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Reconnaître et lutter contre l’ambroisie


ambroisie

Si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit


On peut résumer le scandale de Facebook dans cette phrase. D’ailleurs, celle-ci peut aussi valoir pour Twitter, Google, Snapchat et même le WhatsApp familial. Si un service comme celui-ci là est gratuit, c’est qu’ils ne cherchent pas à nous vendre quelque chose mais qu’ils nous revendent à d’autres.

Officiellement, nous signons (d’un simple clic) des contrats que nous n’avons pas lus et qui disent effectivement que certaines de nos données seront utilisées. Par contre, personne ne sait réellement ce que veut dire « certaines ».

J’aime bien Facebook qui permet d’être en relation avec des amis éloignés et de se tenir au courant de façon intéressante de l’actualité et des réactions des citoyens. Cela dit, j’ai ouvert une fois par erreur une demande « d’amitié » d’une jolie fille qui, une fois acceptée, ne cachait plus rien de ses intentions (tarifées). Depuis, je reçois sur mon téléphone des invitations du même style et même des invitations sur Skype !

Aujourd’hui, je ne crois pas que nous puissions nous passer d’Internet et il nous faut vivre avec. Mais je crois aussi que les entreprises en question ne devraient pas pouvoir tout se permettre. Il ne faut donc plus tout leur autoriser. Il est urgent de légiférer sur le respect de la vie privée et pendant qu’on y sera (à l’Assemblée) pour avancer sur les questions fiscales de ces entreprises.

Il faut en effet que  nos députés mettent en place un gendarme d’Internet pour la lutte contre le terrorisme, bien-sûr, mais aussi pour le respect de la vie privée.

L’actuel scandale de Facebook aux USA doit nous faire réfléchir et la première conclusion, c’est qu’on ne peut plus croire sur paroles ces entreprises qui doivent, elles aussi, évoluer d’urgence au risque de disparaître.

La parole à… l’Equipe


Ou plus précisément à Grégory SCHNEIDER pour cet excellentissime billet du  12 avril.

A lire… sans modération !

«  Real-Juventus, le penalty dont vous êtes le héros

La planète foot aura tourné pendant vingt-quatre heures autour d’un bon vieux péno, point d’orgue d’une semaine de quart de finales de Ligue des champions qui aura bouleversé les hiérarchies et les fans : celui accordé au milieu de terrain madrilène Lucas Vázquez à la toute fin des arrêts de jeu du Real-Juventus de Turin de mercredi, transformé par Cristiano Ronaldo, qui a mis un terme à l’un des plus grands exploits (battu 3-0 dans le Piémont à l’aller, les Italiens menaient à cet instant 3-0 sur la pelouse des doubles champions d’Europe en titre) de l’histoire européenne du foot. Un péno et des polémiques à n’en plus finir, alors que tous les internautes et téléspectateurs de la planète ont disposé des images (sous plusieurs angles) en temps réel ou presque : dire que l’assistance vidéo est «objective» dans ce genre de situation relève plus ou moins de l’escroquerie intellectuelle, on se tue à le dire. Mais ce n’est pas tout ce que raconte le happening madrilène de mercredi. Loin s’en faut.

En effet, le foot est un objet ubique, qui prend une forme différente selon celui qui le regarde. Pour autant que l’on puisse en juger, puisque personne n’était à la place (et avec l’angle de vue) de l’arbitre anglais, Michael Oliver, sa décision de siffler penalty peut s’entendre : le défenseur turinois Mehdi Benatia camionne Vasquez par-derrière, il pose sa main sur le dos de l’Espagnol et exerce forcément une pression compte tenu de sa vitesse et de son engagement, on est bel et bien dans le champ d’interprétation appartenant à l’arbitre pour juger des décisions qui, faut-il le rappeler, ne sont ni noires, ni blanches, mais grises. Techniquement : Oliver peut siffler.

