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Trêve estivale


Après une semaine passée entre Lyon et Paris pour clôturer les derniers dossiers, je me mets, ce soir, en congés d’été. Je passerai une semaine en Normandie puis quinze jours en Savoie. Je reprendrais ensuite tranquilement à Lyon. Au programme, vélo, baby-sitting de mes trois petites filles, famille et amis. Trois semaines pour déconnecter, se reposer et se ressourcer.

Avec la campagne des municipales, la présidence de l’Institut Curie, l’organisation du nouveau mandat qui démarre pour le 3ème arrondissement mais aussi au Grand Lyon, ce premier semestre 2014 a été intense et c’est donc avec beaucoup de plaisir que je mets, ce soir, « au vert ».

Bon, je l’avoue, je pars avec quand même une valise dédiée à des documents de travail mais aussi avec les derniers ouvrages de Guillaume MUSSO, Marc LEVY et Marek HALTER. Et ca, ce sont de vraies lectures de vacanciers.  

Je ferme donc le blog ce soir et ce, jusqu’au lundi 25 août !

Je vous souhaite, à toutes et tous, un très bel été.

La parole au… groupe Marc BLOH


« Réformistes vs nonistes

Le débat d’idées est une fonction essentielle de la vie démocratique et plus encore à l’université où c’est sa raison d’être.

Dès sa création, peu avant la campagne présidentielle de 2012, le groupe Marc Bloch s’est résolument placé dans cette perspective privilégiant l’analyse collective aux prises de positions individuelles. Il avait des références illustres issues des clubs du 18ème siècle et comble d’arrogance il a pris le nom d’un des grands penseurs du siècle juste défunt.

Si les divers contributeurs ont voulu rester dans l’ombre aucun des débat d’idée n’est resté ignoré. Des articles dans la presse écrite (ref) et un site internet (www.    ) sur lequel figurent compte rendus et textes.

Reprenant des constats anciens et les mettant au goût du jour, l’obsession de notre groupe a toujours été simple : réformer le système d’enseignement supérieur français pour le rendre plus lisible, plus efficace et plus juste.

Voilà le mot est lancé : réformer ! Oui nous sommes des réformistes ! Une longue tradition idéologique française qui s’essaie à améliorer les situations qui lui semblent injustes. Pour caricaturer, les réformistes s’opposent aux conservateurs qui souhaitent que rien ne change pour profiter des « rentes de situation » et aux révolutionnaires qui souhaitent « construire un monde nouveau sur les ruines de l’ordre ancien ».

Mais dans la société française du début du 21ème siècle les conservateurs et les révolutionnaires se sont alliés pour que rien ne change : on les appelle les nonistes. Comme le disait Edgar Faure « Voilà que se lève et se met en marche l’immobilisme, désormais plus rien ne peut l’arrêter ! ».

Le groupe Marc Bloch aurait pu vivre sa petite vie de think tank, publier de ci de là quelques analyses et couler des jours heureux. Mais la vie intellectuelle est faite de passion et qui dit passion dit souvent injustice.

Pris à partie par divers groupes nonistes, nous avons été accusés de tous les complots, affublés de masques, comparés à la mafia ou au klukluxklan.

Certains d’entre-nous ont été pris à partie et d’autres qui ne connaissaient même pas notre existence traînés dans la boue.

Tout ceci n’est que de l’écume (scum en anglais), ce qui reste ce sont les idées et les nonistes n’en ont pas !

Mais après un moment de silence et de maturation, nous avons décidé de continuer à exister et à produire. Ce qui va changer se sera nos modes de communication.

Aujourd’hui nous demandons à un blog que nous lisons et dont nous apprécions l’humour, d’accueillir cet article, et plus si affinité.

Et demain ? »

L’heure du « care »


L’annonce de la généralisation du tiers payant du volet « santé publique » de la future loi de santé annoncée cet été par Marisol TOURAINE et confirmée par le Président de la République a masqué les autres points importants du texte.

 

Les règles de l’éducation à la santé revisitées de la maternelle au lycée, l’information nutritionnelle qualitative, la prévention ciblée sur les adolescents, l’instauration d’un service de santé publique pour chaque territoire et l’aide au bien vieillir sont en fait le socle de la « première orientation stratégique du texte ».

