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Ca vaut souvent mieux qu’un long discours


Grande soirée commémorative à la Mairie


Mercredi dernier, la salle Eugène Brouillard de la Mairie du 3ème arrondissement était le théâtre d’une grande soirée commémorative à l’occasion du 100ème anniversaire du génocide des Arméniens, à la veille de Yom HaShoah et pour les 21 ans du génocide des Tutsis au Rwanda.

En déplacement, je ne pouvais être présent. J’ai toutefois tenu à prononcer un mot d’introduction via une vidéo.
Un grand merci à Georges KEPENEKIAN d’avoir accepté de représenter la Mairie. Merci également à mes adjoints qui m’ont envoyé quelques photos.
Vous trouverez ci-dessous mon propos, essentiellement tourné sur la question de la mémoire, un sujet qui vous le savez, me tient à cœur.

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« Mesdames et Messieurs, chers ami-e-s,

Ce soir, ce sont trois génocides que nous commémorons ensemble : le génocide des arméniens, le génocide des juifs, et le génocide des Tutsis.

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Mon interview sur Ca Jazz à Lyon


Sensibilisation au geste du tri, collecte des déchets ménagers, enjeux environnementaux et pollution de l’air… Si vous voulez en savoir plus; écoutez mon interview en cliquant sur Lyon Mag ou jazz-lyonmag-150416-philip-2

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Loi de santé : le vent a tourné


Hier, l’Assemblée nationale a voté, en première lecture, la loi de santé.

Avec la généralisation du tiers-payant, c’est une loi clairement de gauche. Au départ, le texte avait fait l’unanimité contre lui. Aujourd’hui, le vent a tourné. Notons tout de même que le contexte des élections professionnelles des syndicats médicaux à venir ajoutaient une surenchère habituelle à la discussion.

Comment résumer cette loi pour un lecteur pressé ?

Tout d’abord, je remarque un important chapitre dédié à la prévention avec une multiplication des investissements dans ce domaine. Je le répète souvent, la santé ne doit pas être simplement définie par la maladie qu’il faut soigner mais avant tout par un capital à préserver.

Ensuite, je crois que cette loi contribue à remettre le système des soins à l’endroit. Aujourd’hui, le système est l’envers : il part de l’hôpital vers les territoires. La loi inverse le processus : elle remet l’hôpital à sa place pour se centrer davantage sur les territoires, sur une médecine de proximité, les médecins généralistes, les professionnels paramédicaux et ce, notamment à travers le développement des maisons de santé.

Par ailleurs, la loi a retravaillé la question de la transmission des informations. Constatant l’échec du DMP pour Dossier Médical Partagé (que j’ai longtemps qualifié, pour ma part, de Dossier Mal Parti), elle légitime aujourd’hui le Dossier Patient Partagé et Réparti, qui fonctionne de la sorte depuis près de 10 ans en Rhône-Alpes.

Enfin, la loi met la balle dans le camp des professionnels pour l’organisation territoriale. Il est précisé « A défaut d’initiatives des professionnels, l’Agence Régionale de Santé prendra les initiatives à la constitution d’une communauté professionnelle de territoire ». Les acteurs sont donc au cœur de cette organisation.

Le vent a tourné et cette loi marquera, selon moi, le quinquennat.

Bravo à Marisol TOURAINE qui a su tenir le cap malgré un contexte propice à la mobilisation.

Silex : première pierre


Hier, j’étais aux côtés de Gérard COLLOMB pour la pose de la première pierre de “Silex1″, un immeuble d’activités tertiaires qui verra bientôt le jour à l’angle des rues Cuirassiers et Bouchut, face à l’entrée sud du centre commercial.

Le développement de l’immobilier d’entreprise est aujourd’hui une chance. Il agit pour nous comme un levier. Avec les 600 m2 de services prévus en rez-de-chaussée, nous savons que ce bâtiment participera à l’animation du territoire. Le principe des “socles actifs” développé dans le projet Part Dieu, permet d’animer les rez-de-chaussée pour que le passant ne soit plus confronté à des murs aveugles lorsqu’il longe les immeubles. Gérard COLLLOMB l’a d’ailleurs rappelé : nous multiplierons les ouvertures sur le centre commercial pour que le développement de l’immobilier d’entreprise ne soit plus incompatible avec le développement d’une vie de quartier.

