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Une journée « n’importe quoi »…



Il y a des journées qui partent mal, on le sent, presque de manière animale !
Ce lundi, j’avais un petit pressentiment en regardant mon agenda dans lequel Anna avait réussi à glisser une réunion sur le cancer, une autre sur l’éthique à la FFF et enfin un rendez vous au PS. Petit départ frisquet ce matin pour prendre le train à 8h. Le TGV arrive à l’heure. Parfait. Nous montons nous réchauffer. Les cadres studieux ouvrent leurs ordinateurs portables et commencent à faire défiler les tableurs excel. D’autres continuent leur nuit. Moi, je plonge dans les journaux. Et je commence par l’Equipe et la belle victoire de l’ASSE. Il parait que Sarkozy était au Parc pour encourager les parisiens. Faut plus qu’il y aille !!
Chacun avait pris ses aises quand d’un seul coup, un magnifique éclair a réveillé le wagon suivi par un feu d’artifice. Diagnostic immédiat : rupture de caténaire. Je sens immédiatement le mauvais coup.
En quelques minutes, le diagnostic est partagé. Et là encore, un réflexe de survie fait se lever les plus réactifs pour aller au Bar chercher de l’eau, des sandwichs. On annonce une rupture de caténaire et deux heures d’attente. Très vite, nous n’avons plus d’eau dans le train, plus de chauffage, plus d’électricité, puis plus de batterie pour les ordinateurs, plus de WC, plus rien…Et bientôt plus de patience.
Nous voyons alors débarquer toute une faune : ouvriers, gendarmes, pompiers… Etrupture-de-catenaire nous, Il faut patienter. Encore une heure, puis deux avant qu’une bonne vieille locomotive diesel n’arrive pour nous tirer jusqu’à Macon.
Chacun parle à ses voisins. Les joueurs de l’OL (Cris et Ederson) montent assez vite le volume sonore avec leurs épouses, tout cela en brésilien. Devant moi, une jeune femme lance la conversation sur les avantages de Le Réunion versus l’île Maurice, trop touristique. Un enseignant s’inquiète d’abord puis annonce l’annulation de son cours à son correspondant. Deux dames sont prises d’un fou rire communicatif : elles ne pourront pas assister à l’enterrement auquel elles se rendaient. Etonnant ! Et enfin nous arrivons à Paris après 8h30 de retard pour bientôt… repartir !
Une journée vraiment « n’importe quoi ».

Désintoxiquons X. Bertrand puis débattons !


Le débat sur la retraite est reparti avec en perspective « un premier coup de bambou » à l’été pour les Français selon Fabius. C’est « un rêve » pour Sarkozy de mener cette réforme parait-il. Bon alors, essayons que son rêve ne se transforme pas en cauchemar pour nous.
D’abord les chiffres. Contrairement à ce qu’annonce (claironne) Xavier Bertrand, l’espérance de vie n’a pas explosé depuis 1982 : « «Quand la retraite a été mise en place à 60 ans, avec application en 1982, vous aviez au moment où vous partiez en retraite dix ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, quand vous prenez votre retraite à 60 ans, vous avez vingt-deux ans d’espérance de vie.». Depuis trente ans, l’espérance de vie n’a pas progressé de dix ans, mais de 4,9 ans chez les hommes et de 4,6 ans chez les femmes.
Mais nous savons que l’UMP est fâchée avec la gestion ! Heureusement que ce n’est pas Bachelot qui a lancé ces chiffres, nous serions tous centenaires.
Réfléchissons sur les conséquences pratiques de report de l’âge de la retraite.
Aujourd’hui, 40% de Français travaillent encore à 60 ans. Non désirés aujourd’hui par les entreprises, pourquoi les seniors le serait-il demain ? Devant ce constat implacable, la réforme de l’allongement de l’âge de la retraite revient tout simplement à réduire le nombre d’annuités de travail et donc les montants de pension.
Ensuite, il me semble qu’il serait préférable plutôt que de mettre des seniors au chômage en attendant leur pension, de proposer un vrai travail aux jeunes : plus de 23% n’ont pas de travail ou des jobs à temps partiel, ce qui conduit également à réduire d’ores et déjà leurs pensions de demain. Et par voie de conséquence, à ne pas en faire des cotisants aujourd’hui !
Enfin, parlons des femmes. Championnes malgré elles de la précarité, du temps partiel, d’inégalité de salaires (toujours autour de 20%), ce sont là encore les inégalités de pensions qui sont renforcées. Nous devrions développer au maximum les emplois du tertiaire (crèches, garde à domicile, assistantes de vie,..) afin de lutter contre ces précarités non désirées.
Je n’ai pas parlé du facteur pénibilité, c’est en base pour moi !
En fait, personne ne veut cette réforme. Ceux qui en veulent peuvent continuer, qu’ils continuent. Plutôt que de passer en force, Sarkozy serait bien inspiré de lancer un vrai débat national sur ce sujet, voire un référendum. Ce serait mille fois mieux que ce débat miteux sur l’identité !
Avant, il faudra désintoxiquer les représentants de l’UMP pour qu’ils comprennent le débat.