 

J’ai déjà eu l’occasion de m’en féliciter.

 

Est-ce la victoire du « care » (que l’on peut traduire par « prendre soin », prévenir) sur le « cure » (dans le sens de curatif, de soins) ?  

 

Peut-être pas mais au moins une étape a marqué d’une pierre blanche car la santé, c’est un bien à conserver. La santé, ce n’est pas la maladie. Je le martèle depuis maintenant des années, la santé, c’est l’air qu’on respire, l’eau que l’on boit, ce que l’on mange, mais aussi notre habitat, les activités physiques que l’on pratique…. Tout cela est fondamental.

Et Marisol TOURAINE est en train calmement de proposer une révolution.

 

A condition, comme souvent, que les moyens suivent…

Pourquoi faire croire que cela est simple ?


Lors d’un trajet Paris - Lyon, je lisais un article du Monde 2 qui contrecarrait le corollaire entre la croissance du nombre de pages du code du travail et celle du nombre de chômeurs prôné par le Medef.

Ce dernier tweetait le 27 juin dernier : « Code du travail 1990 : 1000 p., 1 million de chômeurs. 2000 : 2000 p., 2 millions de chômeurs. 2010 : 3000 p., 3 millions de chômeurs ».

D’abord, les chiffres sont faux : en 1990, la France ne comptait pas 1 million mais au moins le double. Ensuite, les pages du code du travail comptabilisées sont faites de commentaires et annotations à destination des juristes et ne sont donc pas constituante du code civil. En somme, il ne s’agit pas de comptabiliser les pages mais d’analyser son contenu.

La question du chômage est l’une des plus complexes qui soit. La lecture de la page de Wikipédia qui lui est consacrée témoigne de cette difficulté. Difficulté à le définir, difficulté à l’expliquer. Le chômage est un phénomène multifactoriel.

Je regrette toujours que certains tentent d’imposer leur vision du monde en simplifiant à l’extrême un enjeu si important tel que celui du chômage. Ca m’a d’ailleurs rappelé le discours du FN des années 70 avec son terrible slogan « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop » ?

Faire de la politique, c’est justement réussir à faire des choix dans des systèmes complexes où la décision ne découle pas en soit. C’est ça l’enjeu et non de déclamer des visions simplistes tendant à réduire les problèmes à de simples équations.

Nutrition et cancers


La parole à… Bernard DEVERT


Je veux reproduire ici une tribune “Tout n’est pas sombre” de mon ami Bernard Dervert, fondateur et président l’association Habitat et Humanisme, publié sur le site de Lyon Capitale.

“Comment ne pas saluer une bonne nouvelle avec la sortie du Baromètre de la finance solidaire, dont l’aiguille se déplace vers un avenir plus lumineux.

Deux raisons de se réjouir : une finance qui, pour s’inscrire dans un “jeu collectif”, progresse de plus de 28 % par rapport à l’exercice 2012, offrant à l’entrepreneuriat une dynamique au point de ne plus être enfermée dans un acte réparateur mais créateur.

La finance solidaire, libérée de deux contraintes, l’oukase de la financiarisation et le court-termisme, est portée par la question du sens qui rejoint l’activité économique et même la traverse. Ses acteurs se refusent à consentir à la montée des précarités pour être habités par le fait qu’il n’y a pas une “main invisible” redoutable qui piloterait à l’aveugle au point de nous entraîner inéluctablement vers des récifs.

L’heure fait apparaître des mains fermes, ouvertes et expertes bâtissant des projets qui sont autant d’essais à transformer pour une économie humanisée.

Si les épargnants solidaires furent très longtemps des militants, ce qualificatif doit être nuancé avec l’apport de l’épargne salariale solidaire, représentant au 31 décembre 2013 un montant de 3,7 milliards d’euros, soit plus de 51 % de l’encours de la finance solidaire.

Les premiers épargnants solidaires sont désormais les salariés qui, inclus dans le champ sociétal, témoignent d’un “prendre soin” à l’égard de ceux qui en sont exclus.

Ainsi, l’entreprise, loin d’être absente de cet enjeu, se révèle le premier acteur de cette forme d’économie. Cette observation ne devrait-elle pas concourir à ce qu’elle ait un statut juridique se rappelant que, seule, la société en dispose pour être définie par l’affectio societatis : “se regrouper en vue de partager des bénéfices”.

