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Octobre Rose

Aidez les femmes à surmonter l’épreuve du cancer du sein pour réaliser leurs projets de vie !

Chaque jour, 160 femmes apprennent qu’elles ont un cancer du sein. Un peu plus de 8 d’entre elles ont moins de 40 ans. Leur permettre de réaliser leurs projets de vie fait partie de notre combat contre le cancer !

“ J’étais en couple depuis quelques années lorsque mon cancer du sein a été diagnostiqué. Nous avions de nombreux projets avec mon mari notamment celui d’avoir des enfants. Pour moi, l’annonce de cette maladie a été un énorme coup dur et évidemment dans mon esprit c’était impossible de concilier grossesse et cancer. L’accompagnement des médecins a été fantastique car ils m’ont rassurée. J’ai fait un bilan médical complet 2 ans après la fin des traitements afin d’écarter un maximum les risques de récidive.

Nous avons la joie aujourd’hui d’être les parents de Charlie qui aura un an le mois prochain et qui nous comble de bonheur. La chaîne ganglionnaire n’ayant pas été touchée, j’ai même pu l’allaiter ! Aujourd’hui je remercie les médecins pour leurs soins et leurs conseils avisés et j’incite vraiment toutes les femmes touchées par la maladie à ne pas renoncer à leur désir de maternité. ” Delphine, 38 ans

A l’Institut Curie, 1er centre de recherche et de traitement du cancer du sein en France, chercheurs et médecins travaillent main dans la main pour fournir à chaque patiente la prise en charge la plus adaptée.

Ainsi, Institut Curie a mis en place une consultation d’onco-fertilité pour accompagner les femmes jeunes qui, comme Delphine, envisagent d’avoir un enfant. Améliorer leur prise en charge est une priorité, leur permettre de vivre leur vie de femme malgré le cancer est notre objectif.

EN SOUTENANT L’INSTITUT CURIE, vous faites de l’APRES CANCER UNE REALITE, POUR DE PLUS EN PLUS DE FEMMES ET VOUS RENDEZ POSSIBLES LEURS PROJETS !

- Vous contribuez à l’amélioration des techniques diagnostiques, des traitements et de la prise en charge, pour que de plus en plus de femmes guérissent de leur cancer.

- Vous permettez de fournir une prise en charge adaptée à l’âge et aux problématiques de chaque patiente.

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le Dr Olivier Delattre reçoit un “ERC Synergy Grant”


© Uriel Chantraine / Institut Curie

Le Dr Olivier Delattre, pédiatre, chercheur et directeur du centre Siredo, vient de recevoir un “ERC Synergy Grant” du Conseil européen de la recherche. Ce financement va lui permettre de percer les secrets des signaux entre les cellules tumorales et leur environnement avant qu’elles ne deviennent métastatiques. Avec l’espoir de mettre en place de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer, moins lourdes en effets secondaires.

Des millions de nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année et nous ne savons pas encore tous les traiter efficacement. Jusqu’à présent, la stratégie la plus efficace pour lutter contre la maladie consiste à attaquer et à détruire les cellules tumorales. Mais que se passerait-t-il si, au contraire, nous pouvions agir sur la nature même de la cellule, en modifiant son caractère agressif et en évitant les conséquences des thérapies invasives actuelles ?


Le projet sera financé à hauteur de 9,3 millions d’euros

Grâce à leur nouvelle subvention ERC Synergy Grant, les Prs Igor Adameyko, Susanne Schlision, Peter Kharchenko et le Dr Olivier Delattre intégreront des techniques moléculaires et statistiques innovantes ainsi que la bioinformatique, afin de trouver un moyen d’agir sur la nature cancéreuse des cellules elles-mêmes. Leur idée est d’empêcher l’évolution naturelle des cellules cancéreuses vers la phase métastatique, processus qui est insuffisamment contrôlé par les traitements actuels.

Un travail interdisciplinaire, la clé du puzzle des nouveaux traitements du cancer

Pour ce faire, ils travailleront à comprendre les signaux que les cellules tumorales échangent entre elles et avec l’environnement, et comment ces signaux conduisent à la différenciation cellulaire. S’ils arrivent à comprendre les secrets de ces messages, ils pourront les utiliser pour déclencher les modifications cellulaires souhaitées et changer la nature du cancer.

Le Pr Adameyko est biologiste du développement à l’Université de médecine de Vienne. Le Pr Schlisio est biologiste du cancer à l’Institut Karolinska, en Suède. Le Pr Kharchenko est basé à la Harvard Medical School aux États-Unis. Biologiste en informatique, il est réputé pour ses études sur les méthodes mathématiques d’analyse unicellulaire. Enfin, le Dr Delattre est pédiatre et généticien du cancer à l’Institut Curie en France. Il est directeur de recherche à l’Inserm et directeur de l’Unité cancer, hétérogénéité, instabilité et plasticité (CHIP), et directeur du Centre d’oncologie Siredo (Soins, Innovation, Recherche en oncologie de l’Enfant, de l’aDOlescent et de l’adulte jeune). Il est également responsable de l’Unité de génétique somatique du Service de génétique oncologique de l’Institut Curie.

