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Nous, on y est


Lorsque j’écris ce blog, l’Italie et l’Angleterre sont déjà dans l’avion et le Portugal a déjà réservé son avion pour demain…

Hier, l’Equipe de France a fait un match moins brillant que les deux précédents mais ils n’ont pas perdu contre une bonne équipe de l’Equateur. Et surtout, ils n’ont pas encaissé de but, ce qui est une très bonne chose.

Je demande à ceux qui sont déçus de se rappeler que, depuis le match « aller » contre l’Ukraine perdu 2 à 0, personne ne pensait que l’on pourrait simplement participer à cette grande fête brésilienne !

Je crois qu’il faut souligner la gestion du groupe qui est absolument remarquable : tout le monde a joué, tout le monde est concerné, tout le monde a des sélections et l’état d’esprit est donc très bon.

Didier DESCHAMPS a fait jouer hier de nombreux remplaçants. Si l’on compte uniquement les joueurs de champs, il n’y en a que deux qui n’ont pas joué dans cette coupe du monde. En ce qui concerne les gardiens, Mickaël LANDREAU savait depuis le départ qu’il ne jouerait pas et Stéphane RUFFIER est bien content d’être là et il a déjà eu une sélection lors des matchs amicaux.

Deux autres points assez nets à tirer du match d’hier : Mathieu VALBUENA et Yohan CABAYE sont des titulaires indispensables et lorsqu’ils ne sont pas là, la force de l’équipe de France semble moins certaine.

A l’issu des phases de groupes, l’équipe de France est invaincue en marquant énormément de buts. L’Equipe de France jouera un match très important lundi contre le Nigéria.

Il est de tradition de dire qu’à l’issue des phases de groupe, une autre coupe du monde commence. Il est aussi, malheureusement pour nous, de tradition de dire que les équipes qui brillent dans les phases de groupes ne sont pas forcément celles qui brillent dans la 2ème phase.

La Suisse, en ayant terminé 2ème, a  peut-être fait une bien meilleure affaire que l’Equipe de France. Cela car dans l’hypothèse où elle battrait l’Argentine, la route est assez dégagée jusqu’à la finale et les « gros » semblent en effet du côté du tableau de l’Equipe de France.

Toujours est-il que lundi démarrent les matchs de coupe, c’est-à-dire, que des matchs « couperet » où l’équipe qui perd rentre à la maison.

Je reste confiant mais relativement prudent car tout le monde va maintenant attendre le quart de finale France-Allemagne. Pourtant, le Nigéria est la seule équipe africaine. Elle est bonne et elle peut parfaitement battre l’Equipe de France lundi. Rappelons-nous que le goal du Nigéria est le gardien de Lille et qu’il est capable de gagner un match à lui tout seul.

Dans l’hypothèse où la France gagne contre le Nigéria lundi, les joueurs devraient rencontrer l’Allemagne en quart de finale, et en cas de victoire le Brésil en demi-finale.

Nous sommes à trois matchs de la finale mais la route est encore longue…

Fin de vie


Mourir comment ? Choisir sa mort ? Mais comment décider ? Qui peut et doit décider ?

Ce sont sans doute les grandes questions auxquelles ont dû répondre, hier, les 17 magistrats de la plus haute hiérarchie du Conseil d’Etat mobilisée pour statuer sur le maintien ou la mort de Vincent LAMBERT.

Ce sont des questions philosophiques et sociétales, mais aussi juridiques, morales et médicales (déontologie, bioéthique, etc.). Je me les suis posées à plusieurs reprises, en tant qu’homme bien-sûr, mais aussi en tant que cancérologue. Je ne pense pas qu’il s’agit être pro ou anti euthanasie. Comme en témoigne le cas précis de Vincent LAMBERT et les nombreux débats qui y ont attrait, il n’est pas si simple d’y répondre de façon « juste », de trancher avec une argumentation définitive. J’avais déjà eu l’occasion d’évoquer ce sujet dans mon post Mourir comment ? du 28 février dernier.

Depuis, mon point de vue n’a pas vraiment changé : 1. je pense que nous nous trompons en croyant que nous sommes les maitres de notre vie. 2. je continue à penser qu’il s’agit d’une question éthique et d’une décision d’ordre médical. 3. je crois que la Loi LEONETTI peut s’appliquer au cas de Vincent LAMBERT même s’il n’est pas formellement en fin de vie. La nutrition et l’hydratation d’un malade en état végétatif sont considérées comme des soins donc elles relèvent, selon moi, de ce que la Loi appelle une « obstination déraisonnable ».

