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La parole à… L’Equipe


Lundi, à la suite du match d’anthologie de Lyon contre Montpelier (5-1), l’Equipe publiait les cinq statistiques de Yohan GOURCUFF. Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps de les lire en ce début de semaine, les voici :

  • 1,9 : C’est la moyenne de points/match de l’OL en Ligue 1 lorsque Yoann GOURCUFF est titulaire, depuis la saison 2012-2013. Sur cette période, le milieu français a été titulaire 30 fois en 86 matches (17 victoires, 6 nuls, 7 défaites). Cette moyenne chute à 1,6 points/match lorsque GOURCUFF ne débute pas. La tendance est identique si l’on considère les buts marqués/match, toujours en L1 : 1,9 avec LE BRETON, 1,4 sans. Son influence sur les résultats de son équipe est réelle.

 

  • 131 : Depuis son arrivée à Lyon, fin août 2010, GOURCUFF est le joueur lyonnais qui a créé le plus d’occasions (dernière passe avant un tir), 131 au total, devant Clément GRENIER (121) et Alexandre LACAZETTE (116). Il est aussi celui qui a le plus centré (corners inclus), avec 417 tentatives, devant Clément GRENIER (397) et Michel BASTOS (311). Lorsqu’il joue, GOURCUFF tente beaucoup.

 

  • 27 : Avec l’OL, GOURCUFF a marqué et passé 27 fois en Championnat (13 buts, 14 passes décisives). L’ancien Bordelais figure dans le top 5 du club depuis son arrivée, derrière GOMIS (62), LISANDRO (52), LACAZETTE (44) et BRIAND (39), à égalité avec BASTOS. Pas mal pour un joueur très souvent blessé, non ?

 

  • 75 : Cette saison, GOURCUFF a cadré 75% de ses tentatives (6 matches, 2 titularisations). Il est en constante progression dans ce domaine (31% en 2010-2011, 43% en 2011-2012, 59% en 2012-2013, 62% en 2013-2014). Autre preuve de sa précision accrue, le milieu rhodanien a réussi 85% de ses passes dans les 30 derniers mètres dimanche soir contre Montpellier.

 

  • 118 : Le meilleur pour la fin. Depuis le début de la saison 2013-2014, si l’on considère les joueurs ayant disputé au minimum 1 000 minutes (11 matches + 10 minutes), Yoann GOURCUFF est le deuxième joueur le plus décisif en Ligue 1, avec 1 but ou passe décisive toutes les 118 minutes de jeu, à égalité avec le Monégasque Dimitar BERBATOV. Il est seulement devancé par IBRAHIMOVIC (75). Depuis son arrivée à Lyon, GOURCUFF affiche un ratio de 0,48 but ou passe décisive/90 minutes jouées.

La médecine, ce n’est pas que le malade


Une enquête du Credoc publiée dans La Croix montre que 6 français sur 10 pensent que les progrès de la médecine doivent servir à améliorer les capacités physiques et mentales des personnes en bonne santé. Autrement dit, la médecine n’est pas seulement destinée à soigner les maladies.  

Le « tout curatif » serait-il en train d’être détrôné ?

J’ai envie de dire : enfin !

Les espoirs que porte la population sur la médecine sont en train de se déplacer. Cela fait des années maintenant que je me bats pour faire reconnaitre la préservation de la santé comme un enjeu majeur. En tant que Vice-président délégué au bien-être dans la ville, la lecture de ce sondage m’apparait comme une excellente nouvelle.

Et en plus, les français sont d’accord à 86 % pour des prothèses robotisés mais défavorables aux composants électroniques dans le cerveau.

J’en déduis que nous sommes des êtres raisonnables.

Le Vélo’V dans le 3ème : un formidable succès


Le 3ème est particulièrement bien pourvu avec 50 stations et 1 068 bornes répartis sur le territoire et représentant 14 % du parc.

De janvier à septembre 2014, ce sont 1 363 583 locations, soi 100 locations par jour et par station, une utilisation 16 % supérieure à l’année 2013. C’est donc un formidable succès.

Le côté négatif de ce service, c’est bien sûr le vandalisme puisque 130 tentatives de vols et 127 vélos arrachés ont été comptabilisés sur 10 mois dans le 3ème arrondissement.

A l’heure où les enjeux environnementaux nous poussent à réduire l’usage de la voiture, Vélo’V est une innovation majeure pour les modes de déplacements urbains, une innovation dont nous pouvons être fier puisque c’est à Lyon qu’il a été imaginé.

