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7 rue des Marronniers, lieu de mémoire


Vendredi dernier, nous avons célébré deux anniversaires au n°7 rue des Marronniers dans le 2ème arrondissement :

  • celui de la Société d’Enseignement Professionnel du Rhône qui s’y est établie de 1864 à 1894,
  • et celui de la République des Jeunes qui y fut créée, à l’initiative d’André PHILIP, en 1944.

Depuis 1985, c’est le Théâtre des Marronniers qui y réside. Il  porte une attention particulière aux jeunes artistes émergents.

J’avais, il est vrai, de bonnes raisons de m’y rendre. D’abord, parce que je suis le petit-fils d’André PHILIP. Ensuite, parce que nous avons beaucoup travaillé avec la SEPR dans le 3ème. La formation professionnelle est un enjeu majeur pour les emplois de demain et nous avons  beaucoup œuvré pour voir la réalisation du “Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes” sur l’ancienne friche des usines RVI (Cf. post du 18 septembre).

Vendredi, c’était aussi une fierté de voir, à nouveau, le nom d’André PHILIP écrit sur cette plaque mémorielle en honneur de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la culture. J’aime me rappeler ses propres mots pour définir l’éducation populaire et la culture. C’est d’ailleurs au tour de ça que j’ai formulé mon allocution :

« Ce n’est pas une éducation professionnelle limitée à l’acquisition et au renouvellement du métier, ce n’est pas une culture au rabais donnant à l’homme de vagues connaissances lui permettant de parler de tout sans rien connaitre en réalité, au contraire, une culture populaire doit être précise, concrète, conçue en vue de l’action et non du bavardage.

Ce n’est pas non plus une culture littéraire ou artistique séparée de la vie quotidienne, il ne s’agit pas d’une assimilation passive même des éléments les plus valables de la culture traditionnelle car elle représenterait pour le citoyen  une évasion hors de son expérience réelle, une consolation passive parce que restant dans des domaines où il n’est pas capable de prendre des responsabilités.

 La culture est essentiellement un éveil, surtout un art de vivre  la vie de tous les jours, dans toutes ses dimensions. Une prise de conscience des problèmes et de responsabilités enfin de se mettre en état de comprendre et d’agir ».

Si vous passez dans le 2ème arrondissement, vous verrez donc désormais cette plaque apposée au n°7 rue des Marronniers :

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Ma tribune pour le Huffingtonpost


Ci-dessous, la tribune que j’ai écrit pour le Huffingtonpost en tant que Président de l’Institut Curie.

« Chirurgie ambulatoire: une révolution en marche dans la lutte contre le cancer du sein en France

Le 26 septembre prochain aura lieu à Paris le premier colloque dédié en France au cancer du sein, et au développement de sa prise en charge ambulatoire. L’hospitalisation de jour est un enjeu majeur pour notre pays : enjeu avant tout humain au regard des changements profonds dans l’organisation du soin qu’elle implique ; de la qualité de vie et du confort du patient, qui en seraient grandement améliorés ; enjeu crucial également pour la bonne santé de nos finances publiques. L’Institut Curie, depuis toujours à l’avant-garde dans la lutte contre le cancer, a souhaité s’inscrire pleinement dans ce débat en réunissant tous les acteurs concernés.

Dès les années 1990, l’Institut Curie rendait possible la réalisation de l’acte chirurgical le jour même de l’admission et de la sortie de l’hôpital du patient. Dès 2012, l’Institut Curie décidait de créer à Paris une unité de chirurgie ambulatoire, dédiée en grande partie au cancer du sein sous la responsabilité du Dr Séverine Alran. En l’espace de dix-huit mois, fruit d’un véritable changement culturel opéré coinjointement par patients et les soignants, le taux d’interventions en ambulatoire a progressé de 15% à 40% à l’Institut Curie pour le cancer du sein.

Ces avancées concrètes et rapides témoignent de ce qu’il est possible d’accomplir dès lors que toutes les volontés et les bonnes pratiques sont réunies. Au-delà, elles ne doivent pas dissimuler l’ampleur des efforts qui restent à réaliser à l’échelle de notre pays. Car la France accuse encore un retard éloquent dans ce domaine, avec un taux d’hospitalisation de jour - toutes maladies confondues - estimé à 36% contre plus de 50% en Europe du Nord.

Ne nous le cachons pas : développer la chirurgie ambulatoire implique des changements profonds en termes d’organisation du soin en France. En février dernier, le Président de la République la qualifiait même de révolution. L’hospitalisation de jour relève pourtant du bon sens, tant elle conjugue des bénéfices avérés pour les patients et pour l’univers hospitalier en termes de qualité de soin, de confort et de réduction de coûts. Aujourd’hui 95% des chimiothérapies et 100% de la radiothérapie dans le cancer du sein sont fait déjà, et ce depuis de nombreuses années en ambulatoire.