La parole à…. Jean-Jack Queyranne


Mon propos pourra paraître bien éloigné des temps d’une campagne électorale. Invité à m’exprimer sur le Blog de Thiery PHILIP, j’ai eu envie de vous parler d’un sujet qui  nous concerne pourtant tous.
Récemment, dans le cadre de “Drôle d’endroit pour des Rencontres“, ce festival de cinéma hors norme de Bron, qui connaît sa 19ème édition, j’accueillais Abderrahmane SISSAKO, le plus grand cinéaste africain. On lui doit notamment le film “BAMAKO,” admirable dissection du phénomène de la mondialisation à partir d’une case malienne.A. SISSAKO lance un projet qui vise à la réouverture de salles de cinéma dans les pays africains. La première sera le Soudan Ciné à BAMAKO, salle mythique fermée depuis 14 ans. Dans la capitale malienne, il ne reste plus qu’un seul cinéma qui ne programme que des films américains ! Il est proposé à chaque donateur d’acheter un fauteuil et l’argent récolté devrait être suffisant pour rénover la salle et assurer son fonctionnement pendant quelques années.
Cette action peut paraître bien modeste ou bien éloignée des préoccupations immédiates de tous ceux qui sont confrontés à la pauvreté, à la faim, au manque de soins.

Rêve d’intellectuels ? Je répondrai, comme le réalisateur burkinabé Gaston KABORE, “chaque peuple a besoin d’être confronté à sa propre image“.
La culture est à mes yeux, comme l’exprimait le grand écrivain antillais Edouard Glissant, un produit de première nécessité.

La région Rhône-Alpes a entrepris de soutenir DAKAR IMAGES pour permettre la production de films réalisés par des cinéastes africains. C’est la première étape, encore faut-il que ces films puissent être vus sur les chaines de télévision, comme dans les salles. Je défends la diversité culturelle face au risque d’uniformisation. Un peuple qui n’a plus la possibilité d’exprimer sa création artistique est un peuple qui est menacé dans son devenir. La mondialisation n’est pas seulement économique, elle est aussi culturelle. C’est une manière de résister à l’uniformisation et au nivellement que de permettre à des artistes de montrer leurs œuvres.

Eddy Mitchell déplorait dans La dernière séance la fin des cinémas de quartiers. Un de ses successeurs pourra peut être chanter avec Mory Kanté, la renaissance des cinémas en Afrique. Rhône-Alpes, avec les salles indépendantes de la Région, s’est associée à cette initiative.
Le cinéma les ALIZES à BRON a été ainsi jumelé avec le SOUDAN CINE.

Ainsi, l’Afrique nous sera plus proche

Ma nouvelle carte du PS


Je l’ai reçue  jeudi dernier. Ce n’est pas un moment anodin.

Adhérer au Parti socialiste, c’est rejoindre un combat contre l’injustice, l’arbitraire et le rejet de l’autre et de ses différences. C’est s’inscrire dans l’histoire, ancienne de plus d’un siècle, de femmes et d’hommes qui ont porté cet engagement pour changer la société.

Adhérer, c’est faire le choix d’être partisan et militant dans une société où la droite tente de nous imposer ses valeurs : l’individualisme, le libéralisme et la loi du plus fort.

Rejoindre le Parti socialiste c’est vouloir défendre des valeurs et un idéal. Ce que veut le socialisme, ce qu’il poursuit sans relâche, c’est l’émancipation de la personne humaine. Que chacun trouve, dans le cours de sa vie, les moyens de son épanouissement. C’est faire en sorte que les hommes et les femmes maîtrisent leur destin. Aujourd’hui, c’est concrètement la volonté de construire un nouveau modèle économique, social et écologique. C’est la volonté de faire progresser la capacité à vivre ensemble dans nos différences, dans la solidarité et la fraternité !
Ces valeurs ne se limitent pas à nos frontières. C’est pourquoi nous nous battons pour la paix, le développement, les libertés et les Droits de l’homme partout dans le monde.
Notre énergie collective doit être consacrée tout entière à cela.

On tourne en Roms…


 Ils sont là, 150 hommes, femmes, enfants, peut être davantage, sur un terrain vague, le long des voies ferrées. “Ils”… des roms qui se sont installés depuis plusieurs mois sur une parcelle bordée par la voie ferrée et de l’autre par des immeubles dans le 3ème arrondissement de Lyon.

