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Denis MUKWEGE


Un nom impossible à ne pas connaître.

Au risque de sa vie, ce gynécologue répare des femmes détruites par une violence qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer dans la région du Sud Kivo en République Démocratique du Congo.

Ce grand médecin gynécologue a été formé en France et nous devons en être fiers.

C’est le prix Nobel de la Paix 2018, c’est surtout un homme qui fait honneur à la Médecine et à ce qu’elle représente de valeurs.

C’est un nom que personne ne peut ignorer, un homme honorable, un prix Nobel de la Paix sans tache.

SEMAINE DE DERBY


Le derby Lyon – Saint Etienne est un véritable derby puisque le pôle métropolitain englobe les deux villes capitales de Rhône-Alpes (avec Grenoble).

A l’origine, le « derby » fait référence à la création en 1780 par le comte de Derby d’une grande course hippique. C’est devenu en Angleterre synonyme de grand évènement sportif.

En 1914, le « Daily Express » utilise le mot pour un match entre Eveston et Liverpool, deux clubs de la même ville et le football adopte le terme aussi bien à Londres, Buenos Aires, Milan, Lisbonne, Madrid, Barcelone et donc en France pour Nantes-Rennes ou Saint-Etienne-Lyon.

Un grand match, c’est une fête et pas un combat et le football ce n’est pas de la boxe.

La rivalité sportive est une belle chose et à un match (de retard mercredi) du Derby, l’OL et l’ASSE ont le même nombre de points, c’est donc VRAIMENT un grand match !

Un match, une fois de plus, sans les supporters adverses et donc sans lyonnais à Geoffroy Guichard. C’est triste car un Derby c’est d’abord une fête.

Alors Rivalité OK mais Sportivité aussi !

Une semaine de derby c’est une semaine où le sport est grand.

2019 SERA L’ANNEE DES DURES REALITES


Non, la crise des gilets jaunes - n’en déplaise à Monsieur Mélenchon - n’annonce pas la révolution et encore moins des lendemains qui chantent …

La France est contaminée par la démagogie et par une folie de comportements qui résultent certes de l’appauvrissement des classes moyennes mais aussi de l’emballement incontrôlable des réseaux sociaux où« fake news » et théories complotistes l’emportent sur la logique et le bon sens.

La réalité est que l’Allemagne a un budget excédentaire, que ce pays a des syndicats qui acceptent de négocier et des salariés qui s’inscrivent dans les syndicats.

La réalité, c’est que la France ne peut pas continuer à vivre à crédit et que forcément les classes moyennes n’accepteront plus de payer pour ceux qui ne payent pas d’impôts (Carlos Ghosn était citoyen fiscal néerlandais, Bayer dont le siège social est à Lyon rachète Monsanto ( !) et envisage d’installer son siège à Genève où on paye moins d’impôts…).

La justice fiscale est une urgence.

Abordons calmement cette réflexion collective mais on ne peut pas augmenter encore les impôts et il y a en France une justice fiscale sauf sur les impôts indirects. Il faut donc tout changer pour rééquilibrer impôts directs et indirects.

Mais on ne peut pas gagner plus si … on ne produit pas plus et on ne peut pas vendre aujourd’hui des produits s’ils ne sont pas plus techniques et plus sophistiqués que ceux de nos concurrents.

Je ne crois pas à l’hypothèse « Marine Le Pen + Mélenchon » dans le pays des droits de l’homme. Par contre, je crois à l’intelligence collective quand il s’agira d’interroger non pas 60 000 mais 60 millions de Français.

La dure réalité, c’est qu’il y a une droite de plus en plus populiste et une gauche morcelée alors que la justice sociale, l’égalité, le souci du plus faible sont de ce côté de l’échiquier politique.

Vivement la gauche. Réveillez-vous et arrêtez de ne vous occuper que de vos futurs 5% car 5% 6 fois cela fait 30.

La dure réalité, c’est qu’il faut s’unir et bâtir un avenir pour tous dans la justice sociale.

2018, ANNEE DE L’IMMUNOTHERAPIE


2018, a été l’année de l’immunothérapie en cancérologie consacrée par un prix Nobel.

Aujourd’hui, l’immunothérapie devient indispensable dans le mélanome métastatique (le grain de beauté qui se généralise) et surtout dans le cancer du poumon métastatique où une véritable révolution est en route (70% des malades sont vivants à un an et on espère 20% à 5 ans contre 5% aujourd’hui).

Mais l’immunothérapie c’est aussi le traitement adjuvant du cancer du sein (Herceptine) et beaucoup d’espoir dans les tumeurs urologiques et peut être dans certains cancers du sein (vessie et cancer du sein dit triple négatif).

L’immunothérapie transforme aussi notre façon de penser. Jusqu’ici on s’intéressait à la tumeur et la médecine de précision essayait de considérer une tumeur spécifique pour chaque patient.

Avec l’immunothérapie, on s’intéresse non pas à la tumeur mais à l’hôte, à celui qui est atteint et les médicaments anti-PD1 ou anti-PDL1 bloquent les récepteurs qui empêchent à l’individu de se battre lui-même contre sa tumeur. Et de fait ce sont les défenses de l’individu qui vont se débarrasser du cancer.

Une révolution qui aura marqué 2018 et qui devrait révolutionner la cancérologie dans les 10 ans qui viennent.