Le temps n’est donc plus, à l’hôpital, au nombre de lits qui faisait la grandeur d’un service et le pouvoir d’un chef de service. Avec la chirurgie ambulatoire, l’hôpital retrouve enfin tout le sens de sa mission première, à savoir le soin : un soin d’extrême qualité, mené dans des conditions de sécurité optimale, centré sur le patient, sa santé et le confort de sa vie quotidienne.

Pour les professionnels de la santé, le moment est donc venu de faire preuve de volonté et de responsabilité collectives. Il est aujourd’hui possible d’améliorer la prise en charge des patients en convertissant le temps d’hospitalisation en temps de consultation, d’annonce et d’actes chirurgicaux ambulatoires. Pour ce faire, un lien fort se doit d’être établi entre les professionnels de santé ville-hôpital dès le départ du parcours de soin de chaque patient. Cette synergie doit se traduire ensuite par la mise en place d’une organisation nouvelle, à la fois pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle, associant étroitement chirurgiens, anesthésistes et radiologues - pour les repérages préopératoires, soit 40% des actes - mais aussi les infirmières et les kinésithérapeutes.

Dans ces changements profonds d’habitudes et de pratiques, les professionnels de la santé ne sont pas seuls. Ils sont encouragés et soutenus tout d’abord par l’Etat, avec les mesures du plan Cancer III. Ainsi, pour 2016, les pouvoirs publics par la voix de la Ministre Marisol Touraine ont fixé comme objectif une part de 50 % d’ambulatoire dans l’ensemble de l’activité chirurgicale. Cette transition doit permettre de réaliser des économies substantielles et combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale.

Tout aussi importante, la dimension psychologique de la prise en charge ambulatoire. A une très large majorité, les Français plébiscitent l’hospitalisation de jour, conscients qu’à qualité de traitement équivalente, elle seule permet au patient de rester auprès des siens, dans son environnement habituel. 79% des Français la jugent ainsi préférable pour un patient atteint de cancer. Ce taux monte à 85% chez les femmes et les 35-49 ans. La préservation du moral et de l’équilibre psychologique, éléments déterminants pour faire face à la maladie, sont mis en avant dans cette volonté de maintien du lien social.

Aujourd’hui, les bénéfices conjugués de la chirurgie ambulatoire ne sont plus à démontrer. C’est d’autant plus vrai dans la chirurgie du cancer du sein, qui s’avère aujourd’hui particulièrement adaptée à la prise en charge ambulatoire. Dans les années 1950, une majorité de patientes présentaient des tumeurs évoluées qui exigeaient des traitements chirurgicaux lourds et des durées d’hospitalisation prolongées. Ce n’est plus le cas de nos jours : grâce à un dépistage précoce et au Plan Cancer, 70 % des patientes sont en bonne santé à leur arrivée à l’hôpital, avec un cancer du sein de premier stade qui nécessite une chirurgie limitée et réglée.

Et pourtant, y compris dans ce domaine, les bonnes pratiques restent encore à développer. Pour l’Institut Curie, précurseur de la chirurgie ambulatoire, le moment est donc venu d’établir un véritable retour d’expertise en réunissant tous les acteurs concernés. Professionnels de la santé, patients, monde associatif, journalistes, grand public, chacun apportera son regard, son expérience, sa réflexion. Telle est l’ambition de notre colloque : faire toute la lumière sur les enjeux de la chirurgie ambulatoire, lever les interrogations, mesurer les avancées et témoigner des pistes d’amélioration qui se dessinent.

Cette initiative s’affirme comme le relais de notre engagement concret auprès des patients, dont la prise en charge des soins mais aussi la vie quotidienne doivent être sans cesse améliorées.”

Hommage à Denise JOUSSOT


J’ai appris hier le décès de Denise JOUSSOT survenu dimanche. Pour moi, elle représente l’une des grandes figures de l’engagement. Le 8 mars 2009, à l’occasion de la journée des femmes, j’avais d’ailleurs choisi de dresser son portrait à travers les paroles de Josette IMBERT.

En souvenir, je vous propose, 5 ans après, de le relire. Les obsèques de Denise JOUSSOT auront lieu vendredi.

«… Denise JOUSSOT est originaire du Jura. Son frère était religieux. Née au sortir de la première guerre, elle m’a raconté qu’elle avait fait ses études primaires avec sa mère. Son intelligence remarquable lui a ensuite permis d’obtenir son agrégation de lettres classiques. Elle a enseigné en Khagne au lycée E.Quinet où elle a fait la connaissance de Renée DUFOURT.   

Sa famille était très croyante et elle-même est restée pratiquante. Cela ne l’a nullement empêchée de venir en aide aux enfants juifs persécutés par les nazis: elle a accueilli à son domicile Simone A, 15 ans, sa mère et son frère. Puis Denise les a aidés à trouver une cachette et ainsi les a sauvés. Cela vaudra à Denise de recevoir la prestigieuse « Médaille des Justes », puis en 2007, d’être décorée de la légion d’honneur, à 90 ans, par le Recteur de l’académie, au lycée E. Quinet, (aujourd’hui devenu le lycée E. Herriot) où de nombreuses anciennes élèves étaient venues lui rendre hommage.   

