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Le blog imite « Les Potins »


On aurait pu encore parler de la chasse à l’homme organisée par Médiapart, de Tapie qui tient sa revange, de Sarkozy peut-être un « futur Tapie », du match épique Fédérer/Djokovic, du maillot jaune de Alaphilippe, du retour de Neymar, de la mort enfin de Vincent Lambert, des chances de Pinot de gagner le Tour de France, du feuilleton politique LREM à Lyon et de beaucoup d’autres choses…

Mais, j’ai décidé d’imiter « Les Potins » d’Angèle et de prendre un gros mois de vacances.

Le Blog part en vacances la semaine prochaine et il faut se préparer aux vacances au moins une semaine à l’avance !!!

Rendez-vous fin Août chers lecteurs !

La circulation alternée n’est pas sans effet


Tout le monde a vu des vignettes 4 et 5 circuler alors que c’était interdit par le préfet qui avait décidé la circulation alternée.

Cependant la mesure même sans beaucoup d’amendes n’a pas été sans efficacité comme le montrent les chiffres ci-joints :

  • vente de ticket-air 100 000, soit 8 fois plus que d’habitude

  • 8% de Traffic mesuré sur Lyon et Villeurbanne et -6% sur l’agglomération

  • -30% de congestion au centre-ville de Lyon

  • +20% d’utilisation de Bluely

  • + 10% de location de trottinettes

  • -10% de recettes de stationnement

  • +80% de consultation du site co-voiturage de la Métropole

Nous n’avons pas de chiffres pour le VELOV du fait du vandalisme ambiant.

L’épisode a été l’occasion de constater que nous ne savons pas comptabiliser les piétons et nous allons y travailler.

Au total : si je corrige la copie, je mets « Peux mieux faire mais on peut accepter la moyenne pour l’élève Métropole + Préfecture ».

On doit faire encore mieux lors du prochain épisode du pic de pollution.

Le Plan Oxygène


Le plan oxygène donne des résultats avant la ZFE

Depuis 2017, les taux de dioxyde d’azote (en moyenne annuelle pour 2018) ont diminué de 28%, les taux de PM10 de 39% et les PM2,5 de 53%. Le taux de Benzène a chuté de 61% et le SO2 de 56%.

L’investissement dans la mobilité (3,4 milliards depuis 2001), la plateforme Ecorenov, la prime Air-Bois, le travail des industriels. Tout cela porte donc ses fruits même si des épisodes de pic de pollution restent une vraie question dont personne ne discute de l’importance à court et moyen terme.

Même la différence entre un mort du tabac (31 000 morts/an dans des cercueils) et le calcul statistique qui aboutit à un nombre de mort prématuré commence à être comprise. Un mort « prématuré » n’est pas dans un cercueil mais il perd 6 mois d’espérance de vie.

Enfin, la différence entre morts prématurés et troubles respiratoires (asthme…) liés à la pollution commence aussi à être comprise.

Il faut s’en réjouir.

Déchetteries mobiles


Les déchetteries mobiles seront reconduites après l’expérimentation.

Réparties sur 9 sites à Lyon (7) et Villeurbanne (2) depuis septembre 2018, les déchetteries mobiles font l’unanimité auprès des usagers qui apprécient ce service nouveau.

Cependant, les tonnages collectés sont hétérogènes et donc les coûts très variables. On collecte entre 4 et 28 tonnes par site. Les sites sont difficiles à gérer pour les agents mais ce sont des agents de déchetterie dont l’image auprès de la population s’améliore. L’énorme majorité des usagers viennent à pied vers les déchetteries mobiles.

On rappelle que la collecte d’encombrants en déchetterie coûte 150 euros la tonne et les dépôts sauvages 1000 euros la tonne.

La déchetterie fluviale, c’est 20 fois plus cher que la déchetterie et la déchetterie mobile entre 10 et 20, selon le tonnage collecté. Pour faire simple, la déchetterie mobile ne produit ni économies ni diminution des dépôts sauvages collectés. Il faut donc considérer que c’est un service rendu au public et peut être un élément d’éducation civique.

L’expérience se poursuit sauf à Lyon, 5 place Schweitzer (coût élevé, résultats trop faibles et existence de la déchetterie fluviale) et, place de l’Europe pour le 6ème arrondissement transféré place Elmaleh. Le site du 8ème arrondissement, place du 8 mai 1945, est supprimé (Place Ambroise Courtois maintenu).