Comme toute cohabitation de cette nature, celle-ci n’est pas bonne entre les habitants et les roms. Plaintes et représailles constituent le cercle vicieux classique. D’un côté la pression pour les expulser se fait plus grande, de l’autre, le « mode de vie » peut choquer en plein centre ville : les habitants se plaignent des tirs à la carabine sur les pigeons (qui seront mangés) ; le remblai de la voie ferrée a été “emprunté” pour gravillonner les chemins ; les arbres le long de la voie ont été coupés pour être brulés ; les déchets s’accumulent ; les sanitaires sont dans un état innommable.

Et le maire est au milieu des pressions de toutes natures.

Je comprends les riverains qui se sentent en insécurité. Mais en même temps, peut-on laisser vivre durablement des êtres humains dans de telles conditions au XXIème siècle ? Sans eau, sans ramassage des ordures ? Ce n’est pas acceptable. Et c’est dangereux. La SNCF se penche sur les dangers d’une telle présence si près des voies ferrées. Des associations se mobilisent pour aider ces familles. De bonnes volontés nous poussent à entretenir ce terrain, à l’aménager pour le rendre davantage humain.

Le hic, c’est que ce terrain ne nous appartient pas. Il appartient au Conseil Général qui a prévu une construction dans deux ans. En attendant, que le terrain vague soit squatté par des roms dans des conditions scandaleuses n’émeut pas du tout notre président du Conseil Général, accessoirement ministre de l’aménagement…

Souhaitons qu’il fasse mieux ailleurs !

Crispant comme un soir de résultat électoral…


Dimanche, la France a affronté l’équipe de handball de Croatie pour le titre de champion d’Europe. Pas de quoi en fait tout un post me direz-vous ! Et bien si…il faut en parler.
Quand deux équipes font jeu égal dans la force et dans la technique, alors, la partie peut se jouer sur quelques détails. Rappelons-nous du malaise de Ronaldo en finale de la coupe du monde de football. Rappelons-nous de l’effet « Mandela » lors de la coupe du monde de Rugby en Afrique du sud. Et puis, rappelons-nous de l’effet désastreux de la lecture de la lettre du Guy Moquet aux joueurs de l’équipe de France de rugby, dans les vestiaires, avant le match catastrophique contre l’Argentine : Merci Sarkozy !
Cette équipe de France de handball est géniale par ses qualités humaines et collectives. Pas de divas alors qu’elle a été championne du monde en 2009 après avoir été championne olympique l’année précédente.
Le match démarre devant un public rouge et blanc aux couleurs de la Croatie. A un but croate répond un but français. Coup pour coup. Les croates sont galvanisés. Chaque but est célébré par les supporters 100 fois plus nombreux que les français (pourquoi au fait ?). Les minutes passent. Seul l’entraineur français reste de marbre. Et lorsqu’il s’énerve pour un mauvais geste contre l’un de ses joueurs, le goal français Thierry Omeyer lui fait signe de se taire. Malgré le score étriqué, lui sait qu’ils vont gagner.
Et puis à la fin de la première mi temps, les français accélèrent, ils passent en tête après une puis deux expulsions croates. Ils craquent, c’est manifeste…Après trente minutes, trente minutes d’application, de supériorité évidente, les français sont devant, ils ont pris l’ascendant. C’est fini. Ils sont champions d’Europe !
Et moi, je suis debout, les bras en l’air, crispé puis délivré, comme après chaque élection …(gagnée, évidemment) !

Je suis le capitaine de mon âme


Je me suis échappé de la campagne pour aller voir Invictus. Je n’ai pas été déçu. Le rugby est là, mais il ne sert que de fil conducteur à une réconciliation décortiquée, analysée par ce cinéaste génial qu’est Clint Eastwood.

Il y a dans ce film un souffle, une ambition généreuse, un désir de réconciliation nationale pour créer un pays nouveau débarrassé des plus vils oripeaux qui soient, ceux de l’apartheid. Les acteurs sont au diapason du film, Morgan Freeman tient certainement le meilleur rôle de sa carrière.

En quittant la salle, j’avais le cœur léger. Je ne pus m’empêcher de penser à la politique française étriquée, menteuse ; l’absence de charisme du président devient frappante après une telle projection !

Vendredi, j’étais heureux pour Dominique de Villepin. J’avais bien entendu Lefebvre, le monsieur sans-gêne du président, demander un second procès. J’avais entendu également le président déclarer qu’il ne ferait pas appel (ce qu’il n’avait pas le droit de faire). L’homme est perfide. Le parquet a fait appel pour lui. S’il avait une parole, nul doute que Sarkozy renoncerait à être partie civile, ce qui éteindrait l’appel. Il n’a pas ce panache. Il n’a pas cette lucidité. Il n’a pas cet honneur.