Nous le constatons partout, c’est l’apparition des services et des commerces qui permet une vie de quartier animée.

Sur cet axe majeur de la rue Bouchut (qui sera bientôt prolongée jusqu’au boulevard Vivier-Merle), nul doute que la qualité architecturale de Silex contribuera également au plaisir que l’on pourra prendre à déambuler dans ce quartier.

La livraison est prévue pour la fin d’année 2016.

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Requiem pour le LOU


79ème minute, samedi, le LOU mène à Brive à 1 minute de la fin. Je me dis que le scénario est le même qu’à Castres et qu’il n’est pas possible qu’il se fasse, à nouveau, dépasser.

Et pourtant, 80ème minute, Brive 22 - Lou 20. Sur deux matchs, cela fait 15 points de différence (si on enlève 5 points à Castres) et cette fois si, les carottes sont cuites !

J’ai eu une pensée pour le président ROUBERT qui a tellement œuvré pour faire remonter le LOU et pour essayer de le maintenir en Top 14. J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui aiment ce club et j’en fais partie.

L’année prochaine, ce sera certainement la Pro D2. Il faut l’accepter et ne pas se décourager pour remonter rapidement !

Lyon est une ville de rugby. Nous avons besoin du Lou en Top 14 et nous serons derrière.

Le Lou n’est pas mort, il s’absente du Top 14… mais juste pour un an !

Week-end printanier en perspective


Après une semaine chargée et en partie parisienne, c’est avec plaisir que je prévois un week end lyonnais !

J’ai d’ores et déjà prévu d’aller saluer Marc JARILLOT restaurateur de l’Artisan Cuisiner, qui offre chaque année un repas aux personnes démunies et/ou isolées. Il nous avait contacté il y a de cela plusieurs années pour l’aider à trouver des associations susceptibles d’aiguiller des personnes en situation précaire. C’est bien sûr une initiative exemplaire et c’est toujours un moment chaleureux.

Ensuite, j’irai saluer les boulistes du club de Moncey Garibaldi qui organise un concours. La météo devrait rendre cet après-midi fort agréable.

Dimanche, je passerai voir les montchatois au vide-grenier. En en fin de journée, je rejoindrai le chaudron pour le match ASSE-Nantes !

Autant le dire, vivement le week end !

Quelle rupture ?


Après avoir réitéré ses propos sur les chambres à gaz, le pétainisme et le monde blanc, Jean-Marie LE PEN se voit mettre à l’écart par le Front National. C’est une rupture sans précédent dans l’histoire de ce parti d’extrême droite.

Qu’en dire ?

Tout d’abord, il est, d’une certaine manière, rassurant de voir qu’une partie du Front National n’est ni négationniste ni antisémite et qu’elle ne considère pas que le Maréchal PETAIN fut un grand homme.

Cela dit, et ne le nions pas non plus, nous avons également vu, lors des dernières départementales, des militants et des candidats de ce Parti tenir des propos racistes et xénophobes .

Finalement, cette histoire de filiation a un intérêt, au delà de leur parti, que si elle nous permet de montrer aux français ce qu’est réellement le programme du Front National.

C’est ici que réside l’enjeu principal. Montrer les paradoxes de cette politique d’extrême droite nationaliste qui est exactement le contraire de ce que veut dire « aimer la France ».

Père ou fille, ce qui importe, pour nous, républicains, c’est de dire que non, nous ne sommes pas d’accord avec les propositions du Front  national. Non, nous ne souhaitons pas sortir de l’euro ! Non, il n’est pas possible de multiplier par deux le nombre de fonctionnaires sans pour autant augmenter les impôts ! Non, nous ne voulons pas faire des étrangers, les boucs émissaires car c’est une hérésie ! Non, nous n’accepterons pas de faire de la France un appareil policier, etc, etc, etc.

C’est le moment de candidater !


Le Conseil de développement du Grand Lyon se renouvelle et une quarantaine de citoyens volontaires seront tirés au sort. Si vous êtes intéressés, vous avez jusqu’au 17 avril pour candidater.

