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La recherche médicale mérite attention (2/2)


Comme convenu dans mon blog d’hier et pour alimenter la réflexion, je vous fais part aujourd’hui des propositions d’Alain Fischer pour accroître l’efficacité de notre système de recherche :

1. Nécessité d’une revalorisation progressive mais substantielle du financement de la recherche, notamment en sciences de la vie en s’inspirant de la démarche allemande au cours de ces vingt dernières années. Réorienter une partie du crédit impôt recherche. Cet effort est indispensable pour attirer de jeunes chercheurs, constituer et renforcer le « tissu » de recherche du pays. Il faut éviter deux écueils : le saupoudrage et la concentration excessive des moyens autour d’un nombre trop restreint de chercheurs et d’instituts.

2. L’effort financier doit concerner en premier lieu les salaires à tous les stades de la carrière des acteurs de la recherche y compris les acteurs de la recherche clinique, mais aussi les équipements, les infrastructures et les crédits de fonctionnement des équipes de recherche.

3. Un effort de rééquilibrage au bénéfice du financement récurrent par dotation paraît nécessaire sous condition de la prise en considération effective de l’évaluation des équipes de recherche.

4. Évaluer mieux les équipes, moins souvent, et en tirer les conséquences. Simplifier et limiter la fréquence des évaluations des chercheurs et de leurs équipes. Cette évaluation doit suivre scrupuleusement les principes de la déclaration dite de DORA et les recommandations du COARA qui privilégient l’évaluation qualitative par rapport à l’évaluation quantitative.

5. Simplifier l’organisation des agences et opérateurs de la recherche. Pour la recherche biomédicale, confier à l’Inserm la responsabilité des agences thématiques et du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) afin de lui donner les moyens d’élaborer et de mettre en œuvre une vision stratégique globale de la recherche biomédicale et d’en assurer une bien meilleure efficacité.

6. Envisager une transformation de la structure du financement de la recherche en confiant aux EPST et aux EPIC non seulement l’attribution des dotations récurrentes aux équipes mais aussi le financement par projet dans leur champ respectif. Les capacités stratégiques des établissements seraient ainsi renforcées alors que l’organisation serait simplifiée : le financement de la recherche reposerait sur deux piliers, (universités d’une part, EPST/EPIC), au lieu de trois actuellement (universités, EPST/EPIC et ANR). Les alternatives consistant à conserver universités et ANR en supprimant les EPST, ou à conserver EPST et ANR en excluant les universités ne sont ni réalistes ni souhaitables.

7. Réformer l’organisation des CHU en rapprochant autant que possible les institutions en charge des trois missions principales (soins, enseignement et recherche), expérimenter en s’inspirant du modèle néerlandais.

8. Développer des instituts de recherche (modèle IHU) sur site au sein des CHU à chaque fois que possible en s’appuyant sur une solide évaluation a posteriori par les tutelles. D’une manière plus générale, élaborer une stratégie de site en s’appuyant sur les compétences et spécificités régionales.

9. Mettre en place un plan de développement de la recherche et de l’enseignement en santé publique au sein des facultés de santé mais aussi en UFR de sciences humaines et sociales et au sein des EPST. Mettre l’accent sur la question des inégalités socio-culturelles, sources majeures des inégalités en santé.

10. Renforcer l’emploi des docteurs dans les entreprises, poursuivre les actions de facilitation de l’innovation en santé.

11. Faciliter les transferts de la recherche fondamentale aux acteurs de la recherche opérationnelle, à la logistique et aux agences de régulation et d’autorisation des produits de santé.

12. Développer la culture scientifique à tous les âges de la vie, favoriser et réguler l’intervention des scientifiques dans les médias. Renforcer la place des experts scientifiques auprès des décideurs tant dans le monde industriel que politique.

La recherche médicale mérite attention (1/2)


Pour alimenter encore le débat, je souhaite partager avec vous des extraits de l’excellent rapport “La recherche médicale en France - Bilan et propositions” qu’a rédigé Alain Fischer, Professeur émérite au Collège de France, Président de l’Académie des Sciences.

