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Cancer de l’ovaire: les signes qui doivent alerter


Avec près de 4000 nouveaux cas chaque année en France, le cancer de l’ovaire a longtemps été surnommé le “tueur silencieux”. Les signes apparaissant progressivement lorsque la tumeur est déjà évoluée. Découverte.

Le cancer de l’ovaire est difficile à repérer et peut se développer jusqu’à un stade avancé sans qu’aucun symptôme évocateur ne se soit manifesté. Et pour cause : l’ovaire est un organe situé en profondeur dans la cavité abdominale. Et trois fois sur quatre, le diagnostic est tardif.

Les principaux symptômes du cancer de l’ovaire

. Des saignements vaginaux anormaux entre les règles ou après la ménopause. Ce symptôme est entraîné par l’extension de la tumeur au niveau de la trompe et/ou de la cavité utérine. Dans près de 90 % des cas, les cancers de l’ovaire sont des tumeurs épithéliales, qui se développent à partir des cellules superficielles des ovaires et touchent surtout les femmes ménopausées.

Sachez-le : il n’existe aujourd’hui pas de dépistage pour ce cancer. Une surveillance particulière est adoptée pour les femmes prédisposées familialement aux cancers de l’ovaire et du sein (mutation du gène BRCA notamment), mais bien souvent ce cancer est sporadique.

. Des ballonnements. Parmi les signes précoces, on retrouve des ballonnements fréquents, qui avec l’avancée de la maladie, ne cesseront d’augmenter. En cause : l’intestin irrité par la présence de la tumeur qui évolue et s’étend.

Pas de panique : ce symptôme de façon isolé est bien souvent commun à d’autres pathologies tout à fait bénignes. Si cela persiste, consultez votre médecin traitant.

Un gonflement de l’abdomen. La tumeur peut se disséminer dans l’ensemble de la cavité péritonéale de l’abdomen. Cela entraîne la sécrétion d’un liquide en quantité importante (ascite), qui en se propageant donne l’impression de changer de tour de taille très rapidement avec la sensation d’un ventre en permanence gonflé. Nous sommes déjà à un stade avancé du cancer quand ce symptôme survient.

. Des envies pressantes d’uriner. C’est la compression et l’irritation de la vessie par la tumeur ou par la présence d’ascite dans l’abdomen qui provoquent ces symptômes.

Sachez-le : l’association “ballonnements-augmentation du volume abdominal-signes urinaires comme une envie pressante d’uriner” survient chez près de la moitié des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Mieux vaut alors consulter rapidement.

. Une sensation de pesanteur au niveau du bassin. Un inconfort, une sensation de pesanteur au niveau du bas du ventre comme une masse qui appuie sur le bas ventre ou des douleurs pelviennes peuvent indiquer l’extension de la tumeur de l’ovaire dans la région du pelvis.

. Une constipation récente qui dure. Sans changement de régime alimentaire, des troubles du transit peuvent apparaître. La tumeur en évoluant peut comprimer l’intestin et le rectum, entraînant une constipation.

. Une digestion qui devient difficile. C’est un signe avancé du cancer. La tumeur en s’étendant peut comprimer le tube digestif.

Les principaux facteurs de risques du cancer de l’ovaire

Aujourd’hui, certains facteurs de risques ont été identifiés.

. L’âge. C’est un cancer qui touche principalement les femmes âgées. L’âge médian au diagnostic est de 68 ans (chiffres INCa 2019) avec un risque maximal autour de 75-79 ans.

. L’hérédité. « On estime que 5 à 10 % des tumeurs dites épithéliales de l’ovaire seraient d’origine héréditaire. Dans neuf cas sur dix, la mutation concerne l’un des gènes appelés BRCA1 et BRCA2, des gênes connus pour augmenter principalement le risque de cancer du sein et de l’ovaire. », explique-t-on à la fondation ARC. Un dépistage des formes familiales est envisagé chez les personnes pour lesquelles on suspecte une prédisposition génétique (membres directs de la famille ayant développé un cancer du sein et de l’ovaire surtout si le cancer s’est déclaré jeune). « Chez les femmes prédisposées génétiquement au cancer de l’ovaire, la maladie apparaît en général plus précocement, parfois avant 45 ans. », rappelle l’Institut Curie.

. Les facteurs hormonaux. Une puberté précoce (avant 8 ans), une ménopause tardive (après 55 ans), le fait de ne pas avoir eu d’enfant ou une prise prolongée d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause peuvent augmenter le risque de cancer de l’ovaire.

Pour en savoir plus :

- Cancer environnement du centre Léon Bérard

- Haute Autorité de Santé (HAS)

- L’institut Curie

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