DES GROS ENJEUX AUSSI EN CANCEROLOGIE


L’année Curie sera importante avec la poursuite du déploiement de notre plan d’investissement de 175 millions d’euros, la nomination d’un nouveau directeur de la recherche, le déploiement des 14 projets du PMS (projet médico scientifique) et la poursuite de la structuration des relations internationales et de nos projets en Chine mais aussi en Europe et avec Israël et les USA.
Une décision importante nous attend aussi dans nos relations universitaires et la structuration de la recherche à Saint Cloud sera également une des priorités de l’année.

Une année où on annonce des difficultés économiques pour les hôpitaux et peut-être des évolutions importantes des modalités de financement.

Côté Europe, la question du nouveau plan de recherche “Horizon Europe” doté de presque 100 milliards sera au premier plan avec le nouvel outil qui s’appelle « Mission » et dont on ne sait pas en ce début d’année si elle sera limitée aux cancers pédiatriques ou si elle concernera aussi les cancers de l’adulte.
A l’intérieur de l’OECI que j’ai l’honneur de présider, les priorités sur la qualité, la relation avec les patients et les recherche dans “la vraie vie “ seront au premier plan de mes préoccupations.

Dernière année à cumuler politique française et investissements européens en cancérologie, en espérant tenir le rythme et garder la santé !

RETOUR VERS LES ENJEUX MÉTROPOLITAINS



En ce début d’année qui sera ma dernière vraie année en politique, je dois aboutir sur deux enjeux majeurs pour nos 58 communes :


- La poursuite du plan oxygène, avec le vote fin janvier de la ZFE, cette zone de faible émission qui concernera Lyon, Villeurbanne, Caluire, Bron et Vénissieux et qui sera focalisée sur les véhicules utilitaires légers et les poids lourds les plus polluants (vignette euro 3, 4, 5) qui, avec 25/100 des km parcourus, représentent 60/100 de la pollution à l’oxyde d’azote. Les verts pensent qu’on ne va pas assez vite et certains qu’on “continue à emme…. les automobilistes et ceux qui travaillent ».
Les gilets jaunes ont montré que le sujet est sensible et peut vite déraper. J’ai passé beaucoup de temps avec les organisations professionnelles concernées et me suis déplacé dans toutes les conférences des maires. J’ai rencontré chacun des maires concernés.

J’espère que l’équilibre entre priorité emploi et priorité santé permettra une appropriation de ce sujet difficile dont je souhaite aussi qu’il permettra de dépasser les clivages politiques.


- Le deuxième sujet arrivera en mai avec la délibération sur Santé et Environnement qui fixera une vision et des actions précises pour les 10 ans qui viennent (mon héritage ?). Eau, Air, le bruit, l’activité physique, la prévention pendant la grossesse, la santé de l’enfant (Pmi et scolaire) sont concernés.

Vous le voyez, une dernière année d’élu que j’aborde avec beaucoup de motivation.

À TOUS MES LECTEURS


Très bonne année 2019 à tous mes lecteurs.

De retour ce lundi de chine (voyage pour Curie), je veux avant toute chose vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2019.
D’abord la santé qui est la seule chose vraiment importante mais aussi une vie familiale sereine et une vie professionnelle accomplie.
Je vous souhaite aussi de faire du sport et de vous souvenir que le sport est un médicament indispensable pour rester en bonne santé et, pour ceux qui sont concernés, pour bien vieillir.


Vous êtes en moyenne 5000 personnes différentes à me lire chaque mois et pour la plupart à me lire régulièrement chaque jour du lundi au jeudi.
Ce blog date de 2008, donc déjà 10 ans et plus de 3000 posts que nous avons partagés ensemble.
Je sais que beaucoup me lisent sur Twitter ou sur Facebook mais je n’ai pas de moyens pour comptabiliser ces lecteurs supplémentaires, puisque seuls ceux qui viennent directement sur « www.thierryphilip.fr » sont comptés.

Merci à chacun et à chacune pour ces échanges, pour partager ces réflexions et très bonne année à tous avec toute mon amitié pour chacune et chacun.

Le discours d’Olivier Faure


Comme BFM  TV continue à parler et à faire parler des personnes qui ne représentent qu’elles-mêmes le débat sur la motion de censure n’a pas fait l’objet de beaucoup de commentaires.

L’excellent discours d’Olivier Faure, à l’occasion de la motion de censure, mérite d’être lu.

Je le partage avec vous aujourd’hui.

Monsieur le président,

Monsieur le Premier Ministre,

Mes chers collègues,

La démocratie doit suivre son cours. La démocratie ne se laisse dicter ses règles d’aucun assassin. La République Française ne pliera jamais face à ses ennemis.

Et puisque vous avez décidé de convoquer la séance pour aujourd’hui, nous sommes là.

Mais je le dis comme je le pense, la majorité aurait été bien inspirée d’accepter la demande que nous avons formulée, c’est-à-dire de reporter de quelques jours ce débat.

Pourquoi? Parce que nous parlons alors même que le suspect des attaques de Strasbourg n’a pas encore été localisé et que votre place n’est pas ici mais avec les forces de l’ordre, avec les élus, avec les Strasbourgeois encore dans l’inquiétude pour leur sécurité.

