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Chirurgie ambulatoire, une révolution


Aujourd’hui, l’hospitalisation de jour est un enjeu humain (réorganisation des soins, amélioration de la qualité de vie et du confort du patient) mais aussi économique pour la bonne santé des finances publiques.  C’est pourquoi, l’Institut Curie a organisé, le 26 septembre dernier, le 1er colloque dédié en France au cancer du sein et au développement de sa prise en charge ambulatoire. Cela pour établir un véritable retour d’expertise en réunissant tous les acteurs concernés. Professionnels de la santé, patients, monde associatif, journalistes, grand public, chacun a pu apporter son regard, son expérience et sa réflexion.

Dès les années 1990, l’Institut Curie rendait possible la réalisation de l’acte chirurgical le jour même de l’admission et de la sortie de l’hôpital du patient. Dès 2012, l’Institut Curie décidait de créer une unité de chirurgie ambulatoire, dédiée en grande partie au cancer du sein sous la responsabilité du Dr Séverine ALRAN. En l’espace de dix-huit mois, fruit d’un véritable changement culturel, le taux d’interventions en ambulatoire a progressé de 15% à 40% à l’Institut Curie pour le cancer du sein.  Ces avancées concrètes et rapides témoignent de ce qu’il est possible d’accomplir dès lors que toutes les volontés et les bonnes pratiques sont réunies.

Ne nous le cachons pas : développer la chirurgie ambulatoire implique des changements profonds en termes d’organisation du soin en France. En février dernier, le Président de la République la qualifiait même de révolution. L’hospitalisation de jour relève pourtant du bon sens, tant elle conjugue des bénéfices avérés pour les patients et pour l’univers hospitalier. Aujourd’hui 95% des chimiothérapies et 100% de la radiothérapie dans le cancer du sein sont fait déjà, et ce depuis de nombreuses années en ambulatoire. Le temps n’est donc plus, à l’hôpital, au nombre de lits qui faisait la grandeur d’un service et le pouvoir d’un chef de service. Avec la chirurgie ambulatoire, l’hôpital retrouve enfin tout le sens de sa mission première, à savoir le soin : un soin d’extrême qualité, mené dans des conditions de sécurité optimale, centré sur le patient, sa santé et le confort de sa vie quotidienne.

Pour les professionnels de la santé, le moment est donc venu de faire preuve de volonté et de responsabilité collectives. Pour ce faire, un lien fort doit être établi entre les professionnels de santé ville-hôpital dès le départ du parcours de soin de chaque patient. Cette synergie doit se traduire ensuite par la mise en place d’une organisation nouvelle, à la fois pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle, associant étroitement chirurgiens, anesthésistes et radiologues - pour les repérages préopératoires, soit 40% des actes - mais aussi les infirmières et les kinésithérapeutes.

Les professionnels de la santé sont, dans ce cadre, encouragés et soutenus par l’Etat, avec les mesures du plan Cancer III. Pour 2016, les pouvoirs publics par la voix de la Ministre Marisol Touraine ont fixé comme objectif une part de 50 % d’ambulatoire dans l’ensemble de l’activité chirurgicale. Cette transition doit permettre de réaliser des économies substantielles et combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale.

Tout aussi importante, la dimension psychologique de la prise en charge ambulatoire. A une très large majorité, les Français plébiscitent l’hospitalisation de jour, conscients qu’à qualité de traitement équivalente, elle seule permet au patient de rester auprès des siens. 79% des Français la jugent ainsi préférable pour un patient atteint de cancer. Ce taux monte à 85% chez les femmes et les 35-49 ans. La préservation du moral et de l’équilibre psychologique, éléments déterminants pour faire face à la maladie, sont mis en avant dans cette volonté de maintien du lien social.

Aujourd’hui, les bénéfices conjugués de la chirurgie ambulatoire ne sont plus à démontrer

La biennale se termine, le festival va démarrer


Ca y est la 16ème biennale de la danse voit son rideau se baisser. Dominique HERVIEU, à qui Guy DARMET passa le relai en 2011, peut se réjouir puisqu’elle a pu comptabiliser 82 500 spectateurs, soit une hausse de fréquentation de 93 %. Et ce, sans compter le défilé qui draine près de 300 000 personnes.

Pour ma part, ce n’est jamais bien facile de libérer mon emploi du temps. J’ai toutefois réussi à voir deux propositions très distinctes : le défilé, bien sûr, dont j’aime vraiment l’énergie, le dynamisme et la dimension populaire mais également la pièce de William FORSYTHE. Néophyte en matière de danse contemporaine, certains de mes collaborateurs m’avaient vanté son travail. Là, je dois avouer que ce spectacle m’a davantage interpelé et je ne suis pas certain d’avoir saisi toutes les facettes. Cela dit, c’est toujours agréable d’être surpris et évidemment, cela a éveillé ma curiosité. 

Dans une rentrée toujours bien chargée, cette biennale passe toujours trop vite !