Alors, j’ai repensé au poème de Mandela et je suggère à Villepin d’en faire sien :

« Depuis l’obscurité qui m’envahit,
Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l’étreinte féroce des circonstances,
Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l’horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme
. » (William Ernest Henley)

La parole à …. Dominique de Villepin


« Mon cher Thierry,
Permettez-moi cette marque de familiarité alors que nous ne nous connaissons pas mais que vous avez eu la gentillesse de m’adresser une pensée amicale ces dernières heures.

Ces dernières années ne furent pas plaisantes. Notre « ami « commun avait imaginé de me pendre à un « croc de boucher ». Napoléon avait eu au moins l’intelligence de faire fusiller son rival, le duc D’Enghien. Sarkozy n’a pas l’étoffe d’un homme d’Etat. Comme je le disais déjà en 2004, il lui manque cette profondeur dans laquelle les autres ont toujours peur de se perdre. Ce n’est pas de la dissimulation, c’est du mystère, et le mystère, c’est la force des grands hommes. Avec Sarkozy, tout est là, sur la table, en libre-service. Certains prennent ça pour de l’arrogance, de l’agressivité. En réalité, c’est de la faiblesse.

Ce soir, il a perdu mais, mauvais joueur il a annoncé qu’il renonçait à faire appel, ce qu’il ne pouvait faire en aucun cas ! Ce matin, il traitait encore Juppé de menteur au sujet de la succession de Seguin à la Cour des Comptes. J’avais déclaré que Sarkozy était un monsieur sans-gêne. Lui qui voulait être le début, il est le dernier…la rupture aura lieu derrière lui. Je le regarde et je l’observe, je lui fais confiance pour faire des conneries.
Ce soir, je suis heureux comme je le fus ce soir de février 2003, au Conseil de Sécurité de l’ONU où j’exprimais la voix de la France applaudie par l’assemblée. Depuis, cette voix a été trahie cent fois.
[je supprime le passage très personnel à mon égard]…
Comme vous me l’avez suggéré, c’est bien volontiers que j’accepte avec ces quelques mots d’être le 500ème post de votre blog.
Bien à vous
Dominique »

Lettre imaginée à l’occasion du double évènement, le 500ème post sur mon blog et le jugement de D. de Villepin, pour lequel je suis reconnaissant de ne pas avoir précipité la France dans la guerre en Irak.
En italique, extraits de propos de Villepin.

J’en ai marre


 Il y a des jours comme çela. Un ras le bol, un trop plein de travail, de rencontres, de soucis, de stress. Le temps n’arrange rien à cette situation : quand est ce qu’on va revoir le soleil ?

C’est vrai, j’en ai marre d’entendre, d’expliquer et de justifier la même chose. Prenez l’exemple de l’identité française. Il ne se passe pas une journée sans que je n’entende parler de la burqa. Ou que quelqu’un ne me demande mon avis. Autant le donner une nouvelle fois. Je suis contre toutes les manifestations qui rabaissent la femme. Je suis fermement contre le port de la burqa dans les lieux publics. Qui tire bénéfice de ce débat « à la c… » ? Peut être Copé qui se démarque par la droite de Sarkozy ? C’est petit !

Certains me disent que Sarkozy est très bien passé à TF1. Et que Martine Aubry aussi. Le premier est passé 150 minutes, la seconde seulement 8… trouvez l’erreur ! Et après sa séance « café du commerce », Sarkozy est parti faire un show à Davos, au club des riches de la planète. Il y est sans doute plus à l’aise.

Et le chômage. Il baisse. Vous y croyez vraiment vous ? À part le président, j’entends, même à droite, des conseils de prudence. C’est un minimum ! Quand on sait que quelques heures de travail suffisent à vous exclure des statistiques, il y a de quoi avoir des doutes. Et le million de chômeurs en fin de droit, il va être décompté où ?

Je viens de lire le sondage de Paris Match qui donne la gauche largement devant l’UMP aux régionales et un PS à 27%. C’est bien, non ? Pour peu, j’ai envie d’y croire.

Enfin un peu de soleil !

La fin du calvaire


 Regarder les émissions politiques de Sarkozy est tojours un calvaire. En général, nous avons droit à un grand bol d’eau tiède sucrée au « moi, je « et aussi au « je vais vous dire »…

Les serveurs sont aussi tièdes que l’eau, certains ont une carte de journaliste télé. Pas de telle prétention avec JP Pernaut qui nous a servi un royal et inimitable «une belle région comme les autres», en présentant l’origine d’une paneliste de l’entretien d’hier soir. Une heure, nous devions en avoir pour 60 minutes, nous avons pris pour cent-vingt ! Avec Sarkozy, c’est l’inflation, ceux des déficits publics, des salaires des patrons, des commandes de vaccins et des temps de passage du président à la télé.