Profondément chrétienne et viscéralement laïque, Denise a patiemment construit un pont entre les deux rives de sa vie. Enseignante dans le public, elle s’est occupée de la Fédération française des éclaireuses dont elle est devenue responsable nationale. Elle prônait déjà la coéducation des filles et des garçons, avec des personnalités comme Jean ESTEVE et Maîté BAILLARD. Sa foi l’a amenée à militer pour un parti de gauche, le parti socialiste.  

C’est le moment où, comme l’écrit A. EYCK, dans son livre « la rose et le goupillon » dédié à son ami Claude BERNARDIN, les chrétiens ont voulu accorder leur foi dans l’Evangile et leur pratique politique.   Avec sa collègue R. Dufourt, elle a franchi le pas, à une époque où les femmes ne servaient que de « petites mains » dans tous les partis politiques. Les femmes du PS du Rhône lancent alors la commission « femmes ». Réunions chaleureuses, où la « sororité », mot inconnu à l’époque, s’est épanouie dans la foulée du mouvement des femmes de 1970. Denise, comme Renée, s’est battue pour arracher le droit à la contraception. C’est ce combat qui a sans doute fait prendre conscience de l’absence des femmes dans les partis politiques, de droite comme de gauche.  

Nous avons alors décidé de mener des actions à la manière des suffragettes du siècle passé et de nous faire entendre coûte que coûte. Une dizaine d’entre nous ont déposé des candidatures aux élections cantonales de 1979, sans réel espoir. Mais nous voulions montrer que l’argument des hommes « on ne trouve pas de femmes candidates » était fallacieux. Nos camarades masculins ont sauté sur l’occasion pour nous proposer les cantons perdus d’avance. Après nous être concertées, nous avons décidé de relever le défi. Et nous sommes allées à la bataille perdue pour nous faire entendre. Denise a été candidate dans ce 3° arrondissement que l’on disait à droite pour l’éternité.  

Le parti a imprimé un tract se félicitant de présenter 10 femmes. Aucune de nous n’a été élue mais cela a mis en évidence le manque de volonté politique des hommes qui se jugent toujours plus « compétents » !   

« Le cerveau n’a pas de sexe » disait déjà Poulain de la Barre et de nombreuses femmes ont montré qu’elles étaient capables, autant que les hommes. Mais Denise a aussi lutté pour les sans papier, manifesté au palais de justice, aidé des jeunes dans leurs études… et j’en oublie car sa modestie est sans limite. Denise JOUSSOT, une « honnête homme » !… » 

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Bienvenue à la Maison de l’ALP


Vendredi dernier était inauguré la Maison de l’Association Lyonnaise de Prévoyance (ALP) rue Lavoisier, au cœur du 3e arrondissement.

De quoi s’agit-il ? D’une maison intergénérationnelle de 30 logements pour personnes âgées non dépendantes et pour étudiants.

L’ouverture de cette maison répond pleinement aux objectifs que nous nous sommes fixés : favoriser les relations entre les personnes, rompre l’isolement des seniors mais aussi des plus jeunes, offrir notamment aux jeunes la possibilité d’être utile aux autres pour aussi, donner un peu de sens à ce que nous pouvons faire.

Cet habitat est pensé comme un lieu d’accueil pour des personnes âgées d’au moins 60 ans, non dépendantes et des étudiants engagés et solidaires.

Dans la Maison de l’ALP, il y a donc des bénévoles formés à l’accompagnement - ils permettront aux plus anciens de trouver écoute et aide - et des étudiants locataires qui apporteront leur enthousiasme.

Ce projet n’est pas seulement une offre de logements supplémentaires c’est aussi un projet social, un projet solidaire, un projet porteur de sens qui participe à la mixité résidentielle que nous voulons installer dans le quartier de la Part-Dieu, pour que ce quartier central ne soit pas celui de quelques-uns, mais bien un quartier de mixité.

Cette Maison est portée par la société coopérative d’intérêt collectif Entreprendre pour Humaniser la Dépendance et sa gestion est assurée conjointement par le réseau La Pierre Angulaire (de l’association HABITAT ET HUMANISME) et par l’Association Lyonnaise de Prévoyance.

Merci à eux et bienvenue dans le 3e.

Ce week-end, baladez-vous dans le 3e


Les Journées européennes du patrimoine démarrent samedi ! L’occasion de découvrir des espaces que l’on traverse au quotidien mais avec un nouveau regard. C’est aussi l’occasion de se baladez, de se créer un parcours insolite.
A cette occasion, vous pourrez d’ailleurs visiter la Mairie du 3ème et en particulier la salle Eugène BROUILLARD du nom de son peintre qui plonge qui passe la porte dans une ambiance assez incroyable, celle des années 1920.