Aujourd’hui, je livre ses constats et demain, je vous ferai part de ses propositions. Ses constats donc :

1. Affaiblissement progressif des performances de la recherche en France, notamment en sciences de la vie et en médecine/santé en comparaison avec les pays voisins ;

2. Financement insuffisant de la recherche en France malgré quelques efforts récents ;

3. Défaut d’attractivité des carrières de chercheurs (ainsi que de la formation par a recherche) du fait de salaires médiocres, de moyens de recherche souvent insuffisants et d’une complexité organisationnelle et administrative ;

4. Absence de vision stratégique d’ensemble de la recherche biomédicale dont le financement est émietté, pas toujours bien évalué et objet parfois d’effets d’aubaine ;

5. Part excessive du financement des équipes par projet plutôt que par dotations, ce qui fragilise la vie et la structure des équipes ;

6. Stagnation de la recherche privée, place insuffisante des chercheurs dans la définition de la stratégie des entreprises.

Alerte sur la recherche médicale française


Mercredi dernier, Alain Puisieux, Directeur du Centre de recherche de l’Institut Curie était aux côté d’Alain Fischer dans le studio de l’émission”Le téléphone sonne” pour alerter sur l’état préoccupant de la recherche médicale française.

Des propos que je partage évidemment.

A écouter ou réécouter en cliquant ICI

Les enfants d’Izieu au MAJH


Mercredi dernier, j’étais au Musée d’art et histoire du judaïsme (MAJH situé rue du Temple, Paris 3ème) pour vernir l’exposition « ”Tu te souviendras de moi” Paroles et dessins des enfants de la Maison d’Izieu, 1943-1944 » en collaboration avec la BNF et le Mémorial-Maison des enfants d’Izieu.

La Maison d’Izieu, ouverte par Sabine et Miron Zlatin, accueille de mai 1943 à avril 1944 plus d’une centaine d’enfants juifs pour les soustraire aux persécutions antisémites. Au matin du 6 avril 1944, les 44 enfants et 7 éducateurs qui s’y trouvent sont raflés et déportés sur ordre de Klaus Barbie, un des responsables de la Gestapo de Lyon. Seule une adulte en revient, Léa Feldblum, tous les autres sont gazés dès leur arrivée.

Après la rafle, la Directrice de la Maison, Madame Zlatin, qui était absente ce jour-là, est revenue et a récupéré les lettres et les dessins d’enfants. A travers ces archives, les enfants sont vivants dans le Mémorial de la République française.

La Bibliothèque nationale de France est le dépositaire de ce que Madame Zlatin a retrouvé (Izieu n’a que des copies) et pour la première fois, ce sont les originaux qui sont exposés.

Même si Otto Wertheimer n’a rien à voir avec la famille Wertheimer de ma mère (c’est un juif allemand), j’ai un attachement tout particulier pour cet enfant et ce sont donc ces dessins que je vous propose ci-après pour illustrer cette exposition que je recommande vivement !

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Un ménage nécessaire


La Fédération Française de Rugby a démarré ce ménage indispensable avec la démission de Bernard Laporte dont la position n’était plus tenable même s’il a fait appel d’une condamnation qui met en cause, entre autres, son éthique de dirigeant du rugby.

Le comité exécutif ne veut pas (encore) démissionner. Pourtant, un vote négatif sur le remplaçant désigné en son sein les met dans une position éthiquement très fragile. En tout cas, le ménage a commencé et il doit se poursuivre.

La Fédération Française de Football (FFF) est désormais sur le même chemin et la position du président Noël Le Graët est totalement intenable et sa démission n’est qu’une question de jours. Le rapport de l’inspection mandaté par la ministre des Sports met en cause aussi le comité exécutif et la Directrice générale, ce qui signifie, pour elle, la fin de son poste. Le comité exécutif, comme celui du rugby, mettra un peu plus de temps à comprendre mais l’issue semble inéluctable.

Le ménage est en cours et des élections seront nécessaires pour le rugby et le football pour repartir enfin sur des bonnes bases.

La parole au Consul général de Pologne à Lyon


Demain s’ouvre une très belle exposition « Maman, je ne veux pas la guerre ! » à la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés. Celle-ci fait un parallèle saisissant entre les dessins d’enfants polonais de 1946 et ceux d’enfants ukrainiens aujourd’hui, en 2022.

On voit que la guerre est toujours perçue de la même façon à travers les époques.