Enfin, je me réjouis du succès du site du 3ème arrondissement, place Bahadourian où 670 usagers ont produit 28 tonnes en 9 épisodes (presque 60% de meubles).

76 ans après la mort de Jean MOULIN


ON S’Y MET TOUS !


Nous avons voté cette semaine la stratégie alimentaire métropolitaine.

Un constat : 4,6% des produits que nous consommons viennent du territoire. 95% de ce que nous produisons est exporté et les industries agroalimentaires importent 68% de ce qu’ils nous vendent. 87% des produits agricoles sont importés et le secteur de l’hôtellerie/restauration importe 95% de ses produits agricoles.

Des solutions sont possibles si on s’y met tous :

  1. Devenir acteur de notre santé alimentaire

  2. Développer la culture de l’alimentation responsable

  3. Faire reculer les précarités alimentaires

  4. Faire du capital agricole un bien métropolitain

  5. Progressivement faire une agriculture durable de proximité

  6. Favoriser la coopération en circuits courts

  7. Développer une activité économique du territoire

  8. Faire de la restauration collective une vitrine

  9. Intégrer l’alimentation dans la politique d’aménagement du territoire

  10. Réduire les gaspillages alimentaires

Portrait d’Hugo Huon « Ruer dans les Brancards »


Hugo Huon est infirmier à l’hôpital Lariboisière, à Paris

Il est cash. «Vous voulez que je verse une larme pour une personne que je n’ai jamais vue ? lâche-t-il en évoquant cette femme, morte, oubliée aux urgences de l’hôpital Lariboisière. Mais je ne la connais pas. Je pense à mes collègues qui sont seules à faire face à des situations insupportables.» Ou encore : «Les gilets jaunes ? Au début, je n’étais pas convaincu. Des gens qui ne réagissaient pas dans une société où tous les jours d’autres meurent dans la rue… Et là, pour une augmentation de 10 centimes de l’essence, les voilà dehors. Après, j’ai compris et je les soutiens.»

Voilà. Hugo Huon est ainsi, instinctif et sans fard. Lui, qui préside le collectif Inter-Urgences à l’origine de ce mouvement de grèves inédit en France, est tout d’une pièce, avec un côté rimbaldien à fleur de peau. «J’aime bien les fuites en avant», avoue-t-il. A peine 30 ans, désespéré de la vie mais terriblement actif : «Cinq ans aux urgences de Lariboisière, c’est cinq ans dans l’inhumanité extrême.» Dans un an, à cette heure-ci, Hugo sera perdu au fin fond du Canada, en train de travailler sur la santé au sein de la communauté inuit. En tout cas, c’est son rêve.

On a compris, le monde est perclus d’injustices. Et la suite n’est qu’un défi : tenter de faire néanmoins quelque chose de sa vie. Parfois, Huon craque et se brise, passant par des crises de panique qui le surprennent. Puis il se relève, se remet debout, à regarder ce monde qui va mal. «A la grande réunion solennelle au ministère, avec la ministre et toutes les organisations qui étaient là, je me disais : “Mais c’est quoi ce monde ?” Ils viennent dire qu’avec notre grève on a raison, que nos conditions de travail sont insupportables. Mais cela fait vingt ans qu’ils le savent !»

Hugo Huon n’est ni cynique ni narquois. Il est breton, enfant de Saint-Malo. «Se laisser faire son portrait par un journaliste et parler de soi, c’est de la prostitution, mais au collectif, on s’est dit que cela pouvait servir.» Alors, il accepte de répondre. Parle sans faux-fuyant, passant aussi vite du drame de son enfance, - le suicide, «supposé» dit-il, de sa mère -, à ce qu’il aime ces jours-ci le plus au monde, à savoir cette solidarité entre soignants dans les urgences. «C’est pour cela que je me bats. Dans les services durs comme les nôtres, les liens entre nous sont uniques.» Ou encore : «Ce que j’aime bien dans mon travail, c’est qu’il faut être rapide. On a peu de temps, il faut rassurer. Et le faire très vite. Et puis, on est dans un tel bassin d’inégalités.» Et là, il se montre encore intarissable : «La nuit, à Lariboisière, c’est le fin fond du malheur. Comment y croire ? Le soir de la victoire, lors de la Coupe du monde, il y avait une queue de personnes totalement saoules, malades en diable. Impossible de les prendre en charge. L’un est mort, tombé par terre. Une autre fois, des Pakistanais se battaient au couteau. Comment voulez-vous espérer ? Des gens sont là qui attendent des heures. Des SDF viennent parce que leur pansement s’est infecté, d’autres n’en peuvent plus et font semblant de convulser pour qu’on les prenne en charge.» Dans cet enfer, il résiste à sa manière : «Je me raccroche à ce que je peux faire.»