Justin GODART : le Lyonnais honorable


Pas assez connu, Justin GODART est un homme honorable.

J’ai voulu vous le présenter en reprenant un interview où il parlait du cancer et de lui.

Je vous laisse le découvrir.

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Comment vous est venue l’idée de créer ce qu’est devenue la Ligue contre le cancer ?
Au début de la guerre, j’étais avocat, député de Lyon et vice-président de la Chambre. Je me suis engagé comme simple infirmier, avant de partir sur le front d’Alsace. Puis, en juillet 1915, j’ai été nommé sous-secrétaire d’Etat à la guerre, chargé du service de santé. Au milieu de toutes les horreurs de ce conflit terrible, j’ai découvert les souffrances des soldats atteints d’un cancer. À l’époque, on s’interrogeait d’ailleurs sur de possibles liens entre les traumatismes de guerre et cette maladie. Cela m’a donné l’idée de créer une organisation pour soutenir les malades, plaider leur cause auprès des autorités, et développer les soins et la recherche.

Comment avez-vous fait ?
Je n’étais pas tout seul. Le 14 mars 1918, nous avons créé la Ligue franco-angloaméricaine contre le cancer – c’était la grande époque des Alliés ! – qui deviendra ensuite la Ligue nationale française contre le cancer. Je l’ai fait notamment avec le professeur Hartmann, qui dirigeait des centres spécialisés à Paris, et son assistante le docteur Sonia Fabre. Je peux vous dire que, à l’époque, les femmes médecins se comptaient sur les doigts d’une main…

Vous avez ensuite présidé la Ligue jusqu’en 1956…
C’est vrai que, aujourd’hui, cela peut sembler une longue présidence… Mais tout était alors à inventer ! Il a fallu attendre 1923 pour qu’une loi consacre un budget spécifique à la lutte contre le cancer, 1930 pour l’organisation de la première « Semaine nationale de défense contre le cancer » et 1949 pour la première quête nationale. Et puis, je n’ai jamais perdu de vue l’origine franco-anglo-américaine de la Ligue. Parce que la maladie ne connaît pas les frontières, j’ai fondé en 1935 l’Union internationale contre le cancer, que j’ai présidée jusqu’en 1953.

Cent ans après sa création, quel regard portez-vous sur la Ligue d’aujourd’hui ?
Je me sens à la fois dépaysé et en terrain familier… Dépaysé, parce que tellement de choses ont changé : les progrès extraordinaires dans les soins et la recherche, la place des patients, le développement de la prévention, les politiques de santé publique… Et en même temps, j’ai l’impression d’être en terrain connu, car je retrouve intact l’engagement des origines : l’implication sans faille des bénévoles, la solidarité avec les patients et les familles, la défense des droits des malades…

Et pourtant, la lutte contre le cancer n’est qu’une partie de votre vie…
C’est vrai, je suis un homme d’engagement et j’ai eu la chance de pouvoir faire avancer des idées auxquelles je crois. J’ai été ministre du Travail et de l’Hygiène en 1924, puis ministre de la Santé. J’ai créé l’Office national d’hygiène sociale destiné à lutter contre la tuberculose. J’ai participé à la direction de la Ligue des droits de l’Homme. J’ai également créé l’hôpital Foch à Suresnes. J’ai aussi eu la chance de participer à la constitution de l’Organisation internationale du travail.

Pourquoi cet engagement ?
Parce que je crois en l’homme et en la justice. J’ai perdu mon père à 2 ans et ma mère m’a inculqué un certain nombre de valeurs auxquelles je suis resté fidèle toute ma vie. C’est ma plus grande fierté. Vous ne voulez pas en parler, mais vous avez été aussi honoré du titre de « Juste parmi les nations » pour votre action pendant l’Occupation. J’ai toujours été révolté par la haine et l’injustice. Cela m’a conduit à être l’un des quatre-vingts députés qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940 et à entrer dans la Résistance. Alors, quand la nuit s’est abattue sur l’Europe, ma femme Louise et moi avons abrité chez nous des Juifs traqués. Et nous avons dissimulé dans notre maison de Pommiers, dans le Beaujolais, l’argent servant aux actions de sauvetage des Juifs. C’est aussi pour cela que je me suis occupé de l’OEuvre de secours aux enfants.