Hier, c’est donc avec satisfaction et quelque part soulagement que j’ai reçu cette décision des magistrats pour l’arrêt des soins de Vincent LAMBERT. Je pense bien sûr à sa femme, ses frères et sœurs, à ceux qui se sont battus pour cette décision.

Aujourd’hui, pourtant, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qu’avait d’ores et déjà saisie les parents de Vincent LAMBERT avant même  que le Conseil d’Etat n’ait rendu son avis, a suspendu la décision du Conseil d’Etat et a demandé en urgence le maintien en vie.

Le feuilleton et je dirai même l’acharnement judiciaire continue et le conflit n’est donc malheureusement pas terminé pour la famille.

Si ce débat vous intéresse, je vous encourage à lire l’excellent papier « Nul n’a autorité sur la mort » de Jean-Luc MARION, philosophe, publié hier dans Le Figaro. Je partage en grande partie cette analyse.

La parole à… Anne BRUGNERA


Anne BRUGNERA parle de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

Attention, l’interview ne démarre réellement qu’à partir de la 3ème minute.

Parce que la musique est bonne


Cela faisait quelques temps que nous n’avions pas célébré la fête de la musique sous une si belle météo. Quelle chaleur !

Pour pouvoir voir un maximum de représentations, nous nous étions organisés en deux groupes d’élus. Pour ma part, j’ai pu écouter l’Orchestre National de Lyon qui nous a fait un « best off » des œuvres de Gershwin, Newman, Berlioz, etc.

Place C.de Gaulle, j’ai ensuite pu apprécier l’ensemble de cuivres et percussions de l’ONL.

J’ai enfin déambulé dans l’arrondissement pour profiter de cette ambiance assez incroyable que dégage désormais cette fête de la musique. Guichard, Montchat, pas un quartier sans que les groupes amateurs, les élèves en cours de formation, les professionnels, les passionnés de musique ne proposent quelque chose. Et quelle diversité de style : classique, fanfares, jazz, chansons françaises, il y en avait pour tous les goûts… C’est d’ailleurs dans cet éclectisme que réside l’intérêt de cette fête !

Le dimanche, j’ai poursuivi mon week-end musical en allant voir, dans la salle comble de l’Auditorium, la création Heureux qui comme Alice proposée par La Chanterie de Lyon. Je n’ai pas boudé mon plaisir d’autant que deux de mes petits-enfants chantaient dans ce spectacle. Ce fut, une fois de plus, un vrai succès ! Bravo à Anne-Marie CABUT pour son travail remarquable de direction.

C’est marrant, j’ai aussi eu une pensée pour Jack LANG qui peut être fier de voir cette grande fête populaire se décliner un peu partout dans le monde.

C’est incontestablement un grand succès !

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France 2002, Italie 2010, Espagne 2014…


Contrairement à la légende ” les grandes équipes ne meurent jamais”, tout a une fin.

L’équipe championne d’Europe, championne du monde et re-championne d’Europe rentre à la maison après le 1er tour de la coupe du monde.

Cette grande équipe a fait des matchs fantastiques. Elle nous a enchantés ces dernières années. Îker CASILLAS a été le meilleur goal du monde. Le jeu « à l’espagnol » a été admiré dans le monde entier.

On n’aime pas et on ne sait pas mettre sur la touche des “légendes”. Pourtant, force est de constater que ce soit en France, en Italie ou en Espagne, il faut des défaites pour que la relève puisse prendre la place. Il est certain qu’on reverra l’Espagne dès l’Euro 2016 en France avec une autre équipe et la légende reviendra alors chez les aficionados.

En fait, les grandes équipes ne meurent jamais dans le cœur des vrais supporters.

Les grandes équipes (les Verts de 76, les Bleus de 84, les Bleus de 98) demeurent éternelles.

Plus de sobriété et de renouvelable


Hier, Ségolène ROYAL présentait un projet de loi relatif à la transition énergétique.

Au-delà de sa détermination qui fait sa force, que dit donc ce projet de loi ?

Tout d’abord, il affirme l’intérêt d’un nouveau modèle avec une baisse des énergies fossiles et nucléaire et davantage de sobriété et de renouvelable. Je partage totalement cette vision. Cela rejoint d’ailleurs ce que j’écrivais sur notre gestion des déchets, vendredi dernier dans mon post intitulé : Pour rappel, la théorie des 3 « R ».

Ensuite, il affirme des objectifs chiffrés :

  • la baisse de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 (aujourd’hui le nucléaire représente 75 %)
  • la baisse des gaz à effet de serre de 40 % en 2030 (par rapport à 1990)
  • une proportion de 32 % d’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie en 2030.