Or, un regroupement s’opère, moins pour recevoir immédiatement des dividendes que pour créer des richesses à partager avec ceux qui n’en ont pas. Cette perspective confère à l’entrepreneuriat un intérêt qui ne se dément pas pour être porté par deux vecteurs, la confiance et la solidarité.
Que d’étudiants, sortis de grandes écoles, s’intéressent et se mobilisent pour rejoindre cette forme d’économie. Que d’universités créent des chaires de l’économie sociale et solidaire.

Nous observons trois types d’épargnants solidaires : les salariés qui sont les plus nombreux, les épargnants qui investissent dans les produits bancaires et enfin ceux qui souscrivent au capital de sociétés non cotées disposant d’un agrément solidaire.
Cette économie offre, à ceux qui ne l’ont pas, la possibilité de retrouver une place. L’argent parfois brutalise et sépare, ici il actualise le champ de nouveaux possibles, brisant bien des situations désespérantes.

La finance solidaire est une finance de la reconnaissance de l’homme, de tout l’homme, pour reconnaître à chacun, quelle que soit son histoire, qu’il est un sujet appelé par là même à être créateur.

L’homme reconnu, ne serait-ce pas la bonne définition de cette nouvelle économie conduisant les acteurs à se mobiliser pour construire, par exemple, un habitat non stigmatisé dans cette conviction qu’il ne saurait y avoir des lieux pour les riches et d’autres pour les pauvres, sauf à accepter des “Babel” privilégiant l’entre-soi et le développement des rentes foncières mettant en échec la solidarité.

Dans la présentation du Baromètre de la finance solidaire, La Croix titrait à sa une : “En progrès, peut mieux faire”. Le sujet est bien la question du changement d’échelle. Elle est d’une singulière actualité. L’épargne solidaire représentant 1,2/1000 de l’épargne circulant des Français, l’urgence est de viser 1 %. L’objectif est tenable ; il est pour le moins raisonnable, pour autant que la raison nous détourne enfin d’une économie virtuelle qui n’a entraîné que trop de dérives.

L’économie solidaire apporte des réponses. N’a-t-elle pas soutenu en 2013 plus de 2 300 entreprises, créé ou consolidé 22 000 emplois, ou encore permis de loger plus de 3 500 personnes en situation d’exclusion (source Finansol) ?

La montée des précarités et de la pauvreté hurle des urgences nécessitant une mobilisation plus forte de l’économie solidaire avec de nouveaux supports, notamment celui de l’assurance-vie dont l’encours est de 1 500 milliards d’euros. Si 5 % de cette épargne s’investissait dans l’économie solidaire, de nouvelles marches seraient gravies.

Déjà des assureurs travaillent sur cette approche. Là encore, des raisons d’espérer pour observer une plus grande attention à l’humain.

Cette forme d’économie, richesse de l’esprit d’entreprendre, met hors d’âge la maxime de Montaigne : “Le profit de l’un est le dommage de l’autre.” Les lignes ont bougé, des rêves se réalisent ; la trace de gratuité dans l’économie semblait folie, voici qu’elle suscite des résultats encourageants dans cette recherche d’une économie maîtrisée ou positive.”

Les Bleus, doucement mais surement


Les Bleus nous ont offert une belle coupe du monde. Partout autour de moi, amis, famille, collègues, tout le monde a manifestement pris du plaisir à les voir jouer et gagner.

Pourtant, les Bleus n’ont pas encore complètement regagné le cœur des français. Les audiences télé le confirment. Je lisais dans les Echos qu’elles étaient encore largement inférieures à celles de la coupe du Monde de 2006 en Allemagne. 22 millions de téléspectateurs en 2006 pour France-Portugal contre 17 millions pour France-Allemagne en 2014. L’engouement reste donc mesuré et il l’est d’autant plus si on le compare avec d’autres pays. Pour ce même match, les allemands étaient plus de 26 millions derrière leurs écrans. 100.000 colombiens étaient à Bogota pour accueillir leur équipe, ils étaient 500 pour les Bleus à Paris.