Malgré toutes ces responsabilités et cette vie aussi remplie, vous êtes toujours resté un bon vivant !
Je suis ravi que vous me donniez l’occasion d’en parler. Car j’ai toujours aimé la vie et tout spécialement ma bonne ville de Lyon. Vous ne le savez sans doute pas, mais j’ai aussi présidé l’Association des amis de Guignol, un Lyonnais bien plus célèbre que moi… Et je me suis fait plaisir en écrivant une Anthologie du jeu de boules – une autre invention lyonnaise, contrairement à ce qu’on prétend dans le Sud ! – et La plaisante sagesse lyonnaise, un recueil de maximes locales pleines d’humour et de sagesse, rédigées en parler lyonnais. Méditez donc celle-ci : « C’est mal fait d’arriver à la fin de sa vie, juste au moment où on commence à savoir vivre » et j’en profite pour adresser un clin d’œil amical à ma famille. J’ai une pensée pour feu mon petit-fils, François Bilange, qui m’a consacré un ouvrage : Justin Godart ou La plaisante sagesse lyonnaise, et pour sa femme Christiane et leurs enfants.

Copyright illustration : Damien Vignaux

94 703 euros pour la recherche contre le cancer


dscf5517Grâce aux Trophées du verre de la Métropole de Lyon, 94 703 euros ont été collectés pour la recherche contre le cancer

La Métropole de Lyon organise depuis maintenant 6 ans la remise des Trophées du verre : une manifestation permettant de récompenser les communes les plus vertueuses et les plus engagées en matière de collecte du verre.

En 2018, cette collecte a battu un nouveau record avec 31 050 tonnes de verre récoltés dans les 2 555 silos du territoire métropolitain en augmentation de plus de 4,6% par rapport à 2017.

A cette occasion, les villes de Lyon (2e), Vernaison et Saint Fons ont été distinguées.

Lyon (2e) dans la catégorie des communes de plus de 20 000 habitants avec 1 682 tonnes de verre en augmentation de 7,8% par rapport à 2017.

Vernaison dans la catégorie des villes de moins de 20 000 habitants a reçu un Trophée avec une progression de 7,3% par rapport à 2017 et un total de 110 tonnes de verre.

Le prix du dynamisme a été attribué à la commune de Saint Fons qui est récompensée pour ses actions de sensibilisation auprès des habitants. Elle a notamment mis en place un partenariat avec les commerçants et les bailleurs sur le respect des consignes de tri des emballages et du verre.

Cela a permis une augmentation du nombre de silos (38 aujourd’hui contre 29 en 2013) ou la mise en place de silos à trappes.

Au total, ce sont 49 communes de la Métropole de Lyon qui ont participé à cette 6e édition des Trophées du verre et permis de récolter 31 050 tonnes de verre, un record. Pour chaque tonne de verre récolté, la Métropole de Lyon reverse 3,05 centimes d’euros à la Ligue contre le cancer.

Grâce à ce nouveau record de collecte, la Métropole de Lyon a remis un chèque d’un montant de 94 703 € à la Ligue contre le cancer. Pour Jacques Raphin, Secrétaire général du comité du Rhône, « déposer les emballages verre dans les silos ou containers est un geste citoyen mais aussi un geste de solidarité pour soutenir le combat contre le cancer. Ce geste qui se traduit par une participation financière de la Métropole représente une aide significative et encourageante pour les chercheurs engagés dans la mise au point de traitements innovants pour guérir de plus en plus de malades. »


Octobre Rose, mobilisons-nous !


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Le mois d’octobre est l’occasion de sensibiliser et de mobiliser autour du cancer du sein. Cette année, c’est autour de la prise en charge du cancer chez la femme jeune que l’attention est portée.

Chaque année, ce sont près de 3 000 femmes de moins de 40 ans qui sont touchées, représentant 5 % des cas. A l’Institut Curie, nous avons pu constater que c’est une réalité qui reste assez méconnue du grand public, voire des professionnels de santé. D’où notre volonté de donner un coup de projecteur sur ses spécificités. En effet, aujourd’hui, en France les premiers signes ou une grosseur inhabituelle ne bénéficient pas forcément du dépistage systématique proposé aux femmes de plus de 50 ans. En dehors des formes héréditaires identifiées (prédispositions génétiques liées à des mutations gènes BCRA notamment), les causes hormonales arrivent en tête des facteurs de risques : une première grossesse plus tardive (passée en moyenne de 25 à 30 ans ces 20 dernières années), des premières règles plus précoces, ce qui allonge la période d’imprégnation hormonale, donc les risques du cancer du sein.

Des progrès et une prise de conscience est donc indispensable pour mieux lutter contre. Dans le cadre de la modernisation du dépistage organisé du cancer du sein, un parcours de soin et de prévention sera mis en place dès 25 ans afin de mieux informer les femmes. L’idée est de proposer un dépistage, non plus en fonction de l’âge, mais en fonction du risque individuel.

De manière générale, le cancer du sein est aujourd’hui un cancer « de bon pronostic » quel que que soit l’âge de la personne atteinte puisque la survie est élevée (90 % à 5 ans).

Il faut donc en parler, sensibiliser pour proposer une surveillance adaptée à chacune et ainsi prévenir davantage.

Alors, parlons-en ! Mobilisons-nous ! Et portons toutes et tous le fameux ruban rose !