Mais déjà, Thierry FREMAUX nous appâte en distillant progressivement sa programmation et ses invités pour le désormais incontournable Festival Lumière : http://www.festival-lumiere.org/ 

A Lyon, les mois de septembre et d’octobre sont tellement riches et stimulants, qu’ils nous feraient (presque) oublier les contraintes de la rentrée !

Ce matin, passez Place Guichard…


…et ne manquez pas le rendez-vous annuel des fleurs de la fraternité !

A l’occasion de cette Journée internationale des personnes âgées, les petits frères des Pauvres distribuent gratuitement des fleurs à toutes les personnes qui s’engagent à leur tour à les offrir à une personne âgée souffrant de solitude ou de pauvreté. Cela pour entrer en relation par ce geste simple et ainsi partager un peu de temps avec elles.

Pas moins de 12 000 fleurs sont distribués demain.
Dans le 3ème arrondissement, c’est Place Guichard de 9h à 13h.
Pensez-y et faites plaisir à une personne autour de vous.

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Une nouvelle avancée pour la santé publique


Jeudi dernier, Marisol TOURAINE présentait le Programme national de réduction du tabagisme dans le cadre du Plan Cancer 2014-2019 articulé autour de trois leviers d’actions :protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme, aider les fumeurs à arrêter, et agir sur l’économie du tabac.

Vous l’avez sans doute d’ores et déjà entendu dans les médias, ce plan comprend des mesures chocs comme l’extension des espaces non-fumeurs, la neutralité des paquets de cigarettes, la diffusion d’une grande campagne d’information, la lutte contre le commerce illicite de tabac, etc.

Quand on sait qu’un fumeur sur deux meurt du tabac, que 73 000 personnes en meurent chaque année et que la cigarette tue vingt fois plus que les accidents de la route, la lutte contre le tabac demeure un enjeu majeur de santé publique.

Cela fait des années que je me bats pour qu’on poursuive ce combat. Aujorud’hui, ce sont des mesures fortes que je soutiens à 300 % et je salue l’engagement de la Ministre et du Gouvernement pour cette nouvelle avancée.

Retour sur les sénatoriales


Hier, j’ai été voté, en tant que grand électeur aux élections sénatoriales à la Préfecture du Rhône. Au lendemain, le réveil est un peu difficile.

Au niveau national, d’abord, c’est la perte de la majorité pour la gauche. Avouons le, cela n’est pas vraiment une surprise compte-tenu des résultats des municipales de mars. Cela dit, la victoire n’est pas encore gagnée pour la droite. Il leur reste à se mettre d’accord pour un candidat à la présidence et ça ne semble pas gagné tant leurs divisons sont patentes.  Et entre nous, le retour de Nicolas SARKOZY ne semble pas les arranger !  

C’est aussi l’entrée dans cette assemblée de deux sénateurs Front National confirmant leur percée dans chacune des élections locales et nationales.

Pour moi, c’est là que réside l’inquiétude la plus grande. Je ne pense pas que ce soit les propositions qui séduisent les électeurs mais cette forme « gouailleuse » qui laisserait penser que, seuls eux-mêmes feraient les bons choix, que seuls eux-mêmes feraient de la place. Mais de la place à qui ? Et de la place pour quoi ? C’est ça que j’aimerais aujourd’hui saisir.

Au niveau local, ensuite, l’UMP a remporté le Rhône puisqu’elle compte désormais quatre sièges sur sept.

Bien sûr, je félicite Gérard COLLOMB et Annie GUILLEMOT, qui représentent notre camp, et qui ont été élus dimanche.

Je regrette enfin que Martial PASSI, pour le Front de Gauche, n’ait pas été élu et ce, à cinq voix près. Je le côtoie souvent au Grand Lyon et je connais la qualité de l’homme, de son travail et de ses engagements. Les défaites sont toujours difficiles. Lorsqu’elles sont si près de la victoire, elles sont d’autant plus dures à accepter.

Le CLARA reconnu internationalement


Pour ceux qui lisent mon blog, CLARA n’est pas seulement un joli prénom mais bien l’acronyme de « Cancéropôle Lyon Rhône-Alpes Auvergne ».

Pour rappel, le CLARA, c’est un réseau à l’échelle de Rhône-Alpes et de l’Auvergne. Il regroupe des hôpitaux, des chercheurs, des universités et des industriels autour de la lutte contre le cancer dans le cadre du Plan Cancer.

En France, il y a 7 cancéropôles dessinant des régions de taille européenne. J’ai le privilège de conduire le comité exécutif du Cancéropôle CLARA depuis 10 ans maintenant, avec des lettres de mission signées de Gérard Collomb, de Jean-Jack Queyranne, et de Michel Mercier, mais aussi des présidents d’agglomérations et des maires de Saint-Etienne, de Grenoble et de Clermont-Ferrand. Je le rappelle souvent, l’enjeu de la lutte contre le cancer n’est « ni de droite, ni de gauche ».

