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Un patrimoine vivant


Aujourd’hui, il y avait l’inauguration de l’espace associatif et de la MJC du 6ème. Il porte désormais le nom de Simone André. Ce nom est connu de tous les lyonnais. Cette grande dame est au cœur de la vie associative lyonnaise depuis 1970. Elle connait tout le monde, elle partage et elle accueille chacun avec une vraie générosité. Chaque association lyonnaise est fière de la compter parmi ses membres et il y a une vraie joie de l’associer au assemblée générale qu’elle rate rarement, tant la vie associative lui est chère.

L’an dernier, elle a accueilli plusieurs milliers de bénévoles à Lyon lors du forum international dont elle est présidente.

Simone est incontournable. Toujours enjouée, elle est ravie de partager y compris avec les plus jeunes, sans réserve, comme de vieux camarades ! Je ne l’ai jamais vu manifester un quelconque sentiment de frustration ou de morosité. C’est plutôt rafraichissant par les temps qui courent !

Aussi, je suis très heureux de cet hommage rendu aujourd’hui, et remarquons le, toute la classe politique s’est associée à cette initiative. Car Simone est au dessus des chamailleries politiques, elle fait partie du patrimoine vivant de Lyon, comme on dit au Japon !

C’est chaud !


J’entendais ce matin des agriculteurs bretons se plaindre du temps clément qui accélère la croissance des poireaux et des choux, d’où une surproduction et des baisses de revenus. Pourtant, qui a prêté attention aux débats de Durban sur le réchauffement climatique (débats escamotés en France, il est vrai, par le vrai-faux sauvetage du monde par Zorro-Sarkozy !).

« L’été 2003, pendant lequel nous avons connu cette vague de chaleur extraordinaire en août, sera un été moyen dans les années 2040 et l’un des plus frais dans les années 2060 ». Ainsi, Artur Runge-Metzger, négociateur en chef de l’Union européenne à la conférence de Durban sur le climat, résumait-t-il  ce qui nous attend, nous, habitants privilégiés de l’Europe de l’Ouest. Et ce n’est pas le pire.

Comme l’ont entendu les participants aux négociations, ce sont les pires catastrophes qui menacent  le monde avec le réchauffement climatique, selon le dernier rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Les évènements météorologiques extrêmes vont se multiplier, et la désertification, dans des régions où les habitants souffrent déjà souvent de malnutrition (Sahel, nord de la Chine), va s’intensifier. Et de 20 à 30% des espèces animales et végétales seraient menacées d’extinction. Sans oublier les risques accrus de maladies, paludisme, choléra, dysenterie, problèmes respiratoires … Certaines régions deviendront même inhabitables, entraînant de nouvelles migrations.

Selon le GIEC, le réchauffement est imputable à la hausse des émissions de gaz à effet de serre (3% par an en moyenne), qui ont atteint de nouveaux sommets en 2010.  Les pays en développement ont espérés un signal fort, les pays industrialisés et les grands émergents ne se sont pas engagés. Alors…

l’arroseur arrosé


François Hollande, c’est un candidat des années 70-80” : Brice Hortefeux considère, comme Henri Guaino, que François Hollande est “l’homme du passé”.

En 1981, François Mitterrand s’était illustré en répondant, déjà, à cette attaque de la droite, face à Valéry Giscard-d’Estaing : “Vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a 7 ans : ‘l’homme du passé’. Il est quand même ennuyeux que dans l’intervalle, vous soyez devenu, vous, l’homme du passif”.

Le parallèle des situations est troublant.

Le discours du Bourget


« Le redressement et la justice, maintenant ! »


Il y a 5 ans, les militants de l’UMP pouvait déclarer en revenant de Villepinte « j’y étais ! ». Aujourd’hui, les 15 ou 20 000 militants socialistes et amis pourront eux aussi se rappeler du  discours de François Hollande au Bourget. Un discours réellement magnifique dans une salle survoltée : car le premier challenge de notre candidat était de rassembler sa famille, d’abord. C’est fait !