Nouvelle présidence à UNICANCER


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Le Pr Jean-Yves Blay, actuel directeur du Centre Léon Bérard, a été élu président d’Unicancer pour un mandat de 3 ans, ce mardi 8 octobre 2019, par le Conseil d’administration composé des directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des Centres des Lutte Contre le Cancer. Il succède au Pr Patrice Viens, directeur général de l’Institut Paoli Calmettes qui n’a pas souhaité se représenter.

En expliquant les grandes orientations qu’il souhaitait mettre en œuvre pour le plan 2019-2022 d’Unicancer, Jean-Yves Blay a indiqué qu’il développerait rapidement un programme stratégique à la hauteur des nombreux défis de notre système de santé. Il travaillera avec un bureau également renouvelé.

« La prise en charge des cancers a connu ces 10 dernières années des progrès sans précédent, résultat du transfert des connaissances en recherche au traitement du patient. Dans cette nouvelle mandature, nous porterons plus haut encore les valeurs d’Unicancer et de notre Fédération, tournée vers les patients, les innovations de rupture mise au service de tous, l’excellence de la prise en charge au quotidien, et la formation des étudiants, des soignants et des médecins. », a -t-il déclaré.

Je me réjouis de cette élection à la tête d’Unicancer. Je connais les qualités de Jean-Yves Blay et je lui fais confiance pour mener à bien les missions qui lui ont été confiées.

IL FAUT LUTTER CONTRE LA PENURIE DE MEDICAMENTS


Le 1er Ministre a réuni les acteurs de la filière car plus de 1000 traitements et vaccins sont concernés en 2019.

Un français sur 4 s’est déjà vu refuser la délivrance d’un médicament cette année.

La feuille de route du 1er Ministre prévoit une plateforme qui signalera des ruptures d’approvisionnement et sécurisera l’approvisionnement des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Elle propose aussi des sanctions de l’ANSM (l’Agence du Médicament) pour les laboratoires ou grossistes en cause.

Le comité de pilotage chargé de la stratégie de prévention et de lutte contre les pénuries de médicaments, placé sous l’égide de la Direction générale de la santé, installé depuis le 23 septembre se réunira trois fois par an afin de suivre les travaux menés sur les 7 thèmes suivants :

  • Transparence et qualité de l’information vers les professionnels de santé et les patients ;
  • Limitation de l’impact des pénuries pour les patients ;
  • Optimisation des procédures d’achats en établissements de santé ;
  • Prévention et régulation des pénuries ;
  • Amélioration de la réponse industrielle sur la sécurisation de la chaine d’approvisionnement ;
  • Renforcement de la coopération européenne ;
  • Groupe de réflexion transversal sur l’opportunité d’une solution publique-privée de production de médicaments en cas de pénurie.

La prochaine réunion aura lieu en janvier 2020. Le comité regroupe des associations de patients, des acteurs de la chaine d’approvisionnement, les ordres de pharmaciens et de médecins et les autorités nationales.

On peut espérer une amélioration rapide de ce grave problème.

Un derby dans une ambiance de feu


Un derby, cela se gagne et c’est ce que les Verts ont fait hier soir.

Un dénouement inverse des habitudes lyonnaises de marquer à la fin et de faire taire Geoffroy Guichard.

Cette fois, les Verts ont marqué à la 90ème minute faisant chavirer le chaudron.

Le nouvel entraineur a fait des choix forts et couronnés de succès mais surtout les joueurs ont suivi les consignes.

Le chaudron en fusion, c’est quelque chose !

Ecoutez….

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Santé-Environnement : le coeur des responsabilités métropolitaines


Une fois de plus, cette grande délibération est votée à l’unanimité.

Je suis « spécialiste » (Plan Oxygène…) dans les votes unanimes sur des sujets qui n’intéressent que peu les journalistes qui préfèrent lorsque l’on se déchire…

Et pourtant, ce sujet est central comme je l’ai expliqué dans mon introduction que je reproduis ici.

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CHIRAC et l’hommage aux Justes de France


Je termine cette évocation de Jacques CHIRAC par son hommage aux Justes de France qui est la suite logique du discours de Vel d’Hiv.

« Voici 65 ans en France, il y a la honte, il y a des ténèbres mais il y a aussi la lumière ».

« La majorité des juifs assassinés ont été livrés aux Allemands par Vichy et par les collaborateurs mais la plupart des juifs sauvés le furent par des Français ».

Voici le texte de ce très beau discours de Jacques Chirac.

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CHIRAC, l’homme qui s’est excusé au nom de la France


Jacques Chirac, c’est aussi le 16 juillet 1995 un discours de très haute tenue sur la Shoah qui tire un trait sur le passé et permet à l’histoire de prendre sa place. Ce discours mérite d’être relu et je le reproduis ici dans son intégralité.

« Il y a 53 ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français sous l’autorité de leurs chefs répondaient aux exigences des nazis ».

« Reconnaître les fautes du passé et les fautes commises par l’Etat ». « Ne rien occulter des heures sombres de notre histoire ».