Pourquoi? Par respect pour celles et ceux qui sont encore entre la vie et la mort,

Par respect pour les victimes et leurs familles endeuillées, celles d’aujourd’hui, mais aussi celles d’hier, pour lesquelles chaque nouveau drame ravive la souffrance.

Respecter les temps, se donner celui de la décence, ce n’est pas un luxe, c’est aussi ce qui permet de vivre ensemble.

Les rites, c’est aussi ce qui forge un peuple. La vie politique est aussi faite de symboles. Ce report de quelques jours en était un.

Vous avez préféré avoir ce débat aujourd’hui pour mieux le noyer sous la peine de nos concitoyens. Vous avez fait le choix cynique d’utiliser le drame pour mieux cacher la crise.

C’est dit. Passons. Puisque c’est le moment que vous avez retenu, nous allons l’utiliser.

Un mouvement est né il y a six semaines sur les réseaux sociaux. Il a pris la forme de gilets jaunes pour donner une visibilité à des citoyens qui ne s’estiment plus représentés dans le débat politique.

Ils ont choisi de s’exprimer, de revendiquer en dehors de tout mouvement, parti ou syndicat. Ils nous ont dit : « Puisque vous ne nous entendez pas, vous ne nous représentez plus » !

Ce message chacun ici doit l’entendre.

Face à cette défiance, plusieurs attitudes sont possibles.

La première c’est de chercher à minorer l’importance du mouvement. A compter, rondpoint après rond-point, le nombre de manifestants et à négliger le fait que leur force réside dans le soutien massif de l’opinion. À chercher à le disqualifier en moquant le caractère irréaliste de certaines propositions, en dénonçant les contradictions, les listes à la Prévert, inhérentes à un mouvement sans leader ni structure, en amalgamant l’action violente de certains groupes à la volonté pacifique de l’immense majorité.

La seconde c’est de coller au mouvement, de tenter de le récupérer en le parant de toutes les vertus alors même que le mouvement est divers et ses positions hétérogènes.

La troisième, est celle que nous avons choisie.

Entendre la colère, la comprendre et tenter de lui apporter des réponses.

Ce mouvement qualifié par votre porte-parole de « ceux qui fument des clopes et qui roulent au diesel » ne mérite ni arrogance, ni mépris. Ce qu’ils demandent d’abord c’est le respect et la considération d’un Président qui a été élu face à l’extrême-droite et souvent grâce à leurs voix.

Ce mouvement n’est pas un agrégat de gens de « rien », qui ont besoin de pédagogie, qui n’auraient pas bien lu leur fiche de paie, pas bien compris leur feuille d’impôts.

Ils ont bien vu, bien lu, bien compris, et ils vous renvoient qu’à la peine du quotidien, vous avez ajouté l’injure de l’injustice.

Vos mesures ont dégradé leur pouvoir d’achat et vous avez dilapidé les marges financières acquises par les efforts de tous au profit des 1% les plus riches et plus encore les 0,1% d’ultra riches, grands gagnants de votre jackpot fiscal.

Ils ont observé qu’avec vous ce sont les pauvres qui paient pour les riches. Les retraités pour les actifs. Les habitants des territoires ruraux pour ceux des métropoles.

Vous dites que vous appliquez le programme du président élu. Mais où est passée la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter la CSG sur les revenus du capital? Ça aussi c’était le programme du candidat et vous l’avez oublié !

En revanche ils vous entendent expliquer que l’exonération de la taxe d’habitation s’appliquera finalement aux 20% de Français les plus aisés, et ça, ça n’était pas dans le programme !

Là où il aurait fallu de l’exemplarité, vous avez conforté des privilèges.

Vous avez miné l’adhésion à l’impôt parce qu’il n’y a plus de rapport entre les prélèvements et les services rendus.

Personne ne manifeste contre la transition énergétique, mais tous refusent qu’au prétexte de lutter contre le réchauffement climatique, vous organisiez un hold-up fiscal.

Les Français qui manifestent ne vous demandent pas moins de services publics, mais ils vous disent que quand il n’y a plus aucun service, ils ne voient pas pourquoi il y aurait plus d’impôts !

Dans un premier temps, les Français vous ont fait confiance. Ils ont laissé passer vos injustices parce que vous leur avez, en échange, promis l’efficacité. Aujourd’hui ils vous rejettent parce qu’ils ont compris que votre politique n’est ni juste ni efficace.

*****

Ce mouvement vous l’avez traité comme un mouvement catégoriel. Et vous n’avez cessé de l’humilier par des réponses insuffisantes et à contre-temps.

Nous avons assisté en quelques jours à un festival de contradictions.

Votre parole, y compris dans cet hémicycle, a été discréditée.

Votre déclaration à peine votée par votre majorité, vous étiez démenti par l’un de vos ministres prenant ses consignes directement auprès du chef de l’Etat.

Après avoir ignoré, contourné, méprisé tous les corps intermédiaires, vous tentez maintenant de les associer à votre défaite. Mais le mal que vous avez causé est profond.

Des Etats généraux vous ont été proposés par un grand syndicat. Pour notre part nous vous avions fait cette proposition dès avant le 17 novembre. Mais vous avez d’abord fait le pari du pourrissement et d’un retournement de l’opinion effrayée par les casseurs.

Plutôt que d’engager une négociation, vous avez privilégié la dénonciation de la violence. Mais en n’acceptant de bouger que sous sa seule menace, vous avez donné le sentiment paradoxal que seule la violence était de nature à infléchir votre politique.