Composé de 200 membres, le Conseil de développement est un espace de dialogue et de réflexion sur les politiques publiques. Il associe à la fois des citoyens engagés mais aussi des acteurs socio-économiques soucieux de participer à la construction de la métropole. Le conseil de développement édite des contributions, formule des avis, organise des débats, etc. Il est un outil constitutif de la démocratie locale.

  • Si votre candidature est retenue à l’issue du tirage au sort, vous participerez directement au travail du Conseil de développement.
  • Si votre candidature n’est pas retenue, vous serez invité(e) permanent aux forums ouverts.

Pour plus d’infos sur le Conseil de développement, cliquez ici

Pour candidater, cliquez ici

La parole à… Yann CROMBECQUE


“Après des élections départementales difficiles pour la gauche, en dépit de la qualité du travail effectué et de l’engagement de nos candidats, il nous faut désormais nous mobiliser activement pour les prochaines échénces électorales de décembre prochain.

Les élections régionales seront un moment essentiel pour faire vivre nos valeurs et mettre en oeuvre des politiques régionales qui garantissent la solidarité pour nos concitoyens.
Jean-Jack QUEYRANNE a pris, en responsabilité, la décision de se représenter. Outre la qualité de son bilan à la tête du Conseil Régional, il est le candidat le plus crédible, par son expérience, à conduire notre campagne face à la droite et l’ extrême droite.

Pour cette échéance, il convient de nous rassembler le plus largement possible au sein de notre formation autour de la candidature de Jean-Jack afin de créer une dynamique de mobilisation.
Pour ce faire, un appel à soutenir la candidature de Jean-Jack vient d’être lancé pour fédérer celles et ceux qui ne se résignent pas et estiment que la Région peut et doit rester à gauche.

Je te propose de signer cet appel ci-dessous et de le diffuser autour de toi :

POUR NOUS, C’EST JEAN-JACK QUEYRANNE

Yann CROMBECQUE
Conseiller municipal de Villeurbanne
Conseiller Régional Rhône-Alpes

Lundi, je serai à Izieu en souvenir


Le 6 avril 1944, la Gestapo et l’armée allemande raflent les 44 enfants et 7 adultes juifs présents à la colonie d’Izieu. Ils sont ensuite emprisonnés à la prison de Montluc et seront transférés, le lendemain, en train vers le camp de Drancy. Ils seront ensuite déportés vers Auschwitz et assassinés. Le plus jeune allait avoir 5 ans.

Aujourd’hui, la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés est, avec l’ancien vélodrome d’hiver à Paris et l’ancien camp d’internement de Gurs, l’un des trois lieux de mémoire nationale, commémorant l’une des pages les plus noires de notre histoire.

Lundi, c’est en tant que trésorier mais aussi en famille que je participerai, comme chaque année, à cette commémoration. C’est toujours un moment de recueillement intense, toujours un moment de grande émotion partagée. Cette année, la commémoration se doublera de l’inauguration du nouveau musée, agrandit, en présence de François HOLLANDE.

Une visite à Izieu, c’est d’abord apprendre l’histoire de la colonie d’Izieu, c’est replacer dans le contexte le statut des Juifs et l’antisémitisme en France entre 40 et 45. C’est comprendre comment les enfants sont arrivés à Izieu, le rôle de Sabine Zlatin et de son mari Miron Zlatin.

Pour moi, venir à Izieu, c’est surtout réfléchir. Sur la déportation et l’extermination des enfants, bien sûr, mais plus largement sur les génocides du 20ème siècle. C’est aussi se rappeler que là où il y a « des bourreaux », il y a eu des Justes. Que là où certains ont collaboré, d’autres ont dit « non ».

Y aller, c’est pour moi, réaffirmer, de façon très personnelle, tout ça.

Pour que, malgré notre quotidien, nous n’oublions pas.

Devenir français


Avant-hier, j’ai assisté à la remise des décrets de naturalisation, salle Jean Moulin à la Préfecture. J’étais présent car Rosa, ma belle-fille, maman de Gabriella, née à Huancayo au Pérou, devenait française.

La cérémonie fut émouvante. Elle a commencé par un très beau film sur l’histoire de la France et sur la signification de Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité. La salle s’est ensuite levée pour écouter La Marseillaise qui fut applaudie.