Tout est dit. Relisez ce discours, l’un des plus beaux, prononcé par un Président de la République Française.

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Relisez ce qui est un morceau de l’histoire de la France.

Le président Chirac est mort


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Je laisse aux commentateurs puis, aux historiens le bilan.

Je souhaite aujourd’hui et demain insister sur deux points clefs de ce bilan :

En 2003, Jacques Chirac a lancé le 2ème plan présidentiel avec Bernard Kouchner.

Ils se sont appuyés sur les malades ce qui n’était pas si courant, et sur les professionnels dont je faisais partie (avec une étiquette socialiste qui n’était pas « à la mode »). Ce plan cancer a été suivi de 2 autres avec deux autres présidents (« le cancer n’est ni de droite ni de gauche »!) et les actions évaluées ont montré des améliorations constantes sous le chef d’orchestre, l’Institut National du Cancer (INCa) créé par Jacques Chirac et qui s’est imposé comme la plaque tournante de la lutte contre le cancer depuis la Prévention, le Dépistage, le Traitement, la Recherche et la Protection des personnes malades.

Un grand succès du deuxième mandat, on peut juste regretter l’absence de la vision européenne.

J’avais relu le discours initial et proposé un paragraphe qui n’a pas été retenu.

Ce sont les Allemand avec Manfred Weber qui ont imposé cette vision, 20 ans après et c’est dommage car je pense que l’INCa a un rôle à jouer au niveau européen … et ce n’est pas faute d’avoir essayé d’en convaincre aussi Emmanuel Macron depuis son élection par de nombreuses notes bien avant le Manifeste de Manfred weber (dont je suis cosignataire).

Le plan cancer présidentiel est un immense succès du président Jacques Chirac et les malades doivent lui en être reconnaissants.

Relire declaration-de-monsieur-jacques-chirac

FAUT IL ARRETER DE VAPOTER EN FRANCE ?


7 patients sont décédés aux USA et plusieurs centaines d’autres ont été hospitalisés pour de graves maladies pulmonaires.

Beaucoup de ces patients ont vapoté des huiles de THC (la substance active du cannabis qui est interdite en France). L’autre suspect est l’acétate de vitamine E qui n’est pas non plus autorisé en France.

Il faut donc être prudent mais les substances françaises doivent être autorisées et sont contrôlées et aucun cas n’a été détecté en France aujourd’hui.

Le cancer du col de l’utérus doit disparaitre


1100 morts en 2018 pour ce véritable fléau.

Le dépistage c’est moins de 60% de participation alors qu’il est de 80% au Danemark.

Surtout les femmes riches dont le risque est faible sont trop souvent dépistées aux frais de la sécu alors que les femmes d’un milieu socio-économique modéré dont le risque est supérieur ne sont parfois jamais dépistées dans l’ensemble de leur vie sexuelle.

Un dépistage organisé démarre en France dont l’objectif est de diminuer de 30% l’incidence et la mortalité dans 10 ans. Et surtout, il y a la vaccination qui est recommandée pour toutes les jeunes filles dès l’âge de 11 ans et pour les hommes homosexuels de moins de 27 ans. Cette vaccination doit faire disparaitre à terme le cancer de l’utérus.

Mois d’un tiers des populations ciblées sont vaccinées et il est urgent d’augmenter l’accès de ce vaccin dans la médecine scolaire.

Le cancer du col de l’utérus doit disparaitre.

Comportements dangereux des automobilistes


Comportements dangereux des automobilistes : la trémie n°3 de Perrache est fermée à la circulation

En raison de la fermeture de la trémie n°2, certains usagers adoptent des comportements particulièrement dangereux à l’entrée de la trémie n°3. Beaucoup d’entre eux venant du quai Gailleton et du pont Gallieni font marche arrière dans la trémie n°3 pour reprendre la trémie n°4. Face à ces comportements qui entraînent des risques importants de chocs entre les véhicules en marche arrière dans la trémie n°3 et les véhicules qui viennent de l’ex-autoroute A7 dans le sens Marseille-Paris, la Métropole a décidé de fermer cette bretelle de sortie jusqu’à la réouverture de la trémie n°2.

Il est conseillé aux automobilistes qui empruntent cette bretelle de continuer sous le tunnel de Fourvière. En effet, cela correspond aux usages majoritaires, cette bretelle M7-trémie n°3 étant très largement utilisée par les usagers allant vers Lyon 5e et au-delà.

Concernant les travaux de la trémie n°2 faisant suite à la chute d’une petite partie du flocage mardi 10 septembre dernier, les travaux de réparation et de consolidation sous confinement se poursuivent.

Le chantier continue pendant encore deux jours et la réouverture de la trémie à la circulation pourrait se faire le vendredi 27 septembre. Dès la réouverture de la trémie n°2, la n°3 sera également rouverte à la circulation automobile.