L’année dernière, afin de procéder à l’évaluation des dossiers de chaque Cancéropôle, dans le cadre du Plan Cancer III, l’Institut National du Cancer (INCa) a constitué un comité d’évaluation scientifique, composé de 10 personnalités internationales.

A la suite de ces auditions, le comité d’évaluation scientifique a évalué très favorablement le Cancéropôle Lyon Auvergne  Rhône-Alpes. Je cite : « le comité a mis en avant la stratégie développée au sein des axes scientifiques du CLARA, guidée par l’interdisciplinarité, le transfert au patient. Cette expertise forte devrait servir d’exemple pour les autres Cancéropôles. Le CLARA a montré une vision stratégique très claire de ce que doit être un Cancéropôle, la valorisation est considérée comme principe directeur de ses actions. ».

Dans un contexte de baisse du financement de l’INCa pour les Cancéropôles, la dotation du CLARA reste stable.

En tant que Président du comité exécutif, je félicite évidemment les équipes du CLARA de ces excellents résultats. Il est aussi peut-etre temps, pour moi, de passer le relai.

La parole au… Président de la République


 A propos de l’assassinat, hier, d’Hervé GOURDEL

« Notre compatriote Hervé GOURDEL a été assassiné par un groupe terroriste, lâchement, cruellement.

Je pense à lui. Il était parti en Algérie pour se livrer à sa passion : la montagne. Il a été victime d’un crime odieux, dont les auteurs devront être châtiés.

Je pense à sa famille, à sa compagne, à ses parents, auxquels j’ai parlé et qui sont submergés par le chagrin. Je pense à ses proches qui sont nombreux, qui ne comprennent pas et qui n’acceptent pas cette terrible injustice. Pourquoi lui? Pourquoi là-bas ?

Je pense à tous nos concitoyens qui sont saisis d’effroi, parce que le but des terroristes, c’est justement d’effrayer, de faire peur.

Alors, dans ce moment, je veux rappeler des choses simples et fortes. Hervé GOURDEL est mort parce qu’il était français, parce que son pays la France combat le terrorisme. Hervé GOURDEL est mort parce qu’il est le représentant d’un peuple, le nôtre, qui est épris de liberté et qui défend la dignité humaine contre la barbarie.

Ma détermination est totale et cette agression ne fait que la renforcer. Nous continuerons à lutter contre le terrorisme partout et notamment contre le groupe qu’on appelle « Daech », qui répand la mort en Irak, en Syrie, qui poursuit des  populations civiles, persécute des minorités religieuses, viole, décapite… Oui, c’est contre ce groupe que la France s’est mobilisée et a été appelée par les autorités irakiennes.

Aussi les opérations militaires aériennes - il n’y a pas de troupes au sol - les opérations militaires se poursuivront, tout le temps nécessaire.

Je veux aussi que toutes les dispositions soient prises pour assurer la sécurité de nos compatriotes en France et partout dans le monde. Je renouvelle mes appels à la vigilance, mes consignes pour que nul ne soit exposé à un risque qui est inutile dans cette période.

Je réunirai, dès demain, un Conseil de défense pour, à la fois, fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de nos compatriotes.

Dans cette épreuve, l’unité est la meilleure réponse et c’est pourquoi je me réjouis, hélas, dans cette période que le Parlement ait pu démontrer son sens du rassemblement et de l’intérêt national.

Je lance un appel à la réunion de tous, au rassemblement de toute notre communauté, au-delà de nos différences, au-delà de nos sensibilités, de nos convictions, parce que c’est l’essentiel qui est en jeu. La France ne cède pas au terrorisme, la France ne cèdera jamais au terrorisme, parce que c’est son devoir et, bien plus, parce que c’est son honneur. »

7 rue des Marronniers, lieu de mémoire


Vendredi dernier, nous avons célébré deux anniversaires au n°7 rue des Marronniers dans le 2ème arrondissement :

  • celui de la Société d’Enseignement Professionnel du Rhône qui s’y est établie de 1864 à 1894,
  • et celui de la République des Jeunes qui y fut créée, à l’initiative d’André PHILIP, en 1944.

Depuis 1985, c’est le Théâtre des Marronniers qui y réside. Il  porte une attention particulière aux jeunes artistes émergents.

J’avais, il est vrai, de bonnes raisons de m’y rendre. D’abord, parce que je suis le petit-fils d’André PHILIP. Ensuite, parce que nous avons beaucoup travaillé avec la SEPR dans le 3ème. La formation professionnelle est un enjeu majeur pour les emplois de demain et nous avons  beaucoup œuvré pour voir la réalisation du “Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes” sur l’ancienne friche des usines RVI (Cf. post du 18 septembre).

Vendredi, c’était aussi une fierté de voir, à nouveau, le nom d’André PHILIP écrit sur cette plaque mémorielle en honneur de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la culture. J’aime me rappeler ses propres mots pour définir l’éducation populaire et la culture. C’est d’ailleurs au tour de ça que j’ai formulé mon allocution :

« Ce n’est pas une éducation professionnelle limitée à l’acquisition et au renouvellement du métier, ce n’est pas une culture au rabais donnant à l’homme de vagues connaissances lui permettant de parler de tout sans rien connaitre en réalité, au contraire, une culture populaire doit être précise, concrète, conçue en vue de l’action et non du bavardage.