Enfin, sur les moyens, on peut noter la rénovation thermique obligatoire dans le cadre de travaux pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments ou encore le développement de l’électrique avec l’installation de nombreuses bornes, etc.

Si de nombreux aspects restent à préciser et le travail législatif ne fait que démarrer, ce texte est de bon augure.

Aujourd’hui, l’environnement est un enjeu majeur (comme en témoigne la pollution de l’air que Lyon a connue récemment) mais aussi un enjeu économique avec une augmentation des factures de gaz et de pétrole.

Reste toutefois que ces enjeux environnementaux et économiques dépassent les seules frontières de notre territoire national. Il faut aussi que l’Europe coordonne davantage, et sans doute, harmonise les politiques sur un sujet si important que celui de l’énergie pour que des résultats réels puissent être observables à moyen termes.

Mémoire


Ce soir, je participerai, à 18h00, à la Journée commémorative de l’appel historique du 18 juin appelant à refuser la défaite et à poursuivre le conflit, place Charles de GAULLE (devant l’Auditorium) dans le 3ème arrondissement.  C’est d’ailleurs il y a exactement 36 ans, que fut inaugurée la stèle commémorant ce célèbre « Appel ».

Un moment toujours intense pour moi où se mélangent fierté nationale et fierté familiale… 

appel_degaulle

La gauche va-t-elle disparaître ?


La question peut paraître étonnante alors même que depuis des semaines, l’UMP est déchirée de l’intérieur par les scandales financiers. Ces scandales sont les conséquences des méthodes de Nicolas SARKOZY, de son clan, et au-delà d’une partie de l’UMP. Le reflet aussi des discours qui ont scindé clairement le partie en deux, en particulier quant au rapprochement avec le FN. Peut être que le parti éclatera en deux; peut être aussi qu’une partie des militants rejoindront le FN, SARKOZY et COPE ayant légitime les passerelles.

Mais la droite sait se réunir autour d’un chef. La droite glissera peut être dans son discours mais un grand écart sur les valeurs facilitera l’union.

Rien de tel à gauche qui cultive la division tout en appelant tous les week-ends à l’union.

L’exemple du Front de Gauche est exemplaire. Depuis des mois, leurs mots ne sont pas assez durs contre le pouvoir. Pour quels résultats ? Au mieux, le Front de Gauche a participé à détruire le peu de crédibilité médiatique du pouvoir ; au pire, il a fait contre son gré le lit du FN. Ce week-end, le Front de Gauche et le PC appelaient à l’union, mais chacun de son côté.

Le PS, aujourd’hui, semble également en grande difficulté de légitimité. Chaque député semble avoir la recette miracle pour relancer l’économie, augmenter le pouvoir d’achat et réduire la dette. Chacun commente et s’autorise à avoir une vision…

Chacun participe au bashing, sport national,  pratique pathogène. Regardez l’évolution du FN depuis 15 ans, écoutez les discours, ils font peur même si certains préfèrent évoquer les pains au chocolat que les fournées. Les divisions parfois obscènes de la gauche facilitent cette évolution !

L’équation est donc simple : à droite un chef suffit.  A gauche, une multiplication infinie de divisions et d’égos.

Oui, la Gauche est en danger.

Je reste toutefois attentif au « programme minimum » que propose J.-C. CAMBADELIS à nos partenaires de gauche. Si comme il le dit, l’objectif est de renouer avec la discipline républicaine pour retrouver la force propulsive des gauches et des écologistes, alors il faut s’en féliciter. Les espaces de confrontation sont nécessaires avec nos partenaires.

Avec nos partenaires, mais aussi avec nous-mêmes. Le PS doit reconstruire son identité. C’est l’objectif fixé aux états généraux lancés par J.-C. CAMBADELIS et là encore, cela peut être une bonne initiative à condition qu’elle aboutisse à quelque chose de concret.

Faites nous rêver !


Premier match des Bleus en coupe du monde depuis le triste France/Afrique du sud où je les avais laissés il y a 4 ans battus et honteux.

Hier soir, malgré l’agressivité des honduriens, les français ont joué sérieusement et ont démontré leur supériorité. Après une victoire à l’arrachée contre  l’Equateur, les Suisses deviennent nos adversaires les plus dangereux.

Bien sûr, l’équipe du Honduras était limite techniquement mais d’une brutalité très exagérée. Elle sera battue largement par la Suisse et donc attention au « goal average ».  C’était aussi un match un peu curieux, sans hymnes au début, ce qui ne faisait pas réellement « Coupe du monde ».

Que dire d’autre de ce match ?