Affuté comme une lame, François a inscrit son action dans la continuité de cette France qui s’est battue pour ses valeurs, en particulier de laïcité, de justice et d’égalité. Cohérent avec son programme, il a appuyé sur la poursuite de la décentralisation, comme source de progrès. Comme il a appelé à la fin des cumuls pour les parlementaires, à l’indépendance de la justice et à la liberté de la presse. Puis de tirer sans réserve sur le quinquennat qui s’achève, celui des hausses de salaire du président, celui de la finance (« le candidat qu’on ne verra jamais mais qui gouverne »), celui des bonus financier. Avec une pirouette que j’ai appréciée « j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent » !

Ce discours, on va en reparler, j’en suis certain car il est fondateur. Le passage sur l’égalité et la justice a été remarquable : je vous invite à le lire si vous ne l’avez pas entendu.  Aujourd’hui, l’espoir a grandi. Nous avons individuellement la responsabilité de le faire prospérer !

Je lisais dans le train que Sarkozy était confiant dans « l’effondrement de François Hollande ». Le sondage de samedi et le discours de ce jour ne vont pas dans ce sens. Et cela nous rend heureux !

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Remember : discours sur la courtoisie et sur..


L’indépendance des médias.

Cette vidéo montre le président-candidat au zénith de son arrogance sur un plateau de télévision : distribuant les mauvais points très lourdement au technicien son, tout en affirmant que « c’est une question de courtoisie ». Puis apostrophant un journaliste avec courtoisie et élégance par un « Tu es resté combien de temps au placard ? ». C’est effectivement élégant et courtois. Et pas du tout familier ce tutoiement menaçant (comprendre : je peux faire de même !).

Pour finir avec un « Vous pouvez m’interroger sur Carcassonne ? » à l’adresse du journaliste.

C’est cela l’indépendance des médias pour Sarkozy. Mais aussi la courtoisie.

Chant du cygne ?


Sommet social pour des prunes aujourd’hui. Des mesurettes qui n’ont même pas fait illusion 24h avec  comme d’habitude, un leurre pour occuper, cette fois ci  avec le logement social, pour le président qui voulait des propriétaires à coups de subprime en 2007.

J’entends déjà les commentateurs (de droite) vanter (avec difficultés) la puissance de l’engagement social (récent) de Sarkozy. Pensez, 400 millions débloqués pour relancer la machine sociale avec en point d’orgue la formation des chômeurs et des emplois ! Seul problème, ce n’est qu’un remake des propositions formulées et non tenues de 2008 et 2010. Dans leurs éloges, ces commentateurs oublieront certainement de rappeler  l’absence de dialogue, caractéristique française, encore une fois illustrée par le président lui même.

Et puis, pas d’allusion à la TVA sociale, qui va venir grever encore le pouvoir d’achat. Pas d’allusion non plus à la fin (de la fin) des 35 heures. Sarkozy aurait craint sa base, la droite populaire, celle qui ne va pas « à la soupe » mais qui craint pour sa réélection en mai. Il n’empêche, ce silence est significatif de la marge de plus en plus réduite du candidat qui avait choisi la fuite en avant comme programme. Pas de bilan, pas de programme possible…

N’est ce pas le chant du cygne pour le candidat qui se cache et pour le président qui devrait le faire ?

Hausse de la TVA sur les Transports en commun ! *


Parmi les multiples mesures prises par le Gouvernement pour tenter d’endiguer les déficits et la récession qui frappe notre pays et dont on peut douter de l’efficacité, certaines ont des conséquences lourdes et insoupçonnées. Vous connaissez la hausse de la TVA de 5,5% à 7% dans la restauration ou le bâtiment, mais vous ne savez peut-être pas que cette hausse de TVA s’applique aussi aux transports en commun.

Et oui, au siècle du développement durable, de la lutte contre l’effet de serre … le Gouvernement monte les taxes sur les trains, métros, tram, bus. Incroyable, non ?