Alors quoi ? Les français boudent les Bleus ? Non, et cette coupe du monde nous a montré le contraire. Les français aiment le sport et leur équipe mais la cicatrice ouverte à Knysna est lente à se refermer et la reconstruction ne pourra se faire que dans le temps. Cette jeune équipe est pleine de talents et Didier Deschamps a montré à quel point il savait être efficace. Il va maintenant falloir patienter jusqu’à l’Euro 2016.

Les cancers liés au travail


Prix des anticancéreux: trop, c’est trop


Aux USA, les firmes sont libres de faire évoluer leurs prix et l’IMATIMIB (le Glivec), le premier traitement personnalisé est 3 fois pus cher qu’en 2001 au moment de son introduction.
Début 2013, le coût moyen du Glivec (qui transforme les leucémies myéloïde chronique et certains sarcomes en maladie chronique alors qu’elles étaient mortelles) était de 30.000 euros par an en France, 40.000 euros en Allemagne et 23.000 euros en Italie dans une Europe qui est censée faire de la régulation.
En France, en 2012, le Glivec représente 130 millions d’euros pour la sécurité sociale. En France en 2009, les dépenses d’anticancéreux par habitants étaient de 24 euros contre 20 euros en Espagne, 17 euros en Italie, 14 euros en Suède, 11 euros en Allemagne et 9 euros en Grande-Bretagne. Aux USA, les dépenses sont de 31 euros par habitant.
Je pourrais prendre beaucoup d’autres exemples mais il suffit de dire qu’en France les prix ne baissent pas quand le nombre de malades augmente, ce qui n’est pas acceptable.
A l’exception de la Grande-Bretagne (où la survie est moins bonne), il n’y a pas de différence de survie des malades entre les USA (31 euros par habitant) et l’Allemagne (11 euros par habitant).
Jusqu’où ira cette surenchère qui va poser des problèmes financiers, même dans les pays les plus riches ?
Trop, c’est trop.

Un homme honorable


Jean-Louis REQUIN était chirurgien et a présidé le comité de l’Ain de la Ligue Nationale contre le Cancer pendant 27 ans.
Un bénévole qui donne de son temps et de son argent mais aussi un homme extraordinaire qu’on aurait appelé autrefois « un honnête homme »
Pétri de culture et de curiosité intellectuelle. Moi, je dirai plutôt « un homme honorable ».
Vendredi dernier, avec les professeur Alain Puisieux, nous lui rendions un dernier hommage.
J’ai souhaité vous faire partager ces hommages. Ils méritent d’être lus par tous ceux qui l’ont connu et aimé et aussi par ceux qui veulent savoir ce que c’est un homme honorable.

Le discours d’Alain Puisieux

Le discours de Thierry Philip

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La parole à Jean-Jack Queyranne


A l’occasion du décrochage de l’exposition « Enfants Juifs réfugiés à Izieu », organisée par la Maison des enfants d’Izieu, je tenais à vous faire partager les mots du président de région.

« Mesdames et messieurs, chers amis,

Je regrette vivement de ne pouvoir être ce soir parmi vous pour le décrochage de l’exposition Enfants juifs réfugiés à Izieu, présentée dans cette salle d’exposition que notre délégation générale Rhône-Alpes à Bruxelles partage avec les autres membres de l’Eurorégion Alpes-Méditerranée.

Les concepteurs de cette exposition ont bien raison d’insister sur le fait que l’histoire de la Maison d’Izieu est une « histoire européenne ».

Européenne, d’abord, comme les enfants eux-mêmes : originaires d’Allemagne, d’Algérie - qui est alors un département français -, d’Autriche, de Belgique, de France, de Luxembourg, de Pologne, de Roumanie, de Russie etc., les enfants qui ont trouvé refuge dans ce petit village de l’Ain en mai 1943, grâce à Sabine ZLATIN et au sous-préfet WILTZER, ont déjà dû affronter, malgré leur jeune âge, un parcours tourmenté, fait de séparations, de fuite éperdue devant les persécutions antisémites, de haltes provisoires et d’internements douloureux, avant de se retrouver ensemble à Izieu, où ils connaîtront une relative sérénité pendant près d’un an, jusqu’à la rafle du 6 avril 1944.