Ce n’est pas non plus une culture littéraire ou artistique séparée de la vie quotidienne, il ne s’agit pas d’une assimilation passive même des éléments les plus valables de la culture traditionnelle car elle représenterait pour le citoyen  une évasion hors de son expérience réelle, une consolation passive parce que restant dans des domaines où il n’est pas capable de prendre des responsabilités.

 La culture est essentiellement un éveil, surtout un art de vivre  la vie de tous les jours, dans toutes ses dimensions. Une prise de conscience des problèmes et de responsabilités enfin de se mettre en état de comprendre et d’agir ».

Si vous passez dans le 2ème arrondissement, vous verrez donc désormais cette plaque apposée au n°7 rue des Marronniers :

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Ma tribune pour le Huffingtonpost


Ci-dessous, la tribune que j’ai écrit pour le Huffingtonpost en tant que Président de l’Institut Curie.

« Chirurgie ambulatoire: une révolution en marche dans la lutte contre le cancer du sein en France

Le 26 septembre prochain aura lieu à Paris le premier colloque dédié en France au cancer du sein, et au développement de sa prise en charge ambulatoire. L’hospitalisation de jour est un enjeu majeur pour notre pays : enjeu avant tout humain au regard des changements profonds dans l’organisation du soin qu’elle implique ; de la qualité de vie et du confort du patient, qui en seraient grandement améliorés ; enjeu crucial également pour la bonne santé de nos finances publiques. L’Institut Curie, depuis toujours à l’avant-garde dans la lutte contre le cancer, a souhaité s’inscrire pleinement dans ce débat en réunissant tous les acteurs concernés.

Dès les années 1990, l’Institut Curie rendait possible la réalisation de l’acte chirurgical le jour même de l’admission et de la sortie de l’hôpital du patient. Dès 2012, l’Institut Curie décidait de créer à Paris une unité de chirurgie ambulatoire, dédiée en grande partie au cancer du sein sous la responsabilité du Dr Séverine Alran. En l’espace de dix-huit mois, fruit d’un véritable changement culturel opéré coinjointement par patients et les soignants, le taux d’interventions en ambulatoire a progressé de 15% à 40% à l’Institut Curie pour le cancer du sein.

Ces avancées concrètes et rapides témoignent de ce qu’il est possible d’accomplir dès lors que toutes les volontés et les bonnes pratiques sont réunies. Au-delà, elles ne doivent pas dissimuler l’ampleur des efforts qui restent à réaliser à l’échelle de notre pays. Car la France accuse encore un retard éloquent dans ce domaine, avec un taux d’hospitalisation de jour - toutes maladies confondues - estimé à 36% contre plus de 50% en Europe du Nord.

Ne nous le cachons pas : développer la chirurgie ambulatoire implique des changements profonds en termes d’organisation du soin en France. En février dernier, le Président de la République la qualifiait même de révolution. L’hospitalisation de jour relève pourtant du bon sens, tant elle conjugue des bénéfices avérés pour les patients et pour l’univers hospitalier en termes de qualité de soin, de confort et de réduction de coûts. Aujourd’hui 95% des chimiothérapies et 100% de la radiothérapie dans le cancer du sein sont fait déjà, et ce depuis de nombreuses années en ambulatoire.

Le temps n’est donc plus, à l’hôpital, au nombre de lits qui faisait la grandeur d’un service et le pouvoir d’un chef de service. Avec la chirurgie ambulatoire, l’hôpital retrouve enfin tout le sens de sa mission première, à savoir le soin : un soin d’extrême qualité, mené dans des conditions de sécurité optimale, centré sur le patient, sa santé et le confort de sa vie quotidienne.

Pour les professionnels de la santé, le moment est donc venu de faire preuve de volonté et de responsabilité collectives. Il est aujourd’hui possible d’améliorer la prise en charge des patients en convertissant le temps d’hospitalisation en temps de consultation, d’annonce et d’actes chirurgicaux ambulatoires. Pour ce faire, un lien fort se doit d’être établi entre les professionnels de santé ville-hôpital dès le départ du parcours de soin de chaque patient. Cette synergie doit se traduire ensuite par la mise en place d’une organisation nouvelle, à la fois pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle, associant étroitement chirurgiens, anesthésistes et radiologues - pour les repérages préopératoires, soit 40% des actes - mais aussi les infirmières et les kinésithérapeutes.

Dans ces changements profonds d’habitudes et de pratiques, les professionnels de la santé ne sont pas seuls. Ils sont encouragés et soutenus tout d’abord par l’Etat, avec les mesures du plan Cancer III. Ainsi, pour 2016, les pouvoirs publics par la voix de la Ministre Marisol Touraine ont fixé comme objectif une part de 50 % d’ambulatoire dans l’ensemble de l’activité chirurgicale. Cette transition doit permettre de réaliser des économies substantielles et combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale.