Avec une telle entame, vous allez imaginer que je l’ai trouvé mauvais, Sarkozy ! Pas du tout. Je l’ai même trouvé excellent. Il faisait « peuple », il « causait » trop techno, certes (qui a retenu l’avalanche de chiffres ?) mais il était calme, compréhensif aux soucis de ses 11 concitoyens.

Très bon sur la forme, le style café du commerce lui convient.

Mais quel constat affligeant sur le fond, après bientôt 3 années de mandat ! Lui, le président du pouvoir d’achat, du travailler plus pour gagner plus, du zéro SDF en 2009, de la justice sociale, etc… Il a eu droit à une représentation (pourtant choisie par TF1 !) de la société française qui va très mal et où gagne l’exaspération. Sarkozy faisait rêver par son élan et son énergie. Hier, ses qualités se sont fracassées sur la réalité de terrain. Ses chiffres et ses gesticulations ne faisaient qu’accroitre le fossé entre la société et sa caste, celle de l’argent. Où est passé le temps du yacht de Bolloré ??

J’ai zappé progressivement pour voir jouer Zidane sur la 8. Fin du calvaire ce soir !

Racket… légal


En 2004, lorsque nous avons pris la responsabilité de la Région, nous nous étions engagés à ne pas augmenter les impôts sur le périmètre fixé par le législateur. Six années après, nos adversaires de l’UMP crient au scandale, à la tromperie, à l’augmentation des impôts régionaux.

Je maintiens que nous n’avons pas augmenté les impôts à périmètre d’attribution identique. En, effet, nos adversaires oublient d’expliquer deux points dont ils ne sont pas fiers mais complices :
1- Les transferts de charge : le gouvernement, voulant se donner des marges de manœuvre (en sus du déficit abyssal, en sus des augmentations des taxes), a décentralisé aux Régions toutes sortes d’activité avec les personnels et les charges. Près de 5000 personnes ont changé d’employeurs. Et le transfert de moyens a été partiel. Rien que sur 2009, l’écart entre la recette et la charge est de 55 M€, soit davantage que les hausses de taux d’imposition cumulées sur quatre ans !
Avec ce type de méthode, vous pouvez « rouler grand train » sur le dos de vos partenaires !
2- le plafonnement des recettes : l’UMP a fait voter une limitation des recettes (TIPP et Taxes Professionnelles). Sur la TIPP, la part régionale représente 15 centimes pour un plein de 60€. Devinez où partent le produit des autres taxes ? Sur la Taxe Professionnelle, le manque à gagner est de 90M€ sur 5 ans. Une paille au niveau du déficit de l’Etat mais qui permettrait de rénover combien de collèges ?

De manière délibérée, ce gouvernement a racketté les Régions en leur imposant des charges indûment ; et avec l’appui de la majorité présidentielle.
C’est un racket parfaitement organisé et …« légal» !

Techniques politiques


 

Depuis que je suis dans la politique, je potasse tous les dossiers qui me sont soumis, en restant pour les autres  en cas de surprise fidèle à mes valeurs. En parallèle, j’observe les politiques professionnels et en particulier Sarkozy. J’apprends, j’apprends encore …

 La technique qui me sidère encore est son affirmation selon laquelle il n’a « pas augmenté les impôts ». Je reviendrais sur les transferts de charges vers les Régions et sur les augmentations des taxes. Appelons cela la technique du racketteur !

 La bourde, c’est le quotidien de l’homme politique : Mme Jouanno, Secrétaire d’Etat qui propose d’automatiser les métros 1 et 14, ce qui est en cours pour le premier et en base pour le second. Idem, pour Philippe Meirieu, qui propose de rétablir les lignes de train en Ardèche (en cours) et la gratuité des livres scolaires (c’est déjà le cas). La technique de la tête de gondole a ses limites !

 Les situations « bourbeuses », on connaît également. Le « débat public » sur l’identité française s’est déroulé dans la préfecture du Rhône assiégée par les forces de l’ordre. Débat vraiment public ?

La récente nomination du président de l’EDF cumule ces situations empreintes du dirigisme monarchique tel que nous avions pu le voir lors de la tentative de « fiston » sur l’EPAD de la Défense. Pas de cumul de rémunérations avait assuré la ministre Lagarde. Pas se salaire indécent avait claironné le président. Au final, un montage totalement inédit où le président de Veolia devient aussi celui d’EDF, et que l’intéressé souhaite conserver les deux sièges. Un premier rétropédalage habille cette manœuvre en indemnités et malgré les discours délirants de L. Chatel, la polémique enfle : deux millions de rémunération. Sarkozy au bout d’une semaine de tergiversations, sent le danger. Il désavoue tous ses ministres et ses conseillers et impose un seul salaire à Proglio.

La technique du désaveu semble désormais bien rôdée : au suivant ?

La parole à …Jean-Philippe


Entraîner, c’est aimer

La politique est pour nombre d’entre nous quelque chose qu’il n’est pas facile d’appréhender.

