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Les découvertes de l’Institut Curie à l’ASCO


Comme je l’ai déjà écrit, les plus grands experts de la cancérologie étaient réunis à Chicago pour le congrès international de l’American Society of Clinical Oncology du 1er au 5 juin dernier.

Cette conférence gigantesque est toujours le théâtre d’annonces importantes en termes de recherche et de traitements des cancers. Pour cette édition 2018, les spécialistes de l’Institut Curie ont présenté une quinzaine de travaux en sessions orales et en posters. Voici les découvertes les plus marquantes des experts de l’Institut Curie.

Une recherche très active en immunothérapie

Comme l’an dernier, l’immunothérapie a occupé une place de choix lors de cette grand-messe. Plus d’une centaine d’essais cliniques sont actuellement en cours dans le monde en matière d’immunothérapie.

Le Pr Christophe Le Tourneau, oncologue médical et chef du département des essais cliniques précoces à l’Institut Curie, a été l’organisateur d’une session durant laquelle il a présenté des avancées récentes en la matière, destinée à aider les praticiens à optimiser la prise en charge de leurs patients… notamment sur l’hyperprogression tumorale.

Si l’immunothérapie est très efficace chez 10 à 20 % des patients atteints de cancers, chez une majorité d’entre eux, ce traitement ne fonctionne pas. Il semble même que l’immunothérapie puisse avoir l’effet inverse dans certains cas ! L’équipe du Pr Le Tourneau a été une des trois premières au monde à rapporter ce phénomène. L’observation, à l’Institut Curie, d’un premier patient sous immunothérapie qui a vu sa maladie progresser de façon rapide après initiation d’une immunothérapie a été à l’origine d’un travail multicentrique (avec Gustave Roussy, le Centre Léon Bérard et le Centre Antoine Lacassagne) qui a permis de confirmer ce phénomène. « Depuis, une telle « hyperprogression » a été rapportée par plusieurs autres équipes.  Les chercheurs ont pu mesurer plus finement le problème. Les cas d’hyperprogression ont été rapportés chez 9% à 29% des patients mais l’immunothérapie est extrêmement efficace chez 10 % des patients, ce qui nous pousse à essayer au maximum de donner l’opportunité à nos patients de recevoir une immunothérapie. Christophe Le Tourneau a donc expliqué aux médecins comment réagir pour interrompre rapidement un traitement qui semble inefficace afin d’évaluer la situation et éventuellement en changer.

Cancer du sein : la pertinence de la radiothérapie

Une vaste étude européenne avec 15 ans de recul a confirmé la pertinence d’une radiothérapie des aires ganglionnaires pour les femmes atteintes de cancers du sein et dont les ganglions axillaires (sous l’aisselle) sont atteints ou dont la tumeur est située du côté médial (près des ganglions du sternum).

Le Pr Philip Poortmans, chef du département de radiothérapie-oncologie de l’Institut Curie  et investigateur principal de cette étude, a présenté ces résultats détaillés. De quoi donner à tous les oncologues les arguments pour faire le meilleur choix thérapeutique pour leurs patientes.

Il y a 30 ans, toutes les femmes concernées par ce type de cancers se voyaient proposer une radiothérapie des zones ganglionnaires, pour limiter les risques de propagation de la maladie. Mais à la fin des années 1980, une étude a mis en évidence chez ces patientes une mortalité accrue, due à la radiothérapie. Pour y voir plus clair, plusieurs médecins dont le Pr Poortmans, alors à l’hôpital Verbeeten à Tilburg, aux Pays-Bas, et le Dr Alain Fourquet, ancien chef du département de radiothérapie-oncologie de l’Institut Curie, ont lancé une vaste étude randomisée. Entre 1996 et 2004, 4 004 patientes sont incluses dans 43 centres en Europe. La moitié d’entre elles reçoivent cette radiothérapie des ganglions, les autres non. Les premiers résultats à 10 ans avaient montré un avantage, certes limité, mais significatif, de la radiothérapie. C’est aujourd’hui les résultats à 15 ans qui ont été présenté par le Pr Poortmans et ils confirment l’intérêt de ces traitements. Avec la radiothérapie, la mortalité globale des patientes baisse de 73,2 % à 70,8 ; la mortalité par cancer du sein et le risque de rechute diminuent de même.