Vous avez ainsi continué à délégitimer tous les acteurs de notre démocratie.

Au final, alors que vous vous présentez comme les accoucheurs d’un nouveau monde, vous avez repris toutes les recettes que vous dénonciez hier.

La question posée par le mouvement des gilets jaunes est d’abord celle de la justice fiscale, celle de l’inégale répartition des richesses. Mais, plutôt que de tout mettre sur la table, vous avez fait un choix : celui de lâcher du lest pour protéger les intérêts des grandes fortunes ! C’est ce que vous avez en commun avec Laurent Wauquiez, qui a abandonné son gilet jaune depuis qu’il a compris que la colère n’était pas limitée au prix du carburant.

Et c’est du côté droit de cet hémicycle que vous êtes partis chercher votre inspiration. Nicolas Sarkozy a rentabilisé son rendez-vous, la semaine dernière, à l’Elysée !

Et voilà le retour des heures supplémentaires défiscalisées dont vos propres ministres disaient - c’était avant d’être placés sous hypnose - qu’elles avaient coûté 100 000 emplois en 2011.

Et voilà le retour de la prime de Noël que personne ne saurait condamner mais qui n’est qu’une aumône très aléatoire et qui sert à étouffer le débat nécessaire sur les salaires.

Et parce que le cynisme ne vous étouffe pas, vous vous apprêtez à allumer un second feu pour faire oublier le premier. Vous reprenez cette idée d’engager un débat qui mêle « immigration et identité profonde ». Puisque les riches ne doivent pas être inquiétés derrière leur bouclier fiscal, offrons donc comme bouc-émissaires, les Français d’origine étrangère !

Il y a quelque chose de rassis dans cette façon de faire de la politique.

Vous vous étiez présenté comme un rempart contre le chaos, vous lui ouvrez les portes !

*****

Il y a pourtant une autre voie. Un autre plan.

Un plan qui a pour avantage de ne pas faire payer les heures supplémentaires par les salariés qui n’en font pas, les retraités et les chômeurs.

Un plan qui a pour intérêt de ne pas choisir entre moins d’impôts ou moins de services publics. Un plan qui ne donne pas de la main gauche pour mieux reprendre de la main droite.

Un plan qui ne sacrifie pas la transition énergétique.

Un plan qui rende une part de leurs efforts à ces femmes et ces hommes qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser drastiquement depuis la crise financière de 2008.

Un plan à 25 milliards, mobilisables tout de suite. Un plan qui marque une rupture nette et claire.

C’est ce que nous sommes venus vous dire avec Valérie Rabault et Patrick Kanner lorsque nous nous sommes rendus à votre invitation à

Matignon il y a 15 jours.

Pour cela, il y a deux décisions à prendre, indolores pour 99% des Français !

Premièrement, revenir sur l’abrogation de l’ISF et la création de la flat tax : 5 milliards !

Deuxièmement, renoncer à la transformation du CICE : 20 milliards d’euros !

Avec 25 milliards vous pouvez en finir avec la CSG sur les retraités, vous pouvez réindexer les pensions et les prestations sociales sur le coût de la vie.

Avec 25 milliards vous pouvez augmenter la prime d’activité tout en engageant une négociation salariale dans le public et exiger qu’elle ait lieu dans le privé. Faire en sorte que les rattrapages de pouvoir d’achat ne se limitent pas aux salariés au SMIC.

Avec 25 milliards vous pouvez accompagner les Français en leur donnant les moyens d’assumer la transition énergétique,

Avec 25 milliards, vous pouvez adopter une trajectoire de la taxe carbone qui tienne compte des cours du pétrole et qui soit supportable par les Français qui doivent se déplacer avec leur véhicule individuel.

Avec 25 milliards vous pouvez prendre l’engagement de recycler la totalité des gains de la taxe carbone en mesures écologiques, pour élargir le chèque énergie, lui donner une composante carburant, permettre une rénovation des logements vétustes, véritables passoires énergétiques, investir massivement dans les énergies renouvelables et les transports collectifs.

A ces mesures vous pouvez rajouter la correction des erreurs passées, en conditionnant le CICE à une négociation annuelle. Une négociation qui redonne du grain à moudre au dialogue social, qui redonne de la maitrise aux salariés sur leur destin. Qui permette de définir, entreprise par entreprise, ce qui doit aller aux salaires, à l’embauche, à l’investissement, au renouvellement de l’appareil productif, à la formation ou à la recherche et l’innovation.

Vous cherchez des idées, nous en avons. Vous voulez réparer l’effet CSG de votre première année de quinquennat? La mise en place du prélèvement à la source permet de fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG et de créer un impôt unique progressif. De corriger notre fiscalité aujourd’hui qui est trop proportionnelle et qui pèse en conséquence davantage sur les petits revenus.

Vous cherchez d’autres recettes?

Chaque année, 40 % des bénéfices des multinationales sont transférés artificiellement vers des paradis fiscaux et ainsi, 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) de base taxable échappent aux Etats. Notre collègue Boris Vallaud vous a proposé au nom de notre groupe un amendement créant un impôt qui permettrait d’imposer les profits des multinationales là où ils les réalisent.