Selon la logique gouvernementale, purement financière et sans préoccupation environnementale, c’est une bonne affaire pour les caisses de l’Etat vidées par Nicolas Sarkozy : 800 000 000 d’euros de recette en plus avec cette augmentation de TVA sur les transports en commun. Pour notre réseau TCL à Lyon, c’est 2 400 000 euros de TVA supplémentaire à payer chaque année par le Sytral à l’Etat. Mais qui doit supporter cette hausse de taxe gouvernementale ?

  • Le Sytral seul, en réduisant d’autant son budget pour le développement des transports en commun dans notre agglomération ?
  • Les usagers en répercutant cette hausse de TVA sur le prix des billets et des abonnements ?
  • Les entreprises à travers leurs versements aux transports ?
  • Les collectivités qui financent le Sytral (Grand Lyon et Conseil Général) à travers les impôts des contribuables ?
  • Un mixte de ces différentes solutions ?

Ce qui est certain, c’est que le seul gagnant sera le gouvernement et que les perdants seront les contribuables, les collectivités territoriales et les usagers des transports en commun

* Je remercie Jean-Louis Ubaud, Conseiller général d’Oullins, auteur de ce texte, d’avoir accepté que je  le publie sur mon blog.

L’être et le Guéant


En psychiatrie, on appellerait ça une névrose obsessionnelle. Après la circulaire du 31 mai 2011 relative à la maîtrise de l’immigration professionnelle, dite « Circulaire Guéant », bras armé d’une politique du chiffre en matière d’immigration légale, après le décret  du 6 septembre 2011 (pris pour l’application de la loi  du 16 juin 2011 relative à l’immigration, l’intégration et la nationalité et relatif aux titres de séjour) qui augmente de 30% les ressources exigées pour obtenir un titre de séjour étudiant, le Gouvernement a créé dans la loi de finances pour 2012, promulguée hier, une nouvelle taxe sur les diplômés étrangers devenant salariés…

Gratuit jusqu’en décembre 2008, le renouvellement d’un titre de séjour étudiant est actuellement soumis à une taxe comprise entre 55 et 70 euros après un an. A partir du 1er janvier, les diplômés étrangers devenant salariés, verront le tarif du premier titre de séjour passer de 85 à 349 euros, dès la demande. Une contribution de 110 euros ne sera pas remboursée, même en cas de refus.

Alors qu’une politique intelligente d’attractivité universitaire supposerait d’investir ou au moins d’inciter les meilleures étudiants étrangers à venir étudier et travailler en France, c’est exactement le contraire qui se passe. Pour des raisons électoralistes et idéologiques, le Gouvernement était prêt à sacrifier une génération entière d’étudiants étrangers - avant la mobilisation du Collectif du 31 mai, relayée par les syndicats d’étudiants, de salariés, le patronat, les universités, les Grandes écoles, les lycées français à l’étranger, les associations de défense des étrangers, les associations de défense des droits de l’Homme, les chercheurs, les intellectuels, les partis politiques, etc.

Malgré le revirement récent le mal est fait et l’image de la France à l’étranger est encore écornée. Cela se traduit déjà par la baisse des chiffres de pré-inscription d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur en France. A moins d’un coup de barre fort dans la direction opposée, cet effet risque d’être durable.

Vendredi 13


A 100 jours des présidentielles, les agences de notation ont envoyé un mauvais signal à Sarkozy en dégradant la note de la France.  Exit le « trésor de la France », exit le président sauveur et protecteur, exit les stratégies des milles et une nuits avec Angela voire Obama en boucle depuis 6 mois à l’écran. C’est un coup dur d’abord pour la France et pour les Français.

La dette nationale va nous couter encore plus chère ; nos emprunts personnels et collectifs également. C’est donc autant de pouvoir d’achat qui s’envole. Rien de réjouissant à dire vrai, d’autant que cette mesure sanctionne la politique erratique menée depuis 5 années. J’imagine également que notre président est vexé. Et que son état d’esprit n’est pas positif. Je crains donc qu’à la fin du mois, il n’annonce des mesures pour faire mal, presque pour sanctionner le peuple français qui le rejette toujours massivement. On va passer sans doute du père protecteur au père fouettard !