Une méta-analyse regroupant les résultats des différentes études concernant plus de 14 000 patientes est en cours de rédaction par une équipe d’Oxford, incluant le Pr Poortmans. Elle devrait permettre d’affiner ces informations et de mieux comprendre quelles patientes doivent bénéficier de la radiothérapie. Et notons qu’au cours de ces dernières décennies, le diagnostic de plus en plus précoce des cancers du sein a fait baisser le taux d’atteinte ganglionnaire de 40 à 25 %, ce qui évite autant de ces radiothérapies controversées.

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ASCO 2018 : pas un grand cru mais…


L’ASCO c’est l’American Society of Clinical Oncology, 40.000 personnes à Chicago pour échanger sur tous les sujets de la cancérologie. On a beau dire qu’Internet va tuer les congrès, ça n’en prend pas vraiment le chemin….

Pas de révolutions annoncées cette année, mais des consolidations nombreuses.
- L’immunothérapie reste le leader avec des progrès majeurs dans des cancers hématologiques, du poumon, du rein, du colon et de la peau. On commence à comprendre comment mieux choisir les patients qui vont en bénéficier et on associe l’immunothérapie à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
- La médecine de précision progresse doucement avec 2 types d’essais qui remplissent les sessions de posters. Les essais « baskets » (on a la cible et une drogue et on essaye d’obtenir des résultats) ou les essais dits « parapluie » où on a un panel de gènes et une liste de médicaments qu’on peut appareiller avec l’analyse du gène et on essaye d’otenir la correspondance entre les deux pour proposer un traitement efficace. Je continue de penser qu’on devrait utiliser ces procédures beaucoup plus tôt dans l’histoire de la maladie.
- Pour les cancers du sein les analyses moléculaires permettent d’éviter la chiomiothérapie à un nombre croissant de femmes sans dimunuer la survie.
- Un chapitre particulier pour les CAR-T cells (on cultive les propres cellules de l’immunité des malades) qui sont la nouvelle vedette de l’ immunologie. C’est cher et ça marche dans les leucémies, les myelomes et les lymphomes parfois de façon extaordinaire. Pour les autres tumeurs, on en est aux balbutiements.
- Il ne faut oublier ni la pédiatrie (toujours des progrès en survie et en qualité de vie) ni la prise en charge des symptômes avec, par exemple ,un appareil qui refroidit la bouche pour les mucites et permet 30 min sans douleur (le temps de manger, c’est capital).

Un post spécifique sur les apports de l’Institut Curie va suivre.

Un morceau de la France à Chicago


Le congrès américain de l’ASCO (American society of clinical oncology) se terminait aujourd’hui et pour la seconde année consécutive l’Institut Curie était la seule institution française présente avec un stand.

Le stand de l’Institut Curie, c’est d’abord un lieu d’informations et d’échanges avec les visiteurs du congrès. Nous y valorisons nos activités à l’international et présentons la large gamme d’activités médicales et scientifiques de l’Institut qui peuvent être l’occasion de nombreux partenariats par-delà nos frontières. Cette notion d’ouverture me tient particulièrement à cœur, elle est au cœur du projet d’établissement de l’Institut Curie

Ce stand, c’est aussi un lieu de rencontres et de passage pour les nombreux médecins de l’Institut qui viennent à l’Asco présenter leurs travaux. Ils viennent y tenir leurs rendez-vous ou encore faire leurs interviews avec les plus grands médias qui couvrent le congrès. Ils viennent pour leurs rendez-vous, pour charger un téléphone, pour partager un café… un lieu de vie et de convivialité aussi. Le stand est également un point d’appui privilégier pour organiser la communication sur place, directement en prise avec les médecins et leurs travaux pour valoriser au mieux l’innovation qui est au cœur de nos métiers.