Tout aussi importante, la dimension psychologique de la prise en charge ambulatoire. A une très large majorité, les Français plébiscitent l’hospitalisation de jour, conscients qu’à qualité de traitement équivalente, elle seule permet au patient de rester auprès des siens, dans son environnement habituel. 79% des Français la jugent ainsi préférable pour un patient atteint de cancer. Ce taux monte à 85% chez les femmes et les 35-49 ans. La préservation du moral et de l’équilibre psychologique, éléments déterminants pour faire face à la maladie, sont mis en avant dans cette volonté de maintien du lien social.

Aujourd’hui, les bénéfices conjugués de la chirurgie ambulatoire ne sont plus à démontrer. C’est d’autant plus vrai dans la chirurgie du cancer du sein, qui s’avère aujourd’hui particulièrement adaptée à la prise en charge ambulatoire. Dans les années 1950, une majorité de patientes présentaient des tumeurs évoluées qui exigeaient des traitements chirurgicaux lourds et des durées d’hospitalisation prolongées. Ce n’est plus le cas de nos jours : grâce à un dépistage précoce et au Plan Cancer, 70 % des patientes sont en bonne santé à leur arrivée à l’hôpital, avec un cancer du sein de premier stade qui nécessite une chirurgie limitée et réglée.

Et pourtant, y compris dans ce domaine, les bonnes pratiques restent encore à développer. Pour l’Institut Curie, précurseur de la chirurgie ambulatoire, le moment est donc venu d’établir un véritable retour d’expertise en réunissant tous les acteurs concernés. Professionnels de la santé, patients, monde associatif, journalistes, grand public, chacun apportera son regard, son expérience, sa réflexion. Telle est l’ambition de notre colloque : faire toute la lumière sur les enjeux de la chirurgie ambulatoire, lever les interrogations, mesurer les avancées et témoigner des pistes d’amélioration qui se dessinent.

Cette initiative s’affirme comme le relais de notre engagement concret auprès des patients, dont la prise en charge des soins mais aussi la vie quotidienne doivent être sans cesse améliorées.”

Hommage à Denise JOUSSOT


J’ai appris hier le décès de Denise JOUSSOT survenu dimanche. Pour moi, elle représente l’une des grandes figures de l’engagement. Le 8 mars 2009, à l’occasion de la journée des femmes, j’avais d’ailleurs choisi de dresser son portrait à travers les paroles de Josette IMBERT.

En souvenir, je vous propose, 5 ans après, de le relire. Les obsèques de Denise JOUSSOT auront lieu vendredi.

«… Denise JOUSSOT est originaire du Jura. Son frère était religieux. Née au sortir de la première guerre, elle m’a raconté qu’elle avait fait ses études primaires avec sa mère. Son intelligence remarquable lui a ensuite permis d’obtenir son agrégation de lettres classiques. Elle a enseigné en Khagne au lycée E.Quinet où elle a fait la connaissance de Renée DUFOURT.   

Sa famille était très croyante et elle-même est restée pratiquante. Cela ne l’a nullement empêchée de venir en aide aux enfants juifs persécutés par les nazis: elle a accueilli à son domicile Simone A, 15 ans, sa mère et son frère. Puis Denise les a aidés à trouver une cachette et ainsi les a sauvés. Cela vaudra à Denise de recevoir la prestigieuse « Médaille des Justes », puis en 2007, d’être décorée de la légion d’honneur, à 90 ans, par le Recteur de l’académie, au lycée E. Quinet, (aujourd’hui devenu le lycée E. Herriot) où de nombreuses anciennes élèves étaient venues lui rendre hommage.   

Profondément chrétienne et viscéralement laïque, Denise a patiemment construit un pont entre les deux rives de sa vie. Enseignante dans le public, elle s’est occupée de la Fédération française des éclaireuses dont elle est devenue responsable nationale. Elle prônait déjà la coéducation des filles et des garçons, avec des personnalités comme Jean ESTEVE et Maîté BAILLARD. Sa foi l’a amenée à militer pour un parti de gauche, le parti socialiste.  

C’est le moment où, comme l’écrit A. EYCK, dans son livre « la rose et le goupillon » dédié à son ami Claude BERNARDIN, les chrétiens ont voulu accorder leur foi dans l’Evangile et leur pratique politique.   Avec sa collègue R. Dufourt, elle a franchi le pas, à une époque où les femmes ne servaient que de « petites mains » dans tous les partis politiques. Les femmes du PS du Rhône lancent alors la commission « femmes ». Réunions chaleureuses, où la « sororité », mot inconnu à l’époque, s’est épanouie dans la foulée du mouvement des femmes de 1970. Denise, comme Renée, s’est battue pour arracher le droit à la contraception. C’est ce combat qui a sans doute fait prendre conscience de l’absence des femmes dans les partis politiques, de droite comme de gauche.  

