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Temple de la gastronomie


A l’occasion du Sirha et de la biennale internationale du goût, je suis passé mardi soir aux Halles Paul Bocuse de Lyon pour le Big Festiv’Halles. Autant dire que cette promenade gourmande n’a pas arrangé mon régime ! J’en veux pour preuve les deux photos ci-dessous !  Mais quel délice !

Au-delà du plaisir gustatif, la gastronomie est, aujourd’hui, un enjeu de rayonnement mais aussi de développement économique. Salon de la restauration et de l’hôtellerie, le Sirha est progressivement devenu un évènement international. De nombreuses personnalités, les grands chefs du monde entier, les leaders de ce marché mais aussi des jeunes entrepreneurs s’y donnent rendez-vous pour, bien sûr, faire des affaires, mais également pour promouvoir les savoir-faire, les métiers de la bouche et leur créativité. Cette année et sur les quatre jours derniers jours, ce sont près de 200 000 visiteurs qui y ont participé.

Avec ses grands noms de la gastronomie et sa « cuisine lyonnaise » (Bocuse, la mère Brazier, etc.), notre ville a souvent été qualifiée de capitale de la gastronomie. Mais loin de se reposer sur son histoire et ses bouchons, elle a su accueillir de jeunes chefs du monde entier pour se renouveler et assurer son développement futur et son avenir.

A Lyon, on mange bien (et là, je suis bien placé pour en parler)… mais surtout, nous en sommes fiers. C’est ça aussi notre force !

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70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz


Caricaturistes assassinés en pleine rédaction, policiers abattus en service, hommes et femmes ciblés parce qu’ils étaient juifs dans un supermarché casher, multiplication des actes islamophobes, montée du racisme, c’est dans un contexte particulièrement exacerbé que l’on commémorait hier le 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz.

Je lisais un article d’une historienne qui expliquait comment Auschwitz était progressivement entré dans la conscience collective comme lieu symbolique de la destruction des juifs en Europe. Le camp d’Auschwitz, c’est 1,1 million de morts, 130 000 à 140 000 détenus à l’apogée des effectifs, 70 000 détenus mis sur les routes les 17 et 18 janvier 1945 et 7 000 détenus encore sur place à l’ouverture du camp par les soviétiques. Auschwitz est le lieu où on a le plus tué et le lieu où on a le plus de survivants.

Cette commémoration est indispensable car elle exige, en quelque sorte, ce plongeon dans l’horreur, ce saut dans l’indicible dont nous n’avons pas toujours envie. Pour cet anniversaire, les médias ont fait une large place aux témoignages des rescapés. Ces derniers ne seront pas éternels. Il nous faut donc protéger ces mémoires.

C’est ce travail extraordinaire que fait l’équipe du mémorial de la prison Montluc dans le 3ème arrondissement.  Les collégiens de Gilbert DRU y sont d’ailleurs allés hier pour participer à une cérémonie. Pris dans par d’autres engagements, je n’ai pas pu m’y rendre, comme je n’ai pu me rendre à la Maison d’Izieu où là aussi des cérémonies ont eu lieu.

Y penser pour ne jamais oublier. C’est ce que j’avais dit aux enfants lorsque nous avions planté ensemble la bouture du marronnier d’Anne FRANK, en face de la Mairie du 3ème arrondissement (post du 3 décembre 2014).

Cette maxime, il faut l’appliquer et savoir se l’imposer car comme l’a dit la philosophe Hannah ARENDT « les solutions totalitaires peuvent fort bien survivre à la chute des régimes totalitaires, sous la forme de tentations fortes qui surgiront chaque fois qu’il semblera impossible de soulager la misère politique, sociale et économique qui soit digne de l’homme ».

Se rappeler, commémorer, transmettre et penser l’horreur, pour rester vigilent. C’est aujourd’hui essentiel.