Mais pour aller un peu au-delà, je dirais que ce stand c’est aussi un petit morceau de France à Chicago. Pendant ces 4 jours de Congrès, nombreux sont les institutions françaises à être passées nous voir. Nous avons reçu la visite du président de l’Institut national du cancer, d’Unicancer, la fédération des centres de lutte contre le cancer, d’autres hôpitaux parisiens partenaires et même du Consul de France à Chicago, venu constater à quel point la recherche clinique était un domaine d’excellence français qui participe à son attractivité. Pendant ces quelques jours, l’Institut Curie a porté haut les couleurs de la France grâce aux travaux de nos médecins et je m’en réjouis.

Le RGPD, tout le monde en parle


RGPD, c’est le Règlement Général de Protection des Données Personnelles qui est en œuvre depuis le 25 mai (en anglais, GDPR General Data Protection Regulation).

Ce texte qui s’applique à tous les résidents de l’Union Européenne a pour objectif de protéger nos données personnelles et d’harmoniser les lois avec les évolutions technologiques et aussi en accord avec la Cour de Justice Européenne qui, en mai 2014, obligeait Google à organiser un droit au déréférencement (droit à l’oubli) sur le Net.

En 2015, la même Cour de Justice a invalidé le régime juridique dit du « Safe Harbor » qui autorisait les entreprises américaines à importer aux USA les données personnelles des citoyens européens.

La définition de la donnée personnelle est importante car c’est tout ce qui permet d’identifier une personne (nom, adresse IP, photographie, numéro de téléphone, adresse, empreinte, enregistrement vocal, numéro de sécurité sociale, mail, etc…).

En France, c’est la CNIL qui est garante de cette confidentialité et de l’application du RGPD. Le RGPD vous permet de remettre de l’ordre sur ce que vous autorisez et ce que vous n’autorisez pas, et cela vaut pour vos enfants mineurs.

Nous pouvons être défendus par des associations. Attention cependant aux arnaques, et si vous avez un doute demandez l’avis de la CNIL.

60 ans du Centre Léon Bérard à Lyon 8ème


Samedi 26 mai à la préfecture devant 250 personnes, le Préfet, le Maire de Lyon et le Président de la Métropole, nous avons fêté les 60 ans du Centre Léon Bérard sur le site actuel (la création du Centre date de 1923).

On m’avait demandé de revenir sur l’historique et sur mes 20 ans de direction. J’ai essayé en 15 minutes de répondre à la demande et je reproduis ici ma prise de parole.

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Mamadou GASSAMA: bravissimo


Ce jeune malien sans papier a escaladé 4 étages à mains nues pour sauver un petit garçon de 5 ans.

Cela veut dire plusieurs choses :
- un « sans papier » peut être une personnalité qui apporte à notre pays et il ne faut jamais l’oublier.
- un « sans papier », c’est quelqu’un qui a mis plus d’un an à arriver au bord de la Méditerranée et qui a risqué sa vie dans un bateau surchargé.
- on naturalise Mamadou GASSAMA et on a bien raison;  mais il y a tellement de métiers en tension où on ne peut pas recruter qu’on devrait mieux sélectionner (même si on ne peut pas accueillir toute la misère du monde).

Le cas de Mamadou GASSAMA doit nous faire changer notre regard sur ces hommes et ces femmes invisibles, que bien souvent nous ne savons pas regarder avec bienveillance.

Pour comprendre TRUMP…


Le jour de l’ouverture de l’Ambassade US à Jérusalem (que les présidents américains avaient refusée jusqu’ici pour conserver le mince espoir d’une paix sur la base de deux états), le pasteur évangélique Robert JEFFRESS a déclaré :« je remercie le seigneur d’avoir donné à l’Amérique un président qui est du bon côté de l’histoire et du côté de Dieu sur la question d’Israël ».

La nébuleuse des soutiens de Donald TRUMP comporte les 50 millions d’américains des églises évangéliques, ce qui est tout de même paradoxal compte tenu de la vie sexuelle et des nombreux divorces du président. L’homme des casinos, et disons d’une vision à géométrie variable de la vérité, est donc soutenu par cette puissante église. Les évangélistes sont persuadés que l’Amérique a pour mission de défendre Israël en attendant le retour du Christ sur terre et l’apocalypse.

