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Le temps qui passe…


Hier soir, c’était la thèse de mon fils Charly, gynécologue, sur un sujet complexe d’échographie dans l’endométriose.

Dans cette salle où j’ai si souvent fait passer et présider des thèses, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface :

  • ma propre thèse en 1980, avec la fierté de la fin du parcours et ces profs en robe rouge si impressionnants. Malheureusement, je crois qu’aucun d’entre eux n’est encore vivant… Je revois mon grand-père Pierre WERTHEIMER, mes parents, mes beaux-parents, mes amis, et mes jeunes enfants, un peu indisciplinés,
  • la thèse d’Irène où il manquait déjà mes grands-parents… le jour d’un match de coupe du monde de l’équipe de France en Espagne (1982),
  • puis ce fut la thèse des neveux…

…et voilà le temps qui passe. Je crois que nous entrons dans le temps qui dure…

Hier soir, il n’y avait plus de grands-parents mais des parents fiers, entourés d’adultes et de petits-enfants pleins de vie. Il y avait aussi Mélanie, la fiancée de Charly et ses parents.

La  thèse, c’est d’abord un exposé du candidat et, bien sûr, j’ai trouvé Charly brillant. C’est ensuite un commentaire de chaque membre du jury. Les commentaires étaient positifs, les questions pertinentes et bien sûr, à la fin, les félicitations au nouveau docteur.

Le directeur de thèse, le professeur Gil DUBERNANRD est le fils de Max que j’ai toujours beaucoup estimé pour sa carrière scientifique et chirurgicale.

PHILIP / DUBERNARD, ca me rappelle aussi des choses sur le terrain politique, mais ça, c’était mon frère, Christian.

Sur mes quatre enfants, un est chef d’entreprise, une docteure en… droit, une thésarde en droit. Et voilà donc, un docteur en médecine, comme ses parents, son grand-père maternel, plusieurs de ses oncles mais aussi sa grand-mère et son arrière grand-père paternel.

La lignée, ça n’a aucun intérêt. Je suis intimement persuadé que chacun doit vivre sa vie, comme il l’entend.

Cela dit, je dois bien avouer que savoir qu’un de mes enfants pense que la médecine est le plus beau métier du monde, et bien, ça me fait vraiment plaisir. Et ce, car c’est encore ce que je pense aujourd’hui.

La médecine, c’est prendre soin. C’est donner aux autres. C’est travailler beaucoup par respect pour les autres mais c’est aussi recevoir beaucoup des autres.

Bonne route donc, docteur Charles-André PHILIP !

La parole à… Georges KEPENEKIAN


Je souhaite vous faire part des propos prononcés par Georges KEPENEKIAN lors de la soirée de rentrée culturelle à laquelle j’ai assisté mardi 2 septembre :

“Bonsoir à toutes et à tous,  

Merci d’avoir répondu si nombreux à notre invitation pour ce rendez-vous de la rentrée culturelle, qui coïncide avec la rentrée des écoliers. Une 4ème édition, ce soir aux Subsistances, qui montre toute la vitalité de cette « famille ».

C’est pour nous un rendez-vous important car c’est un moment de rencontres, un moment simple d’échanges avec vous tous, j’aime la métaphore de la place du marché. Je tiens à saluer la présence des représentants de l’Etat, Monsieur le Préfet, Monsieur le DRAC, les élus représentants de la Région, du Grand Lyon, de la Ville, des communes de l’agglomération.  Je vous salue vous les artistes et acteurs et actrices culturels de notre ville,  entreprises et représentants des collectivités et de l’Etat, tous ceux qui font de cette ville et de son agglomération une grande métropole culturelle…

Merci à l’équipe des Subsistances de nous accueillir ce soir dans ce site qui joue son rôle de laboratoire avec énergie et travaille à l’accompagnement de très nombreux artistes. Je salue également l’équipe de l’Ecole des Beaux-arts de Lyon, ainsi que les artistes - graffeurs éphémères qui interviennent ce soir sur ce site : le collectif la coulure et l’artiste Mamy.

Cette rentrée, c’est bien sur le lancement d’une nouvelle saison culturelle dans les nombreux lieux de notre ville. C’est aussi une rentrée qui va être  marquée par de grands évènements et ouvertures pour n’en citer que quelques uns :

  • la Biennale de la danse qui ouvre mardi prochain,
  • le lancement de la nouvelle direction au Théâtre des Ateliers (Joris Mathieu) dans quelques semaines,
  • l’ouverture du Musée des Confluences à la fin de l’année,
  • la «Docks art fair photo» qui fête sa première édition ce samedi,
  • Et puis la nouvelle édition du Festival Lumière (avec PEDRO ALMODOVAR).