Après un petit discours, le Sous-Préfet, maître de cérémonie, a ensuite remis à chacun le précieux papier. Il y avait des personnes de toutes les origines, de toutes les couleurs et je crois, de toutes les religions. Il y avait aussi les conjoints, les enfants, les familles. La cérémonie s’est ensuite terminée par une séance photo avec le Sous-Préfet et devant les drapeaux.

Gabriella est l’aînée de mes petites filles et, à 10 ans, c’est une « acharnée » de la lecture. Elle est française depuis sa naissance. Aujourd’hui, après plus de 10 années passées en France, c’est donc sa maman qui devient française.

C’était un beau moment. J’ai vu quelques larmes et ressenti quelques picotements dans mes propres yeux. J’étais fier des valeurs de notre République. Ça m’a paru simple et beau.

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La transformation de la place du Château


Au MIPIM, Gérard COLLOMB a présenté, de manière assez confidentielle, la transformation de la place du Château de Montchat.

Lors de la campagne, nous avions proposé un nouvel aménagement pour mieux organiser l’espace et ainsi éviter les chutes dont se plaignent de nombreux habitants. Le projet devrait être engagé dès cette année, à un coût modéré.

Gérard COLLOMB a trouvé des investisseurs privés qui sont prêts à construire 2 tours, respectivement de 50 et 100 mètres à l’est et l’ouest de la place : celle de 100 m sera devant l’entrée du Château de Montchat restant toutefois accessible par un tunnel et celle de 50 m prendra la place du Square Eugénie Buisson qui pose problèmes du fait de nuisances. Les deux immeubles répondront aux critères de la loi SRU avec 25 % de logement social.

Les  investisseurs prendront à leur charge la rénovation de la place.

Il est certain que Monsieur Pierre BERAT m’accusera de bétonner Montchat mais je reste persuadé que les Montchatois salueront et seront fiers de la modernité de ce projet qui nous enthousiasme tous !

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Vous l’aurez, compris…. C’est un poisson d’avril !!!

Un grand Préfet nous quitte


Demain, c’est l’arrivée officielle du nouveau Préfet de Région, Monsieur Michel DELPUECH et donc le départ de Jean-François CARENCO, nommé à la Préfecture de région Île de France.

J’ai bien connu ce dernier puisque le Conseil d’administration du Centre Léon Bérard (CLB) est présidé par le Préfet de Région. La Préfecture étant située dans le 3ème arrondissement, nous avons, par ailleurs, eu l’occasion de nous croiser régulièrement.

Homme dynamique et sympathique, Jean-François CARENCO s’est impliqué sur tous les sujets. Très présent au CLB, il s’est passionné pour nos projets et a résolu nos difficultés. Par ailleurs, il a toujours su être particulièrement attentif aux problèmes de sécurité que j’ai pu rencontrer en tant que Maire du 3ème arrondissement. A chaque fois, il s’est montré disponible et à l’écoute.

Offensif et volontaire, il a également su imposer sa marque sur l’action économique. Je me souviens notamment du sauvetage de Kem One dans la Vallée de la Chimie ou plusieurs centaines d’emplois étaient menacées. Il y a aussi eu, bien sûr, la création de la Métropole. Souvent attribuée au trio « COLLOMB - MERCIER », il n’en demeure pas moins que le Préfet CARENCO a joué un rôle clé et, je suis certain que l’histoire montrera que le duo était en fait un trio.

En France, le Préfet est l’incarnation même de l’Etat, du service public et de la neutralité politique. C’est celui qui fait fonctionner ensemble toutes les légitimités, celui pour qui l’intérêt général est la ligne de conduite.

Jean-François CARENCO est un grand Préfet. Au revoir, donc, et merci Monsieur le Préfet !

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A chaud, en quelques mots


Hier soir, les résultats du 2nd tour des élections départementales laissaient apparaître :

  • un taux d’abstention à 50,01 %,
  • une large victoire de la Droite qui s’empare de 28 Conseils généraux jusqu’alors dirigés par la Gauche,
  • une défaite de la Gauche. Je constate, comme Jean-Jack QUEYRANNE l’a dit la semaine dernière, que la «division agit comme un poison mortel». Je le regrette.
  • un FN qui, face à la réalité des fronts républicains, ne parvient pas à conquérir un département. Je ne le cache pas, c’est pour moi un soulagement.

