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L’Allemagne joue-t-elle le jeu ?


L’Allemagne joue-t-elle le jeu du “couple franco-allemand” ? L’exemple de l’armement

D’abord en juillet 2022, Bruxelles, en pleine guerre d’Ukraine, désorganise les armées européennes avec une directive sur le temps de travail des militaires qui sépare les activités « ordinaires « où le droit du travail s’applique des activités exceptionnelles que sont les opérations.

Voilà que la grandeur du métier de servir est remis en cause.

Après le temps de travail, le projet « corporate sustainability directive » menace cette fois l’industrie d’armement. Pour laver plus blanc que blanc, les lois Sapin et la transparence s’appliquent aux ventes d’armes dont chacun sait qu’il n’y a justement pas de transparence si l’on veut gagner des marchés.

L’Allemagne s’y met ensuite sur la dissuasion moderne et sur le rôle de l’OTAN. Paris et Bonn sont aux antipodes. L’Allemagne ne croit qu’au bouclier américain et choisi les armes américaines. Où est passée l’autonomie de la défense européenne ? Après avoir mis l’énergie européenne entre les mains de Poutine, l’Allemagne se jette potentiellement dans les bras de Trump et surement de l’America first.

Et la France ? En dépit des déceptions européennes et allemandes, le gouvernement maintient le cap, c’est-à-dire qu’il accepte sans sourciller le cours des choses telles qu’elles sont planifiées à Bruxelles et à Berlin ; nulle critique n’est autorisée ; nulle consigne de résistance face à la Cour de Justice ; nulle dérogation pour la défense dans le cadre de la directive ESG ; nulle remise en cause des modalités mêmes des coopérations avec l’Allemagne.

Tout se passe comme si la réalité n’avait plus aucune prise sur les réalités politiques, et surtout comme si Mme Goulard, pourtant éphémère ministre de la Défense, avait fait triompher sa doctrine définitivement lorsqu’elle annonçait prophétiquement le 8 juin 2017 : «  Si nous voulons faire l’Europe de la Défense, il va y avoir des restructurations à opérer, faire des choix de compatibilité et, à terme, des choix qui pourraient passer dans un premier temps pour aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont toujours pas leaders ».

Tout était donc dit il y a quatre ans : les partisans acharnés de l’Europe de la Défense telle qu’elle se construit sous nos yeux, ne peuvent qu’adhérer ou se taire.

Un sursaut est-il possible ? Je l’espère. Attention notre sécurité est en jeu.

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