Mais cette rentrée c’est surtout le début d’un nouveau mandat qui s’engage, pour les 6 ans à venir, dans un contexte pour le moins tendu sur le plan international, et qui participe à créer un climat d’anxiété.  Nous connaissons tous aussi les difficultés budgétaires au niveau national comme au niveau local, une période marquée par les difficultés au quotidien de nombreux français confrontés à des avenirs incertains.

Ces temps de crise que nous traversons doit être l’occasion de repenser les politiques publiques et plus spécifiquement bien sur, les politiques culturelles, de faire bouger les lignes et d’imaginer de nouveaux logiciels.

Nous devons faire preuve d’imagination et engager notre action dans de nouveaux défis, qui sont des enjeux d’avenir : la construction de la Métropole, le soutien à la jeunesse, la place de la culture à l’école, les pratiques amateurs, les nouvelles technologies, les diversités culturelles…et je pourrais encore allonger cette liste.

Face à cette situation nous devons faire preuve d’invention, d’ouverture, de dépassement tout en restant fidèles à notre héritage, à ce qui est l’ADN de notre ville : travailler et innover ensemble, produire des richesses que nous puissions partager avec le plus grand nombre.

Tous ces éléments pour vous dire combien nous tenons à ce que notre ville soit une ville à vivre, où chacun ait sa place, une ville où les artistes peuvent travailler, car ils constituent un véritable maillage entre les habitants. Un des leviers de cette ambition repose sur le règlement de la question de l’intermittence, qui est devant nous.

Vous l’aurez compris, la culture doit être au cœur du projet de développement de la ville. C’est notre conviction, c’est notre engagement : elle doit être au cœur du projet politique.

  • C’est ce à quoi nous travaillons au quotidien avec le Maire qui a souhaité nommer Premier Adjoint l’adjoint à la culture.
  • C’est ce à quoi nous travaillons, avec l’ensemble des services, et  je les en remercie, et nous avons pour projet d’amplifier ce mouvement dans les années futures..

Le budget de la culture est concerné bien sur au sein de l’ensemble du budget municipal par les contraintes actuelles, mais il ne peut pas être la variable d’ajustement. Je le redis, il n’est pas de grand projet politique sans ambition culturelle.

C’est avec cette conviction que Lyon a accueilli il y a quelques jours le congrès mondial des bibliothécaires, plus de 4000 professionnels venus des 4 coins du monde, et que nous avons lancé la « déclaration de Lyon » texte de mobilisation des Villes, des Etats et des grands organisations internationales pour dire que l’accès au savoir et à la connaissance est un droit imprescriptible des droits humains..

C’est cette ambition, je le sais, qui nous anime individuellement et collectivement.

Merci à tous et bonne soirée.”

Georges KEPENEKIAN
1er Adjoint au Maire de Lyon délégué à la culture,
aux grands évènements et aux droits des citoyens

Il y a 70 ans…


… la ville de Lyon était entièrement libérée :

Rentrée des classes


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8h15 : Rendez-vous à l’école Anatole France pour la rentrée scolaire. J’ai d’abord été rendre visite aux petits puis aux grands. Ce sont toujours des moments assez émouvants puisqu’il y a un mélange d’excitation et d’appréhension.

C’est toutefois dans un grand calme que chacun a progressivement pris sa place. Bien-sûr, le professionnalisme du directeur de l’école élémentaire et de la directrice de l’école maternelle qui attaque la dernière année de sa carrière y est pour beaucoup. Nous avons aussi pu constater la rénovation de l’école et évoquer le projet d’un nouveau self. Cette année, à Anatole France, il y a une classe en moins pour les maternelles et une classe en plus pour l’élémentaire. En moyenne, il y a 26 élèves par classe.

J’ai discuté avec les parents venus accompagner leurs enfants pour ce 1er jour. Ils s’interrogent sur les nouvelles activités du vendredi après-midi. La directrice des loisirs étant arrivée, nous avons pu leur dire que les choses allaient se mettre en place, tranquillement et les rassurer.

11h30 : Rendez-vous à l’école Rebatel où j’ai pu visiter la maternelle et l’élémentaire. Là aussi, la sortie s’est déroulée dans le calme.

Le directeur des loisirs était lui aussi présent. A ce stade, l’école enregistre 70 % d’inscription pour les vendredis et une coordination se met en place avec les écoles de Montbrillant et Nové Josserand.