Sinon, vous pourrez découvrir de nombreux édifices, et notamment ceux indiqués sur la carte ci-dessous par des points rouges : le Grand Temple, la Préfecture, l’Auditorium, les fameuses caves d’Armand BAHADOURIAN, la Place du Pont, le Centre social, l’Auditorium, l’Eglise du Saint-Sacrement, la bibliothèque de la Part-Dieu, les nouvelles archives départementales (cf. mon post de mardi), le Mémorial Montluc, le Théâtre des Asphodèles, la SEPR, les compagnons du bâtiment, HEH, ou encore la Villa Berliet.

Enfin, pour plus d’infos et si vous ne voulez pas vous cantonner au 3ème arrondissement, rendez-vous sur ici

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Une nouvelle bibliothèque pour le 3ème


Hier, nous avons posé la première pierre de la bibliothèque, avenue Lacassagne. Ce rez-de-chaussée de près de 1 000 m² accueillera demain plus de 25 000 documents, un espace numérique, diverses salles de travail… Au dessus, ce sont  21 nouveaux logements sociaux qui seront créés.

Symboliquement, cette cérémonie marque aussi plus largement la reconversion de l’ancienne friche industrielle Renault Véhicules Industriels (RVI) en un campus professionnel ouvert sur un nouveau quartier à vivre. 

Après l’installation de Croix Rouge Formations, de la SEPR, de l’AFPIA et bientôt de la FCMB, c’est aussi l’arrivée de l’école d’enseignement artistique Emile COHL et des ateliers ECohlCité que nous fêtions. Fin 2015, ce « Campus PRO - Lyon/Rhône-Alpes » réunira sur son site pus de 6 500 étudiants et constituera l’un des plus grand campus professionnels d’Europe.

Au-delà du campus, c’est aussi l’aménagement du parc qui fera l’objet d’une seconde phase de concertation en 2015 avec les riverains et complétera la reconversion du site.

Etablissements de formation, médiathèque et parc, seuls les grands sheds témoignent aujourd’hui du passé industriel du site et nous y sommes particulièrement attachés.

C’est dans une ambiance particulièrement conviviale que nous avons donc signé avec Gérard COLLOMB le parchemin ensuite, inséré dans le moellon creux.

Si tout se passe bien, l’ouverture du bâtiment est attendue pour la fin de l’année 2015 ou au plus tard, début 2016.

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Quand la valeur travail est récompensée


Hier, après le Conseil communautaire, je suis passé saluer Madeleine ORIOL qui se voyait remettre, en salle Eugène Brouillard de la Mairie du 3ème  arrondissement, la Médaille du Travail Grand Or pour les 40 années passées chez GAST.

Gravissant progressivement les échelons de ce traiteur incontournable de la cuisine Lyonnaise, elle exerçait à la fin de sa carrière le métier de comptable. C’est donc en  insistant sur les valeurs du travail mais aussi d’amour et de passion que son patron, Gérard LOBIETTI a retracé son parcours fortement lié à l’histoire même de l’entreprise installée désormais aux Halles Paul BOCUSE.

De nombreux commerçants des Halles mais aussi des amis et habitants du quartier Moncey-Préfecture-Mutualité étaient venus saluer cette belle carrière.

40 années dans la même entreprise, c’est beau et il faut bien l’avouer, c’est de plus en plus rare !  40 années à s’investir dans un collectif, dans une entreprise, c’est un engagement dont il faut reconnaitre les mérites. Certains trouvent cela désuet. Je trouve cela, au contraire important et rassurant.

En tout cas, pour Madeleine ORIOL, cette soirée marquait aussi la fin de son travail salarié puisque cette récompense était quasi concomitante avec son départ mérité à la retraite.

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Un nouveau bâtiment pour les archives


Vendredi dernier, ont été inaugurées les nouvelles archives départementales du Rhône.

Quiconque s’intéresse à l’histoire de notre département et de notre ville sait que les archives départementales recèlent de nombreux trésors à qui sait les chercher, parmi les 500 000 documents qui y sont stockés. Il est notamment possible de retrouver les fiches des prisonniers du Fort Montluc durant la seconde guerre mondiale ou encore les plans prévisionnels de l’exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon de 1894.

Un gros travail de numérisation est d’ailleurs en cours. Il permet désormais de consulter une part non négligeable en ligne : http://archives.rhone.fr/

La création de ces nouvelles archives étaient nécessaire au regard de l’exiguïté des locaux précédents. Depuis 1912, les archives étaient situées Chemin de Montauban dans le 5e arrondissement puis rue Servient dans le 3e où une annexe a été construite en  1987 pour compenser le manque de place du bâtiment initial. C’est aujourd’hui au 34 rue Mouton-Duvernet qu’elles sont donc consultables, dans ce nouvel environnement accessible, fonctionnel et confortable. Notons que ce bâtiment dispose également d’un très bel amphithéâtre. 

Signée Bruno DUMETIER, cette architecture dorée témoigne, je crois, du renouveau de Part-Dieu Sud. Demain l’aménagement  de l’esplanade Mandela apportera encore davantage d’espaces publics dans ce quartier en pleine reconversion.

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Citoyens d’honneur - Cru 2014


Samedi, lors du forum des associations, nous avons remis les médailles des citoyens d’honneur du 3ème arrondissement. 5 personnalités ont donc été mises en avant non pas pour ce qu’elles sont mais surtout pour ce qu’elles font.