Vous trouverez ci-après le très beau discours inaugural qu’a fait alors le Consul de Pologne lors du vernissage :

« Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir et un honneur d’être parmi vous aujourd’hui et j’aimerais vous inviter pour l’ouverture de l’exposition polono-ukrainienne intitulée “Maman, je ne veux pas la guerre !”.

Merci de partager cet événement avec nous aujourd’hui.

Le titre de l’exposition est poignant en soi - un cri d’enfant contre la guerre. Un sujet très présent dans nos esprits depuis neuf mois.

L’exposition présente des dessins de 1946 d’enfants polonais, témoins des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, et des dessins d’enfants ukrainiens créés récemment, lors de l’assaut russe en cours sur l’Ukraine.

L’exposition est née d’un projet d’archives conjoint entre les Archives centrales polonaises des  archives modernes et l’Université nationale Taras Shevchenko de Kiev.

Ce sont des œuvres très émouvantes et stimulantes qui, malgré 76 ans d’écart, partagent des images des horreurs de la guerre vues à travers les yeux des enfants - les participants les plus fragiles  et les plus innocents des conflits armés.

Pour sa devise, l’exposition a emprunté une citation de Janusz Korczak - un pédagogue polonais et défenseur des droits de l’enfant, mort dans un camp de concentration parce qu’il était juif polonais, qui a dit un jour : “Un enfant n’est pas un soldat, il ne défend pas la patrie, bien qu’il souffre avec elle ».

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Faut-il renoncer au travail bien fait ?


Le travail bien fait est celui qu’on effectue conformément à sa conscience professionnelle (pour un soignant par exemple, c’est prendre le temps nécessaire pour la toilette d’un patient). Le travail bien fait s’accompagne d’un sentiment qui conforte l’estime de soi.

Le souci du travail bien fait se heurte aujourd’hui aux contraintes de gestion dans l’accomplissement des tâches et au manque de personnel dans presque tous les métiers. Cela aboutit à l’impossibilité de « bien faire » un « travail soigné ».

Cette situation donne lieu à des conflits sociaux d’un nouveau type qui ne portent pas sur des revendications salariales mais sur le travail lui-même comme on l’a vu récemment pour les professionnels des urgences ou des maisons de retraite.

Le travail nous engage et à la longue nous façonne et cette nouvelle conjoncture entraîne des dépressions, du burn-out, et une perte de l’estime de soi.

La solution, c’est l’écoute, ce sont les réunions d’équipe, c’est le compromis entre la situation et les objectifs élevés que chacun se pose.

La solution on l’a vu pendant le COVID, c’est de s’éloigner des procédures pour redonner de la place à l’humain et aux solutions du terrain. Les solutions de terrain parlent de pratiques, de personnes malades, d’éthique.

Non, il ne faut pas renoncer au travail bien fait mais il faut pour cela privilégier les solutions d’équipe et accepter que les solutions ne soient pas identiques partout.

Devant les difficultés de recrutement dans tous les métiers, c’est la qualité de vie au travail et le temps de bien faire les choses qui feront la différence et qui donneront envie de venir travailler à un endroit plus qu’un autre.

L’Holodomor et le conflit en Ukraine


Le 15 décembre 2022, le Parlement européen a reconnu la grande famine de 1932-1933 organisée par Staline comme un génocide. Cette reconnaissance correspond au 90ème anniversaire de ce drame, l’un des pires crimes de l’empire stalinien.

En 1929, Staline lance la collectivisation de masse remplaçant ainsi les petites exploitations agricoles du grenier à blé qu’est l’Ukraine par de grandes exploitations (Kolkhozes et Sovkhozes). Le but est de lutter contre les paysans riches dont Staline se méfie. Le plan quinquennal fixe des normes qui obligent à livrer 100 % de la récolte. « Toute tentative de faire baisser le plan est un acte fondamentalement antiparti ». Les paysans essayent de cacher de la nourriture, les maisons sont fouillées et les coupables, condamnés à mort.

Staline est obsédé par l’idée que la paysannerie constitue la colonne vertébrale d’une identité ukrainienne contre laquelle il veut lutter à tout prix.

4 millions d’Ukrainiens, hommes, femmes, enfants vont mourir de faim alors que les greniers à Moscou regorgent de 2 millions de tonnes de blé.