Européenne, encore, par l’origine des hommes et des femmes de bonne volonté qui coopèrent aujourd’hui au sein des équipes de la Maison d’Izieu - et je songe tout particulièrement aux jeunes volontaires allemands. Un ce ces anciens volontaires siège d’ailleurs désormais au conseil d’administration, où il retrouvera le directeur polonais du musée d’Auschwitz…

Européenne, enfin, par la diversité et la qualité des partenariats noués par la Maison d’Izieu avec des chercheurs, des équipes pédagogiques ou des établissements culturels à travers toute l’Europe, depuis l’Allemagne, avec la Maison de la Conférence de Wansee ou la Fondation Topologie de la terreur jusqu’à l’Italie, avec la Villa Emma à Nonantola, ou plus récemment à Mantoue ou à Modène, de la Pologne (musée mémorial d’Auschwitz) à la République tchèque (mémorial de Terezin), de Budapest à l’Espagne. Et puisque cette exposition est aujourd’hui à Bruxelles, je voudrais mentionner tout particulièrement les élèves du lycée Jean-Monnet de Bruxelles, qui étaient avec nous à Izieu, le 6 avril dernier, pour commémorer les 70 ans de la rafle, en présence de Martin SCHULZ, président sortant du Parlement européen.

Puisse cette exposition de la Maison d’Izieu - Mémorial des enfants juifs exterminés, qui est présentée ici quelques semaines après l’horrible attentat perpétré au musée juif de Bruxelles, et alors que les députés européens siègent dans leurs nouvelles commissions pour la première fois depuis les dernières élections, nourrir notre réflexion sur l’antisémitisme, ses causes, son inquiétant renouveau au sein même de nos villes européennes et les politiques à mettre en œuvre pour combattre ce fléau.

Je vous souhaite une bonne soirée et suis de tout cœur avec vous tous, qui nous avez ce soir honorés de votre présence. Merci ! »

C’est jusqu’au 14 août


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Souvent et en particulier ces dernières semaines, la Place du Pont en plein cœur de la Guillotière n’a pas toujours été mise en lumière pour ce qu’elle peut offrir de meilleur.

Animée, et parfois fantasmée, la Place du Pont, appelée aussi Place aux Ours, est l’une des portes d’entrée du 3ème arrondissement. C’est aussi l’un des quartiers les plus attachants de Lyon. Et c’est donc avec plaisir que je constate que les Archives Municipale lui réservent cette exposition :

« Place du Pont production. Des chansons du Maghreb à Lyon »

Depuis les années 50, les cafés de la « Place du Pont », dans le quartier de la Guillotière à Lyon, ont contribué à l’émergence d’une musique de l’exil. Ces lieux ordinaires, espaces de solidarité, de détente et d’expression, ont permis de panser la douloureuse expérience de la séparation et produit des métissages musicaux inédits. A l’instar de Paris et Marseille, villes phares de la concentration d’exilés du Maghreb, Lyon fut une plateforme pour de nombreux chanteurs, musiciens, éditeurs et producteurs.

C’est dans un univers de café musical que cette exposition vous invite à la découverte de cette production musicale maghrébine lyonnaise, multiforme et fraternelle, directement en prise avec la réalité quotidienne, et tout ce qu’elle charrie de revendications et de fascinations !  Une exposition en partenariat avec le Centre des Musiques Traditionnelles en Rhône-Alpes.”

Une belle découverte, alors si vous êtes à Lyon cet été, n’hésitez pas, allez-y !

Pour toute information complémentaire :
http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr

Chiffres clés de l’économie lyonnaise


Chaque année, le Grand Lyon édite les chiffres clés de l’année. 2014 fait apparaitre :

  • une démographie en hausse (+ 4 % en 5 ans) et qui atteint 1,3 millions d’habitants soit 21 % de la population rhônalpine,
  • une économie qui se défend bien avec plus de 635000 emplois salariés en 2011 dont 79 % appartiennent au secteur privé. Le Grand Lyon est aussi la 1ère agglomération, industrielle de France avec 80000 emplois. En 2012, 14800 entreprises créées dont 2,7 %,
  • en termes de recherche et d’innovation, notre territoire dispose de 5 pôles de compétitivité: Lyon Biopôle, Axelera, LUTB Transport & Mobility System, Techtera, Imaginove,
  • le tourisme représente 29850 emplois et Lyon est la 2ème ville française de congrès et salons,
  • le commerce représente, quant à lui, un chiffre d’affaires de 7,2 milliards d’euros.
  • les évènements culturels participent également au rayonnement de notre agglomération avec notamment la Fête des Lumières qui accueillent 3000000 visiteurs, les deux biennales, le plus récent Festival Lumière, les Nuits Sonores, les Nuits de Fourvière, Quai du Polar, etc.