Le Sénat sous la houlette du Président socialiste de la Commission des Finances, Vincent Eblé vient de vous proposer une mesure de lutte contre la fraude à l’arbitrage de dividendes, là encore 1 à 2 milliards de recettes sans ponctionner les Français.

Vous voulez la justice climatique? Pour cela augmentez l’aide au développement. Chacun ici connait le lien étroit entre la désertification et l’émigration. Revenez en arrière et acceptez de taxer les mouvements spéculatifs intrajournaliers que vous avez détaxés l’an dernier.

*****

Je conclus.

Les deux moments que traverse notre pays interrogent, dans des registres différents, son unité. Unité face au terrorisme. Unité face au décrochage d’une partie de ses concitoyens.

Nous sommes la France, nous sommes un peuple. Nous sommes ensemble la République.

Ces mots j’y crois comme au premier jour, mais ils sonnent de plus en plus faux aux oreilles de nos concitoyens.

Le défi est transversal. Les Français attendent des mesures concrètes sur leur pouvoir d’achat, c’est exact. Mais ils veulent davantage. Le pouvoir d’achat, c’est un préalable, une condition. Pas une fin.

Le mouvement des gilets jaunes est un appel, C’est une nouvelle alerte. Je n’ose dire la dernière. Il y en a eu de nombreuses autres.

Elles n’ont pas été entendues. Ou insuffisamment. Et nous socialistes en prenons lucidement et humblement notre part.

Aujourd’hui c’est l’unité du pays qui est en jeu :

Décrochage des classes moyennes et populaires, sécession par le haut des plus riches, abandon de l’idée de biens communs. Le lien s’est rompu. Il y a toujours des premiers, il y a toujours des derniers, mais il n’y a plus de cordée.

L’urgence c’est un projet commun. Il ne s’agit plus simplement de vanter les qualités du « vivre ensemble ». Il faut FAIRE ensemble !

Faire ensemble pour plus de justice sociale

Faire ensemble contre le réchauffement climatique

Faire ensemble une nouvelle révolution démocratique

Monsieur le Premier Ministre, la maison brûle, mais le président regarde ailleurs.

L’heure est venue de changer de cap.

Pour toutes ces raisons nous voterons la censure.

Des Femmes formidables


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Même si on peut toujours dire que le cliché “bleu, blanc, beur” est un peu ancien, qu’elle est belle sur le podium des Championnats d’Europe cette équipe déjà championne du Monde et qui représente si bien la France.

Il y a plusieurs mères de famille qui ont concilié le sport de haut niveau et la vie de famille dont l’une de nos deux gardiennes qui est revenue moins de six mois après la naissance de son premier enfant.

Il y a des enfants de nos quartiers issus de familles nombreuses, certains éduqués par une mère seule qui a fait du sport le lien avec l’école et l’outil d’apprentissage des règles et de la vie collective.

Il y a des Bac+2, des Bac+4 pas encore majeures et quelques anciennes qui transmettent les valeurs du handball, le sport double champion du Monde homme et femme et premier sport d’insertion dans  nos quartiers.

Il y avait 18 000 spectateurs et plusieurs milliers de téléspectateurs et dans ces moments-là après Strasbourg et les Gilets jaunes, on se sent “français et porteur de valeurs communes” avec cette belle équipe.

Regardez la photo. Ce sont des femmes formidables qui font honneur à la France.




Un peu d’humour


Hommage à Paul Niedermann, enfant d’Izieu


Nous apprenons avec beaucoup d’émotion le décès de Paul Niedermann, un ancien enfant d’Izieu.

Né en 1927 dans une famille victime de la déportation en France de toute la population juive du pays de Bade et du Palatinat par les nazis en octobre 1940, Paul avait ensuite subi durant de longs mois les persécutions antisémites de l’État français dans les camps d’internement de Gurs et Rivesaltes. Il fut soustrait à la déportation vers Auschwitz durant l’été 1942, de même que son frère Arnold, par Sabine Zlatin qui travaillait depuis Montpellier pour le réseau de sauvetage de l’Oeuvre de secours aux enfants. Mis à l’abri à Palavas-les-Flots, puis Lodève, il suivit le couple Zlatin à Izieu lors de la fondation de la « Colonie des enfants réfugiés de l’Hérault » au printemps 1943. Sauvé par le conseil d’un « bon gendarme » qui avait prévenu Miron Zlatin que la présence de ce jeune homme de 16 ans alimentait des suspicions autour de la colonie, il parvint à passer clandestinement en Suisse en septembre 1943 et échappa ainsi à la rafle du 6 avril 1944. Il revint vivre en France après 1945, témoigna au procès de K. Barbie en 1987 et présenta souvent à des élèves en France et en Allemagne son terrible parcours d’enfance.

Voici un extrait du témoignage qu’il a laissé de son passage à Izieu : « Pour moi, cette maison d’Izieu ressemblait à un havre de paix, parce qu’on était vraiment loin du monde, on ne voyait personne, à part quelques paysans du hameau d’à côté. Théo riait beaucoup. J’ai eu relativement peu de contacts, notamment avec les petits. Par contre, ce qui reste dans mon esprit tout le temps, c’est le soir, sur les marches d’escalier, devant la maison, autour de la fontaine et sur la fameuse terrasse, où tant de photos ont été prises. On parlait de l’après-guerre, où on se rencontrerait, ce qu’on voudrait faire. Je dirai que j’ai relativement peu vu Mme Zlatin elle-même parce que, à cette époque, elle se déplaçait énormément pour les besoins de la cause. J’ai été beaucoup plus en contact avec son mari. Il a été vraiment un homme très gentil et moi, je pense qu’il était d’une grande bonté, et d’une énorme force physique.