Je le dis souvent, choisir de s’engager aux côtés d’autres femmes et hommes, c’est reconnaître que c’est ensemble que nous ferons avancer les choses. C’est faire acte de générosité et de solidarité. C’est  se mettre au service d’une dynamique collective à laquelle chacun peut apporter une pierre à l’édifice. L’engagement est essentiel pour mieux vivre ensemble dans chacun de nos quartiers et construire une société toujours meilleure.

Je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas une seule forme d’engagement mais de multiples manières de s’investir. C’est cette diversité que nous avons souhaité mettre en valeur cette année avec :

  • M. Henri Guérin, Bénévole du Bistrot des amis
  • M. Kamel Hasni, Champion de boxe,
  • M. Gérard Frize, Président du Comité d’intérêt local de Montchat
  • M.et Mme Péquet, Anciens restaurateurs de la place Voltaire,
  • Mme Martine Roure, Présidente de Lahso

A nouveau, merci à eux, merci pour leur engagement au quotidien, merci pour ce qu’ils font pour le 3ème arrondissement de Lyon.

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Demain, rendez-vous place Guichard


Comme chaque année, se tiendra demain le Forum des associations du 3ème arrondissement. Plus de 100 associations tiendront des stands pour aller à la rencontre des habitants.

 

Je vous y donne donc rendez-vous autour du programme suivant :

 

10h      ouverture du forum et début des démonstrations

12h      inauguration officielle et remise des médailles aux citoyens d’honneur

13h      reprise des démonstrations

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Retour sur le Conseil d’arrondissement


Mardi 19h se tenait à la mairie, le Conseil d’arrondissement.

27 rapports ont été proposés et votés sur des enjeux aussi variés que le fonctionnement des conseils de quartier, l’attribution de subvention au titre de l’insertion, de la petite enfance, de la jeunesse, des temps scolaires, des garanties d’emprunts pour du logement social.

Il a également été question de patrimoine, de culture avec par exemple, la programmation des Lumières, mais aussi de sport. Avec le vote d’une nouvelle charte, le fonctionnement des différents jardins partagés devrait être harmonisé pour davantage de transparence et d’équité.

Bien sûr, les débats politiques ont principalement porté sur la réforme des rythmes scolaires avec une opposition qui a du mal à se faire à l’idée que, finalement, cela fonctionne bien. Les directeurs d’accueil de loisirs sont tous en poste. Une grande majorité des animateurs ont d’ores et déjà rencontré les enfants vendredi dernier et je crois que tout le monde se réjouit de travailler ensemble.

L’expression des groupes politiques dans les supports de communication municipaux ont également occupé une bonne part des débats, trop à mon goût. Dans la mesure où chacun s’exprime déjà largement et librement dans les diverses instances démocratiques (je pense à la région, au département, à la ville, au Grand Lyon…), j’avoue que je ne suis pas certain que ces débats intéressent réellement les lyonnais.

2h45, une séance dense qui témoigne de la diversité des défis que nous avons à relever.

Violences et parentalité


En écoutant l’histoire de la disparition du petit Loan, je me suis vite douté que quelque chose clochait. J’avais en mémoire la fin tragique de la petite Fiona, prétendument kidnappée et retrouvée morte, battue à mort par son beau-père, sa mère, les deux..

Le petit Loan avait 4 mois. On a trouvé son corps dans un étang. Le père a parlé d’une punition qui a mal tourné. Une punition à 4 mois ! On se sent mal et la nausée guette…

Ces deux infanticides en disent long sur l’état de notre société. Chaque jour, dans notre pays, deux enfants meurent de violences intrafamiliales. Une de mes amies épidémiologistes, Anne TURSZ, a montré que l’impensable pouvait être quotidien (Les oubliés : enfants maltraités en France et par la France, 2010, Seuil).

Le « métier » de parents est sans doute l’un des plus difficiles au monde tant il exige patience, constance, écoute, fermeté et douceur. Aux Etats-Unis, il y a des cours de « parenting ».

Je rêve que chaque parent reçoive, en France les vers de Khalil GIBRAN et les connaisse par cœur :

Vos enfants ne sont pas vos enfants
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie
Ils viennent à travers vous mais non de vous
Et bien qu’ils soient à vous, ils ne vous appartiennent pas

Comment se fait-il qu’il existe si peu de préparation à la parentalité ? Comment expliquer qu’on surveille autant les parents adoptifs et si peu les autres ? Pourquoi la prévention des déviances ne fait-elle l’objet d’aucun programme de santé publique ?

De nombreuses questions qui restent sans réponse et qu’on se repose à chaque fois qu’un drame humain resurgit de façon fracassante dans l’actualité.

Sartre ou Minute ?


 Najat VALLAUD-BELKACEM est l’objet d’attaques inqualifiables de l’extrême droite mais plus grave encore, de députés ou d’élus de la droite dite démocratique.