A Lyon, je crois que nous sommes particulièrement attentifs à nos acteurs économiques. Nous savons qu’ils participent à la croissance et aux investissements nécessaires pour poursuivre le développement de notre agglomération. D’ailleurs, le développement économique est la délégation que Gérard COLLOMB a confiée à David KIMELFELD, 1er Vice-président du Grand Lyon, témoignant ainsi de l’importance qu’on lui accorde.

Il s’est rasé…


Notre ancien président est apparu, rasé, sur nos journaux de télévision jeudi dernier.  Et alors, me direz-vous ? Eh bien, depuis des mois, il jouait avec sa barbe de 5 jours comme le font les hommes (beaucoup) plus jeunes. Il s’est donc remis devant sa glace (il était temps) et il s’est remis à penser aux élections… (faudrait changer la glace ?)

Patatras, de vilaines juges de gauche sont venues casser (ou accélérer) son retour sur la scène politique avec une mise en examen, exagérément mise en scène ensuite dans le cadre de son plan média. Vous en connaissez  beaucoup des mis en examen qui se terminent sur tous les JT de 20h avec comme chef d’orchestre le délicieux Elkabbach ? Pourquoi pas, il a des amis à TF1 et à Europe, ils se sont mis à son service.

Sauf que le contenu des propos tenus est indigne d’un (ex) chef d’Etat. De manière Berlusconienne, Sarkozy s’est attaqué aux juges de Gauche, forcément partiaux. Donc, par conséquence, un juge de droite serait partial d’une autre manière avec lui. Il faudrait tenter avec des juges du centre ? Quoi qu’il en soit, en attaquant ainsi la justice, l’Ex s’est résolument mis hors-jeu. Du reste, Juppé l’a taclé sans ménagement ce week-end, car on ne peut pas délibérément manipuler la justice.

Lorsqu’il s’est agi de ses comptes de campagne (qui sont passés de 20M€ autorisés à 40M€), il s’est réfugié derrière un argument que seules ses groupies ripolinées, peroxydées et botoxées, peuvent avaler. Le Conseil Constitutionnel s’est fait injurier (dixit Debré) lorsqu’il a refusé les comptes de Sarkozy pour un dépassement déjà mineur. Mais le Conseil n’a aucunement les pouvoirs d’investigation pour traquer les fraudeurs et les tricheurs même à hauteur de 40M€. Et là, ce ne sont pas des vilains juges de gauche, mais bien ses proches qui ont balancé. Et nous n’en sommes qu’au début du spectacle poubelle…

Oui, Sarkozy a fait un retour minable de vieille star, pour parler de lui, de ses petits problèmes, pour attaquer, pour cliver y compris dans son propre camp. J’avais presque oublié les méthodes de ce petit homme agité qui n’aurait finalement pas dû se raser.

Concertation participative


Lors de la dernière campagne électorale des municipales, des critiques avaient été émises sur la manière dont nous concertions et dont s’organisait la démocratie participative.

J’ai souhaité, en ce début de mandat, solliciter les avis des premiers intéressés, partant du constat qu’effectivement, un certain nombre de points pouvaient être améliorés. Nous avons donc consulté l’ensemble des principaux acteurs de la démocratie participative, par courrier, pour les inviter à nous faire part de leurs remarques et suggestions sur les objectifs et finalités de la démocratie participative.

Les conseils de quartier, les comités d’intérêt locaux, les associations d’habitants ont été invités à se prononcer sur la question des périmètres des quartiers, sur les relations entre les CIL et les conseils de quartier, sur la charte qui régit le fonctionnement des conseils de quartier, sur les concertations légales, sur l’information, la consultation, la concertation, la coproduction, sur le lien qu’il peut y avoir entre les associations d’habitants et les instances de démocratie participative.