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Comme un éclair


Ca y est, c’est presque fini !

Après une semaine bien chargée divisée entre Lyon et Paris, je vais pouvoir profiter, ce week-end du Festival Lumière, un festival que j’affectionne tout particulièrement. Dommage qu’il ne dure qu’une semaine.

Lundi, j’ai eu la chance de voir Bonnie and Clyde avec une Faye DUNAWAY à l’écran et dans la salle. C’est toujours émouvant de voir un vieux film avec, à vos côtés, son actrice principale, 47 ans après. Ca m’avait déjà provoqué cette émotion quand j’avais vu Amadeus avec un Milos FORMAN installé juste quelques rangs devant moi.

Mercredi, je n’ai pu les accompagner mais, je sais, que mes petits-enfants ont beaucoup aimé Le voyage de Chihiro !

Ce soir, je ne manquerai pour (presque) rien au monde la traditionnelle remise du Prix Lumière. Cette année, c’est Pedro ALMODOVAR qui le recevra des mains de Bertrand TAVERNIER.

Et dimanche, ce sera avec près 5 000 autres spectateurs à la Halle Tony Garnier que je découvrirais Tout sur ma mère.

Merci Thierry FREMAUX et à l’équipe de l’Institut Lumière pour ces grandes soirées dédiées au 7ème art et au patrimoine cinématographique !

Et vivement la 7ème édition !

L’Islam, un ennemi idéal


C’est le titre du livre de John BOWEN paru chez Albin Michel que j’ai lu récemment sur les conseils de ma fille.

Dans les périodes de crises, les minorités et les étrangers sont souvent (voire toujours) désignés comme boucs émissaires.

Quand, après la 2ème guerre mondiale, les pays européens ont fait appel a de la main d’œuvre étrangère, elle est venue d’Asie vers la Grande Bretagne, du Proche Orient vers l’Allemagne, d’Afrique du Nord vers la France, la plupart étant musulmans. Au départ, les hommes venaient travailler puis retournaient dans leur pays. Ensuite, ils se sont installés et ont fait venir leurs familles.

John BOWEN, qui enseigne à Sciences Po, montre combien l’islam est loin de correspondre aux images que certains tentent d’imposer dans les médias. Par exemple, qui sait que certains conseils de la charia, dépendant de mosquées anglaises, et souvent dirigés par des femmes, peuvent résoudre certains divorces selon la charia tout en restant dans le cadre des lois du pays d’accueil.

Bien sûr les questions relatives à la laïcité ou encore à la culture des imams sont posées mais ce livre montre, que dans les pays européens, l’islam est loin d’être un ennemi même si certains aiment à le qualifier de la sorte.

Un conseil, lisez ce livre !

La question du bruit


Hier, j’introduisais les 7ème assises nationales de la qualité de l’environnement sonore qui se tient du 14 au 16 octobre à Lyon.

Le Grand Lyon intervient énormément en matière d’environnement puisque c’est la communauté urbaine qui est responsable des sols sur lesquels nous marchons, de la distribution de l’eau que nous buvons, de la qualité de l’air que nous respirons, de la gestion et du traitement des déchets que nous produisons, de la production de logements dans lesquels nous habitons… C’est cet environnement, au sens large, qui constitue une partie de notre bien-être physique, mental et social.

Le bruit est un facteur important de la qualité de notre cadre de vie. Et cela est d’autant plus vrai que nous habitons dans des zones urbaines. Un exemple tiré de la vie quotidienne des habitants du 3e : le projet de la rue Garibaldi.

La rue Garibaldi était, jusqu’alors, une véritable autoroute urbaine : une voirie qui comptait jusqu’à sept voies de circulation dont certaines étaient sous-terraines. La suppression de la trémie, la réduction du nombre de voie de circulation à 3 et la végétalisation de cet axe ont nettement baissé le niveau de son de cet axe. S’il était impossible d’envisager auparavant de déjeuner rue Garibaldi pour cause de bruit et de mauvaise qualité de l’air, c’est désormais bien agréable de le faire lorsque la météo le permet.

Si de nombreux progrès ont été permis depuis les années 1990 avec, notamment, la création de l’observatoire d’Acoucité (faire un lien avec le dite) mesurant le bruit, ces Assises nationales devraient permettre de nous révéler les nouveaux défis et orientations à prendre en matière de politiques publiques.