Je m’attends donc à tout à la fin du mois. Lui, doit s’attendre à un rejet encore plus fort du peuple français. Il avait ironisé sur les pays du Club Med (Grèce, Italie, Espagne,..). La France en fait désormais partie. Tous ces peuples ont dégagé leurs responsables. Nous savons ce qu’il nous reste à faire dans 100 jours !

100 jours


Aujourd’hui nous sommes à 100 jours du 1er tour, 100 jours pour faire oublier 2000 jours.

Nicolas Sarkozy avait beaucoup promis, il a peu tenu et il tente un vrai coup de poker en faisant le pari que la succession d’annonces tardives pourra faire oublier le bilan calamiteux du quinquennat.

La TVA sociale, je le rappelle, c’est aussi le chiffre 100 : 100 députés de gauche supplémentaires en une semaine, lorsque la majorité actuelle avait proposé en 2008 cette TVA dont tout le monde a compris qu’elle est antisociale. Cette année, c’est le chiffre 10 : 10 points de perdu depuis l’annonce de la TVA sociale par le Président chez les retraités (il perd 6 points chez les plus de 35 ans et 13 chez les 50-64 ans). Sa côte de popularité est la plus basse du quinquennat, 30 % de satisfaits avec 65 % d’opinion négative.

100 jours pour proposer quoi de crédible, pour dire quoi, pour faire croire quoi ?

Dans 100 jours, on sera à 15 jours du 6 mai. J’avoue mon optimisme.

Bon 6 mai à tous.

Remember : « la taxe Tobin est une absurdité.. »


Sarkozy est en train de battre tous les records de distribution de vœux. Heureusement que le mois de janvier n’a que 31 jours ! Remarquez, cela fait presque un mois qu’il n’a pas organisé un G20. Et cela fait déjà deux semaines  qu’il n’a pas annoncé que la France était dans un état grave mais heureusement qu’il était là, lui, le chef de l’Etat !

Et pour nous sauver, il lance chaque jour, mesures sur mesures. Evidemment, comme la majorité des Français, nous savons qu’il veut seulement occuper l’écran. Par exemple sur la taxe Tobin, écoutez ce qu’il affirmait en 1999 sur la taxe Tobin à Robert Hue :

Je suis… sans voix !


Semaine difficile qui commence début janvier avec un rhume carabiné et le dos bloqué. Le 4 janvier les vœux du 3e se passent bien avec beaucoup de monde et un Gérard Collomb en pleine forme. Et puis, jeudi matin, plus de voix du tout ! … et pourtant, 2 heures d’entretien d’évaluation avec une de mes collaboratrices du CLB puis remise du chèque de 22 000 euros à l’AFM avec discours et félicitations aux grands lyonnais qui ont récupéré des tonnes de vieux papiers.

Vendredi matin, toujours pas de voix et 2 heures de conférence téléphonique dans le cadre de la campagne de François Hollande (Santé) puis 4 heures d’examens à faire passer à 6 étudiants devant des malades, puis les vœux du Conseil Régional et le dîner de Section. Samedi, toujours pas de voix, mais galette de l’Elan de Lyon et nouveau discours où je leur livre un double secret : j’avais gagné la fève l’an dernier en présence de Lionel Lassagne (absent ce samedi), je n’avais rien dit mais je l’avais gardée dans ma poche toute la campagne ! Elle m’a porté chance. Le soir, j’essaye de ne pas crier quand l’ASSE égalise à la 95e mn mais la victoire de Bordeaux aux penalties me laisse sans voix.

Dimanche, repos avec OL La Duchère mais lundi toujours pas de voix pour une interview avec Le Progrès, puis vœux aux agents de la propreté (discours) et intervention à la séance du Grand Lyon sur RVI. Mardi, toujours aphone pour les vœux au personnel de la Mairie du 3e , puis remise à Paul Berliet d’une distinction, puis 2 heures de cours en cancérologie, et ce soir Conseil d’arrondissement : c’est pas terrible mais cela revient un peu.