J’ai fait là la connaissance de Paulette Paillarès, qui était venue pendant ses vacances. Elle était lycéenne, elle avait un an de plus que moi, elle était venue passer des vacances à Izieu pour aider justement les moniteurs avec les petits. J’avais plutôt des contacts avec Paulette, avec Henry, avec Arnold et Théo, et nous étions les grands, nous étions un groupe à part.

Je me souviens aussi d’au moins deux fois dans l’été, des baignades dans le Rhône avec Léon Reifman, où il fallait descendre des kilomètres à travers les champs et on arrivait et… ma foi, il avait dû repérer des endroits parce que le Rhône, par endroits, c’est assez dangereux, il y a des trous, il y a des remous et il avait dû, je suppose, repérer ça très soigneusement parce que, bon, il n’est jamais rien arrivé. Dans les moniteurs personne ne parlait l’allemand et même le yiddish, et personne ne voulait le parler ; ils voulaient qu’on parle français. Et c’était bien.

On a parlé quelquefois de nos familles et là, c’était beaucoup plus pénible parce que moi, je savais par un ami polonais, depuis le mois de janvier 1943, que les gens avaient été déportés en Pologne et qu’on tuait là-bas. Je ne savais pas ni comment ni où, je n’avais jamais entendu parler d’Auschwitz ni de chambre à gaz ni de four crématoire, mais je savais qu’on tuait et je savais que je ne reverrais pas mes parents, qu’il n’y avait pratiquement aucune chance.

Source : Témoignage de Paul Niedermann sur la Maison d’Izieu, transcription de la bande son « Les voix d’Izieu » diffusée dans la maison

Le problème français


Non ce n’est ni les gilets jaunes ni le président de la République mais notre fiscalité qui est devenue folle. Avec un taux de prélèvement de 46,3%, nous sommes les premiers en Europe où la moyenne est de 34% et surtout ce taux a augmenté de 0,7% depuis 2016, presque aussi vite que le taux d’ozone !

Si nous collectons 46% de notre PIB, nous dépensons 56%. Cette situation, unique au Monde, est une impasse totale et la dette de 2300 milliards n’est soutenable que parce que les taux d’intérêts sont exceptionnellement bas.

Il n’existe qu’une seule solution : réduire la fiscalité et DIMINUER les dépenses.

Emmanuel Macron le sait, alors on attend quoi ??

30 ans après le RMI, la pauvreté n’a pas reculé


Depuis 10 ans, le RMI est devenu RSA mais plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de la pauvreté (1026 €uros par mois pour une personne seule). Le taux de pauvreté est de 14% et il serait de 21% sans le RSA car beaucoup de bénéficiaires potentiels ne le demandent pas.

Les plus précaires restent les femmes et les enfants (le Secours catholique a accueilli 1,7 million de personnes en 2017 dont la moitié d’enfants).

Avec le vieillissement de la population, la précarisation des séniors s’aggrave aussi et les récentes mesures sur les retraites n’ont pas arrangé les choses.

Donc, le « pognon de dingue » que coûtent les prestations sociales sont simplement un témoin d’une réalité difficilement acceptable qui explique les réactions actuelles d’une population qui se sent exclue et incomprise.

Quand les heures les plus sombres de l’Espagne resurgissent


Je reprends la très belle analyse du journal «  L’engagé(e) » (https://www.facebook.com/groups/171451933557529/)

On pensait l’Espagne comme l’un des rares pays européens à résister au populisme et à l’extrême droite. C’est avec stupeur que cette exception a été balayée d’un revers de main à l’occasion des élections régionales anticipées organisées en Andalousie ce week-end. Pour la première fois depuis la fin du franquisme, l’extrême droite incarnée par le parti Vox a obtenu des sièges au Parlement régional. Plus, alors que les derniers sondages leur conféraient 5 à 7 sièges, ils en ont raflés 12 ;

La débâcle est grande. L’Andalousie représente non seulement 20% de la population espagnole, mais c’est surtout le bastion historique du PSOE. Depuis 36 ans, cette région a représenté la réserve de voix la plus grande des socialistes. Dimanche soir, le parti est arrivé en tête avec 33 députés et 28% des voix, en perdant 14 sièges et 7 points par rapport à 2015. Or, avec une abstention record de 42%, une alliance avec la gauche radicale de Podemos ne suffira pas à gouverner.

Ce score – au-delà d’une condamnation des affaires de corruption qui ont gangréné la région andalouse ces dernières années – est le résultat d’une campagne offensive de la part des 3 partis allant du centre droite à l’extrême droite à l’encontre de la Gauche d’une part, et prônant le repli nationaliste d’autre part.

Désormais, à l’issue du vote, 3 options se font face :

La Gauche a appelé à « une mobilisation antifasciste et féministe face au danger démocratique », tendant la main aux libéraux pour se rassembler … ce qu’ils ont déjà refusé.

Les Libéraux, voyant l’opportunité de ne plus jouer le 3ème larron et de s’affirmer, ont proposé un ralliement du PSOE et du PP derrière eux. Ce qui a été également refusé.