16h30 : J’irai à la sortie des classes de l’école André Philip pour, à nouveau, prendre la température de cette rentrée 2014-2015.

Une rentrée particulière donc, en raison du nouvel emploi du temps des petits lyonnais (cf. tableau ci-dessous), mais une rentrée calme et sereine, loin de l’agitation politique.

Bonne rentrée donc à tous les enfants du 3ème  arrondissement de Lyon

semaine

Epidémie de cancer?


Le « baromètre cancer » nous apprend que le cancer est toujours la maladie la plus redoutée et jugée comme la plus grave loin devant le Sida et les maladies cardio-vasculaires mais 2/3 des français estiment (tout de même !) que l’on peut avoir une action pour l’éviter.

Les chiffres montrent une augmentation brute du nombre de cancers de l’ordre de 14% chez l’homme et 17% chez la femme tous les 10 ans. Les chiffres s’expliquent :

- d’abord par l’augmentation de la population, s’il y a plus de français, il y a plus de cancers

- ensuite par le vieillissement de la population. En effet, 50% des cancers ont pus de 70 ans donc si la population vieillit, le nombre de cancers augmente d’autant que la mortalité par maladie cardio-vasculaire diminue.

Les deux causes permettent d’expliquer 50 % de l’augmentation. Pour le reste, 70% de l’augmentation chez l’homme s’explique par le cancer de la prostate dont l’incidence chute brutalement depuis 2005. Chez la femme, 50% de l’augmentation s’explique par le seul cancer du sein. Si on enlève les cancers du sein et de la prostate, l’incidence du cancer est stable en France entre 1980 et 2005. Cela ne veut pas dire que chaque incidence du cancer est stable (le cancer du poumon diminue chez l’homme mais augmente chez la femme par exemple) mais cela veut dire qu’il n’y a pas d’épidémie de cancer en France.

J’aborderai secondairement le rôle de l’environnement (10% des cancers ?) et les explications pour le sein et la prostate.

Baisse du chômage dans le Rhône


Les chiffres du chômage sont tombés cette semaine. Il n’y a malheureusement pas de quoi se réjouir puisque sur le plan national, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté pour le neuvième mois consécutif de 0,8% en juillet.

Cependant, le Rhône, et, plus largement, la région Rhône-Alpes, semble tirer son épingle du jeu. Au mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,5% dans le Rhône, et en moyenne, de 0,2% en Rhône-Alpes. La précédente baisse remontait à octobre 2013.

S’il ne faut pas minimiser la crise de l’emploi, je souhaite voir dans ces chiffres à contre-courant de la tendance nationale, un début d’embellie - et peut-être la conséquence d’un mode de gestion à la lyonnaise. A Lyon, sous l’impulsion de Gérard Collomb, nous nous sommes donné la responsabilité de rendre nos territoires attractifs pour les habitants, les investisseurs et les entrepreneurs.

Dans son communiqué, la préfecture souligne que « ces évolutions s’inscrivent dans un contexte marqué, pour le deuxième mois consécutif, par un léger redressement de la production industrielle dans la région et par une orientation toujours favorable de l’activité dans la plupart des secteurs des services marchands ». Le modèle lyonnais essaimerait-il dans la région ? Voilà la preuve que ce n’est pas oublier l’humain que d’œuvrer pour le rayonnement et l’attractivité de Lyon. Quand l’essor économique de la région se traduit par une hausse de l’emploi, c’est bien d’humain et de qualité de vie dont il s’agit.

Au sommet du 3e


J’accompagnais hier matin Gérard Collomb pour une visite de chantier de la Tour Incity. Symbole du renouveau du quartier de la Part-Dieu, la tour a poussé a vue d’œil ces derniers mois dans le ciel lyonnais.

C’est avec une certaine fierté que je suis donc monté au 36e étage de cette 1ère tour Haute Qualité Environnementale) de centre-ville en France. De là-haut, la vue est saisissante ! Les 39 étages seront bientôt atteints, il restera à finaliser les façades de verre de l’édifice, à poser la coiffe de la tour et le mât. Avec ses quelque 200 mètres de hauteur, Incity dépassera l’emblématique « Crayon ».