Il faudra attendre la fin de l’Union Soviétique et la Perestroïka pour que le sujet soit abordé sur la place publique. Dès 1998, une journée de commémoration est instituée en Ukraine et des monuments érigés et en 2006, le Parlement ukrainien reconnaît la grande famine comme un génocide perpétré par le régime stalinien contre le peuple ukrainien.

L’attaque russe actuelle est perçue en Ukraine comme la poursuite de la longue politique impérialiste russe d’asservissement de l’Ukraine.

Cette grande famine fait l’objet d’un silence assourdissant en Russie où Poutine l’a fait disparaître des livres d’histoire. Poutine ne cesse de nier l’identité ukrainienne.

Comme Staline, Poutine se trompe car plus la guerre dure, et plus l’identité ukrainienne se renforce.

L’Holodomor de Staline et l’invasion de Poutine ont pour objectif de détruire l’Ukraine et le résultat, à l’inverse, est de renforcer l’identité d’une nation.

SOS Arménie


Presque 100 ans (en 2025) après le génocide arménien, la Turquie avec la complicité de l’Azerbaïdjan est en train d’étouffer l’enclave arménienne du Haut Karabakh et menace un corridor à travers l’Arménie qui mène à l’enclave du Nakhitchevan.

Les Arméniens du Haut Karabakh subissent un blocus total et n’ont plus rien à manger. Il n’y a aucune autre issue qu’une reddition des Arméniens qui doivent accepter de devenir Azéris.

Une crise humanitaire s’annonce dans le silence feutré de l’hiver et Erdogan veut terminer le travail de 1915.

SOS Arménie, l’Europe se doit d’agir.

On ne peut pas laisser mourir ce peuple chrétien très ancien, victime d’un génocide qui n’en finit plus.

SOS SOS SOS Arménie !

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On se dispute la 1ère place du cimetière


Le parti socialiste dont je suis encore membre est moribond. Olivier Faure, élu en 2018, avec 86 % des voix des 89 527 inscrits.

L’élection puis le prochain Congrès de Marseille a réuni 23 000 votants et au mieux, Olivier Faure aurait 51 % des voix.

Faire fondre les militants, passer de 86 % à 51 % des voix, être incapable de proposer un programme de gouvernement et incapable de donner un résultat pour 23 000 votants et qui soit incontestable, voilà où en est le PS aujourd’hui.

Je me souviens : quand j’étais Maire du 3ème arrondissement de Lyon (plus de 100 000 habitants), je donnais les résultats des 58 bureaux de vote sans condition 3h après la clôture du scrutin.

Quelle honte….

L’accord avec la NUPES est un accord pour sauver des postes. Il nous oblige à « avaler » les positions de Mélenchon sur l’OTAN, l’Europe, l’Amérique du Sud et sur une version économique totalement illusoire. L’accord avec la NUPES, ce sont des sièges sauvés mais aussi ses électeurs traditionnels du PS qui ont voté RN, des militants qui s’en vont, des électeurs aussi…

Et voilà qu’on se dispute la 1ère place du cimetière.

Pitoyable !

Un livre à lire…


Il date de 2016 mais il est vraiment intéressant.

C’est l’histoire romancée du musicien Dmitri Chostakovitch, qui de compromissions en compromissions, sauve sa vie, accepte de signer des textes qu’il n’a pas écrits et de lire des discours qui ne sont ni les siens ni ce qu’il pense.

Le livre est une plongée dans les compromissions. Quand on a fait la première et mis le doigt dans l’engrenage, « une âme peut être détruite d’une de ces 3 manières. Parce que les autres vous font. Parce que les autres vous contraignent à vous faire à vous-même. Et par ce que vous choisissez de vous faire à vous-même. Chaque méthode est suffisante mais si les 3 sont présentes alors le résultat est imparable. »

On a beaucoup critiqué les artistes qui ont cautionné les atrocités du régime soviétique mais un trait de plume de Staline suffisait à vous faire disparaître ainsi que toute votre famille. Quel choix aurions-nous fait ?

Est-il possible de garder son âme ?

A ces questions cruciales, on peut trouver des réponses dans ce roman qui raconte une histoire vraie en scrutant l’âme d’un très grand créateur qui se débat dans le chaos d’une époque.