Nous avons alors décidé de mener des actions à la manière des suffragettes du siècle passé et de nous faire entendre coûte que coûte. Une dizaine d’entre nous ont déposé des candidatures aux élections cantonales de 1979, sans réel espoir. Mais nous voulions montrer que l’argument des hommes « on ne trouve pas de femmes candidates » était fallacieux. Nos camarades masculins ont sauté sur l’occasion pour nous proposer les cantons perdus d’avance. Après nous être concertées, nous avons décidé de relever le défi. Et nous sommes allées à la bataille perdue pour nous faire entendre. Denise a été candidate dans ce 3° arrondissement que l’on disait à droite pour l’éternité.  

Le parti a imprimé un tract se félicitant de présenter 10 femmes. Aucune de nous n’a été élue mais cela a mis en évidence le manque de volonté politique des hommes qui se jugent toujours plus « compétents » !   

« Le cerveau n’a pas de sexe » disait déjà Poulain de la Barre et de nombreuses femmes ont montré qu’elles étaient capables, autant que les hommes. Mais Denise a aussi lutté pour les sans papier, manifesté au palais de justice, aidé des jeunes dans leurs études… et j’en oublie car sa modestie est sans limite. Denise JOUSSOT, une « honnête homme » !… » 

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Bienvenue à la Maison de l’ALP


Vendredi dernier était inauguré la Maison de l’Association Lyonnaise de Prévoyance (ALP) rue Lavoisier, au cœur du 3e arrondissement.

De quoi s’agit-il ? D’une maison intergénérationnelle de 30 logements pour personnes âgées non dépendantes et pour étudiants.

L’ouverture de cette maison répond pleinement aux objectifs que nous nous sommes fixés : favoriser les relations entre les personnes, rompre l’isolement des seniors mais aussi des plus jeunes, offrir notamment aux jeunes la possibilité d’être utile aux autres pour aussi, donner un peu de sens à ce que nous pouvons faire.

Cet habitat est pensé comme un lieu d’accueil pour des personnes âgées d’au moins 60 ans, non dépendantes et des étudiants engagés et solidaires.

Dans la Maison de l’ALP, il y a donc des bénévoles formés à l’accompagnement - ils permettront aux plus anciens de trouver écoute et aide - et des étudiants locataires qui apporteront leur enthousiasme.

Ce projet n’est pas seulement une offre de logements supplémentaires c’est aussi un projet social, un projet solidaire, un projet porteur de sens qui participe à la mixité résidentielle que nous voulons installer dans le quartier de la Part-Dieu, pour que ce quartier central ne soit pas celui de quelques-uns, mais bien un quartier de mixité.

Cette Maison est portée par la société coopérative d’intérêt collectif Entreprendre pour Humaniser la Dépendance et sa gestion est assurée conjointement par le réseau La Pierre Angulaire (de l’association HABITAT ET HUMANISME) et par l’Association Lyonnaise de Prévoyance.

Merci à eux et bienvenue dans le 3e.

Ce week-end, baladez-vous dans le 3e


Les Journées européennes du patrimoine démarrent samedi ! L’occasion de découvrir des espaces que l’on traverse au quotidien mais avec un nouveau regard. C’est aussi l’occasion de se baladez, de se créer un parcours insolite.
A cette occasion, vous pourrez d’ailleurs visiter la Mairie du 3ème et en particulier la salle Eugène BROUILLARD du nom de son peintre qui plonge qui passe la porte dans une ambiance assez incroyable, celle des années 1920.

Sinon, vous pourrez découvrir de nombreux édifices, et notamment ceux indiqués sur la carte ci-dessous par des points rouges : le Grand Temple, la Préfecture, l’Auditorium, les fameuses caves d’Armand BAHADOURIAN, la Place du Pont, le Centre social, l’Auditorium, l’Eglise du Saint-Sacrement, la bibliothèque de la Part-Dieu, les nouvelles archives départementales (cf. mon post de mardi), le Mémorial Montluc, le Théâtre des Asphodèles, la SEPR, les compagnons du bâtiment, HEH, ou encore la Villa Berliet.

Enfin, pour plus d’infos et si vous ne voulez pas vous cantonner au 3ème arrondissement, rendez-vous sur ici

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Une nouvelle bibliothèque pour le 3ème


Hier, nous avons posé la première pierre de la bibliothèque, avenue Lacassagne. Ce rez-de-chaussée de près de 1 000 m² accueillera demain plus de 25 000 documents, un espace numérique, diverses salles de travail… Au dessus, ce sont  21 nouveaux logements sociaux qui seront créés.

Symboliquement, cette cérémonie marque aussi plus largement la reconversion de l’ancienne friche industrielle Renault Véhicules Industriels (RVI) en un campus professionnel ouvert sur un nouveau quartier à vivre. 