Cette élégante tour a été conçue par le cabinet d’architectes Valode & Pistre, et sera livrée à la fin de l’année 2015. Elle est l’œuvre du promoteur Sogelym Dixence à qui je tire aujourd’hui mon chapeau pour avoir su prendre le risque de se lancer dans cette construction avant d’avoir trouvé un acheteur. La tour, désormais propriété de la Caisse d’Epargne, sera pour moitié louée à la SNCF. La Caisse d’Epargne, un acteur local dont le siège régional est implanté à la Part-Dieu de longue date a bien saisi l’intérêt patrimonial et local de ce projet, qui s’inscrit au cœur du renouveau de la Part-Dieu.

Ce projet est emblématique du modèle lyonnais défendu par Gérard Collomb : conjuguer investissements privés et aménagements publics pour attirer l’activité économique et créer des quartiers à vivre aux usages multiples. La Tour Incity, qui surplombe la rue Garibaldi récemment réaménagée en est un bel exemple. Un modèle qui semble fonctionner, et même essaimer, puisque je lis aujourd’hui dans le Progrès que le chômage est en baisse dans le Rhône, et plus largement en Rhône-Alpes. J’y reviendrai dans mon post de demain.

Le projet Part-Dieu a pour objectif de faire du 2e quartier d’affaires de France un véritable laboratoire de la ville de demain : un quartier performant, au service du développement économique et des emplois, mais aussi des habitants et des usagers. Se réinventer pour devenir un quartier d’affaires national et international de référence, posséder tous les atouts d’un quartier à vivre, repenser les mobilités de façon durables : voilà les enjeux de cet ambitieux projet.

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La politique de l’offre est-elle une impasse ?


La politique de l’offre, c’est la politique actuelle qui aboutit en Allemagne à un budget équilibré et à la redistribution avec l’instauration d’un SMIC qui jusque là n’existait pas. Le modèle allemand existe donc, il est vertueux et efficace au prix de véritables inégalités et de salaires quelques fois très bas. il est basé sur une industrie solide et des exportations qui produisent un PIB favorable.
Cette politique n’a jamais été menée en France depuis 30 ans et en particulier pendant le quinquennat de N. Sarkozy, nous avons vécu à crédit (600 milliards de dettes en 5 ans !) et repoussé les véritables réformes structurelles.
Il faut bien reconnaitre que F. Hollande aurait pu aller plus vite et qu’après 2 ans, les premières vraies mesures structurelles entrent en œuvre. Notre déficit ne diminue pas (59,4 juin 2013 ; 59,3 juin 2014) mais enfin il n’augmente plus. Le problème de la France est plus structurel, l’industrie se meurt, le PIB ne s’améliore pas et surtout le chômage ne ralentit pas.
Alors que faire ?

Les « frondeurs » réclament une « relance » par l’augmentation des salaires mais les salariés comprennent, quand ils ne sont pas dans le public, que si le carnet de commande est peu rempli, l’augmentation des salaires entrainera le chômage. Les salariés du publics ne le comprennent pas forcément, peu conscients de leurs privilèges mais pour les augmenter il faut à nouveau laisser filer la dette et ce n’est pas la solution.
Alors, l’investissement ? On dit qu’un plan européen à hauteur de 2% du PIPB (soit 250 à 300 milliards par an) créerait 11 millions d’emplois (il y a 25 millions de chômeurs en Europe).
C’est la bonne méthode à mon avis mais la France ne peut pas faire cela seule et il faut donc convaincre l’Allemagne et monsieur Juncker qui parle de 100 milliards par an, c’est-à-dire 1/3 de ce qui est nécessaire.
Le seul point où le président Hollande et les frondeurs se rejoignent, c’est pour dire qu’il faut « faire bouger l’Allemagne ».
Pour ce faire, il faut être crédible et donc faire les réformes. C’est le chat qui se mord la queue…
Donc faisons les réformes et s’il faut perdre en 2017 pour que la France s’en sorte, alors perdons. Ce n’est pas le plus important.

Un incubateur d’avenir


Je veux saluer l’initiative de Gérard Collomb qui réunit aujourd’hui à Lyon le « pôle des réformateurs ». Une journée d’échange autour de Jean-Marie Le Guen, Christophe Caresche, député de Paris, et de nombreux chercheurs et universitaires comme les économistes Philippe Aghion, Jean-Hervé Lorenzi, Elie Cohen ou encore la philosophe Monique Canto-Sperber.

Cette réunion sera sans doute l’occasion pour Gérard Collomb de réaffirmer avec détermination ce qu’il dit déjà depuis plusieurs mois : une ligne politique a été tracée avec la nomination de Manuel Valls à Matignon, il convient de s’y tenir. Il convient de privilégier l’efficacité aux équilibres politiques, ce qui d’ailleurs, n’empêche en rien de rassembler largement. J’espère maintenant que ce nouveau gouvernement saura se retrouver sur cette ligne.