La famille pour tous


Dimanche 5 octobre, alors que de nombreux lyonnais courraient le Run In Lyon, la radio relayait la « Manif pour tous » mobilisant quelques milliers de parisiens et de bordelais.

En l’absence de revendications crédibles, j’ai essayé de comprendre les motivations des manifestants. Tout le monde sait bien que le mariage pour tous est une loi sur laquelle personne ne reviendra.

Alors quelles sont les motivations ? Les garantis du 1er Ministre sur la PMA et la GPA sont claires et il exclue toute loi sur le sujet. Et si ces regroupements n’étaient, finalement, qu’une expression de la peur ?

Quand la croissance est en baisse, quand les licenciements se multiplient et quand l’individualisme augmente, de nombreux intellectuels ont analysé la famille comme une valeur « refuge », un lieu d’entraide et de sécurité.

Famille refuge : oui ! Mais famille rempart contre les différences : non !

La famille doit être cet espace de solidarités et d’accueil où l’échec, la fragilité et la différence doivent être possible et soutenus.

Comme les manifestants, je crois à la famille et ce, d’autant plus quand la situation économique et sociale est difficile.

Mais c’est une famille « ouverte » aux différences, un refuge pour tous et où les homosexuel-les ont toute leur place que je défends, une FAMILLE POUR TOUS.

N’oubliez pas de composter !


Contre toute attente, c’est sous le soleil que samedi, nous avons inauguré le composteur de Montchat. Ce composteur, installé dans le square Eugénie Buisson à l’initiative du conseil de quartier, est déjà le 3e de l’arrondissement après celui du Stade vert Simone Prelle (inauguré mercredi) et celui des Coccinelles de Sans-souci. Cela témoigne, je crois de l’intérêt croissant des lyonnais pour la question de la prévention des déchets.

L’installation du composterur a été rendue possible grâce au soutien du Grand Lyon et de la Ville. Le Grand Lyon, qui s’est fixé un objectif de 7% de réduction des déchets sur la période 2010-2015, finance un programme d’installation de composteurs sur l’ensemble de son territoire.

Les habitants sont alors alors accompagnés par l’association des Compostiers qui travaille pour promouvoir et démocratiser le compostage dans l’habitat collectif. Et ce, pour atteindre plusieurs objectifs comme la réduction du poids de nos poubelles et de notre empreinte écologique ; et la valorisation de l’engagement citoyen et des comportements éco-responsables. Et puis, nous l’avons constaté samedi sur place, dans la bonne humeur et en musique, ces espaces de compostage, permettent de favoriser le lien social de proximité à travers des animations.

La Ville de Lyon quant à elle, a accompagné ce projet dans le cadre des appels à projet des conseils de quartier. Celui de Montchat est particulièrement vivant et preuve de l’énergie déployée par le conseil de quartier, tout au long de ces deux ans d’efforts.  Je vous invite à consulter si vous aviez envie de vous lancer dans l’aventure :  le journal de bord qu’ils ont eu la bonne idée de tenir.

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N’hésitez plus, inscrivez-vous !


Dans mon discours d’investiture, j’avais beaucoup insisté sur l’importance et les enjeux de la démocratie participative.

Pour que la participation citoyenne ait un véritable impact, pour qu’elle puisse réellement fonctionner, il est nécessaire qu’un grand nombre d’habitants puisse y concourir.  Il est aussi intéressant, je crois, d’avoir une diversité de « profils » pour que les avis et les intérêts discutés ne soient pas seulement ceux d’un petit groupe mais bien ceux d’un groupe ouvert susceptible d’intégrer la diversité d’un quartier.

Dans le 3ème, nous avons cinq conseils de quartier couvrant l’ensemble de l’arrondissement :

  • Mutualité Préfecture Moncey
  • Voltaire Part Dieu
  • Villette Paul Bert
  • Dauphiné Sans Souci
  • Montchat

Alors, n’hésitez plus, inscrivez-vous :

La parole à… Frédéric PRELLE


Ci-dessous les propos de Frédéric Prelle, propos que j’ai particulièrement appréciés, hier, lors de l’inauguration du Stade vert Simone Prelle.  

” Monsieur le Maire,
Mesdames messieurs, chers amis,

Je voudrais tout d’abord au nom de toute ma famille, mes sœurs, mes frères, mon oncle, les petits-enfants et arrière-petits-enfants de Simone Prelle remercier le conseil municipal de Lyon, le conseil d’arrondissement ainsi que le conseil de quartier d’avoir décidé de nommer ce lieu stade vert Simone Prelle.