«Soutien», «aider», ce sont les mots qu’il aime le plus. Enfant, il en a peut-être manqué, entre ses deux grandes sœurs et son petit frère, son père qui travaille aux douanes et sa mère, institutrice qui se noie dans la maladie et l’alcool. Bac en poche, il multiplie les petits boulots à travers la France comme d’autres montent à bord d’un navire pour aller voir plus loin. Au hasard d’une colocation, un de ses amis s’inscrit dans une école d’infirmières. Il se dit pourquoi pas, se présente, réussit. Il déteste ces études où les brimades sont légion, où les infirmières plus âgées se défoulent sur le dos tendre des débutantes. Il atterrit en psychiatrie, puis dans une clinique historique, celle du Chênaie, près de Blois, un des berceaux de ce que l’on a appelé la «psychothérapie institutionnelle». «Au Chênaie, c’était un îlot de bienveillance.» Hugo s’en va pourtant. Comme toujours. Il voyage en Inde où il découvre les vertus du massage ayurveda. Revient à Paris. Fin 2014, le voilà infirmier dans un des services d’urgences les plus chargés et les plus difficiles de Paris, celui de l’hôpital Lariboisière, près de la gare du Nord et de Barbès, où tous les perdus de la ville se retrouvent. Dans ce chaudron, il se plaît. Tout en multipliant les activités annexes, en accumulant les diplômes universitaires. Il gagne 1 600 euros net par mois, pas complètement à temps plein pour pouvoir suivre un master d’économie et gestion de la santé. «J’ai besoin d’apprendre», répète-t-il.

Politisé ? Non, mais il aurait voté vert aux européennes s’il avait retrouvé sa carte d’électeur. L’été dernier, celui qui vit seul avait été, avec quelques autres, à l’origine d’une toute première grève, pour dénoncer le manque criant de personnel et les conditions honteuses de travail. Cela n’avait rien donné. Et il avait fallu qu’une femme meure oubliée, en janvier, dans les locaux des urgences de «Larib» pour que l’on en parle dans les médias et que la direction de l’AP-HP réagisse et lâche quelques postes supplémentaires. «Là, c’est inédit. Le mouvement est parti de l’hôpital Saint-Antoine, en mars, après la blessure d’un personnel soignant lors d’une rixe, raconte Hugo. Ils nous ont appelés. Et à la troisième réunion, avec le groupe des cinq (l’hôpital Tenon, Saint-Louis, La Pitié, Lariboisière et Saint-Antoine), on s’est lancé.» Ils sont depuis une petite vingtaine, infirmièr·e·s, aides-soignantes, autour de la trentaine, aucun n’est syndiqué, mais tous proches les uns des autres. Cela a fait tache d’huile, plus d’une centaine de services sont en grève. Le collectif s’est structuré. «Les syndicats nous appuient fortement, mais chacun à sa place. On a une structure pour les finances, les actions, etc. Avec des rendez-vous toutes les semaines.» Et WhatsApp pour les liens.

«Aux urgences, on aime parler vrai, ajoute Candice Lafarge, aide-soignante à Saint-Antoine, autre vedette du collectif. Chez Hugo, ce qui me frappe, c’est sa détermination.» Récemment, il y a eu une réunion avec la direction générale de l’AP-HP. «Ils nous ont proposé 110 postes supplémentaires (1) pour les services d’adultes et 50  pour enfants. A condition que l’on arrête immédiatement la grève.» On devine la suite. «La question est de savoir si on maintient la grève jusqu’à la fin de la mission lancée par la ministre en septembre. Je ne sais pas», lâche celui qui ne s’imaginait pas vivre au-delà de 30 ans.

13 heures, Hugo file à un rendez-vous. Il aime travailler la nuit. Et l’on se dit que les hôpitaux de Paris ont bien de la chance d’avoir des salariés comme lui.

(1) la dernière proposition est aujourd’hui de 230 postes.