Un ministre chargé de l’économie ne peut pas prôner le débat public sur la ligne économique du gouvernement. Non seulement parce qu’il est un représentant du président de la République, mais plus encore parce qu’il est lui-même censé incarner cette politique.

Ce remaniement devra apporter de la clarté et rassembler largement, c’est à ce prix qu’il sera efficace.
Aujourd’hui, l’initiative de Gérard Collomb est encore une fois la preuve que Lyon est un formidable incubateur d’avenir. Autour du projet de Métropole que toutes les grandes villes déclinent sur leur territoire, autour du pôle des réformateurs qui signifie qu’une dynamique et qu’un élan existent pour accompagner ce gouvernement.

Hommage à René GEX


René GEX, grande figure lyonnaise de la résistance et montchatois, est décédé dimanche 17 août. Ancien résistant des Forces Française de I’ Intérieur, René GEX avait commencé son parcours de résistant dès son plus âge. A 18 ans déjà, il s’engageait volontairement dans l’armée de l’air qu’il désertera pour entrer dans l’armée secrète. Il fut alors agent de liaison, chargé du transport d’armes et de la distribution de tracts avant de rejoindre les maquis d’Ardèche.

En 1943, il est déjà recherché par la gestapo pour ses participations actives aux combats de “BURDIGUE” le 13 juin 1944, et à ceux de “SABLON” le 15 août. Le 5 septembre 1944, il participait à la libération de Lyon.
Ceux qui l’on connu le décrive d’abord comme un homme courageux, un homme qui avait une foi inébranlable dans la Patrie. A la fois discret et homme de très forte personnalité, de droiture, de conviction ; sa fermeté de caractère n’ayant jamais nuit à la qualité de ses contacts humains.

René Gex avait construit son parcours professionnel dans les métiers de bouche et de salaisons en tant que représentant de commerce.

Il fut aussi un militant de la mutualité sociale. En 1959, il participait à l’évolution de la retraite Mutualiste du combattant.
Il s’investit dans l’association des médaillés de l’air et résistants puis, à l’Amicale des Anciens Combattants de Lyon (AACL) et à la 1019e section de la Retraite mutualiste du combattant (RMC), dont il fût le président.

René GEX avait reçu la reconnaissance des plus hautes autorités civiles et militaires : Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier de Ordre National du Mérite, titulaire de la Médaille Militaire, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille de la France Libérée et de la Médaille des Combattants Volontaires Air.

Au revoir monsieur GEX, les lyonnais vous doivent beaucoup.

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Trêve estivale


Après une semaine passée entre Lyon et Paris pour clôturer les derniers dossiers, je me mets, ce soir, en congés d’été. Je passerai une semaine en Normandie puis quinze jours en Savoie. Je reprendrais ensuite tranquilement à Lyon. Au programme, vélo, baby-sitting de mes trois petites filles, famille et amis. Trois semaines pour déconnecter, se reposer et se ressourcer.

Avec la campagne des municipales, la présidence de l’Institut Curie, l’organisation du nouveau mandat qui démarre pour le 3ème arrondissement mais aussi au Grand Lyon, ce premier semestre 2014 a été intense et c’est donc avec beaucoup de plaisir que je mets, ce soir, « au vert ».

Bon, je l’avoue, je pars avec quand même une valise dédiée à des documents de travail mais aussi avec les derniers ouvrages de Guillaume MUSSO, Marc LEVY et Marek HALTER. Et ca, ce sont de vraies lectures de vacanciers.  

Je ferme donc le blog ce soir et ce, jusqu’au lundi 25 août !

Je vous souhaite, à toutes et tous, un très bel été.

La parole au… groupe Marc BLOH


« Réformistes vs nonistes

Le débat d’idées est une fonction essentielle de la vie démocratique et plus encore à l’université où c’est sa raison d’être.

Dès sa création, peu avant la campagne présidentielle de 2012, le groupe Marc Bloch s’est résolument placé dans cette perspective privilégiant l’analyse collective aux prises de positions individuelles. Il avait des références illustres issues des clubs du 18ème siècle et comble d’arrogance il a pris le nom d’un des grands penseurs du siècle juste défunt.

Si les divers contributeurs ont voulu rester dans l’ombre aucun des débat d’idée n’est resté ignoré. Des articles dans la presse écrite (ref) et un site internet (www.    ) sur lequel figurent compte rendus et textes.