La solidité de la défense, le 1er match de coupe du monde pour Rio MAVUBA, le premier cas de figure de l’arbitrage vidéo sur la ligne, le bon match de Blaise MATUIDI, le carton idiot de Paul POGBA et de Patrice EVRA, le très bon match de Karim BENZEMA, d’Antoine GRIEZMANN, un arbitrage « à la brésilienne ».

En somme, je dirais, un bon début de coupe du monde qui nous rappelle évidemment, celui de 98 !

On ne demande qu’une seule chose : Faites nous rêver !

Pour rappel, la théorie des 3 « R »


C’est sous une chaleur de plomb que j’inaugurais hier après midi la déchèterie de Grigny et Givors.

Cette inauguration est la première de mon mandat au Grand Lyon même si la thématique de la gestion des déchets n’est pas nouvelle pour moi puisque j’exerçais déjà cette responsabilité précédemment. C’est un enjeu majeur, économique, environnemental et technique.

L’année dernière, la direction de la propreté du Grand Lyon a mis en place un baromètre de satisfaction concernant ses activités liées à la gestion des déchets (collecte + traitement). Il en ressort notamment que :

  • 40 % des habitants ne fréquentent jamais les déchèteries du Grand Lyon,
  • 91 % des habitants qui les fréquentent sont globalement satisfaits de la qualité de l’accueil,
  • 62 % des personnes interrogées estiment être insuffisamment informées sur les types de déchets qui doivent être apportés en déchèterie.

De nombreux progrès ont d’ores et déjà été faits mais des efforts demeurent nécessaires et il est certain que la marge de progression est importante.

Si l’on veut se projeter en matière de gestion des déchets, il importe d’avoir en tête la théorie des « 3R » :

  • d’abord, réduire,
  • ensuite, réutiliser,
  • et enfin, recycler.

Croyez-moi, ces 3 « R » sont la clé de l’évolution de nos comportements et ca, l’air de rien.

Le saviez-vous ?


Le 3ème arrondissement compte 35 squares, parcs et jardins. Je les connais bien puisque j’ai l’habitude de m’y rendre régulièrement depuis plus de six ans. Mais, j’ai découvert récemment lors d’un concert donné à l’église du Saint-Sacrement quelque chose que j’ignorais, qui m’a fait sourire et que je ne résiste pas à vous dire.

Saviez-vous qui était Sainte Marie PERRIN dont le nom a été donné au jardin situé à l’angle des rues André PHILIP et Paul BERT, non loin du siège de la communauté urbaine de Lyon ?

Pour ma part, sans trop y réfléchir, je me suis toujours dit que c’était le nom d’une femme, d’une sainte.

Quelle ne fut donc pas ma surprise d’apprendre qu’en fait, il s’agissait de Louis Jean Sainte-Marie PERRIN (1835-1917), architecte lyonnais de l’église du Saint-Sacrément situé, en effet, en face du square.

En région lyonnaise, on lui doit également l’église de Sain-Germain-au-Mont-d’Or, la façade néo-classique de Saint-Bruno-des-Chartreux… Il fut également de 1871 à 1888 l’architecte constructeur de la basilique de Fourvière en collaboration avec le concepteur Pierre BOSSAN et ensuite  architecte en chef. A ce titre, il conçoit et coordonne toute la décoration, la sculpture, les vitraux, les mosaïques, les dallages… Il y travaillera d’ailleurs jusq’à son décès en juillet 1917.

Sainte-Marie PERRIN n’était donc pas une femme mais bien un monsieur.

C’est oui !


A une courte majorité, mais c’est oui.

Après trois semaines de consultation, les conseils d’écoles se sont donc prononcés en majorité (51 %) en faveur du projet de nouvel emploi du temps des écoliers porté par Gérard Collomb et Anne Brugnera. Ce nouvel emploi du temps repose sur quelques principes forts dont je vous avais déjà parlé dans mon post du 14 mai. En 2 mots : dès la rentrée, une demi-journée de classe le mercredi matin et 3 heures d’activités périscolaires proposées aux enfants le vendredi après midi.

La consultation aura duré 3 semaines. 3 semaines, c’est court mais ça aura été l’occasion d’un véritable échange. Pendant ce temps, la Ville a réuni les directeurs d’écoles, et a écrit à l’ensemble des parents d’élèves et aux écoles. Dans le 3e, certaines écoles ont fait des sondages auprès de l’ensemble des parents et nous avons pour notre part réuni l’ensemble des représentants de parents d’élèves. Nous nous sommes assurés qu’un élu de l’arrondissement était présent dans chacun des conseils d’écoles. L’information a donc bien circulé et les débats ont souvent été de bonne qualité.