La confiance n’est pas toujours au rendez-vous. Beaucoup préfèrent s’investir dans les causes associatives où ils ont le sentiment d’être utiles. Je fais un peu partie de ceux là. Mais j’ai un regard professionnel sur la politique et je suis attentif à ce qui se dit et surtout à ce qui se fait.

J’ai de nombreux amis maires ou maires adjoints impliqués dans la vie de leur ville ou dans leur travail ; leur participation est souvent considérable. L’élu local, quelle que soit sa couleur politique, aime sa ville, s’implique, il est souvent à l’écoute des citoyens. Thierry fait partie de ces hommes qui sont arrivés tard dans la vie politique alors qu’il a toujours, de part ses racines familiales, baigné dedans. Voir son implication, sa détermination me redonne confiance en la politique, celle de la vérité, celle de l’écoute, celle de l’envie parfois obsessionnelle d’être utile.
La campagne de terrain de Thierry ressemble à un pèlerinage. Chacun de ses déplacements, chacune de ses rencontres ont pour objectif pas uniquement de voir des électeurs, mais de comprendre ceux qui souffrent, de les aider, de transformer la vie. C’est cette façon de faire de la politique, au delà même des partis, que nous aimerions voir plus souvent. Cette politique de vérité, proche de nos contemporains où chacun peut avoir le sentiment d’être compris. Alors oui, l’engagement des personnes sera possible.
Cher Thierry, sois contagieux de ton engagement, de cette qualité d’écoute qui est la tienne et de cette façon d’entraîner les gens !

jp-acensi21Jean-Philippe Acensi , [avec la complicité de l'administrateur du site]
Délégué général de l’Agence pour l’Education par le Sport (APELS )

Crise et emplois.


Si je pose la question de la croissance (ou de la décroissance) et de la dette, c’est qu’aucun schéma ne me parait extrêmement évident dans une économie mondialisée (cf. mon post d’hier qui m’a valu quelques remarques acerbes). L’invective ne vaut pas démonstration !
Je poursuis donc.
Bien sûr, nous devons faire évoluer nos modes de vie, bien sûr, nous devons réduire les pollutions, économiser les énergies fossiles et l’eau. Ce n’est pas discutable. En 2004, malgré les emplois à la clé, nous nous étions clairement prononcés contre l’implantation d’un EPR en région Rhône alpes. Nous assumons ce choix 6 ans après sans problème. Dans cette période de crise, notre mission est double : nous devons à la fois stabiliser le présent et ses emplois, et imaginer l’avenir et les emplois nouveaux.
Stabiliser les emplois et les PME aujourd’hui, c’est être capable de débloquer rapidement des fonds pour que les entreprises ne ferment pas pour quelques dizaines de milliers d’euros en besoin de trésorerie. C’est donc se substituer aux banques. En 2009, près de 50 entreprises ont été sauvées par un fonds créé par la région.
Créer les emplois de demain, c’est mobiliser et aider la recherche, c’est organiser les ponts entre recherche, PME et parfois les clients. Rien que pour les emplois sur les énergies renouvelables, ce sont 10000 emplois que nous devons pouvoir créer en Rhône Alpes. Et il y a aussi les secteurs prometteurs comme les cleantech et les nanotechnologies.
Enfin, c’est poursuivre l’effort en matière de formation à l’artisanat avec un double défi : augmenter le nombre d’apprentis et trouver des réponses dans les prochaines années pour la transmission des très petites entreprises.
Dans une vieille région industrielle comme la nôtre, rien ne se fera avec un claquement de doigts et encore moins avec des réponses autoritaires imposées à 6 millions de personnes. La crise sert de révélateur des différentes visions de la société et des chemins politiques proposés par les uns et par les autres.
C’est donc dans ces périodes que le débat démocratique est passionnant !

Point d’interrogation


Je reviens sur le débat que j’ai évoqué hier avec un  point d’humeur à moins qu’il ne soit d’interrogation.
La dette  va nous paralyser dans les prochaines années et  va obérer l’avenir de nos enfants. Selon les économistes, deux solutions existent pour se sortir de cette situation : soit relancer la croissance (plus facile à déclarer qu’à obtenir), soit pratiquer une cure d’austérité ; et dans les deux cas, éviter toutes les  gabegies. Le gouvernement n’a pas les moyens de relancer ni même les idées. Quinquennat oblige, rien ne se fera avant 2013 concernant l’austérité. Après, je ne prendrai pas le pari !
Evidemment, il existe une autre voie, celle de chambouler toutes les cartes de la société, d’écarter le « modèle capitaliste ». Je ne suis pas certain qu’il aboutisse à des effets positifs pour une société, même si Olivier Besancenot et sa générosité me sont sympathiques. Je vois bien comment on peut rêver une autre société plus juste et plus équitable. C’est leur chemin que je ne comprends pas, je suis sans doute trop pragmatique !
Philippe Meirieu a avancé lors du débat une nouvelle formule, celle de la décroissance. La décroissance, nous l’avons depuis des mois et les chômeurs le constatent à leurs dépends tous les jours. Alors, une “décroissance  verte”, c’est quoi ? Et cela prend combien de temps pour arriver à un résultat positif pour les citoyens sans angélisme ni dogmatisme ? Est ce supprimer, par exemple, tous les véhicules d’une ville, fermer l’aéroport de St Exupéry, comme je l’ai entendu et lu ? Et la dette, on la rembourse comment ?
Je suis certain que mes amis seront ravis de m’expliquer un jour cette ver..(tueuse) décroissance