Une sculpture pour le don d’organe


J’étais, samedi matin, aux côtés de Georges KEPENEKIAN et Michel CORNIGLION pour dévoiler « Renaissance », une statue installée face à la Mairie du 3ème en reconnaissance aux donneurs d’organes, aux chercheurs et aux bénévoles de cette belle cause.

En tant que professeur de médecine, cette cause m’est chère. Chaque année, des milliers de vies sont en suspends dans l’attente d’une greffe ou d’une transplantation, des milliers de malades attendent l’organe qui leur permettra de revivre et des centaines de malades meurent faute d’avoir obtenu la greffe tant espérée.

En 2013, plus de 19.000 personnes ont eu besoin d’une greffe et ce chiffre est en augmentation constante. Pourtant le pourcentage de “refus de prélèvement” reste invariablement à un niveau très élevé de 32,9 %. Cette statue est aussi une manière de sensibiliser le public.

Mais cette statue est aussi l’occasion d’honorer la longue tradition de greffe et de transplantation lyonnaise. De Mathieu JABOULAY à Jean-Michel DUBERNARD, l’histoire de la greffe d’organes à Lyon est particulièrement riche, peut-être plus que dans n’importe quelle autre ville du monde. A la fin du 19ème siècle, l’école lyonnaise, conduite par Mathieu JABOULAY a en effet joué un rôle décisif dans le développement de la chirurgie vasculaire et par conséquence dans les transplantations d’organes. En 1974, le professeur Jean-Louis TOURAINE, député de la 4ème circonscription pratiquait la première greffe lyonnaise de tissu fœtal et en 1998, Jean-Michel DUBERNARD, ancien député, dirigeait la première allogreffe d’une main à Lyon avant de franchir en 2000 une nouvelle étape en réalisant la première double greffe bilatérale des mains et des avant-bras, ici à Lyon.

Aujourd’hui, cette statue monumentale vient s’inscrire dans cette histoire et invite chacun a devenir donneur.adot1

Victoire de Syriza en Grèce, réactions à chaud


Hier, le Parti radical de gauche, Syriza, a remporté les élections législatives en Grèce.

D’abord, c’est une belle victoire puisqu’à deux sièges près il obtenait la majorité absolue. C’est une victoire populaire qu’il faut prendre sérieusement en compte. C’est aussi le renouvellement de la classe politique qui a payé et quand on est démocrate, je pense qu’il faut s’en réjouir.  Bien-sûr, l’échec du Parti socialiste grec (ils sont désormais le plus petit parti du Parlement avec 13 sièges et 4,6 % des voix) n’est pas une bonne nouvelle mais, à ce stade, je ne connais pas suffisamment son histoire pour en tirer des conclusions claires.

Ensuite, je crois que cette victoire va imposer des discussions cruciales sur les grandes orientations politiques de l’Europe. C’est aujourd’hui essentiel. La construction européenne s’est faite en premier lieu autour des échanges économiques. Comme beaucoup, je pense qu’il est grand temps qu’elle devienne davantage politique et moins technocratique.  L’arrivée de Syriza y contribuera dans le sens où des discussions vont évidemment s’ouvrir.

Et d’ailleurs, dans ces débats sur les politiques européennes et économiques, nous partageons un certain nombre de choses avec Syrisa, comme le soulignait ce matin Bruno LEROUX sur France Info.

J’avoue également que si l’euroscepticisme de la campagne électorale menée par Syriza m’inquiétait, la non-sortie de l’Euro est, pour moi, essentielle.

Enfin, bien sûr, il y a la question de la dette. Un membre du directoire de la BCE a annoncé ce matin, qu’il n’y aurait pas d’allègement de la dette. Je crois toutefois qu’elle doit être rediscutée et restructurée.

En tout cas, les défis sont nombreux pour le peuple grec et les discussions avec l’Europe s’annoncent passionnantes du fait des conséquences qu’elles peuvent entrainer sur le construction politique de l’Europe.

Je conclurai donc en disant « WAIT AND SEE ».