Dans la mesure du possible, il est demandé aux automobilistes d’éviter le secteur : pour ceux arrivant de Part-Dieu nord, il est conseillé de privilégier le périphérique nord (BPNL), pour ceux arrivant du secteur de Part-Dieu sud, il est conseillé de traverser le quartier de Gerland pour emprunter le pont Pasteur.

Toutes les informations sur le trafic sont à retrouver, en temps réel sur :

www.onlymoov.fr

Dans le cadre des travaux de réparation sous la trémie n°2, les mesures effectuées montrent que les taux d’amiante sont inférieurs à la réglementation et qu’il n’y a donc aucun danger pour les automobilistes qui y circuleront au moment de la réouverture.

Retraites et Justice sociale


La vaste réforme du système des retraites voulue par E. Macron est lancée avec la volonté d’unifier les règles et de supprimer les multiples régimes spéciaux.

Sur le principe, cela peut clarifier les choses, car les presque retraités n’ont aucune idée aujourd’hui de ce à quoi ils ont droit mais ils savent que certains sont privilégiés.

Un euro cotisé donnerait droit à un droit identique. Cela parait simple mais cela pose en réalité de nombreuses questions :

  1. Cela sacralise les différences de salaires et perpétue à l’âge de la retraite et de la dépendance les inégalités parfois énormes en désavantageant en particulier les femmes.

  2. Le calcul de points de solidarité est envisagé dans le projet mais ce calcul ne tient pas compte des inégalités d’espérance de vie (un ouvrier a 7 fois moins de chance qu’un cadre supérieur d’arriver à 70 ans).

  3. Dans les régimes spéciaux, il y a à l’évidence une différence majeure entre les régimes type RATP ou SNCF qui sont incapables de se financer et qui sont financés par les autres cotisants. Cette injustice ne peut pas durer.

    Les régimes spéciaux qui sont à l’équilibre par contre et qui ne demandent rien à personne et qui en plus « cotisent » (obligatoire !) chaque année 100 millions pour le régime général ; à ceux-là, on ne peut pas ponctionner leur bonne gestion, puis baisser drastiquement les retraites en doublant (14 à 28%) les taux de cotisation.

    Le gouvernement a un problème avec la justice sociale (suppression de l’ISF, flat tax sur les intérêts et dividendes…) s’il ne demande pas aujourd’hui un effort significatif aux plus favorisés il aura beaucoup de mail à convaincre du bien-fondé de sa réforme.

IZIEU : Grand prix Tourisme et Patrimoine du Département de l’Ain


Lundi 16 septembre, j’ai reçu des mains de Damien Abad, député et président d’Ain Tourisme ce prix qui dit plusieurs choses :

IZIEU est un Mémorial de la République qui fait partie du patrimoine national. Lieu d’éducation, de Mémoire, de Justice mais aussi de témoignage et d’accueil (30 000 visiteurs dont 50% de scolaires).

IZIEU est intégré dans son territoire entre le Rhône, les pistes cyclables, la montagne, les vignes et les chemins de promenade. C’est un acteur du tourisme, d’un tourisme social qui peut marier la culture, l’éducation et le sport mais aussi la découverte d’un merveilleux paysage et … de très bons restaurants.

IZIEU est un pilier du tourisme dans l’Ain et ce prix est la façon pour le Conseil général de le dire et de travailler avec nous pour accroître encore ce rayonnement touristique global.

Libération - Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer


https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/selon-les-francais-l-egalite-introuvable-face-au-cancer_1750448

SANTÉ

Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer

Par Nathalie Raulin — 11 septembre 2019

Un patient est transporté vers un service de chimiothérapie au Centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc à Dijon, le 7 juin 2019. Photo Romain Lafabregue. AFP

Selon l’observatoire cancer Institut Curie-Viavoice, sept Français sur dix estiment ne pas être égaux face au cancer. Question de parcours personnel mais aussi d’accès aux soins. Une situation qui pour près d’un Français sur deux pourraient à l’avenir se détériorer.

Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer

Nouveau petit coup de canif dans la cohésion nationale. En dépit des efforts déployés par les autorités de santé, les Français sont convaincus qu’en matière de cancer la double, triple ou quadruple peine est toujours de rigueur. L’égalité devant la maladie ? Ils sont sept sur dix à ne pas y croire, selon la dernière livraison de l’Observatoire cancer Institut Curie-Viavoice dévoilée ce mercredi (1). Près d’un tiers est même convaincu qu’entre les mieux et les moins bien lotis, il y a un monde qui, en l’occurrence, peut être fatal. Avec 382 000 nouveaux cas de cancer déclarés en 2018 et plus de 3 millions de Français ayant eu ou vivant avec la maladie, telle perception n’est pas de bon augure pour le vivre ensemble…

Source de distorsion entre les patients

Les progrès de la médecine ne sont pas en cause. Près de neuf personnes interrogées sur dix pensent que le cancer est une maladie que l’on guérit de mieux en mieux (pour 60%), ou tout du moins que le niveau de guérison va rester stable. Une conviction dans la droite ligne d’un récent rapport de l’Institut national du cancer et de Santé publique France qui fait état d’un net recul de la part des décès imputables au cancer – de 54% chez l’homme et de 25% chez la femme. Mais si performant soit-il, leur système de soin ne suffit pas, de l’avis des Français, à compenser les inégalités face au cancer liées aux revenus (pointés par 49% des interviewés) au lieu de résidence (45%), au niveau d’information sur le sujet (42%) ou à l’isolement des individus (39%). Autant de facteurs discriminants en matière de prévention comme de prise en charge du cancer.