Merci à vous tous ses amis d’être là aujourd’hui pour ce moment de partage autour de sa mémoire.

De part sa localisation à égale distance  entre l’avenue de Saxe et la rue de la Part-dieu, les deux lieux de résidence de Simone, vous avez symbolisé son implantation dans le quartier.

De même cette localisation se trouve au centre d’un polygone entre la MJC Salle des Rancy, rue Vendôme, le  local de l’association ados rue Voltaire , le centre social rue Bonnefoi, le centre médico psychologique rue de Sévigné et le siège historique des franca rue Duguesclin.

Ces différents lieux où Simone a œuvré tout au long de sa vie militante auprès du CPNG, de l’association ADOS, de l’association Bien vieillir et distribué « les jeunes années » la revue des francamarades.

Voici deux ans  presque jour pour jour que Simone nous  a quitté et dix ans que Robert son époux  en a fait de même. Nous sommes présents nombreux aujourd’hui pour saluer leur mémoire.

Si l’engagement militant de Simone a été pour elle un choix personnel de longue date, son père lui ayant donné le goût de s’occuper des autres, elle a partagé cet engagement tout au long de sa vie avec notre père sans qui elle n’aurait pas pu avoir une telle présence dans la vie associative du quartier.

Son militantisme  engagé dans de multiples causes était caractérisé par une ligne directrice : la défense du plus faible ; de celui ou celle qui n’avaient pas eu la chance d’accéder à l’éducation, la culture et à un logement digne.

Simone a su tout au long de sa vie militante montrer la richesse que représentent des citoyens impliqués sur les territoires, capables  de favoriser la vie collective,  le vivre ensemble et de construire une alliance durable entre les  associations et les élus de la République.

Elle a su très tôt  que les jeunes doivent être considérés comme une ressource et non comme un problème.

Elle a montré par ses divers engagements associatifs qu’une société doit axer sa priorité sur  la jeunesse  placée dans un projet intergénérationnel.

Ce lieu est à cet égard symbolique car il allie à la fois la rencontre, l’échange, la  pratique  sportive en somme le vivre ensemble pour créer du lien social ce qui était pour Simone la base d’une vie en société.

Son engagement au quotidien  dans son quartier nous incite à continuer à ouvrir tous les espaces  possibles pour participer à la vie démocratique de la cité.

Ces valeurs de tolérance, d’ouverture aux autres, de richesse interculturelle ont guidé toute sa vie et tous ceux qui l’ont croisé peuvent en témoigner.

Je me souviens de moments passés avec elle le dimanche en fin d’après midi  où l’on commentait un article du monde ou de courrier international  sur   la colère  qui montait en France, les quartiers qui  bougeaient et  l’intolérance  qui  déchainait les passions. Elle me recommandait de  préconiser l’expression de la parole, la construction d’espaces de dialogue plutôt que d’espaces d’affrontement.

Et elle rajoutait que nous devons toujours  opposer au dogme de l’entre soi identitaire, les valeurs de tolérance, d’ouverture aux autres, de richesse interculturelles et de laïcité.

Il me vient souvent à l’esprit une phrase  de Stéphane Hessel qui  décrit bien le caractère de Simone :

« Résister !

 Agissons et réaffirmons que la démocratie est toujours à construire »

 Cette injonction de Stéphane Hessel résonne  comme une invitation à s’engager pour continuer l’œuvre de notre mère, grand-mère  et votre amie : Simone Prelle.”

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5 079 € versus 18 556 175 €


Le 10 juin 2009, soit un peu plus d’un an après les municipales de 2008, le Conseil d’Etat confirmait les recommandations du rapporteur public, à savoir l’annulation de l’élection d’Heidi GIOVACCHINI dans le 6ème arrondissement ainsi qu’un an d’inéligibilité.

Pour rappel, la Commission nationale des comptes de campagne lui reprochait une dépense de 5 079 €. Ces frais (correspondant à une réception organisée pendant l’entre deux tours) avaient non pas été réglés par le mandataire financier (retenu pour les obsèques de sa mère) mais par une colistière qui avait été remboursée ultérieurement. Or, la loi exige que les dépenses soient payées uniquement par le mandataire financier.

Dans un post de juin 2009 intitulé « Good bye Heidi », je disais (et je le dis encore) être convaincu de la bonne foi d’Heidi. Mais « nul n’étant censé ignoré la loi », nous reconnaissions aussi qu’il s’agissait d’une erreur technique et nous devions donc accepter la décision du juge. Heidi, avec classe, n’a jamais mis en cause les juges. Elle a assumé une erreur qui n’était pas de son fait. Mais le candidat est le seul responsable et nous le savons tous.