Mike PENCE, le vice-président est un évangéliste très religieux.
TRUMP est décidément un mystère qu’il nous faut percer progressivement pour comprendre où il va et surtout où il nous conduit et pourquoi.

Pour comprendre TRUMP, il faut comprendre les chrétiens évangéliques américains.

Assemblée générale de la Maison d’Izieu


Le 27 mai, j’ai présidé ma deuxième assemblée générale depuis que je suis président du Memorial d’Izieu.
C’est un moment important de la vie et de notre association.
Je souhaite partager avec vous mon intervention.

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Merci de votre présence à cette Assemblée générale.

Izieu est un symbole, le symbole de la barbarie mais aussi le symbole de la justice et de la mémoire.

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La ZFE, une réponse à l’Europe


Nous  (la France) étions jusqu’ici en pré-contentieux avec l’Europe sur la pollution de l’air, et nous voici maintenant devant la Cour de Justice Européenne, probablement parce que Nicolas HULOT a tardé (début mars 2018) à répondre en expliquant les efforts de Paris, Grenoble, Lyon et Lille, les grandes villes qui sont en cause sur la pollution aux particules fines (PM10) et à l’oxyde d’azote (NOx).

A Lyon, le plan Oxygène, ce sont 3 milliards depuis 2001 sur les transports en commun et la multimodalité, ce sont des efforts majeurs des industriels de la Vallée de la Chimie,  c’est l’éco-rénovation des immeubles, c’est le passage obligatoire aux inserts dans les cheminées au bois,  et c’est surtout le déclassement de l’A6/A7, la réduction de la vitesse sur le boulevard Laurent Bonnevay et le travail sur le contournement Ouest.

Le Plan Oxygène, c’est une amélioration de tous les paramètres depuis 2001 (sauf l’ozone) et ce sont des métropolitains en dessous du seuil européen pour les PM10 (100% des grands lyonnais) et une amélioration constante des dépassements en NOx.

La zone de faible émission (ZFE), c’est le travail en cours pour interdire les poids lourds et véhicules utilitaires légers les plus anciens d’une zone qui serait Lyon, Villeurbanne, une partie de Bron (à l’ouest du boulevard Laurent Bonnevay) et de Vénissieux (idem) ainsi que la partie de Caluire qui va de la montée des Soldats à la Saône. Bien sûr, il faut discuter avec les organisations professionnelles et c’est ce que nous faisons avec David KIMELFELD pour aboutir avant fin 2018 à un vote de l’Assemblée de la Métropole.

Ce sera notre réponse à l’Europe.

Le budget européen nous concerne tous


La Commission a présenté au début du mois de mai ses orientations pour le plan 2021-2027.

Je m’intéresse d’abord à la santé et à la recherche bien sûr, mais j’ai regardé les propositions de 1300 milliards d’euros, soit 1,11 % du PIB européen qui reste élevé malgré les 13 milliards que les Britanniques ne donneront plus.

La PAC pourrait diminuer, ce qui est un gros problème pour nos agriculteurs, mais les fonds seront conditionnés au respect de l’Etat de droit ce qui est une vraie question adressée aux Hongrois et Polonais.

Pour la recherche, le budget passe de 77 milliards à 100 milliards, et la santé, jusque là dotée de 7 milliards, peut en espérer 10 pour les années 2021-2027.
Comme président élu de l’Organisation Européenne des Instituts du Cancer, je prépare évidement tout cela en m’intéressant de près à un nouvel outil : la mission.

Y aura-t-il une mission cancer ?

Si c’était le cas, il faut créer les conditions d’un travail collectif entre tous les acteurs et trouver un modèle de gouvernance clair, transparent et juste.
J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Air France va-t-il se saborder ?


Des clients fidèles et réguliers d’Air France décident de ne plus utiliser la compagnie (les Echos du 15 mai).
La situation devient intenable avec des conflits sociaux incessants depuis 15 ans alors qu’Air France est la compagnie où les personnels volent le moins et où les pilotes sont les mieux payés.
Comment en sortir ?
1- Il faut que l’Etat se retire et compte tenu de la compétition internationale, l’entreprise doit pouvoir prendre des décisions sans que l’actionnaire public bloque les réformes indispensables pour des raisons de politique intérieure.
2- Il faut accepter la compétition et simplement replacer les salaires et les heures de travail au niveau des autres compagnies européennes.