Débat et des sous


Le débat récent, organisé par le journal Lyon Capitale, a fait se rencontrer les têtes de liste des différents partis en lice pour les régionales en Rhône alpes. J’étais dans le public, attentif.
Plusieurs sujets ont été évoqués, et en premier lieu, les aspects budgétaires. Quelque part, j’attendais les attaques de la droite sur le thème du gaspillage d’argent public et de l’augmentation des impôts par la gauche. Gagné ! Oui, la Région est endettée, ce dont semblait s’offusquer Mme Grossetête pour l’UMP. Oui, la Région a investi et, à ce titre, la Région soutient largement l’économie.
Je cherchais d’autres points de repère : la dette de Rhône Alpes ne concerne QUE des investissements et s’élève à UN milliard d’euros, c’est ce que Sarkozy emprunte tous les QUATRE jours !! Et il emprunte pour rembourser les intérêts de la dette ! Et la dette publique explose  sans qu’une esquisse de solution ne soit donnée par ce gouvernement.
J.J. Queyranne rappela les chiffres, les investissements réalisés, la bonne cotation de la région sur les marchés ; puis il interrogea l’ex élue de St Etienne (ville tenue par la droite depuis 25 ans) sur le nombre d’années-budget nécessaires à cette ville pour régler la dette accumulée ? Pour la mettre sur la voie, Jean Jack expliqua qu’il faudrait 3 années-budget pour régler la dette de la Région. Silence gêné de Mme Grossetête pour St Etienne*.
Décidément, la droite est furieusement fâchée avec la gestion publique tant au niveau national que local. Au fait, quand a-t-on évoqué pour la dernière fois une cagnotte budgétaire en France ?

* ne restons pas sur un silence : la ville de St Etienne aurait besoin de 18 années-budget pour régler sa dette…

Il faut sauver Willy


Le trimestre précédent a été marqué par « l’affaire Frédéric Mitterand » et par la peu glorieuse ambition dévorante du fiston Sarkozy. Le trimestre qui démarre est déjà marqué par deux affaires : celle de Roselyne Bachelot et celle de Besson.
Comment se dépêtrer des deux pièges ? Celui de Bachelot sent fort l’incompétence, la manipulation voire le détournement de fonds publics. Celui de Besson a des odeurs putrides.
Pour le premier, la disparition de Philippe Seguin a été exploitée jusqu’à la dernière fibre. Cette mort est prématurée et donc injuste. Elle frappe les esprits parce que l’homme était attachant par son intégrité et ses débordements. Mais de là à lui organiser des funérailles quasi nationales, quand même ! Même l’intéressé aurait sans doute râlé contre cette exploitation qui a permis de faire oublier l’actualité chaude. Et quelques larmes (sans doute sincères de Fillon) bien relayées, et l’exécutif sauve un de ces membres.
Willy Bachelot est provisoirement sauvée. La France encore endettée, un peu plus.

Pour le second, il faut pousser le trash plus loin, jusqu’au bout. Un traitre et la représentante d’un parti à moins de 10% sur la plus grande chaine publique à 20h30 : dans quelle autre démocratie, cela peut il être imaginé ? Peillon a bien fait de ne pas venir à cette mascarade de débat. Ce que j’en ai vu m’a littéralement scandalisé et quand Marine Le Pen est interrogée par Arlette Chabot sur la Burqa et les minarets, sa surprise montre qu’elle n’avait pas imaginé descendre si bas !!
Willy Besson est content de lui. Le drame d’Haïti finira-t-il d’occulter ce débat ? Pas certain : Hier Gaudin dénonçait (aux côtés du traitre) le « déferlement des musulmans sur la canebière ».
Willy Besson est peut-être sauvé mais la France est souillée. Définitivement.