Aujourd’hui et depuis plusieurs mois maintenant, nous entendons constamment parler d’un système de fausses factures organisées par l’UMP pour que les dépenses de campagne du candidat Nicolas SARKOZY à l’élection présidentielle de 2012 restent inférieures au plafond autorisé. Ces fausses factures s’élèveraient à hauteur 18 556 175 euros et 95 cents selon la patronne de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Il faut l’avouer, à la lecture du dépassement, les bras nous tombent le long du corps. Nicolas SARKOZY est le candidat. Il est donc responsable des dysfonctionnements. Il devait, de plus, payer lui-même son amende.

Je suis convaincu que la présomption d’innocence demeure un droit fondamental. Je reste persuadé que le travail des enquêteurs nécessite du temps. Je sais enfin que la justice doit faire son travail dans un environnement de qualité et loin des cris de la foule.

Mais franchement, il y a des jours où quand même, on aimerait que 5 079 € et 18 556 175 € pèsent au moins le même poids.

Trophée du verre : Bravo à Sathonay-Camp


Hier, dans le cadre de ma délégation au Grand Lyon, je remettais le 1er Trophée du verre à Pierre ABADIE, Maire de Sathonay-Camp.

Cette opération, mise en place l’année dernière par la Direction de la propreté, a pour objectif d’augmenter le tri du verre en mobilisant les communes du Grand Lyon à s’engager dans la promotion de ce geste éco-citoyen. Pour la première édition, c’est Sathoany-Camp qui a su le mieux dynamiser la collecte du verre avec une belle progression de 36,24 %.

Même si le tri du verre est un geste, pour beaucoup, acquis, il demeure d’importantes marges de progression. Et cela n’est pas négligeable quand on sait que la collecte du verre est :

  • un enjeu économiqueet financier puisqu’une tonne de verre non triée, c’est un surcoût de 130 € pour la collectivité,
  • un enjeu social puisque les grands-lyonnais sont de plus en plus sensibles à la qualité de vie et ils attendent qu’on leur donne les moyens de trier mieux et plus,
  • un enjeu environnementalcar une bouteille triée sera recyclée en une nouvelle bouteille alors qu’une bouteille non triée sera enfouie après avoir été incinérée,
  • un enjeu sociétal car amener son verre dans un silo, c’est faire un geste civique et solidaire pour promouvoir la lutte contre le cancer. En effet, à chaque tonne supplémentaire, c’est 3 € qui sont versés à la Ligue Départementale du Rhône Contre le Cancer.

La remise du Trophée du verre fut aussi l’occasion de remettre un chèque de 79 910 € au comité de du Rhône de la Ligue Contre le Cancer.

De quoi motiver chaque commune mais surtout chaque grand-lyonnais à trier encore davantage son verre et ce, au quotidien.

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6 000 Airbus, 200 EPR, 67 000 TGV


Cela vous dit quelque chose ? Ou si vous préférez, 10 fois le PIB du Portugal, 100 années du chiffre d’affaires de Danone…

C’est, en fait, le niveau de la dette de la France.

12 % de notre PIB en 1974, 50 % de notre PIB en 1994 et 95 % de notre PIB en 2014. En 10 ans (2004-2014), nous sommes passés de 1 000 milliards à 2 000 milliards.

Nous sommes le pays de l’Union Européenne où la dérive des compte s’est emballé le plus vitre avec 600 milliards de plus sous Nicolas SARKOZY mais avec 200 milliards de plus depuis 2012, le gouvernement de gauche ne fait pas mieux.

Les « frondeurs »  comprendront-ils que nous sommes pris dans une avalanche ?

Si nous sommes encore capables de respirer, c’est parce que les taux d’emprunts sont de 1,25 % à 10 ans. Si les taux montent au-delà de 5%, alors nous ne pourrons plus respirer.

Laisser filer la dette n’est pas une solution. La « contrôler » au rythme de plus de 100 milliards pas an (le rythme depuis 2007) n’est plus possible non plus.

Les économies ne sont plus une option mais une obligation. C’est l’enjeu majeur que nous devons désormais relever !