La deuxième lecture est complotiste, fruit d’un demi-siècle de compétition européenne qui aura vu le Real Madrid - et le FC Barcelone - servis plus souvent qu’à leur tour par les arbitres : la situation a une fois de plus été interprétée dans le sens des intérêts de la Maison blanche, un écho (entre autres) des trois buts hors-jeu (oui, trois) accordés à Cristiano Ronaldo en avril 2017 face au Bayern de Munich, toujours en quart de finale de Ligue des champions. Cette vision peut aussi s’entendre, du moins en partie : la Ligue des champions est un monde où les décisions arbitrales ne s’équilibrent pas.

Western

Troisième lecture : en sifflant penalty, Michael Oliver a créé les conditions d’une injustice sportive manifeste, tant la Juventus méritait, par son courage et son implication, sans même parler des qualités techniques des joueurs, de basculer Gareth Bale et compagnie dans le fossé. C’est cette rage-là qui a animé les Turinois après le match, Benatia parlant d’un «viol» quand le capitaine italien Gianluigi Buffon développait sa pensée : «Ce que je crois, c’est que pour être de grands acteurs au niveau européen, que l’on soit arbitre, joueur ou entraîneur, il faut avoir de la sensibilité et de la compétence pour comprendre l’importance de certains moments clefs sur le terrain. On allait réaliser quelque chose de fabuleux. Mais quand un homme [Oliver, donc] n’a pas cette sensibilité, il n’est pas digne de se trouver sur la pelouse. Il doit rester en tribune avec sa famille pour boire une bière et manger des frites.»

On ajoute que si l’arbitre n’avait pas sifflé, comme il aurait tout aussi bien pu décider de le faire, les deux équipes conservaient chacune leurs chances, puisqu’elles filaient en prolongation : il faut aussi comprendre les mots de Buffon à cette aune-là, la «sensibilité» dont il parle n’étant pas une vue de l’esprit, mais une composante essentielle de l’arbitrage de haut niveau, composante qui, soit dit en passant, a souvent manqué aux arbitres hexagonaux ces dernières années, ce qui explique en partie leur absence lors des grands tournois internationaux.

Quatrième lecture enfin : la vision cinématographique et purement émotionnelle d’un penalty opposant deux des cinq plus grands joueurs de leur époque, Cristiano Ronaldo et un Gianluigi Buffon qui manquera ce rendez-vous pour avoir été expulsé avant ce duel pour avoir protesté de façon trop véhémente. On en aurait rêvé, de ce face-à-face. Un penalty, c’est un western : l’immobilisme des deux acteurs avant la frappe, le fait qu’ils soient seuls au monde, le moment décisif impliquant tout le reste… On aurait presque entendu les volets qui claquent ou lesdustbowl traversant la grand-rue avant l’exécution, dans une atmosphère à couper au couteau. Pour notre part, la frustration a été là. Après, à chacun de construire son propre match selon sa sensibilité - le complotisme, l’injustice sportive, etc. Cette pluralité est très précisément le génie profond du football. »

Hommage à Georges BRUNAND


J’ai appris hier le décès de Georges BRUNAND, 87 ans et ancien conseiller du 3e arrondissement de 2008 à 2014. En lien étroit avec Catherine PANASSIER, il travailla notamment sur la reconversion de la friche RVI, sur la transformation de la rue Garibaldi. Il éplucha et analysa une multitude de permis de construire du 3ème arrondissement

Le samedi 10 mars dernier, il était au rendez-vous, à la Mairie, pour l’élection de Catherine.

Pour ma part, j’ai évidemment un souvenir ému de 2008, puisqu’après notre victoire éclatante contre Dominique PERBEN aux municipales, c’est Georges qui présida la séance pour mon élection de Maire. Militant de toujours, j’ai ressenti chez Georges et avec lui, la fierté, l’émotion et le devoir accompli. C’était un magnifique moment.