J’ai lu ou entendu que najat était un (!) ayatollah, un sous-marin des musulmans extrémistes, un homme déguisé en fille, un apôtre de la transformation de filles en garçons et inversement, la ministre de la rééducation nationale, et j’en oublie surement.

Pour moi, Najat, que je connais bien, est la preuve vivante de l’importance du rôle des parents et de l’école dans l’éducation. C’est un succès républicain du XXème siècle. C’est une femme qui a fait des études brillantes, qui a appris progressivement le « métier » politique tout en restant fidèle. Fidèle à ces origines modestes et à ceux qui l’ont aidée (Ségolène ROYAL, Jean-Jack QUEYRANNE…).

C’est une élue du 3ème arrondissement de Lyon et de Montchat dont nous sommes fiers et dont nous connaissons bien les valeurs humaines, les qualités et les capacités de travail.

Face aux attaques que je qualifierais de « caniveaux », Najat a eu l’intelligence une fois de plus de citer une formule de Pierre DESPROGES : “C’est plus économique d’acheter Minute que d’acheter SARTRE. Pour le même prix, on a, à la fois, la nausée et les mains sales.”

Bien dit !

Une grande avancée


Sanofi Pasteur a annoncé, mercredi dernier, avoir terminé, avec succès, la dernière des études d’efficacité du vaccin contre la dengue, qui est en phase finale de développement.

Ces résultats permettent de conclure que, bientôt, un vaccin permettra de prévenir la progression de cette maladie pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucun traitement. C’est donc l’espoir d’apporter une solution aux 100 millions de personnes infectées par le virus chaque année dans le monde.

C’est bien-sûr une avancée médicale et technologique majeure. Elle reflète également la qualité de la recherche et la qualité de l’engagement industriel de cette grande entreprise lyonnaise. Je félicite l’ensemble des équipes parties prenantes de cette aventure.

La vaccination, en préventif, est nettement plus facile à metre en oeuvre que les traitements curatifs. L’actualité nous le rappelle avec les difficultés que l’on constate chaque jour pour endiguer l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Face à cela, Jeanne LIU a d’ailleurs appelé la commuanuté internationale à financer d’avantage de lits afin de mettre en place un réseau d’hôpitaux de campagne, à envoyer du personnel medical qualifié et à déployer des laboratoires volants en Guinée, Sierra Leone et au libéria.

La recherché médicale est longue et couteuse, elle n’en demeure pas moins un enjeu fondamental pour l’ensemble de la communauté humaine. Lyon est, à ce titre, à la pointe.

Lyon, ville des vaccins

Le temps qui passe…


Hier soir, c’était la thèse de mon fils Charly, gynécologue, sur un sujet complexe d’échographie dans l’endométriose.

Dans cette salle où j’ai si souvent fait passer et présider des thèses, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface :

  • ma propre thèse en 1980, avec la fierté de la fin du parcours et ces profs en robe rouge si impressionnants. Malheureusement, je crois qu’aucun d’entre eux n’est encore vivant… Je revois mon grand-père Pierre WERTHEIMER, mes parents, mes beaux-parents, mes amis, et mes jeunes enfants, un peu indisciplinés,
  • la thèse d’Irène où il manquait déjà mes grands-parents… le jour d’un match de coupe du monde de l’équipe de France en Espagne (1982),
  • puis ce fut la thèse des neveux…

…et voilà le temps qui passe. Je crois que nous entrons dans le temps qui dure…

Hier soir, il n’y avait plus de grands-parents mais des parents fiers, entourés d’adultes et de petits-enfants pleins de vie. Il y avait aussi Mélanie, la fiancée de Charly et ses parents.

La  thèse, c’est d’abord un exposé du candidat et, bien sûr, j’ai trouvé Charly brillant. C’est ensuite un commentaire de chaque membre du jury. Les commentaires étaient positifs, les questions pertinentes et bien sûr, à la fin, les félicitations au nouveau docteur.

Le directeur de thèse, le professeur Gil DUBERNANRD est le fils de Max que j’ai toujours beaucoup estimé pour sa carrière scientifique et chirurgicale.

PHILIP / DUBERNARD, ca me rappelle aussi des choses sur le terrain politique, mais ça, c’était mon frère, Christian.

Sur mes quatre enfants, un est chef d’entreprise, une docteure en… droit, une thésarde en droit. Et voilà donc, un docteur en médecine, comme ses parents, son grand-père maternel, plusieurs de ses oncles mais aussi sa grand-mère et son arrière grand-père paternel.

La lignée, ça n’a aucun intérêt. Je suis intimement persuadé que chacun doit vivre sa vie, comme il l’entend.

Cela dit, je dois bien avouer que savoir qu’un de mes enfants pense que la médecine est le plus beau métier du monde, et bien, ça me fait vraiment plaisir. Et ce, car c’est encore ce que je pense aujourd’hui.

La médecine, c’est prendre soin. C’est donner aux autres. C’est travailler beaucoup par respect pour les autres mais c’est aussi recevoir beaucoup des autres.