Chirurgie ambulatoire, une révolution


Aujourd’hui, l’hospitalisation de jour est un enjeu humain (réorganisation des soins, amélioration de la qualité de vie et du confort du patient) mais aussi économique pour la bonne santé des finances publiques.  C’est pourquoi, l’Institut Curie a organisé, le 26 septembre dernier, le 1er colloque dédié en France au cancer du sein et au développement de sa prise en charge ambulatoire. Cela pour établir un véritable retour d’expertise en réunissant tous les acteurs concernés. Professionnels de la santé, patients, monde associatif, journalistes, grand public, chacun a pu apporter son regard, son expérience et sa réflexion.

Dès les années 1990, l’Institut Curie rendait possible la réalisation de l’acte chirurgical le jour même de l’admission et de la sortie de l’hôpital du patient. Dès 2012, l’Institut Curie décidait de créer une unité de chirurgie ambulatoire, dédiée en grande partie au cancer du sein sous la responsabilité du Dr Séverine ALRAN. En l’espace de dix-huit mois, fruit d’un véritable changement culturel, le taux d’interventions en ambulatoire a progressé de 15% à 40% à l’Institut Curie pour le cancer du sein.  Ces avancées concrètes et rapides témoignent de ce qu’il est possible d’accomplir dès lors que toutes les volontés et les bonnes pratiques sont réunies.

Ne nous le cachons pas : développer la chirurgie ambulatoire implique des changements profonds en termes d’organisation du soin en France. En février dernier, le Président de la République la qualifiait même de révolution. L’hospitalisation de jour relève pourtant du bon sens, tant elle conjugue des bénéfices avérés pour les patients et pour l’univers hospitalier. Aujourd’hui 95% des chimiothérapies et 100% de la radiothérapie dans le cancer du sein sont fait déjà, et ce depuis de nombreuses années en ambulatoire. Le temps n’est donc plus, à l’hôpital, au nombre de lits qui faisait la grandeur d’un service et le pouvoir d’un chef de service. Avec la chirurgie ambulatoire, l’hôpital retrouve enfin tout le sens de sa mission première, à savoir le soin : un soin d’extrême qualité, mené dans des conditions de sécurité optimale, centré sur le patient, sa santé et le confort de sa vie quotidienne.

Pour les professionnels de la santé, le moment est donc venu de faire preuve de volonté et de responsabilité collectives. Pour ce faire, un lien fort doit être établi entre les professionnels de santé ville-hôpital dès le départ du parcours de soin de chaque patient. Cette synergie doit se traduire ensuite par la mise en place d’une organisation nouvelle, à la fois pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle, associant étroitement chirurgiens, anesthésistes et radiologues - pour les repérages préopératoires, soit 40% des actes - mais aussi les infirmières et les kinésithérapeutes.

Les professionnels de la santé sont, dans ce cadre, encouragés et soutenus par l’Etat, avec les mesures du plan Cancer III. Pour 2016, les pouvoirs publics par la voix de la Ministre Marisol Touraine ont fixé comme objectif une part de 50 % d’ambulatoire dans l’ensemble de l’activité chirurgicale. Cette transition doit permettre de réaliser des économies substantielles et combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale.

Tout aussi importante, la dimension psychologique de la prise en charge ambulatoire. A une très large majorité, les Français plébiscitent l’hospitalisation de jour, conscients qu’à qualité de traitement équivalente, elle seule permet au patient de rester auprès des siens. 79% des Français la jugent ainsi préférable pour un patient atteint de cancer. Ce taux monte à 85% chez les femmes et les 35-49 ans. La préservation du moral et de l’équilibre psychologique, éléments déterminants pour faire face à la maladie, sont mis en avant dans cette volonté de maintien du lien social.

Aujourd’hui, les bénéfices conjugués de la chirurgie ambulatoire ne sont plus à démontrer

La biennale se termine, le festival va démarrer


Ca y est la 16ème biennale de la danse voit son rideau se baisser. Dominique HERVIEU, à qui Guy DARMET passa le relai en 2011, peut se réjouir puisqu’elle a pu comptabiliser 82 500 spectateurs, soit une hausse de fréquentation de 93 %. Et ce, sans compter le défilé qui draine près de 300 000 personnes.

Pour ma part, ce n’est jamais bien facile de libérer mon emploi du temps. J’ai toutefois réussi à voir deux propositions très distinctes : le défilé, bien sûr, dont j’aime vraiment l’énergie, le dynamisme et la dimension populaire mais également la pièce de William FORSYTHE. Néophyte en matière de danse contemporaine, certains de mes collaborateurs m’avaient vanté son travail. Là, je dois avouer que ce spectacle m’a davantage interpelé et je ne suis pas certain d’avoir saisi toutes les facettes. Cela dit, c’est toujours agréable d’être surpris et évidemment, cela a éveillé ma curiosité. 