Si on ne le fait pas, Air France se verra rejetée par KLM et, à moyen terme, la compagnie mourra. C’est bien dommage car c’est un des fleurons qui fait la renommée de notre pays.

Je pars à Chicago dans 15 jours avec Air France par patriotisme mais je comprends ceux qui essayent de prendre une autre compagnie.

Il faut sauver Air France !

L’OL en Champions League


L’OL va retrouver les soirées de septembre à décembre, et, j’espère, du printemps, de la plus belle compétition européenne.

Le Groupama Stadium a été fait pour cela, et c’est un vrai succès quand on sait qu’une des deux places est “bloquée” par le PSG.

La 3ème place conduit normalement à un tour préliminaire qui sera plus facile sans les grands italiens, anglais et espagnols, mais la victoire de l’Atlético en Europa League offre à l’OL une qualification directe grâce aux points UEFA du PSG, de Lyon l’an dernier, de Marseille, de Monaco et de Saint Etienne, club qui a toujours respecté l’Europa League.

Avec une équipe très jeune, Bruno GENESIO a fait un grand et beau travail. C’est un vrai lyonnais et il fait partie de l’identité du club avec les jeunes sortis du meilleur centre de formation de France.

Il est évident pour moi qu’il faut garder GENESIO et, on aime ou on n’aime pas les tweets de Jean-Michel AULAS, mais il faut reconnaître sa capacité à construire et à reconstruire, et peut être et surtout sa capacité à gérer les périodes de crise.

Tout le monde sait que mon club de cœur c’est l’ASSE, mais je serai fier et heureux d’aller à ces belles soirées européennes l’an prochain pour supporter Lyon.

Quand on aime le foot (qui n’est pas la guerre) on peut supporter plusieurs clubs !

Pourquoi notre ADN ne détermine pas nos vies


J’ai lu et je vous conseille le très beau livre de Joël DE ROSNAY, « La symphonie du vivant », qui explique l’épigénétique d’une manière simple et juste.

D’une certaine façon cela veut dire que nous pouvons maîtriser le cours de notre existence en faisant du sport, en mangeant correctement et en évitant les toxiques identifiés. Joël DE ROSNAY montre que nous pouvons aussi agir sur la société avec ce que l’on appelle l’ADN sociétal, qui peut être modifié par le jeu complexe des acteurs qui le composent.

Notre programme ADN hérité de nos parents peut être exprimé, inhibé ou modulé par notre comportement et le comportement de ceux qui nous entourent.

La génétique, c’est la partition d’une symphonie, mais l’épigénétique,c’est l’interprétation de l’œuvre qui peut varier d’un chef d’orchestre à l’autre.

Nutrition, exercice, antistress, plaisirs et harmonie sont pour Joël DE ROSNAY les chapitres pour nous aider à interpréter la partition que nos parents nous ont confiée.

Le plus beau chapitre pour moi est celui intitulé « Lamarck et Darwin la réconciliation » où il explique que le débat entre l’inné et l’acquis est dépassé, puisque ce qui est acquis par une génération peut être transmis à la génération suivante.

Lisez ce livre, c’est vraiment un beau livre, bien écrit et facile à comprendre.

Comment réindustrialiser la France ?


De plus en plus d’entrepreneurs et de jeunes innovent en France et pourtant nous avons du mal à créer à nouveau de l’industrie.

La première raison c’est que nous sommes un pays de PME, de sous-traitance et donc d’entreprises beaucoup trop petites. Dans le domaine de la Santé, de l’Aéronautique, et de l’Automobile nos PME n’y arrivent plus.
Il faut regrouper les PME, accompagner la robotisation et la numérisation et copier l’Allemagne qui, eux, ont réussi à avoir des PME de taille moyenne.

La deuxième raison, c’est la trésorerie et donc les fonds propres qui permettent l’investissement indispensable pour tenir la concurrence.
La solution, ce sont nos start-up qui doivent devenir des PME et des groupes de PME et encore une fois c’est une question de fonds propres, donc d’aides rapides des banques publiques et privées.