Et maintenant ? Pour la Ville, il va falloir démarrer le recrutement car nous nous sommes engagés sur un encadrement de qualité. 90 à 100 directeurs d’accueil de loisirs seront garants de l’encadrement et de la qualité de ce temps périscolaire. A ces directeurs viendront s’ajouter le recrutement de 700 animateurs qualifiés qui permettront d’arriver à un total de 1 600 encadrants sur la ville. Ainsi, d’une part des personnes dont c’est le métier seront là pour assurer l’éducation des petits lyonnais sur ces temps et, d’autre part, nous nous réjouissons de voir que les maisons de l’enfance, les MJC, les ludothèques ou encore nos associations sont volontaires pour assurer des ateliers.

Pour les familles, les préinscriptions démarreront dès le 17 juin, en mairie ou sur le site Internet. Chacun sera alors accompagné dans sa demande d’informations ou de précisions sur les tarifs.

Rendez-vous à la rentrée et à l’heure du premier bilan puisqu’il s’agit bien là d’une expérimentation qui durera trois ans et qui sera évaluée sur cette période.

Ca y est, c’est parti !


La phase préparatoire est terminée, les bleus sont bien arrivés au Brésil, la coupe du monde va démarrer.

Pour moi, ce sont toujours des moments importants. Je l’avoue, j’ai hâte de partager ces matchs en famille, entre amis ou avec mes collaborateurs ! C’est pour tous les supporters de l’équipe de France l’espoir d’une belle fête, de grands moments partagés.
C’est ça le sport : la compétition, le fair play, l’esprit d’équipe, le respect de l’autre et la fête.

Cette équipe de jeunes a brillé lors des matchs préparatoires (pour rappel, France-Paraguay 1-1, France-Norvège 4-0, France-Jamaïque 8-0), j’espère qu’elle saura nous donner du plaisir dans les matchs de poule.

Je n’oublie pas non plus les difficultés que traversent actuellement le Brésil. De nombreux médias relaient cet envers du décor et je comprends aussi l’indignation de certains face à ces grandes compétitions internationales. Mais, je n’ai jamais pensé que le boycott était une arme efficace.

Depuis de nombreuses années, j’ai souvent profité de la coupe du monde pour prendre des vacances au même moment et ainsi visiter et découvrir les pays organisateurs. Ce fut notamment le cas en Afrique du Sud. Cette année, je ne le ferai pas, mais j’ai fait le maximum pour organiser mon agenda en fonction des matchs …

Quoiqu’on en dise, le Brésil, c’est la Mecque du football et je vous annonce dès aujourd’hui que vous aurez quelques unes de mes analyses dans ce blog au lendemain de certains matchs !

Pendant un mois, les Bleus seront le visage de la France sur la scène internationale. A la voir jouer, c’est l’image d’une jeunesse conquérante, solidaire, une équipe « black - blanc - beur », c’est bien sûr l’image d’une France que j’aime et qu’on a bien sûr envie de voir gagner et de supporter. Elle sera au cœur de nombreuses discussions, au-delà des classes sociales. C’est ca aussi la planète football. Nous connaissons la capacité de l’équipe de France à nous rassembler par delà nos différences et nos divergences. Quel bel espoir !

La parole à… Jean-Jack QUEYRANNE


J’accueille favorablement le projet de fusion entre Rhône-Alpes et l’Auvergne annoncé par le Président de la République. J’entends contribuer ainsi à l’entreprise de simplification des structures territoriales de notre pays. Je n’ai jamais eu de velléités d’annexion parce que je respecte chaque territoire avec son histoire et son identité. Aujourd’hui, je pense que nous pouvons construire cette grande Région en réunissant toutes les bonnes volontés. Je m’en suis entretenu avec René SOUCHON, le Président de l’Auvergne ; nous partageons tous deux la même volonté de mettre l’organisation territoriale de notre pays à l’heure du XXIème siècle. Le regroupement de nos deux Régions constitue une première étape. Déjà de nombreuses coopérations existent : dans les domaines de la santé, des universités, de l’économie, que ce soit pour l’agro-alimentaire ou la mécanique. Elles constituent les premiers fondements qu’il faudra renforcer.

Avec René SOUCHON, nous prendrons rapidement des initiatives pour que cette réforme ne soit pas un simple jeu institutionnel. Elle doit renforcer nos capacités d’action pour l’emploi, la formation des jeunes, le développement économique et l’environnement. Pour nous, il importe de garantir que chaque composante de nos deux Régions soit traitée sur un pied d’égalité, en garantissant un aménagement équilibré du territoire, la présence des services publics et la relation avec les citoyens.

Je n’entends pas exercer une centralisation des décisions depuis Lyon, mais bien au contraire comme nous le pratiquons, garantir la proximité dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques régionales.