Après l’installation de Croix Rouge Formations, de la SEPR, de l’AFPIA et bientôt de la FCMB, c’est aussi l’arrivée de l’école d’enseignement artistique Emile COHL et des ateliers ECohlCité que nous fêtions. Fin 2015, ce « Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes » réunira sur son site pus de 6 500 étudiants et constituera l’un des plus grand campus professionnels d’Europe.

Au-delà du campus, c’est aussi l’aménagement du parc qui fera l’objet d’une seconde phase de concertation en 2015 avec les riverains et complétera la reconversion du site.

Etablissements de formation, médiathèque et parc, seuls les grands sheds témoignent aujourd’hui du passé industriel du site et nous y sommes particulièrement attachés.

C’est dans une ambiance particulièrement conviviale que nous avons donc signé avec Gérard COLLOMB le parchemin ensuite, inséré dans le moellon creux.

Si tout se passe bien, l’ouverture du bâtiment est attendue pour la fin de l’année 2015 ou au plus tard, début 2016.

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Quand la valeur travail est récompensée


Hier, après le Conseil communautaire, je suis passé saluer Madeleine ORIOL qui se voyait remettre, en salle Eugène Brouillard de la Mairie du 3ème  arrondissement, la Médaille du Travail Grand Or pour les 40 années passées chez GAST.

Gravissant progressivement les échelons de ce traiteur incontournable de la cuisine Lyonnaise, elle exerçait à la fin de sa carrière le métier de comptable. C’est donc en  insistant sur les valeurs du travail mais aussi d’amour et de passion que son patron, Gérard LOBIETTI a retracé son parcours fortement lié à l’histoire même de l’entreprise installée désormais aux Halles Paul BOCUSE.

De nombreux commerçants des Halles mais aussi des amis et habitants du quartier Moncey-Préfecture-Mutualité étaient venus saluer cette belle carrière.

40 années dans la même entreprise, c’est beau et il faut bien l’avouer, c’est de plus en plus rare !  40 années à s’investir dans un collectif, dans une entreprise, c’est un engagement dont il faut reconnaitre les mérites. Certains trouvent cela désuet. Je trouve cela, au contraire important et rassurant.

En tout cas, pour Madeleine ORIOL, cette soirée marquait aussi la fin de son travail salarié puisque cette récompense était quasi concomitante avec son départ mérité à la retraite.

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Un nouveau bâtiment pour les archives


Vendredi dernier, ont été inaugurées les nouvelles archives départementales du Rhône.

Quiconque s’intéresse à l’histoire de notre département et de notre ville sait que les archives départementales recèlent de nombreux trésors à qui sait les chercher, parmi les 500 000 documents qui y sont stockés. Il est notamment possible de retrouver les fiches des prisonniers du Fort Montluc durant la seconde guerre mondiale ou encore les plans prévisionnels de l’exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon de 1894.

Un gros travail de numérisation est d’ailleurs en cours. Il permet désormais de consulter une part non négligeable en ligne : http://archives.rhone.fr/

La création de ces nouvelles archives étaient nécessaire au regard de l’exiguïté des locaux précédents. Depuis 1912, les archives étaient situées Chemin de Montauban dans le 5e arrondissement puis rue Servient dans le 3e où une annexe a été construite en  1987 pour compenser le manque de place du bâtiment initial. C’est aujourd’hui au 34 rue Mouton-Duvernet qu’elles sont donc consultables, dans ce nouvel environnement accessible, fonctionnel et confortable. Notons que ce bâtiment dispose également d’un très bel amphithéâtre. 

Signée Bruno DUMETIER, cette architecture dorée témoigne, je crois, du renouveau de Part-Dieu Sud. Demain l’aménagement  de l’esplanade Mandela apportera encore davantage d’espaces publics dans ce quartier en pleine reconversion.

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Citoyens d’honneur - Cru 2014


Samedi, lors du forum des associations, nous avons remis les médailles des citoyens d’honneur du 3ème arrondissement. 5 personnalités ont donc été mises en avant non pas pour ce qu’elles sont mais surtout pour ce qu’elles font.

Je le dis souvent, choisir de s’engager aux côtés d’autres femmes et hommes, c’est reconnaître que c’est ensemble que nous ferons avancer les choses. C’est faire acte de générosité et de solidarité. C’est  se mettre au service d’une dynamique collective à laquelle chacun peut apporter une pierre à l’édifice. L’engagement est essentiel pour mieux vivre ensemble dans chacun de nos quartiers et construire une société toujours meilleure.

Je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas une seule forme d’engagement mais de multiples manières de s’investir. C’est cette diversité que nous avons souhaité mettre en valeur cette année avec :

  • M. Henri Guérin, Bénévole du Bistrot des amis
  • M. Kamel Hasni, Champion de boxe,
  • M. Gérard Frize, Président du Comité d’intérêt local de Montchat
  • M.et Mme Péquet, Anciens restaurateurs de la place Voltaire,
  • Mme Martine Roure, Présidente de Lahso

A nouveau, merci à eux, merci pour leur engagement au quotidien, merci pour ce qu’ils font pour le 3ème arrondissement de Lyon.