Georges avait fait sa carrière dans le bâtiment. C’était aussi un fidèle militant de la section du 3e du Parti Socialiste. Homme de conviction, homme engagé, Georges BRUNAND était de tous les combats politiques de notre arrondissement.

Doyen de notre équipe, il gardait une certaine distance qui permet toujours d’élever le débat et l’argumentation.

Avec son écharpe et son chapeau, c’est une personnalité particulièrement attachante qui s’est éteinte. Avec son départ, c’est une nouvelle page qui se tourne dans le 3ème.

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On ne sera donc jamais comme les autres ?


Un projet de décret qui donne des responsabilités aux infirmiers met le feu aux poudres chez les syndicats médicaux.

L’IPA (Infirmiers en Pratique Avancé) pourrait intervenir dans quatre domaines : les pathologies chroniques stables, la cancérologie, la transplantation rénale et la santé mentale. L’IPA peut alors réaliser des actes techniques nécessaires au suivi de la ou les pathologies, prescrire des examens complémentaires et des médicaments « non soumis à prescription médicale obligatoire » ou renouveler des prescriptions médicales en cours.

Les responsables syndicaux regrettent, à juste titre, de n’avoir été prévenus que tardivement (c’est encore un projet) mais le vrai problème réside dans le fait que ce décret (prévu dans la loi Touraine) ouvre une querelle de compétences qui aurait pu mériter plus d’explications auprès du corps médical.

Comme si l’irruption dans le paysage sanitaire français d’une fonction qui existe dans tous les autres pays du monde introduisait une remise en cause des responsabilités médicales alors que la délégation de tâches est justement indispensable pour que les médecins à l’hôpital ou en ville retrouvent le temps qu’ils réclament à cor et à cri.

Décidément, la France ne sera jamais un pays comme les autres.

La parole aux… Eurodéputés socialistes


La Hongrie, allons-nous vers la fin de la démocratie ?

Viktor Orbán, tout-puissant Premier ministre, a donc réussi : la démocratie n’est plus en Hongrie.

Depuis sa réélection en 2010, Viktor Orbán a sapé un à un les fondements de l’état de droit : prise de contrôle des médias et des organisations de la société civile, réforme constitutionnelle contestée qui menace l’équilibre des pouvoirs, refus de toute solidarité envers les demandeurs d’asile et enfin, révision du mode de scrutin destiné à lui garantir la victoire. Le Premier ministre a usé d’une rhétorique xénophobe, largement diffusée sur les médias qu’il contrôle, en qualifiant les migrants « d’envahisseurs musulmans », stigmatisant ainsi honteusement des hommes, des femmes et des enfants simplement en quête d’une vie meilleure.

Les membres de la délégation socialiste française dénoncent les résultats de cette élection faussée ainsi que le résultat du parti d’extrême-droite Jobbik, arrivé en seconde position.

Nous dénonçons ce scandale et le comportement de la droite française et européenne : M. Weber, président du groupe parlementaire conservateur au Parlement européen, comme M. Daul, président du Parti Populaire Européen, ont encouragé et félicité M. Orbán, alors même que le gouvernement hongrois est dans le viseur de la Commission européenne pour violations de l’état de droit. Sans le soutien du PPE, il sera impossible d’aboutir à un vote sanctionnant M. Orbán, comme le Parlement européen l’a fait de manière inédite en enclenchant une procédure de sanctions contre la Pologne.

La stratégie de la droite européenne est claire : prise en tenaille entre la droite libérale incarnée par le président de la République française et les extrêmes droites européennes, elle a choisi de faire comme M. Wauquiez, courir après les extrêmes.

La gauche, face à cette orbanisation de la droite européenne, doit être au rendez-vous : c’est la démocratie et l’avenir de l’Europe qui sont en jeu.