A titre d’exemple, pour près de la moitié des Français interrogés, l’insuffisant dépistage du cancer tient à la difficulté d’obtenir un rendez-vous (21%), l’éloignement géographique des centres de dépistage (17%) et le manque de moyens financiers (12%). Un avertissement pour les autorités sanitaires, le dépistage précoce augmentant considérablement les chances de guérison. Pour améliorer l’accès aux professionnels et le suivi médical, la e-santé est une réponse bien accueillie: pour 62% des personnes interrogées, la télémédecine pourrait améliorer l’accès à un spécialiste et la prise en charge.

A LIRE AUSSI Cinq ans après un cancer, difficile de reprendre une vie normale

Autre source de distorsion entre les patients : la qualité de l’information à laquelle ils ont accès pour naviguer dans un univers passablement opaque. Pour évaluer un établissement de soins contre le cancer, 60% des Français se fient à la présence de matériels de pointe en son sein, 49% à l’avis du médecin traitant, et 27% à l’accessibilité géographique. Or cette graduation n’est pas vraiment optimale de l’avis du professeur Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie pour qui «la qualité des soins dépend avant tout du nombre d’actes et de l’expérience des équipes». C’est oublié que tel critère n’est ni de notoriété publique, ni opérationnel pour tout un chacun…

Tous les traitements intégralement remboursés

Pessimistes les Français ? Sans doute un peu. Nombre d’entre eux sous-estiment largement la solidarité nationale dont ils profitent en matière de santé. Un tiers pense ainsi que les traitements classiques liés au cancer ne sont pas intégralement couverts par l’assurance maladie, alors qu’ils le sont. De même, 76% des personnes interrogées ignorent qu’à l’hôpital public, tous les traitements innovants, autorisés et disponibles en France, sont eux aussi intégralement remboursés par la Sécu.

Las ! Le retournement de perception n’est pas pour demain. C’est même le contraire : nombre de Français sont convaincus que les inégalités face au cancer vont à l’avenir persister voir s’accroître. Question de gros sous. Pour 43% des personnes interrogées le système de santé ne garantira pas, dans les années à venir, un accès équitable aux traitements innovants. Une inquiétude particulièrement présente chez les ruraux (50%) et chez les employés et ouvriers (48%). Et cette fois, difficile de les rassurer. «Le prix des nouveaux médicaments ne cesse d’augmenter, constate le professeur Thierry Philip. Au rythme actuel, on se retrouvera en 2025 avec près de 10 milliards de dépenses par an pour les médicaments du cancer. L’impact sur le budget de l’assurance maladie est tel qu’il sera à même de fragiliser et de remettre en cause l’égalité d’accès à l’innovation et aux meilleurs traitements à l’ensemble des citoyens. Il est urgent de trouver des solutions.» Façon de tirer la sonnette d’alarme.

(1) Sondage réalisé en ligne du 13 au 17 mai 2019 sur un échantillon représentatif de 1 002 personnes, selon la méthode des quotas.

La Tribune par Thierry PHILIP - inégalités de soins


LA TRIBUNE

Inégalités de santé  : le cancer exemple révélateur de la perception des Français Par Thierry Philip |  11/09/2019

Les Français considèrent en majorité que face au cancer et à son traitement, il existe des inégalités liées notamment aux revenus et au lieu de résidence. Il s’agit là d’une préoccupation majeure qui nécessite des réponses à la mesure de l’enjeu. Par Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie (Paris/Saint-Cloud/Orsay) et président de l’OECI (*).

Existe-t-il une différence de perception des inégalités en santé entre les gilets jaunes, les acteurs du grand débat et un échantillon plus représentatif des Français ? C’est la question que l’Institut Curie et l’institut Viavoice ont exploré à travers l’exemple du cancer, dans un sondage publié ce 11 septembre [1]. Si la réponse est nuancée, elle confirme ce que les élus et les citoyens ont exprimé à l’occasion du Grand débat : il s’agit à l’évidence d’une préoccupation majeure pour nos concitoyens, qui à 69% estiment qu’il existe des inégalités face au cancer et les attribuent majoritairement aux revenus et au lieu de résidence.

Faire plus de pédagogie

Parmi les constats importants de cette enquête, la nécessité absolue de faire toujours plus de pédagogie, en particulier sur les risques : plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être suffisamment informées et certains facteurs comme l’alimentation ou les risques professionnels restent mal compris.