La pollution aux particules : un enjeu majeur


Cette semaine, je participais au conseil d’administration d’Air Rhône Alpes dans le cadre de ma délégation « santé environnement » à la Métropole de Lyon.

Air Rhône Alpes, c’est l’outil réglementaire et technique pour surveiller la qualité de l’air (intérieur et extérieur). Son budget est d’environ 8 millions d’euros.

Chaque année, on constate que les ¾ des épisodes de pollution en Rhône-Alpes sont liés aux particules et aux matières diverses. Elles peuvent être d’origine naturelle (embruns océaniques, feux de forêt, érosion des sols) ou liées aux activités humaines (transport, chauffage, industrie, agriculture, etc.).

En Rhône-Alpes, les PM10 (inférieur à 10 micromètres de diamètre) sont principalement émis par le chauffage au bois qui représente 47 % des émissions (cheminées ouvertes, poêles anciens, bois de mauvaise qualité, etc.).  Le trafic routier (essentiellement via le diesel), les industries et l’agriculture (les vaches !) sont plus minoritaires et représentent entre 10 et 20 % chacune. Air Rhône Alpes a lancé un programme de coopération avec l’Italie compte-tenu de l’importance de la question dans les vallées alpines en acquérant de nouveaux appareils de mesure qui sont aussi installés dans Lyon et la Métropole pour permettre des comparaisons.

Les émissions régionales de polluants sont globalement en diminution. Depuis 2000, les PM10 ont reculé de 38 % grâce aux efforts réalisés dans les transports et l’industrie dans la Métropole et grâce aux maires qui ont interdit les feux de cheminées.

Cependant, les normes européennes pour les PM10 ne sont toujours pas respectées sur la région et le Grand Lyon. Aujourd’hui, ce sont des politiques publiques sur le chauffage au bois (éliminer le « mauvais » bois) et le transport (les motorisations au diesel les plus anciens) pourraient nous permettre de progresser.

Concernant les PM2,5 (celles qui entrent le plus facilement dans les poumons), le chauffage au bois pèse pur 56 % et le diesel pour 16 %.

Aujourd’hui, l’enjeu est double.

Il est réglementaire et financier : 17 états membres dont la France et l’Italie ne respectent pas les normes européennes et donc la France s’expose à une amende de 100 millions d’euros dès 2015 et 85 millions les années suivantes.

Il est aussi, bien sûr, un enjeu de santé publique : en France, on estime à 42 000 le nombre de décès anticipés par an. Le coût est estimé à 25 milliards d’euros par an, soir 460 euros par an/habitants.

On pourrait y ajouter l’enjeu pour l’environnement et le changement climatique.

Compte-tenu de l’importance du sujet, Air Rhône Alpes doit être conforté, la transparence et la pédagogie doivent s’imposer.

Le sport, c’est la santé !


Mardi, c’est à l’Espace Elsa Triolet à Montchat que nous avons accueilli plus d’une centaine de personnes âgées du 3ème arrondissement pour la traditionnelle galette des rois. Musiques et tombola ont rythmé cet après midi particulièrement animée.

L’occasion de se retrouver pour une après-midi festive. J’en profite pour remercier Jean-François BEL, adjoint délégué aux seniors qui n’a pas ménagé ses efforts pour que chacun puisse apprécier ce temps convivial.

Et quand je vous dis que le sport, c’est la santé, j’en veux pour preuve la vidéo ci-dessous :

Galette des anciens de Lyon 3e, à Montchat par thierry-philip

Allez voir Timbuktu


J’ai profité d’un week-end en Savoie pour aller voir Timbuktu. J’avais entendu à la radio d’excellentes critiques. Force est de constater que j’ai moi aussi été conquis par ce très beau film.

Il raconte l’arrivée des Djiadistes à Tombouctou. Images et photos du désert magnifiques, une vision puissante des hommes et des gazelles poursuivis par l’incarnation du mal mais aussi le drame de l’inculture avec l’interdiction de la musique et du sport. La partie de football sans ballon est un grand moment de cinéma.