Discours de Martin Luther King



4 avril 1968, le pasteur Martin Luther King, militant de la non-violence et des droits pour les minorités noires, était assassiné. 50 ans après sa mort, de  nombreux journaux ont rappelé, ce week-end, l’héritage immense de cette personnalité américaine. L’occasion de relire son discours, devenu culte, que j’édite aujourd’hui :

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

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Mon discours en mémoire des enfants d’Izieu


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Je publie aujourd’hui, le discours, que j’ai prononcé vendredi 6 avril en tant que Président de la Maison des enfants d’Izieu. Un moment toujours aussi émouvant.

“Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Nous sommes là, ce matin, en ce jour du 6 avril parce qu’il y a 74 ans des hommes armés sont venus de loin depuis Lyon, dans ce village perdu au flanc des montagnes. Les enfants de la Colonie déjeunaient bruyamment en ce jour de vacances et ils n’ont pas entendu l’arrivée des camions allemands. Seul, Léon Reifmann a pu s’échapper. Deux mois exactement avant le débarquement en Normandie, 44 enfants et 7 de leurs accompagnateurs sont arrêtés avec brutalité. Ils partent en chantant « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » et arrivent au réfectoire de la Prison de Montluc avant de partir pour Drancy et pour les chambres à gaz, certains dans le même convoi que la jeune Simone Veil.

Le seul crime reproché à ces enfants, pour certains d’entre-eux orphelins et de leurs éducateurs, étaient d’être juifs.

Izieu est donc un symbole, le symbole de la barbarie mais aussi le symbole de la justice et de la mémoire.

Dans le cadre des commémorations du 30ème anniversaire du procès de Klaus Barbie, une journée spéciale de rencontres et d’échanges a été organisée au Mémorial le dimanche 14 mai 2017.

Nous avons, à cette occasion, pu écouter trois grands juristes qui nous parlaient de Nuremberg qui a établi le crime contre l’humanité puis, avec Eichmann et Barbie. Nous avons parlé de la mémoire retrouvée, de la recherche et du jugement des criminels nazis et bien sûr des enfants d’Izieu au cœur du procès de Klaus Barbie, avec les témoignages de Beate et Serge Klarsfeld, Alain Jakubovicz, Henry Alexander, du Professeur Jacques Védrine et de Samuel Pintel.

Izieu, c’est le Crime, la Mémoire mais c’est donc aussi la Justice.

Notre objectif, puisque justice est faite, c’est aujourd’hui la Mémoire dans le Présent.

Si la Shoah constitue un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité, le présent du racisme, de l’antisémitisme, du rejet de l’autre et de la haine ne sont l’apanage d’aucune époque, d’aucune culture, d’aucun peuple. Il menace à des degrés divers, sous des formes variées, au quotidien, partout, toujours, aujourd’hui et maintenant des évènements récents nous l’ont rappelé.

L’enseignement de la Shoah n’est pas un vaccin contre l’antisémitisme ni les dérives totalitaires mais il peut aider à forger la conscience de chacun et de chacune. Il doit faire réfléchir sur ce que furent les mécanismes et les conséquences de cette histoire dramatique.

Nous sommes conscients du climat d’antisémitisme qui existe dans certains milieux et notre credo, ici à Izieu, c’est que le plus grand hommage que l’on puisse rendre aux victimes des crimes passés c’est d’être actif dans le présent. L’antisémitisme des banlieues est en essor. C’est pour cela que nous travaillons avec les collèges et les lycées de banlieue et aussi là où l’extrême droite est forte. L’antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, constitue un tout et nous le combattons totalement là où il existe, sans sous-estimer les difficultés mais sans peur non plus d’aborder les problèmes là où il faut le faire avec l’aide récente des MJC et des centres sociaux. Le meurtre récent d’une rescapée du Vel d’Hiv à 85 ans est venu nous rappeler, après Sarah Halimi, que nous ne sommes pas débarrassés de l’antisémitisme qui est aujourd’hui une question majeure pour notre société et pour notre pays.

