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CHIRAC, l’homme qui s’est excusé au nom de la France


Jacques Chirac, c’est aussi le 16 juillet 1995 un discours de très haute tenue sur la Shoah qui tire un trait sur le passé et permet à l’histoire de prendre sa place. Ce discours mérite d’être relu et je le reproduis ici dans son intégralité.

« Il y a 53 ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français sous l’autorité de leurs chefs répondaient aux exigences des nazis ».

« Reconnaître les fautes du passé et les fautes commises par l’Etat ». « Ne rien occulter des heures sombres de notre histoire ».

Tout est dit. Relisez ce discours, l’un des plus beaux, prononcé par un Président de la République Française.

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Relisez ce qui est un morceau de l’histoire de la France.

Le président Chirac est mort


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Je laisse aux commentateurs puis, aux historiens le bilan.

Je souhaite aujourd’hui et demain insister sur deux points clefs de ce bilan :

En 2003, Jacques Chirac a lancé le 2ème plan présidentiel avec Bernard Kouchner.

Ils se sont appuyés sur les malades ce qui n’était pas si courant, et sur les professionnels dont je faisais partie (avec une étiquette socialiste qui n’était pas « à la mode »). Ce plan cancer a été suivi de 2 autres avec deux autres présidents (« le cancer n’est ni de droite ni de gauche »!) et les actions évaluées ont montré des améliorations constantes sous le chef d’orchestre, l’Institut National du Cancer (INCa) créé par Jacques Chirac et qui s’est imposé comme la plaque tournante de la lutte contre le cancer depuis la Prévention, le Dépistage, le Traitement, la Recherche et la Protection des personnes malades.

Un grand succès du deuxième mandat, on peut juste regretter l’absence de la vision européenne.

J’avais relu le discours initial et proposé un paragraphe qui n’a pas été retenu.

Ce sont les Allemand avec Manfred Weber qui ont imposé cette vision, 20 ans après et c’est dommage car je pense que l’INCa a un rôle à jouer au niveau européen … et ce n’est pas faute d’avoir essayé d’en convaincre aussi Emmanuel Macron depuis son élection par de nombreuses notes bien avant le Manifeste de Manfred weber (dont je suis cosignataire).

Le plan cancer présidentiel est un immense succès du président Jacques Chirac et les malades doivent lui en être reconnaissants.

Relire declaration-de-monsieur-jacques-chirac

FAUT IL ARRETER DE VAPOTER EN FRANCE ?


7 patients sont décédés aux USA et plusieurs centaines d’autres ont été hospitalisés pour de graves maladies pulmonaires.

Beaucoup de ces patients ont vapoté des huiles de THC (la substance active du cannabis qui est interdite en France). L’autre suspect est l’acétate de vitamine E qui n’est pas non plus autorisé en France.

Il faut donc être prudent mais les substances françaises doivent être autorisées et sont contrôlées et aucun cas n’a été détecté en France aujourd’hui.

Le cancer du col de l’utérus doit disparaitre


1100 morts en 2018 pour ce véritable fléau.

Le dépistage c’est moins de 60% de participation alors qu’il est de 80% au Danemark.

Surtout les femmes riches dont le risque est faible sont trop souvent dépistées aux frais de la sécu alors que les femmes d’un milieu socio-économique modéré dont le risque est supérieur ne sont parfois jamais dépistées dans l’ensemble de leur vie sexuelle.

Un dépistage organisé démarre en France dont l’objectif est de diminuer de 30% l’incidence et la mortalité dans 10 ans. Et surtout, il y a la vaccination qui est recommandée pour toutes les jeunes filles dès l’âge de 11 ans et pour les hommes homosexuels de moins de 27 ans. Cette vaccination doit faire disparaitre à terme le cancer de l’utérus.

Mois d’un tiers des populations ciblées sont vaccinées et il est urgent d’augmenter l’accès de ce vaccin dans la médecine scolaire.

Le cancer du col de l’utérus doit disparaitre.

Comportements dangereux des automobilistes


Comportements dangereux des automobilistes : la trémie n°3 de Perrache est fermée à la circulation

En raison de la fermeture de la trémie n°2, certains usagers adoptent des comportements particulièrement dangereux à l’entrée de la trémie n°3. Beaucoup d’entre eux venant du quai Gailleton et du pont Gallieni font marche arrière dans la trémie n°3 pour reprendre la trémie n°4. Face à ces comportements qui entraînent des risques importants de chocs entre les véhicules en marche arrière dans la trémie n°3 et les véhicules qui viennent de l’ex-autoroute A7 dans le sens Marseille-Paris, la Métropole a décidé de fermer cette bretelle de sortie jusqu’à la réouverture de la trémie n°2.