Son héros, Kidane est un éleveur touareg qui mène une vie simple avec son troupeau, loin de la ville, avec sa femme et sa fille. Des tribunaux s’improvisent et chaque jour, des sentences absurdes et tragiques sont rendues avec des coups de fouets et des lapidations. Kidane est loin de tout cela jusqu’au jour où il tue accidentellement le pécheur qui avait tué sa vache nommé GPS !

Le film est beau, la fin, à la fois triste et émouvante. Abderrahmane SISSAKO a fait un grand film.

Cette histoire, c’est malheureusement, ce qui se passe dans certains pays africains.

A voir absolument et surtout à méditer !

1er budget de la mandature


Tout le monde connaît le contexte économique et la diminution des dotations de l’Etat. Pour faire simple, c’est presque 14 millions d’euros pour cette année auxquels il faut ajouter le coût de la réforme des rythmes scolaires décidés par l’Etat mais financé en majorité par la Ville et par les parents.

D’ici la fin du mandat, c’est 40 millions d’économie que nous devons économiser dans le budget de fonctionnement de la Ville.

Pour rappel, la Ville de Lyon, c’est un budget de 774 millions d’euros répartis entre le fonctionnement (585 millions d’euros) et l’investissement (189 millions d’euros).

Hors réforme des rythmes, le fonctionnement augmente de 1,6 % avec 336 millions d’euros de masse salariale, 110 millions de charges générales et 66 millions de subventions. Au total, 158 millions d’euros sont consacrés à l’enfance, 110 millions pour la culture, 38 millions pour la solidarité, 22,6 millions pour le sport.

A noter que le principe de péréquation (taxe sur le budget de la ville pour compenser les villes les plus en difficultés) nous coûte également 4 millions cette année et atteindra vite 6 millions.

Comme prévu, nous augmentons les impôts de 5 % (6 % pour la taxe foncière des propriétaires et 4 % seulement pour la taxe d’habitation). Lyon se place en 10ème position si l’on regarde les montants des taxes d’habitation (seul Toulouse fait mieux que nous).

Nous augmentons aussi les cantines (6 centimes par repas), la vignette de stationnement (20 euros au lieu de 16) mais également l’entrée des musées, des bibliothèques, les équipements sportifs, les droits de places et les taxes d’occupation du domaine public.

Cette stratégie et les économies d’ores et déjà engagés nous permettent de garder un haut niveau d’investissement permettant par là-même de créer de l’emploi et de l’activité économique.

Oui, la situation est difficile mais nous abordons ce nouveau mandat en nous donnant les moyens d’investir. Chacun le sait, l’investissement, c’est le maintien de l’emploi présent et la préparation de l’avenir de nos enfants et de tous les habitants.

L’émotion ne doit pas guider l’action


Alors que nous vivions trois journées effroyables, très vite, plusieurs voix, se sont élevées pour réclamer le port d’arme de la police municipale.

Ce week-end, je lisais dans Le Progrès que 22 communes du Rhône y étaient favorables. Ce débat dépasse d’ailleurs les clivages politiques puisque Manuel VALLS l’avait fait lorsqu’il était Maire d’Evry tout comme de nombreux maires UMP.

Pour ma part et à titre personnel, je ne pense pas que cela soit la solution. Tout d’abord, d’un point de vue très pragmatique, armé ou pas, cela n’aurait, malheureusement, pas changé grand-chose à cette tuerie. Tuée d’une balle dans le dos, la policière municipale de Montrouge n’aurait rien pu faire. Ensuite, il me semble évident qu’augmenter le nombre d’armes en circulation sur notre territoire contribuera de façon quasi mathématique à davantage de drames humains.

L’armement des policiers municipaux a un coût pour la collectivité. Un coût en équipement bien sûr, mais surtout un coût en formation, en entraînement comme cela est requis pour la police nationale. Bien sûr, la protection du personnel municipal est notre priorité. Mais cet arbitrage budgétaire doit se faire sur des actions en amont. Je pense à la prévention dans les zones prioritaires, je pense à l’éducation, je pense à la vidéo protection, etc.