Sur les deux sujets majeurs que sont l’accès aux soins et le parcours de soins, les plans Cancer successifs et le plan « Ma santé 2022 » ont commencé à apporter des réponses. Mais la perception demeure parfois en décalage avec la réalité. Nombre de Français pensent que les traitements contre le cancer ne sont pas intégralement remboursés surtout pour les traitements de la douleur, les traitements innovants, les prothèses mammaires, capillaires et la préservation de la fertilité. Or, les prothèses le sont en partie et les mutuelles complètent au-delà des tarifs de la sécurité sociale. Et, évidemment, les traitements contre la douleur et les traitements innovants sont intégralement pris en charge. Et l’avenir reste incertain pour 43% d’entre eux qui sont inquiets sur la possibilité pour notre système de sécurité sociale de garantir à long terme l’accès à des soins innovants.

Evaluer la qualité des soins

Une des questions cruciales de l’accès aux soins est celle des critères d’évaluation de la qualité. Pour les Français, le choix d’un établissement de santé en cancérologie se fait d’abord sur la qualité de ses équipements (60%) puis sur l’avis du médecin traitant (49%). L’accessibilité géographique est citée par un peu plus d’un quart des français (27%), probablement ceux qui habitent dans les zones isolées. Le nombre d’actes réalisés et de patients pris en charge ou encore le classement dans les médias ne sont cités que par moins d’un quart des Français, alors que l’on sait que la qualité des soins dépend du nombre d’actes et de l’expérience des équipes.

Sur le parcours de soins, les témoignages de patients recueillis au cours de notre étude montrent que l’annonce du diagnostic reste un moment clé, qui n’a pas toujours lieu dans les meilleures conditions, et que l’après-cancer est une préoccupation majeure, avec la question des moyens à mettre en œuvre pour éviter les rechutes et retrouver une vie professionnelle. 62 % des Français interrogés pensent quant à eux qu’on ne peut pas retrouver une vie professionnelle normale après les traitements du cancer.

Plusieurs enseignements à retenir

A la lumière des résultats de notre enquête, plusieurs enseignements sont à retenir. En premier lieu, le cancer frappe plus durement les plus défavorisés économiquement et socialement, du fait de la relation cancer-travail, de l’alimentation, de l’absence de prévention et de la relation avec le tabac et l’alcool.

Si les plans Cancer successifs ont mis la lutte contre les inégalités au premier plan, nous avons peu progressé sur la connaissance, l’évaluation et les mesures à prendre pour lutter contre ces inégalités. Une illustration : nous ne disposons pas aujourd’hui de cartographie précise de la France pour définir les inégalités géographiques face au cancer.

Ensuite, le fait d’être à proximité avec un établissement de soin ne veut pas dire plus de chances de guérison pour le patient. En effet, la question de la « proximité » est à mettre en regard des seuils d’activité que l’INCa veut augmenter, et ce, à juste titre, car il est démontré qu’en deçà d’un certain nombre de cas, la perte de chance est réelle. Surtout, les inégalités doivent faire l’objet de mesures objectives comme la mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé, le déploiement de médecins généralistes dans les territoires prioritaires et le recours aux étudiants en médecine, la création des assistants médicaux. Cela répond clairement à la fois à l’isolement géographique et à une meilleure relation entre l’hôpital et la ville.

Le niveau européen

Enfin, la question des inégalités doit aussi être posée au niveau européen, où les différences de survie entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud restent majeures. Soulignons que la seule accréditation globale en cancérologie est européenne (par l’OECI, organisation européenne des instituts du cancer) et qu’une dizaine de CLCC et CHU sont engagés dans ce processus. L’OECI proposera dès 2020 une accréditation des réseaux autour des Comprehensive cancer centers, soulignant le lien indispensable entre les hôpitaux spécialisés et les hôpitaux généraux. En septembre 2018, l’ECCO (European cancer organization) a organisé avec les représentants des patients un « sommet » dont les conclusions montrent que les questions que nous avons posées aux Français sont celles de tous les malades du cancer en Europe. Les trois priorités retenues étant la demande d’évaluation de la qualité d’un hôpital, la demande d’un meilleur lien entre l’hôpital et la ville, et, cela devrait nous faire plaisir, le droit à l’oubli, plébiscité par les Européens qui réclament que la loi française s’applique à toute l’Europe (depuis la Belgique a promulgué une loi identique à celle de la France).

* Organisation of European Cancer Institutes (OECI)

[1] Observatoire cancer Institut Curie-Viavoice 2019 : les inégalités face au cancer

Cancer et inégalité d’accès aux soins


Cancer : les Français inquiets face à l’inégalité d’accès aux soins.

Plus de 40% des Français craignent que le système de santé ne puisse plus garantir à l’avenir un accès équitable aux traitements innovants permettant de lutter contre le cancer.

Je vous laisse découvrir l’intégralité de cet interview sur France TV info :


https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/cancer-les-francais-inquiets-face-a-l-inegalite-d-acces-aux-soins_3612311.html