Il est conseillé aux automobilistes qui empruntent cette bretelle de continuer sous le tunnel de Fourvière. En effet, cela correspond aux usages majoritaires, cette bretelle M7-trémie n°3 étant très largement utilisée par les usagers allant vers Lyon 5e et au-delà.

Concernant les travaux de la trémie n°2 faisant suite à la chute d’une petite partie du flocage mardi 10 septembre dernier, les travaux de réparation et de consolidation sous confinement se poursuivent.

Le chantier continue pendant encore deux jours et la réouverture de la trémie à la circulation pourrait se faire le vendredi 27 septembre. Dès la réouverture de la trémie n°2, la n°3 sera également rouverte à la circulation automobile.

Dans la mesure du possible, il est demandé aux automobilistes d’éviter le secteur : pour ceux arrivant de Part-Dieu nord, il est conseillé de privilégier le périphérique nord (BPNL), pour ceux arrivant du secteur de Part-Dieu sud, il est conseillé de traverser le quartier de Gerland pour emprunter le pont Pasteur.

Toutes les informations sur le trafic sont à retrouver, en temps réel sur :

www.onlymoov.fr

Dans le cadre des travaux de réparation sous la trémie n°2, les mesures effectuées montrent que les taux d’amiante sont inférieurs à la réglementation et qu’il n’y a donc aucun danger pour les automobilistes qui y circuleront au moment de la réouverture.

Retraites et Justice sociale


La vaste réforme du système des retraites voulue par E. Macron est lancée avec la volonté d’unifier les règles et de supprimer les multiples régimes spéciaux.

Sur le principe, cela peut clarifier les choses, car les presque retraités n’ont aucune idée aujourd’hui de ce à quoi ils ont droit mais ils savent que certains sont privilégiés.

Un euro cotisé donnerait droit à un droit identique. Cela parait simple mais cela pose en réalité de nombreuses questions :

  1. Cela sacralise les différences de salaires et perpétue à l’âge de la retraite et de la dépendance les inégalités parfois énormes en désavantageant en particulier les femmes.

  2. Le calcul de points de solidarité est envisagé dans le projet mais ce calcul ne tient pas compte des inégalités d’espérance de vie (un ouvrier a 7 fois moins de chance qu’un cadre supérieur d’arriver à 70 ans).

  3. Dans les régimes spéciaux, il y a à l’évidence une différence majeure entre les régimes type RATP ou SNCF qui sont incapables de se financer et qui sont financés par les autres cotisants. Cette injustice ne peut pas durer.

    Les régimes spéciaux qui sont à l’équilibre par contre et qui ne demandent rien à personne et qui en plus « cotisent » (obligatoire !) chaque année 100 millions pour le régime général ; à ceux-là, on ne peut pas ponctionner leur bonne gestion, puis baisser drastiquement les retraites en doublant (14 à 28%) les taux de cotisation.

    Le gouvernement a un problème avec la justice sociale (suppression de l’ISF, flat tax sur les intérêts et dividendes…) s’il ne demande pas aujourd’hui un effort significatif aux plus favorisés il aura beaucoup de mail à convaincre du bien-fondé de sa réforme.

IZIEU : Grand prix Tourisme et Patrimoine du Département de l’Ain


Lundi 16 septembre, j’ai reçu des mains de Damien Abad, député et président d’Ain Tourisme ce prix qui dit plusieurs choses :

IZIEU est un Mémorial de la République qui fait partie du patrimoine national. Lieu d’éducation, de Mémoire, de Justice mais aussi de témoignage et d’accueil (30 000 visiteurs dont 50% de scolaires).

IZIEU est intégré dans son territoire entre le Rhône, les pistes cyclables, la montagne, les vignes et les chemins de promenade. C’est un acteur du tourisme, d’un tourisme social qui peut marier la culture, l’éducation et le sport mais aussi la découverte d’un merveilleux paysage et … de très bons restaurants.

IZIEU est un pilier du tourisme dans l’Ain et ce prix est la façon pour le Conseil général de le dire et de travailler avec nous pour accroître encore ce rayonnement touristique global.