Une telle mesure doit, en tout cas, se faire dans le cadre d’un débat serein et objectivée et non pas à la suite de drame suscitant l’émotion.

A Lyon, Gérard COLLOMB a toujours été sur une position claire que je partage pleinement : la police municipale est une police de prévention qui ne doit pas se substituer à la police nationale et qui doit collaborer avec elle quotidiennement. Par ailleurs, les policiers municipaux disposent de Taser ou Flash-Ball mais pas d’armes à feu.

Cela me semble raisonnable.

Visite de chantiers à la Buire


Mercredi, j’étais avec Olivier BRACHET et Yvon DESCHAMP de Grand Lyon Habitat et Catherine PANASSIER, mon adjointe à l’urbanisme, pour visiter les derniers chantiers de GLH à la Buire.

RV donc au 133 Cours Gambetta pour parcourir le chantier et un appartement témoin.

Esthétique, prise en compte de l’environnement paysager et urbain, qualité énergétique et environnementale, les 72 futurs locataires auront de la chance car les appartements sont particulièrement beaux et bien situés. Quand à la vue sur la Part-Dieu au dernier étage, elle est à couper le souffle.

Ensuite, nous avons traversé le parc Kaplan pour apprécier, à nouveau, la métamorphose du quartier et les signatures architecturales, qui par certains aspects, nous évoquent la Confluence.

Puis visite du « Terre de Bannière », avenue Félix Faure pour, là aussi, découvrir la construction d’un nouveau très bel immeuble. Ici, ce seront 49 nouveaux logements sociaux qui devraient être livrés à la fin du mois de mars.

Une fois ces deux chantiers livrés, ce seront donc 121 nouveaux logements pour des familles éligibles au logement social. Ce sont des appartements de grande qualité situé en plein centre ville. Ce sont, je crois, de beaux exemples de la politique lyonnaise en matière de logements.

Quand je pense à notre opposition qui, en permanence, fustige la création de logement social dans notre arrondissement, je leur suggère de découvrir ce qui se fait aujourd’hui afin qu’ils mesurent réellement la qualité des propositions qui contribuent à la mixité du quartier.

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Bravo


La France n’avait pas connu de tels événements depuis plus d’un quart de siècle. S’ils nous ont rendus profondément tristes, s’ils nous ont mis en colère, force est de constater qu’ils ont renforcé nos valeurs et notre combativité, notre volonté et notre capacité à nous rassembler.

Samedi, 97 % des français estimaient nécessaires de se rassembler et de faire preuve d’unité nationale face au terrorisme.

Dimanche, près de 4 millions de personnes se sont rassemblées dans les rues et places et la solidarité internationale s’affichait aux yeux du monde avec une présence des représentants d’Etats extraordinaire.

Je lisais également que 83 % des français estimaient que François HOLLANDE et Manuel VALLS avaient bien géré les événements et saluaient leur gestion de crise. Cela s’est fait à tout point de vue et à tout niveau : Condamnation et fermeté, clarté, transparence, émotion, compassion, soutien, action…

Les capacités de la France se sont révélées sans faille. Le gouvernement a été à la hauteur des français, tout comme l’ensemble des forces de l’ordre qui ont été mis à l’épreuve, à nouveau, ce week-end avec les nombreuses et incroyables manifestations. C’est une prouesse d’avoir invité et géré 60 chefs d’Etat dans un défilé parfait de simplicité mais aussi de grandeur.

Mardi, ce sont les images du Palais Bourbon montrant l’ensemble des députés chanter la Marseillaise, qui me procurait, à nouveau, beaucoup d’émotion. Cela ne s’était pas vu depuis 1918, de mémoire parlementaire.