Nous sommes persuadés, ici à Izieu, que c’est d’un sursaut éducatif dont nous avons besoin. Nous pensons très fortement que l’instruction ne va pas de soi, qu’il faut y travailler dans de véritables alliances éducatives avec les parents, les professeurs, les éducateurs, les politiques, les associations et c’est ce que nous faisons avec beaucoup d’espoir de faire avancer dans le présent la signification de cette mémoire comme un outil pour transformer le réel.

Ce qui s’est passé à Parkland aux Etats Unis et la réaction de très jeunes adolescents montre qu’il ne faut pas se décourager et qu’il faut croire au potentiel des jeunes pour faire bouger des montagnes. Il y a des montagnes qu’il faut absolument arriver à bouger et nous nous y employons mais il y a aussi des personnes déterminées à faire bouger ces montagnes, avec qui nous nous associons.

Une de nos nouveautés de notre feuille de route pour les 5 ans qui viennent est notre volonté de nous rapprocher de tous ceux qui participent à la citoyenneté et au vivre-ensemble. Parmi eux, il y a l’Ecole Nationale Supérieure de la Police à St Cyr au Mont d’Or et nous allons signer une convention dans les semaines à venir en présence du Ministre d’Etat Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Le nom d’Arnaud BELTRAME doit être prononcé ce matin car chacun des lycéens et des collégiens présents doit se souvenir que partout où il y a des bourreaux, il y a des Justes et doit se souvenir que Police et Gendarmerie sont des éléments clés du Vivre-ensemble que l’on doit respecter et bien sûr pour Arnaud BELTRAME admirer profondément et en faire un modèle non pas pour donner sa vie mais pour faire de sa vie une œuvre, quelque chose qui en vaut la peine. Pour construire sa vie, il faut des modèles et je vous le dis solennellement, voilà le modèle qu’il faut utiliser pour bâtir les fondations de votre vie. Lire la suite »

15 ans du CANCEROPOLE


Mardi, j’étais aux 15 ans de ce réseau de recherche en cancérologie appelé Clara pour Canceropôle Auvergne Rhône-Alpes. Il promeut un travail partenarial entre les hôpitaux, les centres de recherche, les industriels et les universités.

L’idée date d’Alain MERIEUX qui, en 2001, voulait au départ créer à Lyon un pôle en cancérologie équivalent au nanopôle de Grenoble

Lorsque que je suis arrivé à la Région Rhône-Alpes en 2004 comme Vice-président délégué à la santé, les Canceropôles venaient d’être créées dans le cadre du premier plan cancer (7 Canceropôles dont Auvergne Rhône-Alpes).

J’ai alors décidé d’en faire une priorité pour notre région.

Chaque année, la Métropole, la Région et le Conseil général mettent 500 000 € permettant ainsi de surpasser le projet initial qui se limitait à de l’investissement.

Aujourd’hui, le Clara est reconnu par un jury international comme le premier des Canceropôles. La « preuve de concept » des découvertes est copiée partout. Le lien étroit avec les industriels et avec le biopôle (pour l’infectieux) est également manifeste et la relation avec les universités très importantes également.

Les chiffres en témoignent :

  • 3 500 professionnels,
  • 210 équipes de recherche,
  • 75 entreprises sur le marché de la cancérologie,
  • 312 évènements organisés par le Clara,
  • 236 millions de financements Etat Europe et Collectivités (50 % de l’Institut du cancer),
  • 22% des publications françaises contre 16 % en 2001,
  • 263 brevets déposés,
  • 632 emplois créés,
  • 19 start-up développées.

Aujourd’hui, le Clara s’ouvre à l’international avec un développement vers la Chine et le Québec notamment.

Pendant 10 ans, j’ai présidé le Clara. Aujourd’hui, je me contente de représenter la Métropole de Lyon au Conseil de surveillance.