Comme quoi, on peut faire beaucoup de choses sans voix !

Hommage à Charles Delfante


Le concepteur du quartier de la Part-Dieu nous parle de son projet…

« Hold up » sur la démocratie ?


Depuis quelques heures, nous croulons sous les dépêches annonçant le resserrement dans les sondages entre Hollande et Sarkozy, au premier comme au second tour. La tendance est à la hausse pour Sarkozy qui gagne 2 points dans le sondage IFOP du JDD, contre +0,5 point au candidat de gauche qui reste très largement en tête au second tour (+54%, -2)

Les stratégies sont effectivement très différentes : Sarkozy profite abondamment et scandaleusement de la tribune présidentielle pour annoncer tous les jours des mesures nouvelles. A-t-il  d’autre choix que la fuite en avant, qu’un ex ministre de droite a dénoncé comme étant un « sauve qui peut » ? Non, probablement pas. Son bilan est catastrophique, il n’a que l’illusion. Accentuer la peur de la crise et faire feu de tous bois pour qu’on ne distingue plus que lui. Ca marche pour l’instant. A grands coups de reportages d’une part, et de tirs de snippers de l’UMP d’autre part, lentement, le matelas d’intentions de voix  de Hollande s’est rétréci, après plusieurs semaines de silence médiatique. Mais pour l’instant, la partie n’a pas commencé.

Malgré cette grande agitation, il reste beaucoup de chemin à faire à Sarkozy, d’autant que Bayrou se renforce et que Le Pen ne mollit pas vraiment. La route va être longue pour le président-candidat non déclaré. Un sondage récent montrait que son impopularité restait très élevée. L’analyse des chiffres révélait surtout que 57% des Français estimaient qu’en 2007, il avait fait des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir. Comme en ce moment.

Baroin a estimé que la Gauche avait gagné en 1997 « par effraction ». Avouez qu’avec une telle impopularité, s’il est élu, ce sera un « hold up » sur la démocratie !

Remember: c’est aux Français d’en tirer les conséquences


Des raisons d’espérer


L’année dernière encore, à la même période, nous avions l’espoir que cette crise ne soit que passagère et que notre pays puisse retrouver rapidement le chemin de la croissance. Aujourd’hui, force est de constater que rien ne va mieux et que cette crise qui s’est peu à peu transformée en crise européenne, s’installe dans la durée. En face de cette crise, il faut se rappeler qu’un jeune tunisien, par son action, a provoqué la plus incroyable des réactions en chaine et un vent de liberté. Bien sûr, le génie de la liberté peut prendre la forme inquiétante de l’intolérance religieuse mais il ne faut pas désespérer car cette jeunesse arabe enthousiaste détient l’avenir de ces pays qui nous sont chers.

Le plus important dans ces moments de crise est de continuer à croire que nous avons en nous, ici en Europe, les ressources nécessaires qui nous permettront de faire face et de continuer. Notre jeunesse, pour nous aussi, est notre source d’énergie pour l’avenir et c’est en nous appuyant sur ses talents que nous irons de l’avant.

Notre jeunesse, mais aussi notre savoir-faire. Notre agglomération s’en sort mieux que beacoup d’autres face aux difficultés actuelles. Les nombreux chantiers lancés dans l’agglomération et la politique volontariste menée par Gérard Collomb sont créatrices d’emploi et facteur de dynamisme. Une politique volontariste mais aussi porteuse d’une vision de l’avenir, d’un modèle qui ne se contente pas de se projetter dans le court terme mais qui se veut responsable pour les générations futures. Beaucoup de lyonnais partagent cette vision. Cela doit aussi être pour nous un facteur d’optimisme car c’est le signe irréfutable que ce que nous réussissons ici dans la métropole, nous pouvons le faire à plus grande échelle.

Meilleurs voeux


En cette période de vœux, d’étranges messages contradictoires nous sont proposés : notre système social nous aurait permis d’affronter la crise mais il serait en même temps un poids qu’il faudrait alléger radicalement. Etrange contradiction encore entre un discours qui se présente comme protecteur des plus petits et qui dénie aux plus faibles, aux plus fragiles, le droit à une vraie protection et à un bouclier social.