Hier, dans mon bureau, j’ai d’ailleurs pris le temps de lire attentivement le discours de Manuel VALLS en hommage aux victimes. Il est exemplaire et historique et je vous suggère vivement de prendre quelques instants pour le lire en intégralité. C’est remarquable. Alors lisez et faites circuler.

Vous le trouverez en cliquant : ici !

Un élan et après ?


Quelque chose s’est passé cette semaine. Quelque chose de l’ordre du vivre ensemble et des valeurs.

Dimanche, j’ai marché avec 330 000 lyonnais et lyonnaises, soit près d’un quart de l’agglomération. Après la marche, je suis allé comme prévu à l’Auditorium écouter un magnifique Stabat Mater par les chœurs de Bernard TETU. Le concert s’est terminé par un grand moment d’émotion quand toute la salle a chanté avec le chœur « Va pensiero », le chant de l’opéra Nabucco de VERDI qui évoque le chant de liberté des hébreux emprisonnés en Perse. Ce chant symbolise, pour les italiens mais plus largement pour les européens, LA liberté.


Hommage de l'ONL à Charlie Hebdo par thierry-philip

La question qui se pose à nous est comment capitaliser sur cet élan alors que notre société est divisée, que l’union nationale n’existe pas dans le champ politique et que nous sommes devant un échec majeur de notre système éducatif.

Ne soyons pas naïf : il y a eu des collèges et des lycées où l’on n’a pas respecté la minute de silence et mes petites filles de 9 ans ont eu, dans leur classe, des camarades qui ont dit que « c’était bien fait pour eux »… « parce qu’ils avaient insulté le prophète »… « parce qu’ils étaient juifs ». Que faire ?

Avant même la question de la sécurité qu’il faut aborder sans angélisme, c’est sans doute la question de l’éducation qui est la clef. Je fais confiance à Najat VALLAUD-BELKACEM pour s’emparer du problème. Il est absolument nécessaire de réintroduire l’instruction civique et l’enseignement de la laïcité dès l’école. C’est enseignement doit comporter l’histoire des religions et leur rôle culturel. Cela avec sérénité et en expliquant bien le principe de la laïcité.

Il est aussi nécessaire de définir une politique familiale en sachant que l’éducation passe aussi par là.

L’éducation, c’est aussi, pour moi, le sport et la culture. J’évoquais hier soir dans mon mot d’accueil au spectacle que nous offrons chaque année aux habitants, l’importance de la connaissance des arts et de la culture comme vecteur de tolérance et de vivre ensemble.

Un élan, et après ? Sécurité oui. Mais dans le respect de nos valeurs et des libertés individuelles (non au Patriot Act si cela nous amène à Guantanamo). Mais surtout EDUCATION, EDUCATION, EDUCATION !

Venez nombreux, ce soir.


C’est dans un contexte particulièrement intense que je serai, avec les élu-es, à la Bourse du travail pour le traditionnel spectacle du nouvel an que nous offrons, chaque année, aux habitants du 3ème arrondissement.

Mais finalement quoi de mieux que les arts et la culture pour réaffirmer haut et fort que nous sommes un pays libre, que nous avons combattu pour cela et que nous continuerons. C’est d’ailleurs convaincu que la connaissance et la culture sont des vecteurs essentiels de la tolérance et du vivre ensemble, que chaque année, la Mairie du 3ème, offre gratuitement  un spectacle pour ses habitants.

Après avoir proposé les années précédentes, des chœurs d’opéra, de la musique symphonique, du chant choral mais également du théâtre et de l’opérette, c’est le 7ème art que nous avons eu envie de mettre à l’honneur. Nous vous proposons donc de voir ou revoir l’un des plus grands classiques du cinéma américain : La vie est belle de Frank CAPRA.

Rendez-vous donc, ce soir, à 20h00, à la Bourse du travail pour vivre ensemble cette projection.

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De quoi avons-nous peur ?