Dans une rentrée toujours bien chargée, cette biennale passe toujours trop vite !

Mais déjà, Thierry FREMAUX nous appâte en distillant progressivement sa programmation et ses invités pour le désormais incontournable Festival Lumière : http://www.festival-lumiere.org/ 

A Lyon, les mois de septembre et d’octobre sont tellement riches et stimulants, qu’ils nous feraient (presque) oublier les contraintes de la rentrée !

Ce matin, passez Place Guichard…


…et ne manquez pas le rendez-vous annuel des fleurs de la fraternité !

A l’occasion de cette Journée internationale des personnes âgées, les petits frères des Pauvres distribuent gratuitement des fleurs à toutes les personnes qui s’engagent à leur tour à les offrir à une personne âgée souffrant de solitude ou de pauvreté. Cela pour entrer en relation par ce geste simple et ainsi partager un peu de temps avec elles.

Pas moins de 12 000 fleurs sont distribués demain.
Dans le 3ème arrondissement, c’est Place Guichard de 9h à 13h.
Pensez-y et faites plaisir à une personne autour de vous.

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Une nouvelle avancée pour la santé publique


Jeudi dernier, Marisol TOURAINE présentait le Programme national de réduction du tabagisme dans le cadre du Plan Cancer 2014-2019 articulé autour de trois leviers d’actions :protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme, aider les fumeurs à arrêter, et agir sur l’économie du tabac.

Vous l’avez sans doute d’ores et déjà entendu dans les médias, ce plan comprend des mesures chocs comme l’extension des espaces non-fumeurs, la neutralité des paquets de cigarettes, la diffusion d’une grande campagne d’information, la lutte contre le commerce illicite de tabac, etc.

Quand on sait qu’un fumeur sur deux meurt du tabac, que 73 000 personnes en meurent chaque année et que la cigarette tue vingt fois plus que les accidents de la route, la lutte contre le tabac demeure un enjeu majeur de santé publique.

Cela fait des années que je me bats pour qu’on poursuive ce combat. Aujorud’hui, ce sont des mesures fortes que je soutiens à 300 % et je salue l’engagement de la Ministre et du Gouvernement pour cette nouvelle avancée.

Retour sur les sénatoriales


Hier, j’ai été voté, en tant que grand électeur aux élections sénatoriales à la Préfecture du Rhône. Au lendemain, le réveil est un peu difficile.

Au niveau national, d’abord, c’est la perte de la majorité pour la gauche. Avouons le, cela n’est pas vraiment une surprise compte-tenu des résultats des municipales de mars. Cela dit, la victoire n’est pas encore gagnée pour la droite. Il leur reste à se mettre d’accord pour un candidat à la présidence et ça ne semble pas gagné tant leurs divisons sont patentes.  Et entre nous, le retour de Nicolas SARKOZY ne semble pas les arranger !  

C’est aussi l’entrée dans cette assemblée de deux sénateurs Front National confirmant leur percée dans chacune des élections locales et nationales.

Pour moi, c’est là que réside l’inquiétude la plus grande. Je ne pense pas que ce soit les propositions qui séduisent les électeurs mais cette forme « gouailleuse » qui laisserait penser que, seuls eux-mêmes feraient les bons choix, que seuls eux-mêmes feraient de la place. Mais de la place à qui ? Et de la place pour quoi ? C’est ça que j’aimerais aujourd’hui saisir.

Au niveau local, ensuite, l’UMP a remporté le Rhône puisqu’elle compte désormais quatre sièges sur sept.

Bien sûr, je félicite Gérard COLLOMB et Annie GUILLEMOT, qui représentent notre camp, et qui ont été élus dimanche.

Je regrette enfin que Martial PASSI, pour le Front de Gauche, n’ait pas été élu et ce, à cinq voix près. Je le côtoie souvent au Grand Lyon et je connais la qualité de l’homme, de son travail et de ses engagements. Les défaites sont toujours difficiles. Lorsqu’elles sont si près de la victoire, elles sont d’autant plus dures à accepter.

Le CLARA reconnu internationalement


Pour ceux qui lisent mon blog, CLARA n’est pas seulement un joli prénom mais bien l’acronyme de « Cancéropôle Lyon Rhône-Alpes Auvergne ».

