule solution, dimanche 7 mai, votons Emmanuel MACRON.

Le drapeau européen, un élément du décor ?


Marine LE PEN fait la chasse au drapeau européen sur les plateaux TV. C’est, évidemment, le cœur de son projet de quitter l’Union européenne. Et ce, même si elle module un peu son vocabulaire depuis dimanche soir.

Marine LE PEN prétend protéger mais n’a pas compris que le seul moyen de protéger les français dans la mondialisation, c’est justement l’aventure européenne.

L’Europe permet de mieux se faire entendre dans le monde. Comment définir les normes environnementales face à la Chine et les Etats-Unis sans l’Europe ? Comment lutter efficacement contre le terrorisme sans l’Europe ?  Comment lutter contre l’évasion fiscale sans l’Europe ?

Oui, nous avons besoin de l’Europe même si Marine LE PEN préfère livrer la France clef en main à la Russie de Vladimir POUTINE.

Souvenez-vous, mardi 18 avril, TF1 a retiré le drapeau européen, pour son interview, à la demande de Marine LE PEN. La chaîne a accepté cette demande « dans la mesure où le drapeau européen n’est qu’un élément de décor ». Si les grands médias ne faisaient pas de l’Europe un élément de décor, notre démocratie n’en serait, sans doute, pas là.

Oui, l’Europe doit évoluer. Oui, la bureaucratie bruxelloise doit être modifiée mais l’Europe est la solution à nos difficultés. Elle doit évoluer et la France doit y prendre toute sa part. L’Europe, c’est De GAULLE mais c’est aussi François MITTERRAND et Helmut KOHL, main dans la main. Pour le coup, je suis d’accord avec Emmanuel MACRON, l’Europe n’est ni de droite ni de gauche même si mon Europe est celle de la main tendue.

Hommage national


Ce matin, j’étais aux côtés du Préfet, de Jean-Louis TOURAINE représentant Gérard COLLOMB, de Martine ELBAHAR, mon adjointe à la Sécurité et de nombreux élu-e-s pour rendre hommage à Xavier JUGELE, policier de 37 ans abattu jeudi sur les Champs-Elysées.

Un temps solennel, mais aussi, émouvant dont on a tous besoin. Car comme l’a rappelé François HOLLANDE « l‘an dernier, 8 policiers et 14 gendarmes sont morts dans l’exercice de leurs fonctions ».

Toutes mes pensées vont, ce matin, à l’ensemble des gendarmes, policiers et personnes des forces de l’ordre qui, assurent notre sécurité, à tous. Je pense aussi, bien sûr, aux militaires en opération sur le sol extérieur et notamment à Julien BARBE, soldat français tué dans une attaque jihadiste le 5 avril dernier au Mali.

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