Enfin, nous avons sollicité de la même manière l’ensemble des groupes politiques du conseil d’arrondissement.

A l’issue de cette consultation, nous avons reçu de nombreuses contributions et je veux remercier l’ensemble des groupes politiques de l’opposition qui ont participé, ainsi que quasiment l’ensemble des CIL et conseils de quartier. Les membres de l’exécutif se sont eux aussi réunit pour fournir leur propre contribution.

Mercredi dernier, à été l’occasion du CICA, chacun a pu présenter ses propositions. Les échanges ont été riches et une synthèse est en cours de préparation. Les modifications concernent les quartiers vont très légèrement évoluer, la participation de nouveaux élus référents de ces quartiers. Le CICA va également être modifié pour revenir à l’esprit de la loi et une communication systématique sur les concertations légales sera faite lors des conseils d’arrondissement.

Nous allons aussi multiplier les réunions inter quartiers et proposer des améliorations pour la communication sur le web.

Tête à tête


Depuis lundi, je rencontre, à la mairie du 3e, un à un, tous mes adjoints pour élaborer ensemble la feuille de route pour les six années à venir. Si nous nous voyons très souvent, soit sur le terrain, soit lors des réunions hebdomadaires de l’exécutif, nous n’avons pas systématiquement des têtes à têtes de travail.

J’ai donc décidé de consacrer une grosse heure à chacun des entretiens. Cela me permet, avec l’adjoint, de :

  • dresser un 1er bilan après la prise de fonction, trois mois après avoir été élus,
  • de prioriser les projets, notamment en termes d’investissement à venir,
  • de lister les différents dossiers, en particulier ceux sur lesquels nous avons parfois des difficultés,
  • de travailler un discours politique et des grands objectifs pour chacune des thématiques.

Nous avions un projet clair que nous avons décliné dans la campagne électorale.  Il nous faut maintenant le prioriser. Bien sûr, nous savons aussi que les choses s’affineront au cours des six années à venir. Mais les grandes lignes ont été tracées.

Sport, jeunesse, sécurité et tranquillité, déplacements et voirie, vie associative et politique de la ville, commerce et artisanat, cadre de vie et propreté, solidarités et logements, démocratie participative, affaires scolaires, mémoire et patrimoine, culture et évènements, personnes âgées, espaces verts, handicap, petite enfance, urbanisme…

Nombreux sont les enjeux pour servir au mieux les 97 000 habitants que compte le 3ème arrondissement de Lyon.

Avant la fin du mois de juillet, j’aurai donc vu la quasi-totalité de mon exécutif soit plus de 20 personnes. Je trouve ceux qui étaient déjà présents sous l’ancien mandat bienveillant à l’égard des nouveaux venus. C’est ça aussi, je crois, la force de l’équipe.

J’insiste beaucoup sur le travail collaboratif entre chacun des membres de l’équipe car je sais qu’il est aussi source de motivation. Animation, échange, confiance, management, discussion puis décision. C’est aussi ça le rôle d’un Maire d’arrondissement.

Sarkozy, un justiciable comme un autre ?


Hier, sur toutes les radios et dans tous les médias, impossible de passer à côté de la garde à vue de Nicolas SARKOZY.

Dans ce même dossier de trafic d’influence présumé, trois autres personnes ont également été placées en garde à vue  : Thierry HERZOG, l’avocat et ami de l’ex-président et deux magistrats de la Cour de cassation.

Bien sûr, ces amis parlent d’acharnement. Il faut bien avouer que la couverture médiatique est-elle qu’elle souligne aussi l’exceptionnalité de la situation.

D’autres considèrent, et c’est mon avis, qu’il doit faire face à la justice comme un autre citoyen. Personne n’est au-dessus des lois et personne ne doit l’être !

Si des limites ont été franchies, alors la justice doit faire son travail puis trancher.

Bien sûr, je me garderais bien d’émettre un quelconque avis sur le fond de l’affaire car elles semblent souvent d’immenses nébuleuses et il n’est pas toujours facile d’en saisir les tenants et les aboutissants.

François HOLLANDE a  souhaité une République exemplaire et normale. Nous nous sommes battus en 2012 pour cette conception et je la partage encore aujourd’hui.