Alors, que nous souhaiter pour 2012 ?

Je nous souhaite des mots qui guérissent au lieu de blesser. Je nous souhaite des initiatives communes qui libèrent l’énergie au lieu de l’étouffer. Je nous souhaite dans le 3e arrondissement des actions qui rassemblent au lieu d’exclure.

Je formule des vœux pour une année 2012 apaisée, solidaire, qui vous apporte la réussite personnelle et la santé et je vous assure de ma détermination au service de l’intérêt général.

Malgré la crise, je veux croire qu’il est possible d’espérer en cette année 2012, année déterminante pour notre démocratie.

Enfin, les plus fidèles d’entre vous l’auront remarqué, j’ai voulu pour cette nouvelle année moderniser un peu ce blog qui n’avait pas bougé depuis 4 ans. Le plaisir que j’ai a y écrire, lui, ne change pas !

Bonne année.

Est-ce vraiment sincère ?


Comme vous (peut-être), j’ai écouté les vœux du Président de la République. Avec attention et même bienveillance, cette période restant et devant rester un havre de sérénité. Très concentré, il a joué la partition à laquelle je m’attendais comme tous les Français du reste : l’heure est grave, mais il est là, protecteur de la Nation. Et demain, ce sera pire mais il y a de l’espoir.

En fait, j’ai été déçu. Sur le fond évidemment, puisque nous avons eu droit au discours rôdé depuis le mois de juin maintenant. Sur la forme, j’ai relevé quelques points d’irritation.

Tout d’abord, lorsqu’il évoque « la crise qui dure depuis 3 ans »… On comprend aisément l’astuce pour passer son bilan catastrophique sous le tapis de la crise. Ce n’est pas de sa faute, et cela aurait été pire s’il n’avait pas été là. D’un coté, des bilans factuels et de l’autre une affirmation sans fondement. C’est la méthode Coué. Autre point, lorsqu’il évoque les motifs d’espoir pour l’avenir alors même que les prévisions de la part de la dette sur le PIB va exploser en 2012, faute d’avoir pu décélérer sa croissance dès 2007 ! Les années à venir vont être dures et il faudra du temps pour redresser les comptes du pays. Enfin, j’ai trouvé grotesque le train de réformes imaginé dans les 3 mois. On pique à l’Allemagne certains points de politiques fiscales, à la Gauche, certaines propositions politiques, on mélange le tout et on espère que cela fera passer la pilule.

Tout compte fait et malgré la trêve des confiseurs, je m’interroge vraiment sur la sincérité de son discours ?

Bonnes fêtes


C’est la période magique de l’année. Celle durant laquelle chacun  abandonne les querelles et espère secrètement qu’il en sera de même chez les autres. C’est celle où nous espérons que la maladie, la solitude et la misère feront elles aussi la trêve des confiseurs !

C’est la période des enfants, de leurs rêves plein d’innocence et de leurs découvertes candides. C’est le moment béni des retrouvailles familiales autour d’une bonne table ou à défaut d’un téléphone pour échanger quelques mots d’affection.

C’est la période durant laquelle nous n’en finissons pas de faire des bises et de souhaiter du bien aux autres : de la santé, de la sérénité, de la réussite. Pour ma part, je sais que je vais entendre et je vais souhaiter moi aussi des vœux de réussite de notre candidat et que nous aurons sans doute des airs entendus en croisant virtuellement les doigts. Les plus bavards se risqueront même à des prévisions généreuses et rassurantes. Depuis longtemps, je pense à cette affiche québécoise sur laquelle une personne âgée se plaint de vieillir. Et à ses côtés, un enfant sans cheveux mais avec une perfusion rêve de devenir vieux !

Nos rêves ne sont pas forcément les mêmes. Mais ensemble prolongeons cette trêve des violences et profitons-en ensemble pour rêver à un pays généreux et solidaire.

Bonnes fêtes à vous.