Interview Eric Favereau

La parole à Bruno RIOU, médecine d’Urgence


Aux urgences, les couloirs de la honte

Par BRUNO RIOU médecine d’urgence, Professeur, membre du Conseil national de l’urgence hospitalière (Cnuh). Doyen de la faculté de médecine, Sorbonne-Université

A l’entrée des urgences de l’hôpital de Creil (Oise), le 6 juin.

« Si la ministre de la Santé a qualifié notre système de santé comme étant «à bout de souffle», il faut reconnaître que nos urgences hospitalières sont au bord de l’asphyxie. La grève du personnel paramédical illustre cet état inquiétant et le «No Bed Challenge» lancé depuis de nombreux mois par Samu et Urgences de France doit être interprété comme un appel à l’aide désespéré. Les urgences sont débordées parce que les autres acteurs du système de santé ne veulent plus ou ne peuvent plus faire. C’est le dernier endroit où le patient perçoit encore une lumière «accueillante» 24 heures sur 24, mais pour combien de temps encore ?

Toutefois, le grand public, les politiques et les médias peinent à identifier où se situe la principale difficulté pour les services d’urgences hospitaliers. Quand bien même le nombre de consultations ait augmenté de 10 millions à plus de 20 millions par an en quelques années et que d’aucuns considèrent qu’une proportion notable (estimée raisonnablement à 30 %) pourrait bénéficier d’une prise en charge ambulatoire dans d’autres structures (si elles existaient), il ne s’agit pas du problème principal. Le problème le plus grave auquel doivent faire face les urgences hospitalières, c’est l’absence d’aval suffisant et sa conséquence immédiate, les longues files de patients couchés sur des lits brancards pendant de très nombreuses heures dans ce qu’il convient d’appeler «les couloirs de la honte». Pourquoi ?

Parce qu’il est largement prouvé que ces lits brancards sont associés à une augmentation de la morbidité et de la mortalité.

Parce que ces patients sur des lits brancards constituent une surcharge de travail considérable pour le personnel paramédical et médical, notamment de poursuite de soins et de surveillance, les empêchant de faire face au flux incessant d’arrivée de nouveaux patients alors même qu’ils ne sont souvent pas en nombre suffisant pour gérer ce flux.

Parce que la recherche de lits pour ces patients, travail d’un «Sisyphe malheureux» qui verrait l’ascension de son rocher constamment freinée, gâche une part importante de temps médical et paramédical.

Parce que ces patients entassés dans des structures inadaptées, les couloirs, peuvent s’aggraver, renvoyant aux soignants un sentiment aigu de mal faire leur travail, quand ils ne sont pas cloués au pilori pour «défaut d’organisation». Les lits brancards représentent, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, une manne financière non négligeable pour les établissements de santé. Ces patients ne relèvent pas, ou plus, de la médecine ambulatoire, ils requièrent une hospitalisation, et, d’ailleurs, il est bien connu que ces patients des urgences ont souvent besoin d’une hospitalisation plus prolongée que les patients dits programmés, expliquant entre autres leur faible attractivité pour les services d’avals. Les causes en sont multiples et parfaitement identifiées : restriction budgétaire de l’hôpital public, concurrence entre établissements, tarification à l’activité (T2A), virage ambulatoire décidé de manière technocratique et imposé aveuglément par l’outil budgétaire, vieillissement et précarisation de la population, proportion croissante de patients souffrant de maladies chroniques invalidantes, etc. Et le dispositif Copermo, qui impose, pour obtenir une participation de l’Etat à une restructuration des établissements pourtant indispensable, un virage ambulatoire, souvent irréaliste, laisse entrevoir des lendemains bien sombres.

Il s’agit du plus grand dysfonctionnement dont souffrent les urgences hospitalières et toutes les mesures de la loi «Ma santé 2020» soumise au vote ou celles qui seront proposées par la commission « Mesnier-Carli » auront un effet homéopathique si ce phénomène délétère n’est pas pris à bras-le-corps et de manière urgente, pour libérer, au moins un peu, le carcan qui asphyxie nos urgences hospitalières.

L’objectif doit être «zéro lit brancard» dans le cadre de cet hôpital public rendu dysfonctionnel par les politiques de santé poursuivies depuis des décennies”.

Le plan chien citadin


J’ai été interviewé vendredi 28 juin par Romain MELTZ, journaliste à RCF.