Bonne route donc, docteur Charles-André PHILIP !

La parole à… Georges KEPENEKIAN


Je souhaite vous faire part des propos prononcés par Georges KEPENEKIAN lors de la soirée de rentrée culturelle à laquelle j’ai assisté mardi 2 septembre :

“Bonsoir à toutes et à tous,  

Merci d’avoir répondu si nombreux à notre invitation pour ce rendez-vous de la rentrée culturelle, qui coïncide avec la rentrée des écoliers. Une 4ème édition, ce soir aux Subsistances, qui montre toute la vitalité de cette « famille ».

C’est pour nous un rendez-vous important car c’est un moment de rencontres, un moment simple d’échanges avec vous tous, j’aime la métaphore de la place du marché. Je tiens à saluer la présence des représentants de l’Etat, Monsieur le Préfet, Monsieur le DRAC, les élus représentants de la Région, du Grand Lyon, de la Ville, des communes de l’agglomération.  Je vous salue vous les artistes et acteurs et actrices culturels de notre ville,  entreprises et représentants des collectivités et de l’Etat, tous ceux qui font de cette ville et de son agglomération une grande métropole culturelle…

Merci à l’équipe des Subsistances de nous accueillir ce soir dans ce site qui joue son rôle de laboratoire avec énergie et travaille à l’accompagnement de très nombreux artistes. Je salue également l’équipe de l’Ecole des Beaux-arts de Lyon, ainsi que les artistes - graffeurs éphémères qui interviennent ce soir sur ce site : le collectif la coulure et l’artiste Mamy.

Cette rentrée, c’est bien sur le lancement d’une nouvelle saison culturelle dans les nombreux lieux de notre ville. C’est aussi une rentrée qui va être  marquée par de grands évènements et ouvertures pour n’en citer que quelques uns :

  • la Biennale de la danse qui ouvre mardi prochain,
  • le lancement de la nouvelle direction au Théâtre des Ateliers (Joris Mathieu) dans quelques semaines,
  • l’ouverture du Musée des Confluences à la fin de l’année,
  • la «Docks art fair photo» qui fête sa première édition ce samedi,
  • Et puis la nouvelle édition du Festival Lumière (avec PEDRO ALMODOVAR).

Mais cette rentrée c’est surtout le début d’un nouveau mandat qui s’engage, pour les 6 ans à venir, dans un contexte pour le moins tendu sur le plan international, et qui participe à créer un climat d’anxiété.  Nous connaissons tous aussi les difficultés budgétaires au niveau national comme au niveau local, une période marquée par les difficultés au quotidien de nombreux français confrontés à des avenirs incertains.

Ces temps de crise que nous traversons doit être l’occasion de repenser les politiques publiques et plus spécifiquement bien sur, les politiques culturelles, de faire bouger les lignes et d’imaginer de nouveaux logiciels.

Nous devons faire preuve d’imagination et engager notre action dans de nouveaux défis, qui sont des enjeux d’avenir : la construction de la Métropole, le soutien à la jeunesse, la place de la culture à l’école, les pratiques amateurs, les nouvelles technologies, les diversités culturelles…et je pourrais encore allonger cette liste.

Face à cette situation nous devons faire preuve d’invention, d’ouverture, de dépassement tout en restant fidèles à notre héritage, à ce qui est l’ADN de notre ville : travailler et innover ensemble, produire des richesses que nous puissions partager avec le plus grand nombre.

Tous ces éléments pour vous dire combien nous tenons à ce que notre ville soit une ville à vivre, où chacun ait sa place, une ville où les artistes peuvent travailler, car ils constituent un véritable maillage entre les habitants. Un des leviers de cette ambition repose sur le règlement de la question de l’intermittence, qui est devant nous.

Vous l’aurez compris, la culture doit être au cœur du projet de développement de la ville. C’est notre conviction, c’est notre engagement : elle doit être au cœur du projet politique.

  • C’est ce à quoi nous travaillons au quotidien avec le Maire qui a souhaité nommer Premier Adjoint l’adjoint à la culture.
  • C’est ce à quoi nous travaillons, avec l’ensemble des services, et  je les en remercie, et nous avons pour projet d’amplifier ce mouvement dans les années futures..

Le budget de la culture est concerné bien sur au sein de l’ensemble du budget municipal par les contraintes actuelles, mais il ne peut pas être la variable d’ajustement. Je le redis, il n’est pas de grand projet politique sans ambition culturelle.

C’est avec cette conviction que Lyon a accueilli il y a quelques jours le congrès mondial des bibliothécaires, plus de 4000 professionnels venus des 4 coins du monde, et que nous avons lancé la « déclaration de Lyon » texte de mobilisation des Villes, des Etats et des grands organisations internationales pour dire que l’accès au savoir et à la connaissance est un droit imprescriptible des droits humains..

C’est cette ambition, je le sais, qui nous anime individuellement et collectivement.

Merci à tous et bonne soirée.”