Je recommande vivement.

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Félicitations aux prix Curie 2022 !


Mardi soir, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux aux personnels de l’Institut Curie, nous avons remis les prix Curie au titre de l’année 2022.

C’est toujours un moment chaleureux. Et cette année, je dois dire que c’était particulièrement émouvant. Peut-être aussi parce que cela faisait trois années que nous ne nous étions pas retrouvés, tous, en présentiel.

Créés en 2017, ces prix récompensent les contributions fortes et emblématiques des collaborateurs de l’Institut Curie. Ces distinctions visent à reconnaître et valoriser le travail, les projets collectifs et l’engagement des personnels.

Cette année, ont été récompensés :

- Pauline Vaflard, oncologue médicale à Paris ;

- Stéphane Guitton, directeur adjoint des Systèmes d’information à Paris ;

- et Vincent Favaudon, directeur de recherche émérite Inserm à l’unité Signalisation radiobiologie et cancer (CNRS UMR3347 / Inserm U1021) à Orsay.

Chacune des trois interventions étaient tournée vers le collectif, les équipes, les valeurs, le soin, la recherche ! un vrai beau moment de partage qui témoigne encore aujourd’hui de l’esprit Curie et de l’engagement professionnel de nos collaborateurs.

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PS : Un parti coupé en deux


Dans le cadre du futur congrès de Marseille, deux motions s’affrontaient.

Olivier Faure, le sortant tenant de l’alliance avec la NUPES arrive en tête avec 49,1 % suivi de Nicolas Mayer-Rossignol, le Maire de Rouen avec 30 % et d’Hélène Geoffroy, Maire de Vaulx-en-Velin avec 20,3 %.

Seuls 22 000 militants ont voté. Certes, c’est 3 fois plus que chez EELV mais nous étions plutôt habitués à des chiffres autour de 200 000 votants. Le PS se meurt divisé en 2 et l’élection, jeudi, du 1er secrétaire devrait être serré. Celle-ci devrait donner gagnant Olivier Faure et devrait entrainer une véritable scission d’un parti qui, dilué dans la NUPES, n’a plus un discours rassembleur et qui a progressivement laissé partir une partie de son électorat vers le FN.

Bien-sûr, je voterai Nicolas Mayer-Rossignol mais la question demeure : qu’avons-nous à dire ?

Soit avec la NUPES, un discours d’opposition sans aucune chance de victoire, soit revenir à un parti de gouvernement qui doit s’adresser aux français avec EELV et viser à terme à gouverner à nouveau.

On verra demain mais je crains les tricheries habituelles qui déconsidèrent encore une fois ce parti qui a pourtant tant apporté à la France et qui, aujourd’hui, est rétréci et divisé.

Indignation !


Cette photo de la jeune Anastasia Shvets devant sa baignoire dans un immeuble bombardé à DNIPRO a fait le tour du monde. C’est la preuve d’un véritable crime de guerre.

Aucun objectif militaire à des kilomètres, des civils, chez eux, déjà privés d’électricité, de chauffage et de nourriture dans un froid glacial.
Désormais, il ne s’agit plus de penser à négocier avec Poutine mais de réfléchir à comment le traduire devant un tribunal international.

Et en attendant, aidons l’Ukraine et acceptons d’en payer un petit prix par rapport à ce que subit le peuple ukrainien.

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Welcome Snoopy !


La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de rencontrer Snoopy… Mais qui est Snoopy dont j’entendais parler dans les couloirs de l’Institut Curie depuis quelques semaines ?

Et bien, c’est la nouvelle recrue toute douce de l’Ensemble hospitalier !

Dans le cadre d’une étude sur le bien-être du personnel soignant et des patients, ce compagnon à poils a pour mission de détendre les patients, en particulier les patients qui ont du mal à communiquer. Il pourra également rendre visite à un malade une demi-heure avant un soin très anxiogène. En salle de pause, sa présence devrait aussi permettre d’alléger la charge émotionnelle du personnel soignant.
En plus du réconfort qu’il va apporter autour de lui, l’adoption Snoopy s’inscrit dans le cadre d’une étude chargée d’évaluer le bénéfice d’un chien de médiation dans le cadre hospitalier.