Reprenant des constats anciens et les mettant au goût du jour, l’obsession de notre groupe a toujours été simple : réformer le système d’enseignement supérieur français pour le rendre plus lisible, plus efficace et plus juste.

Voilà le mot est lancé : réformer ! Oui nous sommes des réformistes ! Une longue tradition idéologique française qui s’essaie à améliorer les situations qui lui semblent injustes. Pour caricaturer, les réformistes s’opposent aux conservateurs qui souhaitent que rien ne change pour profiter des « rentes de situation » et aux révolutionnaires qui souhaitent « construire un monde nouveau sur les ruines de l’ordre ancien ».

Mais dans la société française du début du 21ème siècle les conservateurs et les révolutionnaires se sont alliés pour que rien ne change : on les appelle les nonistes. Comme le disait Edgar Faure « Voilà que se lève et se met en marche l’immobilisme, désormais plus rien ne peut l’arrêter ! ».

Le groupe Marc Bloch aurait pu vivre sa petite vie de think tank, publier de ci de là quelques analyses et couler des jours heureux. Mais la vie intellectuelle est faite de passion et qui dit passion dit souvent injustice.

Pris à partie par divers groupes nonistes, nous avons été accusés de tous les complots, affublés de masques, comparés à la mafia ou au klukluxklan.

Certains d’entre-nous ont été pris à partie et d’autres qui ne connaissaient même pas notre existence traînés dans la boue.

Tout ceci n’est que de l’écume (scum en anglais), ce qui reste ce sont les idées et les nonistes n’en ont pas !

Mais après un moment de silence et de maturation, nous avons décidé de continuer à exister et à produire. Ce qui va changer se sera nos modes de communication.

Aujourd’hui nous demandons à un blog que nous lisons et dont nous apprécions l’humour, d’accueillir cet article, et plus si affinité.

Et demain ? »

L’heure du « care »


L’annonce de la généralisation du tiers payant du volet « santé publique » de la future loi de santé annoncée cet été par Marisol TOURAINE et confirmée par le Président de la République a masqué les autres points importants du texte.

 

Les règles de l’éducation à la santé revisitées de la maternelle au lycée, l’information nutritionnelle qualitative, la prévention ciblée sur les adolescents, l’instauration d’un service de santé publique pour chaque territoire et l’aide au bien vieillir sont en fait le socle de la « première orientation stratégique du texte ».

 

J’ai déjà eu l’occasion de m’en féliciter.

 

Est-ce la victoire du « care » (que l’on peut traduire par « prendre soin », prévenir) sur le « cure » (dans le sens de curatif, de soins) ?  

 

Peut-être pas mais au moins une étape a marqué d’une pierre blanche car la santé, c’est un bien à conserver. La santé, ce n’est pas la maladie. Je le martèle depuis maintenant des années, la santé, c’est l’air qu’on respire, l’eau que l’on boit, ce que l’on mange, mais aussi notre habitat, les activités physiques que l’on pratique…. Tout cela est fondamental.

Et Marisol TOURAINE est en train calmement de proposer une révolution.

 

A condition, comme souvent, que les moyens suivent…

Pourquoi faire croire que cela est simple ?


Lors d’un trajet Paris - Lyon, je lisais un article du Monde 2 qui contrecarrait le corollaire entre la croissance du nombre de pages du code du travail et celle du nombre de chômeurs prôné par le Medef.

Ce dernier tweetait le 27 juin dernier : « Code du travail 1990 : 1000 p., 1 million de chômeurs. 2000 : 2000 p., 2 millions de chômeurs. 2010 : 3000 p., 3 millions de chômeurs ».

D’abord, les chiffres sont faux : en 1990, la France ne comptait pas 1 million mais au moins le double. Ensuite, les pages du code du travail comptabilisées sont faites de commentaires et annotations à destination des juristes et ne sont donc pas constituante du code civil. En somme, il ne s’agit pas de comptabiliser les pages mais d’analyser son contenu.

La question du chômage est l’une des plus complexes qui soit. La lecture de la page de Wikipédia qui lui est consacrée témoigne de cette difficulté. Difficulté à le définir, difficulté à l’expliquer. Le chômage est un phénomène multifactoriel.

Je regrette toujours que certains tentent d’imposer leur vision du monde en simplifiant à l’extrême un enjeu si important tel que celui du chômage. Ca m’a d’ailleurs rappelé le discours du FN des années 70 avec son terrible slogan « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop » ?