Pour rappel, le CLARA, c’est un réseau à l’échelle de Rhône-Alpes et de l’Auvergne. Il regroupe des hôpitaux, des chercheurs, des universités et des industriels autour de la lutte contre le cancer dans le cadre du Plan Cancer.

En France, il y a 7 cancéropôles dessinant des régions de taille européenne. J’ai le privilège de conduire le comité exécutif du Cancéropôle CLARA depuis 10 ans maintenant, avec des lettres de mission signées de Gérard Collomb, de Jean-Jack Queyranne, et de Michel Mercier, mais aussi des présidents d’agglomérations et des maires de Saint-Etienne, de Grenoble et de Clermont-Ferrand. Je le rappelle souvent, l’enjeu de la lutte contre le cancer n’est « ni de droite, ni de gauche ».

L’année dernière, afin de procéder à l’évaluation des dossiers de chaque Cancéropôle, dans le cadre du Plan Cancer III, l’Institut National du Cancer (INCa) a constitué un comité d’évaluation scientifique, composé de 10 personnalités internationales.

A la suite de ces auditions, le comité d’évaluation scientifique a évalué très favorablement le Cancéropôle Lyon Auvergne  Rhône-Alpes. Je cite : « le comité a mis en avant la stratégie développée au sein des axes scientifiques du CLARA, guidée par l’interdisciplinarité, le transfert au patient. Cette expertise forte devrait servir d’exemple pour les autres Cancéropôles. Le CLARA a montré une vision stratégique très claire de ce que doit être un Cancéropôle, la valorisation est considérée comme principe directeur de ses actions. ».

Dans un contexte de baisse du financement de l’INCa pour les Cancéropôles, la dotation du CLARA reste stable.

En tant que Président du comité exécutif, je félicite évidemment les équipes du CLARA de ces excellents résultats. Il est aussi peut-etre temps, pour moi, de passer le relai.

La parole au… Président de la République


 A propos de l’assassinat, hier, d’Hervé GOURDEL

« Notre compatriote Hervé GOURDEL a été assassiné par un groupe terroriste, lâchement, cruellement.

Je pense à lui. Il était parti en Algérie pour se livrer à sa passion : la montagne. Il a été victime d’un crime odieux, dont les auteurs devront être châtiés.

Je pense à sa famille, à sa compagne, à ses parents, auxquels j’ai parlé et qui sont submergés par le chagrin. Je pense à ses proches qui sont nombreux, qui ne comprennent pas et qui n’acceptent pas cette terrible injustice. Pourquoi lui? Pourquoi là-bas ?

Je pense à tous nos concitoyens qui sont saisis d’effroi, parce que le but des terroristes, c’est justement d’effrayer, de faire peur.

Alors, dans ce moment, je veux rappeler des choses simples et fortes. Hervé GOURDEL est mort parce qu’il était français, parce que son pays la France combat le terrorisme. Hervé GOURDEL est mort parce qu’il est le représentant d’un peuple, le nôtre, qui est épris de liberté et qui défend la dignité humaine contre la barbarie.

Ma détermination est totale et cette agression ne fait que la renforcer. Nous continuerons à lutter contre le terrorisme partout et notamment contre le groupe qu’on appelle « Daech », qui répand la mort en Irak, en Syrie, qui poursuit des  populations civiles, persécute des minorités religieuses, viole, décapite… Oui, c’est contre ce groupe que la France s’est mobilisée et a été appelée par les autorités irakiennes.

Aussi les opérations militaires aériennes - il n’y a pas de troupes au sol - les opérations militaires se poursuivront, tout le temps nécessaire.

Je veux aussi que toutes les dispositions soient prises pour assurer la sécurité de nos compatriotes en France et partout dans le monde. Je renouvelle mes appels à la vigilance, mes consignes pour que nul ne soit exposé à un risque qui est inutile dans cette période.

Je réunirai, dès demain, un Conseil de défense pour, à la fois, fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de nos compatriotes.

Dans cette épreuve, l’unité est la meilleure réponse et c’est pourquoi je me réjouis, hélas, dans cette période que le Parlement ait pu démontrer son sens du rassemblement et de l’intérêt national.

Je lance un appel à la réunion de tous, au rassemblement de toute notre communauté, au-delà de nos différences, au-delà de nos sensibilités, de nos convictions, parce que c’est l’essentiel qui est en jeu. La France ne cède pas au terrorisme, la France ne cèdera jamais au terrorisme, parce que c’est son devoir et, bien plus, parce que c’est son honneur. »