Georges KEPENEKIAN
1er Adjoint au Maire de Lyon délégué à la culture,
aux grands évènements et aux droits des citoyens

Il y a 70 ans…


… la ville de Lyon était entièrement libérée :

Rentrée des classes


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8h15 : Rendez-vous à l’école Anatole France pour la rentrée scolaire. J’ai d’abord été rendre visite aux petits puis aux grands. Ce sont toujours des moments assez émouvants puisqu’il y a un mélange d’excitation et d’appréhension.

C’est toutefois dans un grand calme que chacun a progressivement pris sa place. Bien-sûr, le professionnalisme du directeur de l’école élémentaire et de la directrice de l’école maternelle qui attaque la dernière année de sa carrière y est pour beaucoup. Nous avons aussi pu constater la rénovation de l’école et évoquer le projet d’un nouveau self. Cette année, à Anatole France, il y a une classe en moins pour les maternelles et une classe en plus pour l’élémentaire. En moyenne, il y a 26 élèves par classe.

J’ai discuté avec les parents venus accompagner leurs enfants pour ce 1er jour. Ils s’interrogent sur les nouvelles activités du vendredi après-midi. La directrice des loisirs étant arrivée, nous avons pu leur dire que les choses allaient se mettre en place, tranquillement et les rassurer.

11h30 : Rendez-vous à l’école Rebatel où j’ai pu visiter la maternelle et l’élémentaire. Là aussi, la sortie s’est déroulée dans le calme.

Le directeur des loisirs était lui aussi présent. A ce stade, l’école enregistre 70 % d’inscription pour les vendredis et une coordination se met en place avec les écoles de Montbrillant et Nové Josserand.

16h30 : J’irai à la sortie des classes de l’école André Philip pour, à nouveau, prendre la température de cette rentrée 2014-2015.

Une rentrée particulière donc, en raison du nouvel emploi du temps des petits lyonnais (cf. tableau ci-dessous), mais une rentrée calme et sereine, loin de l’agitation politique.

Bonne rentrée donc à tous les enfants du 3ème  arrondissement de Lyon

semaine

Epidémie de cancer?


Le « baromètre cancer » nous apprend que le cancer est toujours la maladie la plus redoutée et jugée comme la plus grave loin devant le Sida et les maladies cardio-vasculaires mais 2/3 des français estiment (tout de même !) que l’on peut avoir une action pour l’éviter.

Les chiffres montrent une augmentation brute du nombre de cancers de l’ordre de 14% chez l’homme et 17% chez la femme tous les 10 ans. Les chiffres s’expliquent :

- d’abord par l’augmentation de la population, s’il y a plus de français, il y a plus de cancers

- ensuite par le vieillissement de la population. En effet, 50% des cancers ont pus de 70 ans donc si la population vieillit, le nombre de cancers augmente d’autant que la mortalité par maladie cardio-vasculaire diminue.

Les deux causes permettent d’expliquer 50 % de l’augmentation. Pour le reste, 70% de l’augmentation chez l’homme s’explique par le cancer de la prostate dont l’incidence chute brutalement depuis 2005. Chez la femme, 50% de l’augmentation s’explique par le seul cancer du sein. Si on enlève les cancers du sein et de la prostate, l’incidence du cancer est stable en France entre 1980 et 2005. Cela ne veut pas dire que chaque incidence du cancer est stable (le cancer du poumon diminue chez l’homme mais augmente chez la femme par exemple) mais cela veut dire qu’il n’y a pas d’épidémie de cancer en France.

J’aborderai secondairement le rôle de l’environnement (10% des cancers ?) et les explications pour le sein et la prostate.

Baisse du chômage dans le Rhône


Les chiffres du chômage sont tombés cette semaine. Il n’y a malheureusement pas de quoi se réjouir puisque sur le plan national, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté pour le neuvième mois consécutif de 0,8% en juillet.

Cependant, le Rhône, et, plus largement, la région Rhône-Alpes, semble tirer son épingle du jeu. Au mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,5% dans le Rhône, et en moyenne, de 0,2% en Rhône-Alpes. La précédente baisse remontait à octobre 2013.

S’il ne faut pas minimiser la crise de l’emploi, je souhaite voir dans ces chiffres à contre-courant de la tendance nationale, un début d’embellie - et peut-être la conséquence d’un mode de gestion à la lyonnaise. A Lyon, sous l’impulsion de Gérard Collomb, nous nous sommes donné la responsabilité de rendre nos territoires attractifs pour les habitants, les investisseurs et les entrepreneurs.

Dans son communiqué, la préfecture souligne que « ces évolutions s’inscrivent dans un contexte marqué, pour le deuxième mois consécutif, par un léger redressement de la production industrielle dans la région et par une orientation toujours favorable de l’activité dans la plupart des secteurs des services marchands ». Le modèle lyonnais essaimerait-il dans la région ? Voilà la preuve que ce n’est pas oublier l’humain que d’œuvrer pour le rayonnement et l’attractivité de Lyon. Quand l’essor économique de la région se traduit par une hausse de l’emploi, c’est bien d’humain et de qualité de vie dont il s’agit.