Faire de la politique, c’est justement réussir à faire des choix dans des systèmes complexes où la décision ne découle pas en soit. C’est ça l’enjeu et non de déclamer des visions simplistes tendant à réduire les problèmes à de simples équations.

Nutrition et cancers


La parole à… Bernard DEVERT


Je veux reproduire ici une tribune “Tout n’est pas sombre” de mon ami Bernard Dervert, fondateur et président l’association Habitat et Humanisme, publié sur le site de Lyon Capitale.

“Comment ne pas saluer une bonne nouvelle avec la sortie du Baromètre de la finance solidaire, dont l’aiguille se déplace vers un avenir plus lumineux.

Deux raisons de se réjouir : une finance qui, pour s’inscrire dans un “jeu collectif”, progresse de plus de 28 % par rapport à l’exercice 2012, offrant à l’entrepreneuriat une dynamique au point de ne plus être enfermée dans un acte réparateur mais créateur.

La finance solidaire, libérée de deux contraintes, l’oukase de la financiarisation et le court-termisme, est portée par la question du sens qui rejoint l’activité économique et même la traverse. Ses acteurs se refusent à consentir à la montée des précarités pour être habités par le fait qu’il n’y a pas une “main invisible” redoutable qui piloterait à l’aveugle au point de nous entraîner inéluctablement vers des récifs.

L’heure fait apparaître des mains fermes, ouvertes et expertes bâtissant des projets qui sont autant d’essais à transformer pour une économie humanisée.

Si les épargnants solidaires furent très longtemps des militants, ce qualificatif doit être nuancé avec l’apport de l’épargne salariale solidaire, représentant au 31 décembre 2013 un montant de 3,7 milliards d’euros, soit plus de 51 % de l’encours de la finance solidaire.

Les premiers épargnants solidaires sont désormais les salariés qui, inclus dans le champ sociétal, témoignent d’un “prendre soin” à l’égard de ceux qui en sont exclus.

Ainsi, l’entreprise, loin d’être absente de cet enjeu, se révèle le premier acteur de cette forme d’économie. Cette observation ne devrait-elle pas concourir à ce qu’elle ait un statut juridique se rappelant que, seule, la société en dispose pour être définie par l’affectio societatis : “se regrouper en vue de partager des bénéfices”.

Or, un regroupement s’opère, moins pour recevoir immédiatement des dividendes que pour créer des richesses à partager avec ceux qui n’en ont pas. Cette perspective confère à l’entrepreneuriat un intérêt qui ne se dément pas pour être porté par deux vecteurs, la confiance et la solidarité.
Que d’étudiants, sortis de grandes écoles, s’intéressent et se mobilisent pour rejoindre cette forme d’économie. Que d’universités créent des chaires de l’économie sociale et solidaire.

Nous observons trois types d’épargnants solidaires : les salariés qui sont les plus nombreux, les épargnants qui investissent dans les produits bancaires et enfin ceux qui souscrivent au capital de sociétés non cotées disposant d’un agrément solidaire.
Cette économie offre, à ceux qui ne l’ont pas, la possibilité de retrouver une place. L’argent parfois brutalise et sépare, ici il actualise le champ de nouveaux possibles, brisant bien des situations désespérantes.

La finance solidaire est une finance de la reconnaissance de l’homme, de tout l’homme, pour reconnaître à chacun, quelle que soit son histoire, qu’il est un sujet appelé par là même à être créateur.

L’homme reconnu, ne serait-ce pas la bonne définition de cette nouvelle économie conduisant les acteurs à se mobiliser pour construire, par exemple, un habitat non stigmatisé dans cette conviction qu’il ne saurait y avoir des lieux pour les riches et d’autres pour les pauvres, sauf à accepter des “Babel” privilégiant l’entre-soi et le développement des rentes foncières mettant en échec la solidarité.

Dans la présentation du Baromètre de la finance solidaire, La Croix titrait à sa une : “En progrès, peut mieux faire”. Le sujet est bien la question du changement d’échelle. Elle est d’une singulière actualité. L’épargne solidaire représentant 1,2/1000 de l’épargne circulant des Français, l’urgence est de viser 1 %. L’objectif est tenable ; il est pour le moins raisonnable, pour autant que la raison nous détourne enfin d’une économie virtuelle qui n’a entraîné que trop de dérives.

L’économie solidaire apporte des réponses. N’a-t-elle pas soutenu en 2013 plus de 2 300 entreprises, créé ou consolidé 22 000 emplois, ou encore permis de loger plus de 3 500 personnes en situation d’exclusion (source Finansol) ?