Construire la grande Région Rhône-Alpes/Auvergne signifie qu’il faudra aller beaucoup plus loin dans l’attribution de nouveaux pouvoirs et des moyens correspondants. Si nous figurerons au 7ème rang européen par notre poids économique, nous avons encore dix à  douze fois moins de ressources par habitant que les grandes Régions allemandes, italiennes ou espagnoles avec lesquelles nous coopérons.

J’attends donc beaucoup des réformes annoncées dans un second projet de loi. Pour réussir, il ne faudra pas jouer petit bras. Différer la disparition des Conseils généraux laisse déjà craindre un renoncement devant les écueils que toute entreprise d’envergure rencontre : les cafouillages comme l’enlisement face aux conservatismes que ne manqueront pas de s’exprimer lors des débats parlementaires.

Il ne faut pas laisser passer cette chance historique de mettre notre pays en mouvement et de rompre avec une logique de centralisation qui ne s’impose plus. »

Jean-Jack QUEYRANNE,
Président de la Région Rhône-Alpes

 

 

Réformer les territoires : oui mais


La tribune du Président de la République qui propose de créer 14 régions « de taille européenne » ressemble à la 2ème partie du discours de Dijon de la campagne présidentielle de 2012 : partir des Communes et des intercommunalités, faire de la Mairie « une petite république dans la grande ». Comment ne pas être d’accord ? Regrouper davantage encore de communes (pour un territoire d’au moins 20 000 habitants) permettra d’amplifier encore leur action. Comment ne pas être d’accord.  Créer des grandes agglomérations mariant l’humain et l’urbain, oui, bien sûr, nous sommes en train de le faire à Lyon.

Une Région de grande taille, responsable de l’avenir, permettant de développer des stratégies territoriales à l’échelle européenne avec des compétences renforcées, bien sûr, j’y suis favorable.

Oui, mais… il manque tout de même une partie essentielle du discours de Dijon, c’est la définition du rôle de l’Etat. On parle de décentralisation mais que reste-t-il à l’Etat régalien ? Ce dernier s’engage-t-il à ne plus s’occuper de ce qu’il décentralise ?

La nomination, hier, d’un secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat est le début d’un espoir.

Je rappelle toujours la décentralisation des formations sanitaires et sociales que j’ai suivie lorsque j’étais Vice-président de Jean-Jack QUEYRANNE délégué à la santé et au sport. En Rhône-Alpes, il n’y avait personne alors que 20 personnes s’en occupaient au niveau de l’Etat.  Deux années plus tard, notre équipe s’était étoffée avec 14 personnes mais ils étaient toujours 20 et nous avions l’impression qu’ils contrôlaient tout ce que nous faisions. C’est d’abord ça le mal français : l’incapacité de l’Etat à arrêter de s’occuper des compétences qu’il a décentralisées.

Je n’oublie pas non plus le sort des Départements dont la mort est annoncée pour 2020 par le Président, pourtant ancien Président du Conseil général de Corrèze.

Supprimer le Conseil général dans les agglomérations comme nous le faisons à Lyon avec la Métropole me semble en effet une très bonne chose. Pour ce qui est des territoires ruraux, je pense que cela reste à démontrer.

Je dirai donc : oui à la réforme, oui aux Mairies de proximité, oui aux Régions pour préparer l’avenir mais la réflexion n’est pas terminée car la question clef, c’est bien de marier décentralisation, déconcentration et vision globale !

Vers des traitements individualisés ?


Depuis 10 ans, les pratiques médicales ont profondément évoluées dans le traitement du cancer avec l’arrivée des thérapies ciblées.

La connaissance moléculaire des tumeurs a apporté de nouvelles approches et l’immunologie s’ajoute à l’anatomopathologie (sous le microscope) pour passer d’un diagnostic morphologique (poumon, cerveau, muscles…) à un diagnostic biologique.  

Dès les années 1980, dans le cancer du sein, on pouvait savoir si les tumeurs allaient répondre aux traitements hormonaux avec la présence ou l’absence des récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone.

Au début des années 2000, l’expression ou non des récepteur HER-2 a permis de mettre au point l’Herceptin, médicament qui bloque la prolifération des cellules du cancer du sein quand le récepteur est présent.

Quelques années plus tard, on a associé avec succès l’Hercpetin et la chimiothérapie, toujours pour les cancers du sein.

Aujourd’hui, des tests multigéniques sur 20 à 30 gènes permettent de ne pas faire de chimiothérapie à certaines femmes qui n’en ont pas besoin ou, en tout cas, d’être certain que celles qui reçoivent la chimiothérapie en bénéficieront vraiment.