Dans cette période où nous sommes tous Charlie, nous avons peur pour notre démocratie, nos valeurs, notre liberté, notre égalité et notre vivre ensemble. Nous avons peur aussi du fanatisme. Cette semaine nous a aidés, de façon assez paradoxale, à dire ce que nous sommes.

Nous devons aussi réfléchir à ce que nous représentons  pour ceux qui fuient l’obscurantisme, la négation des droits des femmes, le fanatisme.

Rappelons les chiffres : un million de réfugiés syriens en Turquie, autant au Liban (pour une population de 5 millions d’habitants), 600 000 en Jordanie (pour une population de 7 millions d’habitants) et… 250 000 en Europe pour 500 millions d’habitants dont 4 000 en France.

De ce point de vue, je ne suis pas certain que nous prenions notre part à la misère du monde.

Nous avons oublié ce que fuient ces réfugiés et ce que nous représentons : la patrie des droits de l’homme. Si nous étions nés à Damas, Alep pou Homes, quels regards porterions-nous sur le pays des droits de l’homme ?

Souvenons-nous ce pourquoi nous avons été submergé par l’émotion cette semaine. Les valeurs sont une lumière au bout du tunnel.

A l’heure où l’émotion va progressivement laisser la place à la réflexion, je pense que si nous n’ouvrons pas notre porte au réfugié, notre maison finira par sentir le renfermé.

Ils sont aussi Charlie.

Lyon est Charlie


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La parole à… Maud ROY


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Maud ROY, Adjointe à la Mairie du 3ème arrondissement, déléguée à la Mémoire, aux Anciens Combattants, et au Patrimoine. Et par ailleurs, dessinatrice.

Nous sommes tous charlie


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En deuil


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Mon discours des voeux pour 2015


Hier, je prononçais le traditionnel discours des voeux en tant que Maire du 3ème arrondissement.
Je vous le livre en intégralité ci-dessous :

“Monsieur le sénateur-Maire, cher Gérard,
Mesdames et messieurs les élus,
Chers amis,

Merci à tous d’être présents, toujours aussi nombreux pour cette cérémonie. C’est un moment important, l’occasion de nous retrouver pour partager un moment de convivialité, resserrer les liens qui nous unissent et nous souhaiter une belle année 2015.

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Bon, accessible, pédagogue


Voilà comment je qualifierai la prestation d’hier du Président de la République sur France Inter. Je n’ai pas pu entendre la fin mais j’ai trouvé que dans l’ensemble, il était clair. Chômage, croissance, ouverture des commerces le dimanche, écologie, identité, Europe, politique internationale, fin de vie, les grands dossiers du moment n’ont pas été écartés.

Renouer le dialogue, expliquer, ré-expliquer même s’il le faut, me semble une bonne stratégie pour cette deuxième partie de mandat. Nous avons choisi un Président qui avait les capacités de garder un cap, un Président qui assumait, un Président pour l’ensemble des français. J’ai noté aussi sa capacité à assumer et à parler de sa responsabilité, notamment concernant les mauvais chiffres du chômage. Cela me semble en rupture avec les discours politiciens qui cherchent sans cesse à rejeter la faute. Cela m’a semblé un discours de vérité.

Aujourd’hui, de toutes façons, la question n’est pas de savoir s’il est de droite ou de gauche, il doit incarner la France, c’est ça qu’on demande au Président de la République.

Réduction du déficit budgétaire engagée, baisse du coût du travail, taux d’intérêt faible, exemplarité en matière d’écologie, des avancées sociales avec plus de formation, la prise en compte de la pénibilité, la réflexion sur la fin de vie… ce sont de bonnes nouvelles pour cette année qui démarrent.

Voilà, je ne vais pas analyser davantage ses propos qui sont disséqués par l’ensemble des réseaux sociaux, chaines d’informations et autres spécialistes de la communication politique depuis la minute même où l’entretien s’est terminé.

Je conclurai juste en disant que, pour  moi, cet entretien avec les français est un bon exercice. En début d’année, c’est essentiel.