Les jeunes entrepreneurs prennent des risques. Il est urgent que les banques publiques et privées en prennent aussi pour les aider.

La réindustrialisation de la France est à ce prix (du courage et de la prise de risques).

Allez l’OM !


Ce soir à Lyon, c’est la finale de la ligue Europa.

Comme beaucoup de Lyonnais, je n’ai pas de billet et je regarderai le match à la télé. Beaucoup, ici à Lyon, pensent qu’il vaut mieux une victoire de l’Atletico qui donnerait trois places directes en Champions League à la France et donc à l’OL mais, si l’OM gagne, la France peut avoir 4 clubs en Champions League, ce qui serait historique.

Personnellement, je suis pour les clubs français qu’ils s’appellent ASSE, OL, PSG, Bordeaux ou OM quand ils jouent en Europe.

En plus, j’avoue que j’aime bien l’OM qui a un public fabuleux que seul Strasbourg peut être peut challenger.
Alors allez la France et que Dimitri Payet comme moi puisse soulever la Coupe !


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GAFA : vous connaissez ?


GAFA, c’est l’acronyme pour Google, Apple, Facebook, et Amazon. La France n’arrive pas à réunir les Européens (et pour cause, voir l’Irlande et le Luxembourg…) sur la question pourtant capitale de leur taxation.
Au-delà de la question de la taxation du numérique, c’est l’indépendance de l’Europe et sa capacité à défendre ses intérêts qui est en jeu. Et compte tenu de Monsieur « America First », on se couche ou on se défend.
Les Allemands ne sont pas très agressifs sur cette question et se contentent de parler de la question morale sans aller jusqu’à la question technique (comment on fait ?).
La commission propose une taxe « provisoire » de 3% sur les ventes pour récupérer une partie des recettes fiscales qui lui échappent aujourd’hui.
Si on ne veut pas voir augmenter encore le vote eurosceptique l’année prochaine, il est capital d’aboutir rapidement (chiffres d’affaires ? bénéfices ? Ce n’est pas la même chose) et de choisir évidemment le chiffre d’affaires.
A l’heure de la décision de D.TRUMP d’interdire à des entreprises non américaines de bénéficier des marchés en France, il est capital de réagir et pas seulement sur les GAFA.
L’Europe joue son avenir à mon avis sur sa capacité à réagir dans les semaines qui viennent.

Le conseil scientifique de Curie


Le Conseil scientifique de l’Institut Curie est une instance de gouvernance au même titre que le Conseil d’administration ou de surveillance. Bien que cette instance n’ait pas de rôle décisionnel, il n’en est pas moins déterminant.

Jusqu’alors, le Conseil scientifique évaluait et conseillait l’Institut Curie sur sa stratégie de recherche et j’ai eu à cœur d’élargir son périmètre. Il a désormais toute légitimité pour conseiller ou critiquer n’importe quel aspect de la stratégie de l’Institut Curie, que ce soit de la science, de la médecine, de la gestion ou de l’immobilier. Il s’inscrit dans la stratégie globale et chaque collaborateur peut être amené à y expliquer son projet. Chacun peut y être critiqué, y compris le président, y compris les directeurs.

Son rôle est donc central et, depuis 4 ans, nous nous attachons à suivre d’aussi près que possible les recommandations formulées à l’issue de chaque réunion. Les prochains statuts de l’Institut Curie ne modifient pas cette instance, ni sa composition, ni son rôle. Le bilan de la dernière réunion est très bon.

Concernant l’Ensemble hospitalier, le Conseil scientifique a souligné l’équilibre financier retrouvé structurellement pour la 3e année consécutive et le nombre important de nouveaux cliniciens qui participent à un renouveau. Le recrutement du nouveau directeur est également perçu positivement du fait de sa culture scientifique et de son souhait de développer la recherche clinique.

Concernant le Centre de recherche, notre conseil reste admiratif du niveau d’excellence et des succès aux ERC (les financements sur projet attribués par le Conseil européen de la recherche). Il considère que le mouvement vers plus de recherche sur le cancer et de recherche translationnelle est positif et bien enclenché.