Pour le Rhône, je suis très heureux de voir Bernard CHAVEROT et Sheila MC CARRON, réélus dans le canton de l’Arbresle avec un score de 60, 7 %. Ils sauvent l’honneur de la gauche et assureront le fonctionnement démocratique du nouveau Rhône.

Plus globalement, je crois qu’il n’y a pas de quoi fanfaronner. Au lendemain du 1er tour, j’ai trouvé regrettable que chaque parti tente de tirer la couverture vers lui en se satisfaisant globalement de ses propres résultats.

Ces résultats sont inquiétants et les défis très nombreux. L’alarme sonne, il nous faut, en tant qu’élu de la République, continuer à travailler au plus près de nos concitoyens pour répondre à leurs préoccupations dans un contexte particulièrement difficile.

Oui, c’est à nous, élus, de convaincre ! Au lendemain de ce second tour de ces élections locales, force est de le constater que le travail est immense.

1 an, 1 bilan


Oui, déjà un an que nous avons été réélus à la Mairie du 3ème arrondissement. En un an, nous avons lancé de nombreux chantiers.

Dès notre élection, nous avons ouvert une grande concertation sur la démocratie participative au terme de laquelle nous avons rénové le fonctionnement de nos CICA, nous avons installé des conseils de quartier renouvelés porteurs de nombreux projets d’animation pour nos territoires.

Nous avons aussi lancé de nouvelles instances comme la commission handicap, le conseil de gérontologie ou encore les prochaines rencontres de la vie associatives. Elles s’inscrivent pleinement dans cette démarche participative.

En un an, nous avons également ouvert deux crèches dans le 3ème : la crèche Georges Sand et la crèche Chambovet qui n’est rien de moins que la plus grande crèche de la métropole en nombre de berceaux. La mise en place de la réforme des rythmes scolaires s’est finalement bien passée.

En termes de grands projets, c’est l’extension de la ligne de tramway T1 permettant enfin de desservir Montchat et le pôle hospitalier est, qui a été récemment discutée lors de réunions publiques.

Nous constatons aussi que les habitants commencent à s’approprier le projet Part-Dieu et je m’en félicite. A travers les réunions publiques que nous avons organisé cette année, à travers des évènements comme Lyon City Design ou encore l’installation de la photo de Philippe RAMETTE devant la gare, les lyonnais appréhendent mieux ce beau et grand projet.

Sur les anciennes friches de RVI, le futur parc vient d’être présenté aux habitants, le Campus Pro a été inauguré, la bibliothèque est complètement sortie de terre et la future voie se dessine…

Nous avons aussi démarré le programme des projets de proximité avec les aménagements de voirie comme celui de la rue du Milieu ou la création d’une piste cyclable rue Saint-Antoine.

Enfin, nous avons refondé nos outils de communication. Notre magazine offre désormais davantage d’espace d’expression à l’opposition et nous avons investis les réseaux sociaux. C’est quelque chose qui me paraissait important.

Aujourd’hui, l’opposition nous explique que cette année a été perdue puisque nous n’avons pas encore voté les plans d’investissement… Ils le seront avant l’été pour permettre une pleine concordance entre la Ville de Lyon et la Métropole. A ce stade, ils sont en cours de définition mais je peux quand même dire que, malgré les difficultés financières, la plupart de nos promesses seront tenues et que le travail engagé cette année est du temps gagné pour le futur.

Quant à cette année “perdue”, j’ai envie de laisser les habitants juger à partir de ces premiers éléments et…non exhaustifs.

Inventer l’avenir ?


Le prochain congrès du Parti socialiste aura lieu début juin à Poitiers. A quelques jours du 2ème tour des départementales et face à la montée inquiétante du parti national-populiste, je conçois que les débats internes du PS ne passionnent pas les foules.

Pourtant, un congrès est moment important permettant de fixer la ligne politique, la stratégie et la désignation d’une direction au plan national et au plan local. Cela servira d’appui au PS pour mener les prochaines élections et notamment celles de 2017. L’enjeu est donc réel non seulement pour le parti mais également pour notre pays.