La glissade en studio


J’ai été interrogé récemment sur FR3 pour évoquer les difficultés du déneigement dans une grande agglomération.
Il y a quelques années, l’agglomération avait été totalement bloquée lors d’un épisode neigeux similaire. Cette année, il n’en fut rien. Patiemment, j’ai déroulé mes chiffres : 500 km de routes de niveau 1 (comprendre très prioritaire), 1000 km de niveau 2 (prioritaire) et encore 800 km de route moins sensibles (sauf pour ceux qui sont bloqués évidemment !). Les axes de niveau 1 ont été dégagés en moins de 4h, les axes de niveau 2 en moins de 6 heures et les autres, quand cela fut possible.
J’ai expliqué les responsabilités des uns et des autres, en particulier, celles des syndics d’immeuble qui doivent dégager les trottoirs devant les entrées. C’est souvent oublié, mais c’est la même obligation que le nettoiement général y compris celui des crottes de chien ! La responsabilité du déneigement du périph relève de l’Etat, les routes départementales du Conseil Général.
Près de 500 personnes se sont relayées durant 6 jours, 24h sur 24, avec un vrai dévouement. Cela ne m’a pas vraiment surpris : je partage régulièrement un déjeuner avec eux et je sais que nous avons des gens de grande qualité humaine.
Fin de l’interview. Le journaliste me conseille la prudence pour regagner mon bureau à quelques centaines de mètres. Il était temps. J’étais en train de glisser de ce minuscule fauteuil !
Un comble !

Il reste 60 jours…


Sarkozy ne veut pas d’une campagne des régionales. Il veut qu’on parle de lui alors que nous votons pour l’exécutif régional dans deux mois. C’est étonnant, nous verrons si c’est une bonne stratégie.
Ce soir, j’ai participé à l’inauguration du local de campagne de J.J Queyranne à Lyon. Les lancements de campagne ont un parfum particulier, un mélange d’enthousiasme et de craintes ; on s’encourage ; on prend des paris parfois osés avant de se raviser et de se rappeler les devoirs de campagne : convaincre, aller au devant des personnes, faire du porte à porte, tracter et convaincre encore.
inauguration-jjqTrop de monde ou local trop petit, de nombreux sympathisants sont restés dehors pour les discours. Avec Farida, Jean-Jack et Gwaendal, nous avons trouvé refuge sur les marches de l’escalier. J’attaque en expliquant que la campagne est lancée désormais sur les 9 arrondissements de Lyon. Que tous les jours, nous entendons les habitants nous rapporter le décalage entre les médias et leurs préoccupations. C’est flagrant ! J’entends systématiquement l’espoir d’une gauche unie. Pour faire face aux difficultés, personne ne propose de ralentir l’économie, voire d’organiser une décroissance économique.
Nous avons rappelé les réalisations de la région ; Jean-Jack s’est permis de faire allusion au journal « Capital » qui sur la base de plus de 15 critères, a évalué chaque région : la nôtre est classée première. Farida s’est permise de rapporter des propos » off » tenus par des militants UMP après le débat organisé par Lyon capitale, extrêmement flatteurs pour notre leader.
Nous avons un bon leader, un bon bilan, un bon programme, il reste 60 jours …

« Rendez vous Pavillon K »


Ce matin (comprendre hier matin), je lis sur mon agenda « RDV pavillon K, commission de sécurité ».
Pourquoi le maire du 3ème est tenu de participer à la commission de sécurité qui va donner le feu vert à l’ouverture de ce bâtiment après transformation ? Parce que la loi n’autorise que les adjoints municipaux (versus ceux d’arrondissement) à présider ces commissions. Or nous sommes que 9 élus de la majorité à pouvoir le faire dans un arrondissement plus grand que la ville de Chambéry. Et sur les 9 adjoints, 5 ont des délégations, donc cela revient souvent sur l’agenda de Jérôme Maleski et sur le mien…
Le pavillon K était celui de la maternité des HCL, la plus importante de la région.
Nous regardons méthodiquement les évacuateurs de fumée, les portes coupe-feu, … L’homme ressource dans ces visites, c’est le capitaine des pompiers qui vérifie méthodiquement, note, questionne.
Arrivé au premier étage, je redécouvre ce grand couloir qui menait aux salles d’accouchement. Nous avançons et je revois défiler les images des accouchements d’Irène, l’arrivée des 3 enfants, les joies et l’immense peine pour l’un d’entre eux, la sollicitude du Dr Philippe Audra. J’entends les pleurs des nourrissons. Je ne suis plus vraiment aux évacuateurs de fumées… A chaque naissance, famille et amis, nous nous lancions un « RDV au pavillon K », comme ce matin sur mon agenda, comme sans doute des dizaines de milliers de familles depuis des décennies : « RDV au pavillon K » !
Aujourd’hui, les salles sont vides, toutes réaménagées, blanches, propres. Pas de bruit. Elles attendent désormais leurs occupants, ce sera un service de gériatrie. La boucle est bouclée, le pavillon K peut renaitre à son tour !