Ils ont pris le bon quart


L’équipe de France à souffert mais elle fait aujourd’hui partie des 8 meilleurs équipes du monde.

Didier DESCHAMPS a fabriqué cette équipe entre le vendredi (défaite 2/0 en Ukraine) et le mardi avec la victoire 3/0 au match retour. Il est là le début de l’aventure et le jour de réconciliation entre les français et son équipe de France.

Depuis, cette équipe n’a pas perdu un match…

Hier soir, ce fut difficile. Hugo LLORIS à sauvé plusieurs situations extrêmement chaudes, bien aidé par une charnière VARANE/ KOSCIELNY impeccable, surtout le deuxième!

L’entrée de GRIEZMANN à tout changé et le but de POGBA était celui de la délivrance. L’action du deuxième but venait récompenser la meilleure équipe malgré l’extraordinaire goal nigérien.

Aujourd’hui, la France est à deux matchs de la finale. Si j’envie mon fils Thomas qui est au Brésil, je commence sérieusement à regarder les horaires d’avion pour la finale… On ne sait jamais !

On rêve déjà d’un France-Brésil en demi finale. Pas sûr toutefois que les brésiliens en rêvent car en 98 et en 2002, c’est nous qui les avons éliminés !

Allez les Bleus !!!!

Le DMP repart… encore


Le dossier que j’avais baptisé « Dossier Mal Parti » est de nouveau…sur le départ.

Un petit rappel : le DMP était le dossier informatique partagé entre patients et professionnels de santé. Lancé par Douste (sur une idée de qui ?) en 2004, il était censé faire économiser 4 milliards d’euros à la santé. Ce dossier a été une catastrophe financière, 500 millions d’euros jetés par les fenêtres au grand bonheur de certains industriels. En novembre, le contesté directeur général de l’agence en charge de la mise en œuvre du DMP avait été enfin débarqué.

J’avais dit à Marisol Touraine qu’elle devait voir ce qui se faisait depuis 10 ans en Rhône Alpes ; elle était venue en mars 2013 et elle avait pu constater qu’un projet ambitieux peut fonctionner dès lors qu’on laisse des personnes compétentes le gérer, sans à priori. Nous avions également expliqué au ministère qu’il ne fallait pas mélanger les outils des professionnels de santé et des patients. En Rhône Alpes, les professionnels disposent au sein de SISRA des logiciels, de partage DPPR, utilisé surtout pour les primo consultants et ZEPRA, pour l’échange sécurisé. Pour les patients, la région travaille sur un module déployé aux HCL et qui démarre dans d’autres hôpitaux. Tous ces logiciels doivent communiquer mais chacun doit disposer d’outils individualisés.

La ministre a décidé d’expatrier la gestion du futur DMP à l’Assurance Maladie qui gère d’autres gisements d’informations de patients, comme le médicament. C’est une bonne idée. La ministre a proposé également que le « P » du DMP devienne Partagé (par les professionnels de santé), et je m’en réjouis. Il ne faudra pas tarder à créer l’outil pour les patients. Ce futur DMP est orienté de préférence pour les personnes âgés et les patients chroniques, ce qui était également l’une de nos préconisations.

Ce sont donc de bonnes décisions que nous attendions. J’espère que les responsables du projet n’oublieront pas de venir regarder ce qui existe en Rhône alpes : ce n’est pas la peine de réinventer à chaque fois !

Arrêtons la polémique


Cela dure depuis maintenant trop longtemps. La polémique autour des résultats des votes, école par école, n’a que trop duré.

Hier, le rectorat a recompté les voix des conseils d’école de la Ville, elle les a rendus public : 80 conseils d’école ont émis un avis favorable, 79 ont émis un avis défavorable, 6 n’ont pas pu dégager une majorité pour ou contre le projet d’organisation et 1 a refusé de se prononcer.

Il y a plus d’avis favorable que d’avis défavorable. Certains insistent sur une faible majorité mais bon il faut bien, à un moment donné, trancher, décider pour avancer. C’est ça aussi la démocratie. Pour moi, l’inertie n’est jamais favorable.

Je crois qu’il faut désormais se mettre au travail pour que la rentrée se fasse dans les meilleures conditions possibles et cela, pour le bien être des enfants, des parents, des enseignants et des animateurs…