Faut avouer que Snoopy est très attachant :)

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La parole au journal Les Echos


Cet éditorial des Echos du 1er janvier 2023 « Le choc des égoïsmes » mérite réflexion. C’est la raison pour laquelle je la partage avec vous lecteurs :

« Egoïste. C’était en 1990 une publicité pour une grande marque de parfum. Sur la façade d’une maison à l’architecture inspirée de l’Andalousie, des fenêtres s’ouvraient brutalement les unes après les autres. Et des femmes qui semblaient sorties tout droit d’un film d’Almodovar hurlaient ce mot : « égoïste », dans une forme de compétition hystérique (très peu féministe).

Trente-trois ans plus tard, en 2023, cette publicité jadis branchée apparaît presque comme le meilleur résumé, sinon la meilleure explication au quasi-chaos du monde dans lequel nous vivons. Un monde dominé par les égoïsmes multiples et variés qui s’additionnent de manière négative les uns aux autres, jusqu’à mettre en danger le bon fonctionnement, voire à terme la survie de la planète.

Cet égoïsme semble être le produit de la rencontre entre l’individualisme le plus forcené et l’intolérance la plus grande. Mais son triomphe s’explique aussi par l’affaiblissement croissant de toutes les institutions qui pourraient jouer un rôle de médiation et de conciliation. Et cet égoïsme est d’autant plus dangereux qu’on en retrouve les manifestations à l’intérieur des sociétés autant que dans le domaine international, comme un facteur déterminant d’explication des conflits dans le monde.

Des moments collectifs fugitifs Lire la suite »

Pour les Lyonnais 


Dernièrement, j’ai découvert un livre intéressant, publié aux éditions El Viso par le Musée Saint-Pierre (le musée des Beaux-arts de Lyon) et intitulé : « Acquérir. De Palmyre à Pierre Soulages ».

Il montre les acquisitions du musée entre 2004 et 2021, soit plus de 800 dons ou acquisitions. Certaines sont des chefs-d’œuvre, quasi iconiques, d’autres moins connues. J’ai évidemment reconnu immédiatement le fameux Poussin « la fuite en Égypte » (Cf. mon post du 6 décembre dernier):

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mais aussi, le noir de Soulages :

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ou encore le blanc avec Debré :

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Et des antiquités… :

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Et mêmes des études pour les vitraux :

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Antiquités, objets d’arts, art ancien mais aussi du 19e et 20e siècle, achats et dons.

Tout y est.

A lire et feuilleter tranquillement.

La parole à Luc Perrino


Je donne la parole à Luc Perrino dans cet article « Marketing du hasard et du cancer », Humeur médicale du 17 novembre 2022 :

« La science mercatique est la plus achevée des sciences sociales, car elle sait décortiquer les invariants comportementaux de chaque classe. Un tableau ridicule, un yacht à usage portuaire, une psychanalyse pour chien ou un tatouage monstrueux se vendent avec une précision toujours renouvelée. Elle sait aussi exploiter le panurgisme jusqu’à désocialiser ceux qui n’ont pas le jeu vidéo, les chaussures, la barbe ou l’automobile correspondant à leur âge ou leur statut.

La mercatique médicale possède des leviers plus puissants, tels que l’angoisse et la vie éternelle, qu’elle manie avec une virtuosité digne des nonces et des augures de tous les obscurantismes.

Un seul exemple peut suffire. Le 2 janvier 2015, la revue Science publie une modélisation mathématique qui affirme que 65% des cancers sont dus au hasard des mutations cellulaires et très peu à l’environnement et au comportement individuel. Ils vont jusqu’à parler de simple « malchance ».

Toutes les agence de presse en sont informées et les heures de grande écoute sont immédiatement saturées par des journalistes n’ayant pas les moyens de comprendre l’article.

Un an plus tard, en janvier 2016, la revue Nature publie une étude aux résultats opposés : les cancers proviennent essentiellement du comportement et de l’environnement. Elle a peu d’écho, car personne n’aime répéter que le tabac, les UV, les fumées de diesel, les pesticides, les excès de viande et d’aliments transformés sont cancérogènes.