Je vous laisse écouter la chronique https://rcf.fr/embed/2136728


Episodes de pollution


Les épisodes de pollution sont les échecs du plan oxygène qui a pour objectif d’éviter ces épisodes.

C’est le préfet (et pas la Métropole) qui a la responsabilité de prendre des décisions dans ces cas-là avec un cadre national qui se décline par des arrêtés préfectoraux.

Le préfet peut réduire la vitesse, et adapter le dispositif de circulation différenciée (selon la plaque ou selon le couleur de la vignette).

551 171 vignettes ont été commandées en 3 ans dans le Rhône et pour se mettre en adéquation avec la ZFE, ce sont les vignettes 4 et 5, puis 3, 4 et 5 qui sont concernées.

Depuis le début de l’année, les niveaux d’alerte ont été déclenchés par le préfet, les 25 et 26 février (niveau 1) et les 27 et 28 février (niveau 2). La circulation différenciée a été mise en place le 5ème jour après le début du pic de pollution le 1ER mars.

Un nouvel arrêté qui a pour objectif de déclencher l’alerte beaucoup plus tôt est en cours de signature.

La région des Pouilles


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La région des Pouilles est connue et c’est mérité car le sud de l’Italie, c’est vraiment magnifique.

En un jour et demi après le congrès, nous avons visité Polignano a Mare, Matera, Monopoli, Lecce, sans oublier le centre historique de Bari.

Regardez les photos !

Allez sur Google pour plus de détails sans oublier que cette région socialiste accueille les migrants, les intègre et s’oppose à l’Italie populiste.

C’est l’Italie éternelle.




4 JOURS DE CONGRES A BARI


C’était le congrès OECI (Organisation Européenne des Instituts du Cancer) que je préside. Nous avons franchi le cap des 100 membres dont 98 européens mais aussi des membres associés de Russie, Vietnam, Tanzanie, Amérique du sud, Jordanie et Liban.

Le cœur du travail de l’Oeci reste l’Accréditation où bientôt 50 de nos membres seront « Compréhensive Cancer Center » ou « Cancer Center ».

Nous travaillons  sur la place des patients dans nos Centres, aussi bien dans la vie des services que dans la recherche et sur les questions de sécurité.

L’Oeci, c’est aussi des travaux sur l’anatomie pathologique, économie de la santé, les questions de résultat dans la vraie vie (« Outcome research ») et les soins de supports.

Nous travaillons sur la future « Mission Cancer » au niveau de l’Europe et nous avons pu réunir 9 associations européennes pour écrire avec nous un article proposant quelques priorités consensuelles.

L’Oeci, c’est aussi des articles dans les journaux internationaux et si 2 sont en préparation sur la place des patients dans nos Centres, nous travaillons aussi sur la définition d’un centre de lutte contre le cancer, sur le nouveau modèle de « centre virtuel » au sein des hôpitaux universitaires et, enfin, sur les réseaux de cancérologie.

Un congrès très réussi et magnifiquement organisé par nos amis italiens

La parole à :


Stéphane Troussel, secrétaire national au parti socialiste aux Nouvelles Solidarités, Parcours de vie et Innovation sociale

URGENCES : FAIRE MIEUX AVEC MOINS DE MOYENS EST UNE PROVOCATION !

Les personnels des urgences des hôpitaux sont en grève depuis presque trois mois. Devant le mutisme du gouvernement, ce mouvement connaît une nouvelle phase de protestation qui témoigne, si besoin est, de la situation explosive dans les services des urgences avec des personnels à bout de souffle. Ces derniers jours, 70 % du personnel paramédical et huit médecins sur quinze sont en arrêt-maladie à Lons-le-Saunier et l’équipe de nuit des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris est également en arrêt-maladie. La situation aux urgences est devenue intenable !


La réaction de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, culpabilisant les grévistes en les accusant de dévoyer l’arrêt-maladie et par conséquence d’accroître la fatigue des autres (médecins libéraux, pompiers, personnels d’autres établissements…) est méprisante et dépourvue de toute bienveillance à leur égard. Réquisitionner le personnel manu militari au milieu de la nuit montre l’incapacité de ce gouvernement à entendre le ras-le-bol de ces personnels complétement épuisés, éreintés, exténués et pour beaucoup en burn-out.