Voir quelque chose que l’on a contribué à créer prendre son envol et faire encore mieux sans vous, c’est juste une immense satisfaction.

Longue vie au Canceropôle !!!

C’est ça le foot


Que dire du but de Cristiano RONALDO d’hier soir ?

Deux choses :
D’abord, c’est un des plus beaux buts de l’histoire de la Champions League, une incroyable bicyclette.
Ensuite, ce but a été applaudi par les supporters de Turin dans leur stade alors même qu’il éliminait leur équipe.
Ca signifie que le public turinois n’est pas chauvin mais connaisseur et surtout qu’il est animé par un superbe esprit sportif qui, malheureusement, se perd.

Un double moment de grâce !

C’est ça, le foot que j’aime.

Une jeunesse américaine


Samedi 24 mars, près de 800 000 personnes ont défilé à Washington pour se souvenir des victimes de la dernière tuerie de Parkland mais aussi pour appeler au changement.

Un tiers des américains possèdent des armes, 310 millions d’armes seraient en circulation (dont 8,2 millions de fusils d’assaut). 301 000 emplois dépendent de la vente d’armes qui représentent un marché de plus de 50 milliards de dollars. Si ce sujet vous intéresse, je vous encourage d’ailleurs à regarder le documentaire, encore en salle, America.

Surtout la NRA, le lobby des armes, a financé la campagne de Trump et pratiquement tous les sénateurs républicains (et aussi une bonne partie des démocrates) sont dépendants de cette puissante association qui finance largement les campagnes, surtout si c’est contre un opposant aux armes à feu.

J’ai vu sur CNN Emma GONZALES, égrener les noms de ces 17 camarades et faire en sorte que son discours dure 6 minutes et 17 secondes, le temps qu’il a fallu pour tuer 17 jeunes et pour en blesser 15.

Cette jeunesse qui manifeste me remplit d’espoir par leur capacité de mobilisation, pour l’ébranlement de la NRA, pour le retournement de vote de certains sénateurs et surtout parce que ces jeunes vont compter dans les prochaines élections.

Comme d’habitude, l’espoir vient de la jeunesse.

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2 300 posts plus tard


Depuis 10 ans, je m’astreins, chaque jour de la semaine, à publier un post sur des sujets divers que j’affectionne : politique, médecine et sciences, mémoire, cinéma, sports et parfois vie personnelle.

Seules 4 personnes m’ont aidé parfois : ma belle-sœur, au démarrage notamment, mon ami Phillippe CASTETS souvent et mes deux directeurs de cabinet, Yohan PHILIPPE et Elsa PEYSSON.

Je valide de façon systématique l’ensemble des posts écrits et j’en rédige, en gros, 70 %. Il s’agit donc bien de mon blog et je crois qu’en 10 ans, nous avons pu intéresser en moyenne 5000 lecteurs chaque mois. Avec l’arrivée de Facebook et Tweeter, j’ai fait le choix de relayer mon blog sur ces réseaux pour élargir notre diffusion mais impossible de mesurer réellement cet impact.

Jamais, mon blog n’a provoqué d’incident ou à contribuer à nourrir des « fake news » ou des attaques personnelles. Les analystes politiques locaux citent souvent ce blog parmi les 10 blogs qui sont lus set qui apportent quelque chose.

Je crois que ce que j’aime dans l’idée du blog (que certains jugent quelque peu obsolète), c’est justement ce souci de la rigueur (intellectuelle) et de la régularité (quotidienne).

Aujourd’hui, je m’interroge : Faut-il continuer maintenant que j’ai décidé d’abandonner en 2020 ? Je n’apporterai pas la réponse aujourd’hui.

Ce qui est certain, c’est qu’à compter du 1er avril, je réduis le rythme en n’en publiant plus que 4 par semaine : du lundi au jeudi pour profiter d’un week-end prolongé dédié à ma famille et mes amis !

Et ceci n’est pas un poisson d’avril !