Demain, ces tests permettront de tester de 200 à 700 gènes.

 J’ai choisi l’exemple du cancer du sein mais les mêmes exemples existent pour les tumeurs musculaires, le cancer du poumon ou du colon.

Les centres de cancérologie doivent aujourd’hui structurer des laboratoires regroupant screening moléculaire, diagnostic immunologique et diagnostic sous le microscope.

La médecine personnalisée, c’est l’avenir. Un avenir proche.

56 000 candidats, 40 000 perdants, et après ?


La semaine dernière, s’est joué, pour 56 000 étudiants de 1ère année, le grand drame du concours de 1ère année en médecine.

Super sélectif selon un modèle de plus en plus critiqué, il laisse sur le carreau des étudiants avec 14 de moyenne. Les solutions trouvées pour que les recalés ne perdent pas leur année (les fameux reçus / collés) ne sont pas satisfaisantes.

Les candidats victorieux ont-ils au moins le bon profil ? Une majorité de filles réussissent démontrant qu’à cet âge leur maturité est plus grande. Cela est particulièrement révélateur dans l’épreuve de sciences humaines et sociales (coefficient 9) que j’ai souvent corrigé. Il n’y a pas d’épreuves orales et pourtant la médecine est bien un métier de contact. Il n’y a aucun test de motivation et pourtant, il faut bien aimer la personne humaine pour faire ce métier.

Comme nous, les Pays-Bas imposent un numerus clausus à l’entrée des études de médecine mais ils ont choisi, il y a 40 ans, le tirage au sort dirigé et pondéré. Il fonctionne ainsi : un niveau A B C selon les résultats scolaires et un pourcentage fixé par le gouvernement pour chaque catégorie. Seuls ceux dont la moyenne dépasse 9-10 (nos mentions TB) peuvent échapper au tirage au sort.

Moins chère et, selon les points de vue, tout aussi efficace, la loterie peut-elle tenter la France ? Il parait que c’est contraire à la tradition républicaine !

Alors, sans tirage au sort, je propose depuis longtemps le LMD « Licence - Master - Doctorat ». Tout le monde passerait la licence de biologie humaine et le concours aurait lieu en fin de 3ème année.

Ceux qui réussiraient iraient en médecine, et les autres, titulaires d’une licence (pas de succès à la licence, pas d’accès au concours) continueraient leurs études en ayant échoué à devenir médecin mais en route vers un master, un doctorat et une vie professionnelle réussie.

Re-cycle


Ce week-end était riche en événements festifs sur le 3e.

D’abord, la 3ème édition d’Arty Récup’ qui avait cette année pour thème le cinéma. Arty Récup’, c’est le premier festival d’art récup’ de Lyon qui se déroule chaque année sur la place Sainte-Anne, au cœur de Villette Paul Bert. L’association des commerçants participe activement à l’organisation de ce festival et cette année, 12 ferronniers d’art chevronnés, dont 2 africains, sont venus créer en public des œuvres à partir d’une benne de ferraille mise à leur disposition. Les habitants pouvaient venir assister tout au long de la journée à la création des œuvres et participer.

Cet événement à caractère multiculturel a notamment pour objectif de favoriser la rencontre entres les artistes qui font la promotion du recyclage sur un mode créatif, et le grand public lyonnais qui bénéficie ainsi d’information sur le développement durable et la solidarité internationale, et en particulier la culture africaine.

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L’autre événement, c’était la Faites du vélo qui se déroule désormais chaque année place Guichard, entre les berges du Rhône et la Part-Dieu. La fête du vélo, c’est une journée festive entièrement dédiée au vélo avec une bourse aux vélos d’occasion, des animations cyclo et des balades urbaines.

On pouvait cette année assister à un essai de draisiennes pour les petits et une piste de sécurité routière pour les enfants était mise en place. Une fanfare et une buvette assuraient l’animation. Organisée par Pignon sur Rue, le conseil de quartier et la mairie du 3e cet événement qui promeut l’usage du vélo en ville se pérennise, et c’est tant mieux.

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Le peuple a toujours raison


Après quelques jours de réflexion, je veux revenir sur le séisme de dimanche.

Le premier parti de France, ce n’est pas le FN, ce sont les abstentionnistes. Les résultats lyonnais sont un peu meilleurs qu’ailleurs avec un FN à 13,6%, l’UMP à 23% (-7 depuis 2009), le PS à 17,3 (+2 depuis 2009), EELV à 13,3% (-10 depuis 2009), le Front de Gauche est à 5,8%…

Parmi les votants en France, 2 sur 3 n’ont voté ni pour le PS qui gouverne, ni pour l’UMP, parti de gouvernement. 25% des français ont voté contre l’Europe comme l’ont fait une forte proportion des anglais, des danois, des hongrois, des lituaniens, des autrichiens et des italiens, tous au dessus de 14%.