Le gouvernement promet des solutions à long terme, notamment avec la loi santé actuellement en discussion au Sénat qui ambitionne de revisiter la formation des futurs médecins, mais aussi de redessiner la carte hospitalière française. Or, cette loi ne répond pas à cette crise car le doute reste entier sur la capacité de la médecine de ville à absorber la charge qui en découlera. En attendant, les services des urgences continuent de déborder et le gouvernement rejette régulièrement l’idée d’une incitation à l’installation dans les territoires sous-dotés via le conventionnement sélectif des médecins proposé par les parlementaires socialistes depuis deux ans.


Il est temps de trouver rapidement des réponses à la mesure des enjeux en octroyant les moyens financiers et humains nécessaires, en revalorisant les métiers, et leur attractivité, de tous ces travailleur·se·s des services d’urgences qui, au quotidien, se dévouent au service des malades. Le leitmotiv du gouvernement : « on peut faire mieux avec moins de moyens » est un mensonge ! Les urgences ne peuvent plus être la variable d’ajustement de tous les dysfonctionnements du système de santé et de l’accès aux soins.


Le Parti socialiste soutient sans réserve la mobilisation, ce jeudi 6 juin, de toutes ces femmes et hommes des services d’urgences qui remplissent des missions de service public vitales dans des conditions de travail très difficiles, refusant à juste titre d’être sacrifié·es sur l’autel d’une vision à court terme fondée sur la baisse sans fin des moyens.

La décision partagée Médecins/Malades : c’est quoi ?


C’était aussi un sujet majeur du congrès de l’ASCO : le rôle du malade dans son traitement, dans les essais thérapeutiques et donc la décision partagée avec le médecin.

Il existe deux versions de la décision médicale partagée et un problème d’Ethique.

La première version, c’est lorsque les deux parties s’informent mutuellement pour parvenir à un accord dont elle partage la responsabilité. Danger, « c’est que le médecin influence le malade ». Mais que faire quand celui-ci dit : « et vous, docteur, à ma place, vous feriez quoi ? » ?

La deuxième version accepte l’asymétrie entre un médecin informé (et qui n’est pas malade) avec un malade qui doit bien faire confiance. Il y a aussi une asymétrie émotionnelle dont le médecin apprend à ne pas faire un usage déloyal. C’est une version de confiance qui est celle que j’ai toujours préférée.

La question éthique, c’est lorsque le malade refuse un traitement efficace qui peut le guérir, comme on refuse aujourd’hui la vaccination.

Que faire aussi dans un système financé par la solidarité quand le patient refuse par exemple les médicaments génériques moins chers ?

La première version est informative, neutre à responsabilité partagée, c’est le monde moderne.

La seconde est délibérative, engagée, asymétrique et à responsabilité médicale.

La première dit « tu dois être autonome » et la seconde dit « tu dois faire confiance ».

C’est Paul Valery qui disait : « L’homme seul est toujours en mauvaise compagnie », c’est pour cela que je préfère la deuxième version.

ASCO : que faut-il retenir ? - Suite


Enfin, souligner la publication française de Laurence Zitvogel sur le rôle du Microbiote dans la réponse à l’Immunothérapie.

Le Microbiote, ce sont les microbes qui nous avons dans l’intestin (des milliards). Les antibiotiques ne font pas « bon ménage » avec les traitements immunologiques.

Au total : les choses avancent, même dans les tumeurs les plus graves (un espoir aussi dans le cancer du Pancréas mais cela ne concerne que moins de 5% des malades) et l’immunothérapie, la grande vedette en 2019 et la plus grande révolution en cours dans la lutte contre le cancer.

ASCO : que faut-il retenir ?


Difficile dans un congrès aux multiples séances simultanées de tout entendre, de tout comprendre et de répondre à cette question. Cependant les discussions avec les collègues permettent de dégager quelques points :

- La grande nouvelle de l’ASCO 2019, c’est le cancer du poumon métastatique.

Jusqu’ici c’était 5% de survie à 5 ans. Avec l’immunothérapie, c’est 15 à 25% (15% si le patient n’a pas le récepteur, 25% s’il l’a).

C’est la 1ère publication avec 5 ans de recul et, c’est enfin, le mot ESPOIR qui peut être utilisé dans le cancer jusqu’ici le plus tueur.

- Une autre publication en relation avec ce sujet qui mérite d’être soulignée concerne les e-cigarettes.