Visite présidentielle à l’Institut Curie


Hier, j’accueillais le Président de la République, Emmanuel MACRON et la Ministre de la Santé, Agnès BUZYN à l’Institut Curie. Un beau moment.

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Marche blanche


C’est une journée d’hommage, de pensées et de solidarité nationale.

Après l’hommage que la Nation rendra ce matin au gendarme Arnaud BELTRAME (cf. mon post de lundi), c’est une marche blanche pour Mireille Knoll qui sera organisée, en fin de journée, dans plusieurs villes de France. En effet, le meurtre de cette octogénaire a suscité l’effroi. Le caractère antisémite a été retenu par le parquet prouvant encore, malheureusement, qu’aujourd’hui encore, on meurt parce qu’on est juif.

Le combat contre le racisme et l’antisémitisme demeure d’actualité et je vous invite donc à rejoindre la marche blanche :

RV à 18 h 30 à Paris, place de la Nation ou  à Lyon, place Bellecour devant le veilleur de pierre.

Une journée triste, une journée où il nous faut s’unir, penser et lutter.

L’Europe, c’est l’espoir


A l’heure de TRUMP, POUTINE, XI JINPING, ERDOGAN, l’Europe, malgré ses imperfections, est la seule à représenter une démocratie libérale respectueuse de la planète et de l’humain.

Cela dit, devant les menaces externes, il y a aussi les menaces inermes avec les populismes qui gagnent toujours plus de terrain. L’Europe doit être ferme avec ceux qui, comme en Pologne, transgresse ses valeurs, ferme avec TRUMP et ses droits de douanes protectionnistes, et ferme avec POUTINE et ses assassinats.

Le divorce grandissant entre les citoyens et le rêve européen est un motif de grande inquiétude et même l’Italie, fondatrice de ce rêve, est dévorée par le populisme.

La question des réfugiés, de l’économie libérale, de la zone euro… sont des problèmes clés à régler.

Le résultat des scores pour le dirigeant du Parti Socialiste (même en mauvais état) est sans appel : 75 % des voix pour les pro-européens. 75 % des voix pour mettre le rêve européen au cœur d’un nouveau projet en faisant évoluer l’Europe.

En 2019, les élections européennes peuvent être le moment de dire « oui » au rêve européen mais une Europe refondée et qui évolue.

Ce sera ça, l’enjeu du vote PS.

Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !


Après ce week-end sanglant, la colère demeure. Le nom de l’immonde assassin ne devrait même pas être prononcé dans les médias.

Le nom d’Arnaud BELTRAME doit au contraire rester dans nos cœurs comme celui des autres victimes : Christian MEDVES, Hervé SOSNA et Jean MAZIERES.

Se sacrifier pour les autres, c’est la définition même de l’héroïsme. Cet héroïsme doit aussi nous rappeler que c’est ce que font, tous les jours, les forces de police qui doivent être applaudies, partout, ici et maintenant.

Comme le disait Victor Hugo :
« Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère;
Et, comme ferait une mère,
La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !
À ceux qu’enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts
! »

Transition énergétique : trois mois de débats


400 français tirés au sort vont participer à un débat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PRE). Ils seront interrogés sur la feuille de route 2019-2023 puis 2024-2028 et sur les engagements nationaux ou européens, tous secteurs confondus.

Une douzaine d’engagements doivent être discutés : - 20 % de gaz à effet de serre en 2020 (par rapport à 1990), - 20 % de consommation d’énergie en 2030 (par rapport à 2012), 40 % de la production d’électricité d’origine renouvelable, ce qui remet en cause la part du nucléaire.

Le débat public, d’habitude centré sur les infrastructures s’ouvre sur un programme national fondamental et c’est heureux.