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boxe

Demain, rendez-vous place Guichard


Comme chaque année, se tiendra demain le Forum des associations du 3ème arrondissement. Plus de 100 associations tiendront des stands pour aller à la rencontre des habitants.

 

Je vous y donne donc rendez-vous autour du programme suivant :

 

10h      ouverture du forum et début des démonstrations

12h      inauguration officielle et remise des médailles aux citoyens d’honneur

13h      reprise des démonstrations

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Retour sur le Conseil d’arrondissement


Mardi 19h se tenait à la mairie, le Conseil d’arrondissement.

27 rapports ont été proposés et votés sur des enjeux aussi variés que le fonctionnement des conseils de quartier, l’attribution de subvention au titre de l’insertion, de la petite enfance, de la jeunesse, des temps scolaires, des garanties d’emprunts pour du logement social.

Il a également été question de patrimoine, de culture avec par exemple, la programmation des Lumières, mais aussi de sport. Avec le vote d’une nouvelle charte, le fonctionnement des différents jardins partagés devrait être harmonisé pour davantage de transparence et d’équité.

Bien sûr, les débats politiques ont principalement porté sur la réforme des rythmes scolaires avec une opposition qui a du mal à se faire à l’idée que, finalement, cela fonctionne bien. Les directeurs d’accueil de loisirs sont tous en poste. Une grande majorité des animateurs ont d’ores et déjà rencontré les enfants vendredi dernier et je crois que tout le monde se réjouit de travailler ensemble.

L’expression des groupes politiques dans les supports de communication municipaux ont également occupé une bonne part des débats, trop à mon goût. Dans la mesure où chacun s’exprime déjà largement et librement dans les diverses instances démocratiques (je pense à la région, au département, à la ville, au Grand Lyon…), j’avoue que je ne suis pas certain que ces débats intéressent réellement les lyonnais.

2h45, une séance dense qui témoigne de la diversité des défis que nous avons à relever.

Violences et parentalité


En écoutant l’histoire de la disparition du petit Loan, je me suis vite douté que quelque chose clochait. J’avais en mémoire la fin tragique de la petite Fiona, prétendument kidnappée et retrouvée morte, battue à mort par son beau-père, sa mère, les deux..

Le petit Loan avait 4 mois. On a trouvé son corps dans un étang. Le père a parlé d’une punition qui a mal tourné. Une punition à 4 mois ! On se sent mal et la nausée guette…

Ces deux infanticides en disent long sur l’état de notre société. Chaque jour, dans notre pays, deux enfants meurent de violences intrafamiliales. Une de mes amies épidémiologistes, Anne TURSZ, a montré que l’impensable pouvait être quotidien (Les oubliés : enfants maltraités en France et par la France, 2010, Seuil).

Le « métier » de parents est sans doute l’un des plus difficiles au monde tant il exige patience, constance, écoute, fermeté et douceur. Aux Etats-Unis, il y a des cours de « parenting ».

Je rêve que chaque parent reçoive, en France les vers de Khalil GIBRAN et les connaisse par cœur :

Vos enfants ne sont pas vos enfants
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie
Ils viennent à travers vous mais non de vous
Et bien qu’ils soient à vous, ils ne vous appartiennent pas

Comment se fait-il qu’il existe si peu de préparation à la parentalité ? Comment expliquer qu’on surveille autant les parents adoptifs et si peu les autres ? Pourquoi la prévention des déviances ne fait-elle l’objet d’aucun programme de santé publique ?

De nombreuses questions qui restent sans réponse et qu’on se repose à chaque fois qu’un drame humain resurgit de façon fracassante dans l’actualité.

Sartre ou Minute ?


 Najat VALLAUD-BELKACEM est l’objet d’attaques inqualifiables de l’extrême droite mais plus grave encore, de députés ou d’élus de la droite dite démocratique.

J’ai lu ou entendu que najat était un (!) ayatollah, un sous-marin des musulmans extrémistes, un homme déguisé en fille, un apôtre de la transformation de filles en garçons et inversement, la ministre de la rééducation nationale, et j’en oublie surement.

Pour moi, Najat, que je connais bien, est la preuve vivante de l’importance du rôle des parents et de l’école dans l’éducation. C’est un succès républicain du XXème siècle. C’est une femme qui a fait des études brillantes, qui a appris progressivement le « métier » politique tout en restant fidèle. Fidèle à ces origines modestes et à ceux qui l’ont aidée (Ségolène ROYAL, Jean-Jack QUEYRANNE…).

C’est une élue du 3ème arrondissement de Lyon et de Montchat dont nous sommes fiers et dont nous connaissons bien les valeurs humaines, les qualités et les capacités de travail.

Face aux attaques que je qualifierais de « caniveaux », Najat a eu l’intelligence une fois de plus de citer une formule de Pierre DESPROGES : “C’est plus économique d’acheter Minute que d’acheter SARTRE. Pour le même prix, on a, à la fois, la nausée et les mains sales.”

Bien dit !