Je redis ce que j’ai dis à chaud. On ne peut pas ignorer le peuple en démocratie.

Notre monde, notre continent, notre pays, sont confrontés à des mutations profondes qui remettent en question beaucoup de certitudes et de repères.
Cette situation est déstabilisante pour tous mais probablement davantage pour les plus vulnérables d’entre-nous. Elle suscite des interrogations, des incertitudes, des peurs : peur d’un avenir sans perspective, peur d’un possible déclassement pour soi ou pour les siens, peur qui se transforme bien souvent en peur de l’autre, en rejet et en exclusion.
Ce n’est pas une nouveauté dans notre histoire, dans le passé cela a entraîné des catastrophes.

La rapidité et la violence des changements qui agitent notre monde donnent à beaucoup l’impression que ceux qui exercent le pouvoir sont impuissants face à des forces anonymes et irresponsables. Ceci explique en partie l’abstention, abstention qui s’accompagne d’un repli égoïste de ceux qui ne veulent rien lâcher de leurs avantages, d’un repli frileux de ceux qui essaient de se tirer d’affaire entre-eux, d’un repli agressif de ceux qui veulent exclure les plus vulnérables et d’un repli identitaire pour ceux qui s’enferment dans une communauté ethnique, culturelle, religieuse ou autre. Enfin, il y a des replis désespérés de ceux qui n’attendent plus rien de personne.

Il faut recentrer le débat sur les enjeux.
L’Europe, c’est d’abord la paix et la paix est liée à la confiance mutuelle à la construction commune.
L’Euro a plus d’avantages que d’inconvénients et la sortie de l’Euro n’est pas la solution.
La libre circulation est un acquis irréversible mais la question de l’immigration doit être maitrisée.
Les impôts doivent être absolument payés dans le pays où le profit est réalisé.
Il faut une harmonisation sociale, de politique étrangère et changer de politique économique.
Surtout, il faut de la démocratie. La démocratie c’est d’abord et avant tout un véritable pouvoir du parlement élu sur la commission et un véritable pouvoir des gouvernements sur la banque centrale européenne.

Enfin, il faut convaincre l’Allemagne que de faire mourir les malades guéris (la Grèce), n’est pas la solution.
Il faut un grand séminaire des chefs d’Etat et une vraie proposition d’évolutions structurelles et économique qui devront être soumise à referendum.
Les sondages le disent en France, on peut être contre cette Europe et pour l’idée d’une Europe qui avance collectivement en respectant la volonté des peuples.

La double défaite de Sarkozy


Non, je ne me suis pas trompé de président, je vais bien vous parler de Sarkozy. Afin de lever toute ambiguïté, la Gauche s’est bien pris une veste ce week end aux européennes. Mais ce qui m’a frappé hier soir dans les commentaires des médias, c’est que jamais le rôle de l’ex n’a été prononcé.

Avec la défaite (aussi) de l’UMP, Sarkozy a perdu deux fois.
Rappelons-nous qu’à l’origine, l’UMP a été construite comme un rassemblement susceptible d’étouffer sur l’extrême le FN. Depuis sa campagne de 2007, puis de manière crescendo, la tactique de Sarkozy était de « siphonner » les voix du FN en allant draguer de plus en plus ouvertement sur les thèmes nauséabonds. Du même coup, il a « décomplexé » certains, mais en même temps il a donné une formidable légitimité aux Le Pen, une sorte de crédits illimités dans la surenchère populiste. J’ai cru un temps qu’il réaliserait le piège tendu par son conseiller très spécial Buisson. Mais non, jusqu’au dernier instant de la campagne de 2012, il n’a cessé de chercher des boucs émissaires. Et il a remis cela la semaine dernière avec un texte sur Schengen passé totalement inaperçu tant il était mauvais.

A ce jeu-là, il a perdu contre le FN qui a mis l’UMP à 5 points hier soir.
Sarkozy a également perdu sur le terrain de la morale. Depuis plusieurs mois, il ne se passe guère de semaines sans convocation devant les juges. Et Paul Bismuth, ce camouflage grotesque et enfantin pour cacher ses pressions sur des juges. Mais les histoires de surfacturation par l’Agence Bygmalion confinent au summum dans l’arnaque de son propre parti et de ses adhérents. L’histoire risque de faire imploser l’UMP mais au-delà, elle donne raison aux Le Pen quand ils annoncent « tous pourris ».
Sarkozy a perdu tactiquement et moralement contre le FN. L’arroseur arrosé…