Le plus probable est donc une union PP, Vox et Ciudadanos pour souder une majorité absolue.

Cette union inédite serait un précédent qui pourrait faire beaucoup de mal à la Gauche, non seulement au niveau national en vue des élections régionales de mai 2019, mais aussi des élections européennes. Cela montrera que tout est possible, les libéraux espagnols, principaux alliés de la République En Marche étant capables de faire alliance avec la droite ferme et l’extrême droite, et ce sans complexe.

L’opposition à court d’idées sur la santé ?


Le laboratoire à idées est-il en panne ? Sur la politique de santé, l’opposition actuelle semble en tout cas à la peine.

De la Droite à la Gauche en incluant les Extrêmes, la machine à concepts ne semble pas avoir recommencé à fonctionner.

Non que les ténors santé des Républicains, de la France insoumise ou du Parti socialiste soient soudainement frappés de mutisme. Dans les travées de l’Assemblée, à la radio ou sur les réseaux sociaux, on les entend protester, parfois avec véhémence, qui sur l’élargissement de la PMA, à droite, qui sur les fermetures d’hôpitaux et les restrictions budgétaire, à gauche. Et pour autant, dans tous les camps, on a du mal à proposer des alternatives à la politique du moment. Comme s’il n’existait pas de solution de rechange au plan annoncé par Emmanuel Macron mi-septembre.

Cette retenue est surement temporaire. A ce stade du quinquennat, il est encore bien tôt pour préparer l’alternance. Rien d’étonnant donc à ce que, dans les partis politiques, les task forces soient encore en sommeil.

Les partisans du gouvernement verront dans ce silence le signe qu’il a tapé dans le mille en trouvant les solutions idoines dont le système de santé a besoin ici et maintenant. Las !

La relative discrétion de l’opposition tiendrait plutôt au climat assez serein entretenu jusque-là par le pouvoir avec les syndicats de médecins. A moins qu’il ne faille rattacher aussi la modération des adversaires du gouvernement à la difficulté qu’ont toujours eu gauche et droite à se différencier vraiment sur la politique de santé. Un terrain sur lequel la première sait se montrer parfois libérale quand la seconde s’affiche volontiers sociale.

La vision des socialistes dans la crise actuelle


Partout en France, les citoyens et citoyennes crient leur colère.

Leur colère face à la hausse des taxes sur le carburant et le chauffage insoutenable financièrement pour des millions de Français, rejetés aux marges des villes en raison du coût du logement et qui n’ont pas d’alternative à la voiture.

Leur colère face à un gouvernement qui utilise le prétexte de l’écologie pour prélever 55 milliards de taxes qui ne servent que peu à financer l’action en faveur de l’environnement et sont surtout un moyen de remplir les caisses vidées par la politique favorable aux plus hauts revenus.

Leur colère face à la hausse de CSG et aux pensions de retraite figées qui ont amputé le pouvoir d’achat de 14 millions de retraités alors qu’ils ont travaillé toute leur vie : ils voient aujourd’hui leurs conditions de vie dégradées.

Leur colère face à la baisse des aides personnalisées au logement (APL), aux logements qui sont devenus trop chers pour les classes moyennes et populaires.

Leur colère face aux économies réalisées sur les emplois à destination des personnes en situation de handicap.

Leur colère face à la baisse du pouvoir d’achat, aux salaires qui stagnent pour le plus grand nombre ce qui rend la vie toujours plus difficile.

Leur colère face à l’injustice fiscale, aux cadeaux fiscaux faits par le gouvernement à quelques-uns – suppression de l’ISF, création de la « flat tax » - pour qui la vie est toujours plus facile.

Leur colère face aux fractures territoriales, face à la dégradation des services publics, à la suppression des petites lignes ferroviaires, aux déserts médicaux, à la fermeture d’écoles ou à la disparition des commerces de centre-ville.

Leur colère face à un coût de la vie beaucoup plus élevé et des infrastructures pour lesquelles l’Etat ne répond pas au besoin d’investissements dans les départements, régions et collectivités d’outre-mer.

Leur colère face à un gouvernement qui refuse d’engager un vrai dialogue pour trouver une solution de compromis et de sortie de crise.

Depuis 18 mois, nous alertons le gouvernement. Nous lui avons soumis deux contre-budgets construits pour assurer la justice sociale et soutenir la reprise enclenchée depuis 2015 de l’activité économique.

Mais le gouvernement est resté sourd aux propositions de l’opposition en s’enfermant dans une politique qui ne fait que traduire sa déconnexion avec le quotidien des Français.

Le gouvernement doit cesser de discréditer les citoyens qui s’engagent et leurs porte-paroles, les syndicats et les associations, et comprendre qu’il ne peut pas agir seul. Le gouvernement ne peut faire la sourde oreille face à cette colère.

Notre pays a besoin de renouer avec lui-même alors que la tension sociale augmente jours après jours et que l’ordre public est menacé par l’inaction du gouvernement, comme par exemple à la Réunion où le blocage du grand port maritime menace l’approvisionnement de l’Ile en produits de première nécessité.

Aucune transition écologique ne pourra être durablement mise en œuvre sans justice sociale. C’est pourquoi des « Etats Généraux du pouvoir d’Achat » s’imposent, comme le réclament des responsables syndicaux et les parlementaires issus de nos rangs. Tant que ces Etats Généraux ne seront pas tenus, tant que les Français les plus modestes ne seront pas mieux protégés, toute nouvelle hausse des taxes énergétiques sera inenvisageable.