Cette séance a été l’occasion d’évoquer avec eux les difficultés du métier de soignant et de chercheur, les contraintes familiales, le prix de l’immobilier à Paris et toutes ces questions qui font partie des enjeux à poser si nous voulons continuer à rester attractifs.

Ces quelques lignes sont importantes car j’invite chacun à Curie à prendre la mesure de la chance que nous avons de pouvoir nous appuyer sur une instance d’une telle qualité pour la définition de notre stratégie.
L’Institut Curie se porte bien, et c’est en partie à notre Conseil scientifique, à son honnêteté et à son intelligence que nous le devons.

Cancer du poumon : enfin un vrai progrès


La meilleure façon d’éviter le cancer du poumon, on le sait, c’est de ne pas fumer. Une fois déclenché, seules les rares tumeurs opérables avaient jusque-là une chance de survie (50%) car la plupart des cancers métastatiques d’emblée étaient de pronostic effroyable (5% à 5 ans).
Le KEYTRUDA vient de faire un progrès notable. Sur plus de 600 patients, les malades ayant reçu le produit d’immunothérapie ont 2 fois plus de chance d’être en rémission (sans maladie) à un an.
Le KEYTRUDA est une sorte de cache prise qui se met sur une cible de la tumeur qui empêche la réponse immunitaire d’agir. En bloquant ce récepteur on permet à l’organisme de se défendre contre le cancer, ce qu’il ne peut pas faire quand cette cible est présente.
On sait que la France a un problème, ou plutôt un parcours du combattant entre l’extension nécessaire de l’autorisation de mise sur le marché (ici associé à la chimiothérapie), et après un autre parcours du combattant pour fixer le prix. La première autorisation du KEYTRUDA avait pris un an (contre moins de 2 mois en Allemagne).
Il y a urgence ! Voilà enfin un progrès dans le traitement d’un des cancers les plus fréquents et les plus graves.

EDF a un concurrent … français


TOTAL vient de racheter Direct Energie et devient un concurrent d’EDF pour l’électricité après un achat de 2,5 milliards. La concurrence va s’accroître pour l’électricité mais aussi pour le gaz.

EDF perd déjà aujourd’hui 100 000 clients par mois mais garde 82% des parts du marché. EDF est protégé par des tarifs réglementés et par l’habitude. TOTAL affiche l’ambition de 15% des parts de marché dans 5 ans soit 6 milliards de clients (27 millions pour EDF).

La France comme d’habitude est entrée à reculons dans la concurrence mais cette fois-ci c’est en franco-français que les hostilités se déclenchent.

La concurrence n’a pas eu jusqu’ici d’effet sur les prix, car ils dépendent des taxes, du tarif d’acheminement (par EDF) et du prix de gros sur lesquels les fournisseurs n’ont pas de prise. Mais les tarifs réglementés sont destinés à disparaître sous la pression de l’Europe et le consommateur finira par être gagnant. On ne peut que se réjouir que les entreprises françaises soient en première ligne dans un marché aussi stratégique.

Nouveaux statuts à l’Institut Curie


Jusqu’ici, la Fondation avait des statuts anciens qui ne correspondaient plus aux statuts type des fondations,  et qui ne facilitaient pas un management moderne.

C’était cependant très classique, avec un conseil d’administration composé de bénévoles et d’élus du personnel, auxquels s’ajoutaient des membres de droit et des membres fondateurs (Pasteur, la famille Curie et la famille Rothschild). La partie opérationnelle était gérée par un comité exécutif (COMEX).

Dès la fin du mois de mai, nous aurons une fondation avec un conseil de surveillance et un directoire, donc 2 présidents, un pour le conseil de surveillance, qui jouera un rôle proche de celui du conseil d’administration, et un pour le directoire et qui, avec le comité exécutif, regroupera l’ancien bureau du conseil d’administration et le COMEX.

Je prendrai alors la présidence du directoire pour une nouvelle (et dernière) étape de 6 ans qui permettra de finir les 170 millions d’€uros d’investissements et de poursuivre les évolutions nécessaires pour faire de Curie le premier centre européen de recherche, de soins et d’enseignement sur le cancer.