L’article de science avait asséné une vérité connue depuis longtemps ; les tissus les plus touchés par le cancer sont ceux qui ont le rythme le plus élevé de divisions cellulaires (peau, bronches, intestin). Il avait omis de préciser que si les mutations sont hasardeuses, elles n’en sont pas moins soumises aux agents cancérogènes externes. Il avait « oublié » le sein et la prostate. Il avait omis de parler des inégalités face au cancer, par exemple, un ouvrier a 10 fois plus de risque de mourir d’un cancer avant 65 ans. Le hasard est vraiment cruel envers les ouvriers ! Il semble aussi très cruel avec les fumeurs.

Alors, pourquoi tant d’omissions et un tel tapage médiatique pour un article plus mathématique que clinique ?

En février 2018, Science publie un autre article, a priori sans rapport, faisant la promotion d’une nouvelle méthode de détection de cellules cancéreuses par une simple prise de sang. L’écho médiatique est important.

Deux détails interpellent les rares observateurs attentifs. Les deux articles ont été sponsorisés par la fondation du magnat des supertankers, promoteur de la déforestation amazonienne et prosélyte de toutes les industries. Les auteurs sont presque les mêmes et la majorité d’entre eux sont actionnaires de la start-up qui propose ce test.

Un ingénieux marketing en amont, classique en médecine. Si vous voulez contourner la « malchance » en amont du cancer, venez faire notre test. Les gogos seront assurément plus nombreux que ceux des yachts, des tatouages ou du paradis. »

Repos et lecture


Un petit incident de santé m’a cloué au lit ce qui est vraiment rare.

Après 24h au fond du trou et un 2ème jour focalisé sur la cérémonie des vœux aux personnels de l’Institut Curie sur le site de Saint Cloud (que j’ai faite en visio), j’ai accepté (!!!!) d’être sage et de me reposer. Et donc lecture :

D’abord Civilizations de Laurent Binet Chez Grasset. Un livre amusant où Christophe Colomb ne découvre pas l’Amérique et où les Incas colonisent progressivement l’Europe. Et ça se finit avec Cervantes qui accoste à Cuba.

Ensuite, Danielle Steel roman que j’aime bien comme des millions d’autres. C’est l’auteur le plus lu au monde pour les romans et tous ses livres sont des best-sellers.

Je lis en anglais pour me faire pardonner ces romans qui finissent toujours bien avec donc :

- The high notes. Ça se déroule entre Las Vegas, le Tennessee et New York autour de la country music.

- The challenge : Une histoire d’adolescents perdus dans la montagne. C’est une comparaison entre le challenge du fric à New York et la vraie vie avec ce qui compte vraiment au fin fond du Wyoming.

- Et là, je commence Invisible toujours en anglais (vive les voyages aux USA) un autre des succès de 2022.

Les 3 seront édités en français en 2023.

Bonne semaine à toutes et tous !

Découverte scientifique !


Des chercheurs ont identifié une famille de neurones qui, en étant stimulés, ont permis à des patients souffrant de lésions de la moelle épinière de marcher à nouveau.

Cette découverte, faite chez neuf participants, marque une avancée scientifique fondamentale.

Leurs recherches viennent d’être publiées dans la revue Nature.

Ils ne pouvaient plus bouger leurs jambes, ni même les sentir. Plusieurs patients souffrant de paralysie à la suite de lésions de la moelle épinière sont aujourd’hui capables de marcher à nouveau grâce à une thérapie prometteuse développée par une équipe de recherche suisse. Pour cela, les scientifiques ont identifié le neurone spécifique qui est activé et remodelé par la stimulation de la moelle épinière.

Dans le cadre de l’étude, les participants ont reçu une stimulation électrique ciblée au moyen d’électrodes placées sur la région de la moelle épinière qui contrôle les muscles des jambes. Tous ont vu des améliorations immédiatement et ont continué à montrer des améliorations cinq mois plus tard, même en l’absence de stimulation électrique.

Ces neurones, appelés Vsx2, ne sont pas sollicités pour la marche des individus en bonne santé, mais se révèlent essentiels pour la récupération après une lésion de la moelle épinière. « Nous avons pour la première fois pu établir un atlas moléculaire de la moelle épinière d’une précision telle qu’il nous permet d’observer, neurone par neurone, l’évolution du processus de guérison »: explique Grégoire Courtine, professeur de neurosciences et codirecteur du centre NeuroRestore.

Un espoir formidable pour les personnes en situation de handicap.