Même si les choses restent floues (Nicolas HULOT parle de la fermeture de certaines centrales « le plus tôt possible »), le débat mérite d’être suivi sur www.actu-environnement.com

Le Ministère de la transition énergétique doit fournir un texte définitif en décembre 2018. Il en va de la crédibilité de la démocratie participative que le débat avec 400 français soit réellement la base des orientations finales.

La vérité, quelle vérité, la justice quelle justice?


Ce n’est un secret pour personne, je n’ai jamais voté pour Nicolas SARKOZY et j’ai même plutôt combattu sa politique lorsqu’il était Président de la République.

Néanmoins, j’ai trouvé que son exposition médiatique, au cours des dernières 24 heures, était tout à fait inacceptable et ne permettait d’entendre qu’un seul son de cloche.

Je me permets donc de publier, une fois n’est pas coutume, et en intégralité, les propos qu’a dit Nicolas SARKOZY aux juges et qui ont été publiés ce matin par Le Figaro. Cela, pour rétablir l’équilibre.

La justice doit impérativement rester sereine et équilibré.

«Dans l’énoncé des faits que vous envisagez de retenir à mon endroit, vous avez indiqué que j’avais travaillé en vue de favoriser les intérêts de l’État libyen.

Comment peut-on dire que j’ai favorisé les intérêts de l’État libyen?

C’est moi qui ai obtenu le mandat de l’ONU pour frapper l’État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place.

Le Colonel Kadhafi lui-même ne s’y est pas trompé, puisque je vous rappelle qu’entre 2007 et le 10 mars 2011, il n’y a aucune espèce d’allusion au prétendu financement de la campagne.

Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n’ont commencé que le 11 mars 2011, c’est-à-dire le lendemain de la réception à l’Élysée du CNT, c’est-à-dire les opposants à Kadhafi. C’est à ce moment-là et jamais avant que la campagne de calomnies a commencé.

Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu’il a touché de l’argent de l’État libyen. Je dirais qu’il a pillé l’État libyen. À propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu’il ne justifie durant cette période 2005-2011 d’aucun rendez-vous avec moi.

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Coup de jeune sur la prévention


Dès la rentrée prochaine, 47 000 étudiants en santé effectueront un service sanitaire d’actions préventives dans les écoles et les entreprises.

Certes, il y a quelque chose d’un peu « boyscout » à transformer ainsi les étudiants en animateurs sur le terrain mais je croire, comme professeur de médecine, que cela sera positif pour eux.

J’avoue ne pas trop croire à leur utilité dans les entreprises car il me semble que cela sera difficile avec des adultes du fait de leur manque d’expériences. Par contre, des jeunes qui parlent aux jeunes me semblent une excellente idée. Je pense que de leur expliquer que si, tous les jeunes de moins de 18 ans arrêtaient de fumer, la mortalité par cancers diminuerait de moitié, cela peut être efficace.

Tabac, alcool, drogue, sexualité, pratique sportive, alimentation, c’est important d’en parler. Et il faudra suivre avec attention les carabins tout terrain en espérant leur réussite.

« Femmes & Santé », on en parle ce soir


En écho à la Journée internationale internationale pour les droits des femmes, la Mairie du 3ème organise, comme chaque année, une initiative contribuant ainsi au combat contre les inégalités entre les femmes et les hommes.

Cette année, c’est la thématique de la santé qui a été choisie par Rolland JACQUET, Adjoint en charge à la citoyenneté et aux droits des citoyens à la Mairie. Trois invitées viendront donc nous éclairer sur ce sujet : Muriel SALLE, historienne, Pascale ROMESTAING, oncologue-radiothérapeuthe et Marion ATHIEL, militante au Planning Familial du Rhône. Cette soirée sera, par ailleurs, animée par Geneviève BERGER-GROSPIRON, Présidente du Conseil de quartier de Montchat.

Ce débat est évidemment ouvert à toutes et tous donc n’hésitez pas, venez nombreux et nombreuses ! Ça démarre aujourd’hui à 18h et j’y serai !

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