La montée des précarités et de la pauvreté hurle des urgences nécessitant une mobilisation plus forte de l’économie solidaire avec de nouveaux supports, notamment celui de l’assurance-vie dont l’encours est de 1 500 milliards d’euros. Si 5 % de cette épargne s’investissait dans l’économie solidaire, de nouvelles marches seraient gravies.

Déjà des assureurs travaillent sur cette approche. Là encore, des raisons d’espérer pour observer une plus grande attention à l’humain.

Cette forme d’économie, richesse de l’esprit d’entreprendre, met hors d’âge la maxime de Montaigne : “Le profit de l’un est le dommage de l’autre.” Les lignes ont bougé, des rêves se réalisent ; la trace de gratuité dans l’économie semblait folie, voici qu’elle suscite des résultats encourageants dans cette recherche d’une économie maîtrisée ou positive.”

Les Bleus, doucement mais surement


Les Bleus nous ont offert une belle coupe du monde. Partout autour de moi, amis, famille, collègues, tout le monde a manifestement pris du plaisir à les voir jouer et gagner.

Pourtant, les Bleus n’ont pas encore complètement regagné le cœur des français. Les audiences télé le confirment. Je lisais dans les Echos qu’elles étaient encore largement inférieures à celles de la coupe du Monde de 2006 en Allemagne. 22 millions de téléspectateurs en 2006 pour France-Portugal contre 17 millions pour France-Allemagne en 2014. L’engouement reste donc mesuré et il l’est d’autant plus si on le compare avec d’autres pays. Pour ce même match, les allemands étaient plus de 26 millions derrière leurs écrans. 100.000 colombiens étaient à Bogota pour accueillir leur équipe, ils étaient 500 pour les Bleus à Paris.

Alors quoi ? Les français boudent les Bleus ? Non, et cette coupe du monde nous a montré le contraire. Les français aiment le sport et leur équipe mais la cicatrice ouverte à Knysna est lente à se refermer et la reconstruction ne pourra se faire que dans le temps. Cette jeune équipe est pleine de talents et Didier Deschamps a montré à quel point il savait être efficace. Il va maintenant falloir patienter jusqu’à l’Euro 2016.

Les cancers liés au travail


Prix des anticancéreux: trop, c’est trop


Aux USA, les firmes sont libres de faire évoluer leurs prix et l’IMATIMIB (le Glivec), le premier traitement personnalisé est 3 fois pus cher qu’en 2001 au moment de son introduction.
Début 2013, le coût moyen du Glivec (qui transforme les leucémies myéloïde chronique et certains sarcomes en maladie chronique alors qu’elles étaient mortelles) était de 30.000 euros par an en France, 40.000 euros en Allemagne et 23.000 euros en Italie dans une Europe qui est censée faire de la régulation.
En France, en 2012, le Glivec représente 130 millions d’euros pour la sécurité sociale. En France en 2009, les dépenses d’anticancéreux par habitants étaient de 24 euros contre 20 euros en Espagne, 17 euros en Italie, 14 euros en Suède, 11 euros en Allemagne et 9 euros en Grande-Bretagne. Aux USA, les dépenses sont de 31 euros par habitant.
Je pourrais prendre beaucoup d’autres exemples mais il suffit de dire qu’en France les prix ne baissent pas quand le nombre de malades augmente, ce qui n’est pas acceptable.
A l’exception de la Grande-Bretagne (où la survie est moins bonne), il n’y a pas de différence de survie des malades entre les USA (31 euros par habitant) et l’Allemagne (11 euros par habitant).
Jusqu’où ira cette surenchère qui va poser des problèmes financiers, même dans les pays les plus riches ?
Trop, c’est trop.

Un homme honorable


Jean-Louis REQUIN était chirurgien et a présidé le comité de l’Ain de la Ligue Nationale contre le Cancer pendant 27 ans.
Un bénévole qui donne de son temps et de son argent mais aussi un homme extraordinaire qu’on aurait appelé autrefois « un honnête homme »
Pétri de culture et de curiosité intellectuelle. Moi, je dirai plutôt « un homme honorable ».
Vendredi dernier, avec les professeur Alain Puisieux, nous lui rendions un dernier hommage.
J’ai souhaité vous faire partager ces hommages. Ils méritent d’être lus par tous ceux qui l’ont connu et aimé et aussi par ceux qui veulent savoir ce que c’est un homme honorable.

Le discours d’Alain Puisieux

Le discours de Thierry Philip

jlr