Un congrès se déroule en 2 phases principales :

  • d’abord, une phase de débats où chacun apporte sa « contribution » à la discussion. Les militants peuvent en signer une ou plusieurs,
  • ensuite, une phase de motions qui fixent la ligne du parti. Les militants sont alors appelés à voter une seule motion.

En vue de ce congrès, Gérard COLLOMB et le Pôle des réformateurs ont déposé une contribution que j’ai, pour ma part, signée.

Cette contribution, intitulée “Inventer l’avenir” est portée par une multitude d’élus locaux, ancrés dans la réalité de la gestion de nos territoires. Elle n’est pas “hors sol” et c’est, je crois, sa première force. Elle affirme aussi clairement qu’il n’y a pas de projet social sans projet économique. Combattre la crise morale et sociale qui frappe la France, c’est donc d’abord sortir de la crise économique et du chômage de masse qui s’est installé avec elle.

Parce que la gauche est aujourd’hui bloquée, ce texte nous invite à davantage de cohérence pour être en phase avec les réalités socio-économiques de notre pays. En signant cette contribution, nous soutenons clairement le Gouvernement dans ses réformes actuelles.

Enfin, ce texte fait plusieurs propositions fortes pour permettre au PS de se moderniser, en se décentralisant, et en s’ouvrant à la société civile. Cela me parait indispensable.

J’espère qu’il aura suffisamment de signatures et par là-même de poids pour peser significativement sur les débats internes au PS.

Pour plus d’informations cliquez sur :

Pics de pollution : que faire ?


La semaine passée a été marquée par un long épisode de pollution de niveau 1 aux particules fines PM10. Le seuil d’alerte 1 a été dépassé pendant 6 jours consécutifs et ce, pour la 11ème fois depuis le 8 mars 2015. Précisons quand même que la situation à Lyon n’avait rien à voir avec celle de Paris.

Attention d’abord, à bien comprendre de quoi on parle :

  • 50 microgrammes par m³ d’air en moyenne journalière, c’est le « seuil d’information » ou seuil d’alerte 1 en Rhône-Alpes. Les normes européennes « l’autorisent » si ce dernier n’est pas dépassé plus de 35 fois par an,
  • 80 microgrammes par m³ en moyenne journalière, c’est le seuil d’alerte niveau 2. C’est ce seuil qui a été atteint plusieurs fois à Paris.

A Lyon, cette pollution s’explique par un vent de nord-est avec un anticyclone qui a amené une  pollution venue d’Europe continentale à laquelle s’ajoutait également des émissions de particules issues des épandages agricoles, de l’industrie, du chauffage au bois et de la circulation routière.

DONC TOUT NE DEPEND PAS DE NOUS !

Pourquoi c’est sérieux et que faut-il faire ?

  • Pour rappel, une augmentation de 10 microgrammes par m³ accroît la mortalité de 0.51 % et comporte des risques allergiques majeurs pour tous,
  • La circulation alternée, dont on a beaucoup parlé, n’est autorisée que par le Préfet. Elle n’a jamais été mise en œuvre à Lyon,
  • La diminution de la vitesse des véhicules de 20 km/h a été mise en œuvre en Rhône-Alpes par le Préfet de région,
  • L’interdiction des feux de cheminée individuelle (1ère cause de pollution à Lyon !) a également été mise en œuvre en Rhône-Alpes.

Certaines choses peuvent être faites, d’autres non.

Certains évoquent la gratuité des transports en commun. Je rappelle d’abord que les transports « gratuits » n’existent pas. La vraie question est donc de savoir qui paie. Les contribuables ? Les habitants ? Les usagers ? Pour avoir un ordre idée, pour que les bus, les métros et les tramways soient gratuits pour les lyonnais pendant 6 ans, il faudrait trouver 300 millions d’euros d’impôts.

Il est vrai que la qualité de l’air s’améliore si on diminue l’usage de la voiture en ville et c’est ce qui a été réalisé depuis 10 ans à Lyon. Rappelons que Gérard COLLOMB a mis cette question au premier plan dès 2001 en rééquilibrant la place des modes doux au regard de celle jusqu’alors réservée à la voiture en investissant massivement pour les transports en commun, 600 km de pistes cyclables créées, multiplication des parkings relais, mise en place des Vélo’V, développement de l’auto-partage, création des cheminements piétons, suppression des pesticides, etc.

