Une journée « n’importe quoi »…
Il y a des journées qui partent mal, on le sent, presque de manière animale !
Ce lundi, j’avais un petit pressentiment en regardant mon agenda dans lequel Anna avait réussi à glisser une réunion sur le cancer, une autre sur l’éthique à la FFF et enfin un rendez vous au PS. Petit départ frisquet ce matin pour prendre le train à 8h. Le TGV arrive à l’heure. Parfait. Nous montons nous réchauffer. Les cadres studieux ouvrent leurs ordinateurs portables et commencent à faire défiler les tableurs excel. D’autres continuent leur nuit. Moi, je plonge dans les journaux. Et je commence par l’Equipe et la belle victoire de l’ASSE. Il parait que Sarkozy était au Parc pour encourager les parisiens. Faut plus qu’il y aille !!
Chacun avait pris ses aises quand d’un seul coup, un magnifique éclair a réveillé le wagon suivi par un feu d’artifice. Diagnostic immédiat : rupture de caténaire. Je sens immédiatement le mauvais coup.
En quelques minutes, le diagnostic est partagé. Et là encore, un réflexe de survie fait se lever les plus réactifs pour aller au Bar chercher de l’eau, des sandwichs. On annonce une rupture de caténaire et deux heures d’attente. Très vite, nous n’avons plus d’eau dans le train, plus de chauffage, plus d’électricité, puis plus de batterie pour les ordinateurs, plus de WC, plus rien…Et bientôt plus de patience.
Nous voyons alors débarquer toute une faune : ouvriers, gendarmes, pompiers… Et
nous, Il faut patienter. Encore une heure, puis deux avant qu’une bonne vieille locomotive diesel n’arrive pour nous tirer jusqu’à Macon.
Chacun parle à ses voisins. Les joueurs de l’OL (Cris et Ederson) montent assez vite le volume sonore avec leurs épouses, tout cela en brésilien. Devant moi, une jeune femme lance la conversation sur les avantages de Le Réunion versus l’île Maurice, trop touristique. Un enseignant s’inquiète d’abord puis annonce l’annulation de son cours à son correspondant. Deux dames sont prises d’un fou rire communicatif : elles ne pourront pas assister à l’enterrement auquel elles se rendaient. Etonnant ! Et enfin nous arrivons à Paris après 8h30 de retard pour bientôt… repartir !
Une journée vraiment « n’importe quoi ».
Posté le : 9 février 2010 dans Mon parcours.
Commentaires : aucun

Jean-Philippe Acensi , [avec la complicité de l'administrateur du site]
Trop de monde ou local trop petit, de nombreux sympathisants sont restés dehors pour les discours. Avec Farida, Jean-Jack et Gwaendal, nous avons trouvé refuge sur les marches de l’escalier. J’attaque en expliquant que la campagne est lancée désormais sur les 9 arrondissements de Lyon. Que tous les jours, nous entendons les habitants nous rapporter le décalage entre les médias et leurs préoccupations. C’est flagrant ! J’entends systématiquement l’espoir d’une gauche unie. Pour faire face aux difficultés, personne ne propose de ralentir l’économie, voire d’organiser une décroissance économique.