Pour répondre à cette crise sociale, environnementale et politique, l’Assemblée nationale et le Sénat doivent proposer des solutions concrètes pour plus de justice et d’égalité. Les représentants du peuple français sont les relais de ces colères. Ils y sont prêts.

Week-end culture


img_2044img_2067Pendant que les casseurs de façon honteuse s’attaquaient à l’Arc de Triomphe et aux rues parisiennes nous avons marié un ami et profité des nombreuses activités culturelles.

Accessoirement, nous avions marché 37 km en deux jours et choisi de profiter de l’exposition « Caravage » au musée Jacquemart André et de la rétrospective « Miro » au Grand palais.
Que dire d’autre que de vous conseiller les deux et de choisir deux exemples :
Pour « Caravage », ce Saint François dont la luminosité est extraordinaire.

Pour « Miro », un de ses derniers tableaux de la série des bleus que j’aime beaucoup, y compris pour les points de suspension.

Un beau week-end dans une ville magnifique mais par endroit défigurée…



Il est petit, il est gentil et il est honnête


Vous le reconnaissez?


Il gagne 17 millions d’euros par an en Angleterre et va payer 7,5 millions d’impôts par an pendant qu’Amazon en payera 1,9 million pour un profit annuel au Royaume-Uni de 89 millions. Avec des avocats fiscalistes proposant du légal très complexe dans des sociétés offshore, Amazon enrichit ses actionnaires et pas le pays où il détruit de nombreux emplois.

Notre héros a refusé un montage avec deux sociétés offshore qu’on lui a clairement proposé en lui expliquant (ce qui est vrai) que c’est légal.

Non ce n’est pas Carlos Gohn !!!! Il est petit, il est gentil, il est honnête et il est champion du monde, Chapeau N’Golo Kanté !!!!!!


À gauche N’Golo Kanté, à droite N’Golo Kanté, au centre N’Golo Kanté …….et devant on a MBappé !!!!….qui donne sa prime aux associations.

Vive nos Champions du Monde

Et si Liverpool gagne contre Naples à Anfield ?


Et que le PSG fait match nul à l’Etoile Rouge, trois équipes seront à égalité en tête.

Les Parisiens, 2ème du groupe, ont leur destin en main pour se qualifier lors de la dernière journée  de la Ligue des Champions.

Une victoire à Belgrade dans deux semaines et la qualification « est dans la poche » !

Même chose si Liverpool ne bat pas Naples. Mais… en cas de victoire de Liverpool  et de match nul du PSG alors l’affaire se complique… Naples, Liverpool et le PSG seraient alors à égalité, avec 9 points.

Avec le règlement de l’UEFA, les résultats contre l’Etoile Rouge ne compteraient donc plus et tout se jouerait aux confrontations directes.  Liverpool serait en tête avec six points. Les Parisiens et les Italiens (5 points) seraient alors départagés à la différence de buts.

Si les Italiens perdent par au moins deux buts d’écart, les Parisiens seraient qualifiés puisque selon le règlement de l’UEFA priorité à l’équipe qui a la meilleure attaque. Seule une défaite des Italiens par un but d’écart avec au moins trois buts marqués aurait pour conséquence d’éliminer le PSG.

Mais comme le dit Jan Bernat « Nous irons à Belgrade pour gagner ! Nous ne pouvons pas nous permettre de calculer ».

AMBROISIE : C’est une priorité


Le 26 novembre, c’était le bilan annuel Ambroisie au Grand Lyon.

Les conditions météorologiques ont une nouvelle fois joué un rôle prépondérant avec, en 2018 un début tardif et une durée d’exposition jusqu’à fin octobre avec toujours la vallée du Rhône comme point chaud et la Métropole de Lyon comme lieu important.

Le bilan 2018 pour la Métropole c’est à la fois le « verre à moitié vide » et le « verre à moitié plein ».

- Vide, car l’expérience du drone n’est pas un succès car cela coûte cher et il faut une convention renouvelée pour chaque agriculteur donc plutôt déception même si cela reste l’avenir pour repérer les plans.

- Vide, car la seule mesure vraiment objective concerne la consommation de médicaments qui date de 2016, elle reste élevée (40 millions) et on ne saura pas avant 2020 si elle baisse.

- Vide, car si on progresse pour les signalements arrachés (38% contre 34 %) et qu’il y a seulement 9 % de signalements erronés contre 15% en 2017, le traitement reste très hétérogène. Il reste 33% de signalements à valider, que l’on ne peut pas arracher et certaines communes qui signalent bien ont 0 % d’arrachage.

Heureusement il y a le verre plein car nous sommes meilleurs qu’en 2017 avec 1496 signalements (contre 1134). La plateforme fonctionne et la mobilisation des référents existe et surtout nous sommes (la Métropole) les meilleurs en France et en Région Rhône-Alpes Auvergne.

Tout cela grâce à la mobilisation des 58 communes, des référents, de l’ARS, du RNSA, de ATMO Rhône-Alpes Auvergne et surtout des conseillers communautaires, Pierre Diamantidis, véritable conseiller délégué à l’Ambroisie à mes côtés qui fait un travail formidable.