ET DONC, ON NE FAIT PAS RIEN A LYON !

« Réussir le temps de mourir »


Mardi dernier, les députés ont adopté la proposition de loi sur la fin de vie du socialiste Alain CLAEYS et de l’UMP Jean LEONETTI. Cet « œcuménisme » politique avait pour but de ne pas idéologiser le débat. En effet, il n’y a pas une façon de droite et une façon de gauche d’appréhender la mort.

Cette loi était nécessaire et ceux qui, comme les médecins, sont au contact de cette réalité savent que la culture, la formation voire les croyances de chacun interviennent très souvent dans ce débat.

Si la majorité des personnes en bonne santé est favorable à l’euthanasie pour une fin de vie rapide et indolore, le paradoxe est que lorsque, celles-ci sont réellement confrontées à la maladie, elles peuvent avoir une opinion tout à fait différente. Par ailleurs, il semble que plus on avance en âge, plus on est réticent face à la perspective d’une mort anticipée.

La loi « CLAEYS - LEONETTI » repose aujourd’hui sur une meilleure prise en compte de la volonté du malade et sur le droit à la sédation profonde et continue pour accompagner l’arrêt des traitements en phase terminale. Il est inscrit explicitement dans la loi  que la nutrition et l’hydratation artificielle constituent un traitement. La loi maintient donc l’interdit de la mort qui protège les médecins et les familles tout en luttant contre les agonies douloureuses et inutilement longues pour le malade.

Si l’application d’une telle loi ne répondra jamais à toutes les questions et ne résoudra sans doute pas toutes les situations individuelles, elle permet le respect du temps de mourir.

Je suis satisfait de voir que cette loi a été adoptée avec une large majorité à l’Assemblée nationale car j’ai toujours été persuadé que « réussir » le temps de mourir faisait partie du contrat entre une personne malade, une famille et un médecin.

Grandes tendances


A Lyon, avec la création de la métropole au 1er janvier 2015, les grands lyonnais n’étaient pas appeler à voter puisque le Grand Lyon a fusionné sur son territoire avec le Conseil général. La Métropole de Lyon est la première collectivité qui exerce désormais à la fois les compétences sociales d’un département et celles d’une communauté urbaine.

Cela ne m’a, toutefois, pas empêché d’écouter les premières analyses du 1er tour des départementales.

En tant que républicain et au regard de ce qu’annonçaient les sondages ces dernières semaines, je note plusieurs « surprises » au niveau national :

  • D’abord, une abstention plus faible qu’attendue. En 2011, elle s’élevait à 55,7 % contre 49,4 % en 2015 ;
  • Ensuite, l’extrême droite ne réalise pas la percée espérée. Il ne peut se considérer comme le 1er parti de France même s’il réalise un score trop important ;
  • Par ailleurs, même si l’UMP et ses alliées de droite arrivent en tête, les blocs de droite et de gauche sont quasiment à égalité. La gauche résiste, là encore, malgré les « oracles sondagiers ». Les résultats ne sont pas satisfaisants mais la débâcle annoncée n’a pas eu lieu. Le bloc de droite, parti uni, nous rappelle aussi que l’union est nécessaire à la victoire…
  • Enfin, je découvre ce matin, une fois encore, que Nicolas SARKOZY persiste dans sa stratégie du ni-ni en refusant l’appel au vote républicain, faisant par là-même exploser l’alliance UMP - UDI - Modem. Les candidats républicains de l’UMP sauront, je n’en doute pas, choisir. Les propos tenus par Alain JUPPE montrent déjà les limites de la consigne du chef de l’UMP.

Un mot sur le Rhône pour terminer, où l’extrême droite se maintient dans douze cantons sur treize.

Je veux dire tout mon soutien à Sheila MC CARRON et Bernard CHAVEROT qui méritent de gagner le canton de l’Arbresle. J’ai connu Sheila lorsque j’étais élu à la Région, c’est une élue dévouée et déterminée. Quant à Bernard, nous siégions ensemble au département avant la création de la métropole. Je sais à quel point il est porteur des valeurs qui fondent les compétences sociales du Conseil général. Leur élection dimanche prochain sera un gage du fonctionnement démocratique et transparent du nouveau département du Rhône.