Une étude bien conduite démontre que la e-cigarette est efficace dans l’arrêt du tabac. Cependant si la e-cigarette est moins toxique que la cigarette, elle reste un danger et cela doit donc être considérée comme une étape pour arrêter.

On peut retenir encore :

  • L’association Radiothérapie/Immunothérapie qui transforme l’efficacité des rayons et les rayons eux augmentent l’efficacité de l’immunothérapie.

  • L’immunothérapie a aussi des effets positifs dans les cancers de la tête et du cou et les cancers digestifs.

  • Logiquement, dans les cancers du poumon opérables (50% de survie), l’immunothérapie peut augmenter la survie et donc diminuer les rechutes.

  • La médecine de précision fait son entrée en Pédiatrie où un essai qui pensait trouver au maximum 10% de cibles dans les tumeurs embryonnaires de l’enfant en a trouvé 25%, ce qui veut dire que la médecine moléculaire (= une cible, un médicament) va se développer chez l’enfant aussi.

  • Dans un cas rare de cancer du pancréas, la médecine de précision permet des résultats totalement novateurs.

Le Stand 6116, c’est l’Institut Curie


Le Stand 6116, c’est l’Institut Curie qui se montre aux 40 000 collègues

Le Stand Curie, c’est d’abord un lieu de rencontre interne des acteurs de Curie. C’est aussi bien sûr un lieu de rencontre avec les collègues du monde entier (Amérique du sud, Chine, Vietnam, Maroc, Jordanie, Europe) avec lesquels nous avons des coopérations établies.

Le Stand, c’est aussi la possibilité d’expliquer Curie à des jeunes médecins ou chercheurs qui veulent venir à Paris pour un stage.

Enfin, c’est un lieu d’explications de ce que nous présentons cette année sur des sujets variés tels que les Sarcomes, la Radiothérapie, le cancer du Pancréas, les Nanoparticules, les cancers ORL et les cancers du Sein mais aussi les métastases cérébrales.

Voici quelques images de cette grande exposition industrielle et scientifique qu’on appelle les stands et quelques images de notre stand et de notre groupe qui ne peut jamais être au complet car il y en a toujours qui travaillent à l’heure des photos.

L’ASCO, c’est un endroit où on ne « chôme » pas et où on travaille beaucoup.

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L’institut Curie présente à l’ASCO


50 collaborateurs sont présents samedi 1ER JUIN à l’ASCO dont 11 sont acteurs de communications orales ou de posters.

Le rôle des cellules circulantes du cancer du sein dans la prédiction des rechutes a été présenté le 1er juin par le professeur Jean-Yves Pierga.

Le rôle des nanoparticules pour booster l’action de la radiothérapie dans les cancers ORL a été présenté par le professeur Christophe Le Tourneau également le 1er juin. Les particules NBTXRZ sont faites d’un métal inerte par la société française Nanobiotix.

Le docteur Sylvie Bonvalot avait déjà montré l’intérêt de cette technique dans les sarcomes (180 patients). Il n’y a aucune augmentation de la toxicité et l’action de la radiothérapie est augmentée.

L’ASCO, c’est aussi une façon de valoriser l’industrie française et les sociétés comme Nanobiotix. C’est surtout une façon de diffuser ce qui marche et de comprendre tous ensemble ce qui ne marche pas encore.

L’équipe de Curie est présente à ce congrès pour cela.

ASCO : Le congrès sur le cancer


L’ASCO pour American Society of Clinical Oncology, c’est une exposition des industriels sur 3000 m2, des sessions parallèles (dont des choix à faire) et des posters que l’on peut voir quand on veut.

Cette année, c’est encore une fois l’Immunologie et les traitements personnalisés qui dominent mais il y a beaucoup de choses sur la Chirurgie, la Radiothérapie, les Outils de Diagnostic et on voit exploser l’Intelligence Artificielle, les Machines Learning et l’utilisation des Big Data.

L’ASCO, c’est aussi des sessions « privées » et payantes (« Meet the Professor ») et surtout une succession de multiples rencontres.

En ce qui me concerne, j’ai deux petits déjeuners (donc deux rendez-vous) et je suis pris tous les soirs pour des rencontres que j’aurais l’occasion de vous décrire dans ma rubrique quotidienne que vous recevrez un peu décalée dans la semaine.

La Parole à …


Je donne la parole à Catherine Panassier sur le vote du PLUH

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