Libération - Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer


https://www.liberation.fr/france/2019/09/11/selon-les-francais-l-egalite-introuvable-face-au-cancer_1750448

SANTÉ

Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer

Par Nathalie Raulin — 11 septembre 2019

Un patient est transporté vers un service de chimiothérapie au Centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc à Dijon, le 7 juin 2019. Photo Romain Lafabregue. AFP

Selon l’observatoire cancer Institut Curie-Viavoice, sept Français sur dix estiment ne pas être égaux face au cancer. Question de parcours personnel mais aussi d’accès aux soins. Une situation qui pour près d’un Français sur deux pourraient à l’avenir se détériorer.

Selon les Français, l’égalité introuvable face au cancer

Nouveau petit coup de canif dans la cohésion nationale. En dépit des efforts déployés par les autorités de santé, les Français sont convaincus qu’en matière de cancer la double, triple ou quadruple peine est toujours de rigueur. L’égalité devant la maladie ? Ils sont sept sur dix à ne pas y croire, selon la dernière livraison de l’Observatoire cancer Institut Curie-Viavoice dévoilée ce mercredi (1). Près d’un tiers est même convaincu qu’entre les mieux et les moins bien lotis, il y a un monde qui, en l’occurrence, peut être fatal. Avec 382 000 nouveaux cas de cancer déclarés en 2018 et plus de 3 millions de Français ayant eu ou vivant avec la maladie, telle perception n’est pas de bon augure pour le vivre ensemble…

Source de distorsion entre les patients

Les progrès de la médecine ne sont pas en cause. Près de neuf personnes interrogées sur dix pensent que le cancer est une maladie que l’on guérit de mieux en mieux (pour 60%), ou tout du moins que le niveau de guérison va rester stable. Une conviction dans la droite ligne d’un récent rapport de l’Institut national du cancer et de Santé publique France qui fait état d’un net recul de la part des décès imputables au cancer – de 54% chez l’homme et de 25% chez la femme. Mais si performant soit-il, leur système de soin ne suffit pas, de l’avis des Français, à compenser les inégalités face au cancer liées aux revenus (pointés par 49% des interviewés) au lieu de résidence (45%), au niveau d’information sur le sujet (42%) ou à l’isolement des individus (39%). Autant de facteurs discriminants en matière de prévention comme de prise en charge du cancer.

A titre d’exemple, pour près de la moitié des Français interrogés, l’insuffisant dépistage du cancer tient à la difficulté d’obtenir un rendez-vous (21%), l’éloignement géographique des centres de dépistage (17%) et le manque de moyens financiers (12%). Un avertissement pour les autorités sanitaires, le dépistage précoce augmentant considérablement les chances de guérison. Pour améliorer l’accès aux professionnels et le suivi médical, la e-santé est une réponse bien accueillie: pour 62% des personnes interrogées, la télémédecine pourrait améliorer l’accès à un spécialiste et la prise en charge.

A LIRE AUSSI Cinq ans après un cancer, difficile de reprendre une vie normale

Autre source de distorsion entre les patients : la qualité de l’information à laquelle ils ont accès pour naviguer dans un univers passablement opaque. Pour évaluer un établissement de soins contre le cancer, 60% des Français se fient à la présence de matériels de pointe en son sein, 49% à l’avis du médecin traitant, et 27% à l’accessibilité géographique. Or cette graduation n’est pas vraiment optimale de l’avis du professeur Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie pour qui «la qualité des soins dépend avant tout du nombre d’actes et de l’expérience des équipes». C’est oublié que tel critère n’est ni de notoriété publique, ni opérationnel pour tout un chacun…

Tous les traitements intégralement remboursés

Pessimistes les Français ? Sans doute un peu. Nombre d’entre eux sous-estiment largement la solidarité nationale dont ils profitent en matière de santé. Un tiers pense ainsi que les traitements classiques liés au cancer ne sont pas intégralement couverts par l’assurance maladie, alors qu’ils le sont. De même, 76% des personnes interrogées ignorent qu’à l’hôpital public, tous les traitements innovants, autorisés et disponibles en France, sont eux aussi intégralement remboursés par la Sécu.

Las ! Le retournement de perception n’est pas pour demain. C’est même le contraire : nombre de Français sont convaincus que les inégalités face au cancer vont à l’avenir persister voir s’accroître. Question de gros sous. Pour 43% des personnes interrogées le système de santé ne garantira pas, dans les années à venir, un accès équitable aux traitements innovants. Une inquiétude particulièrement présente chez les ruraux (50%) et chez les employés et ouvriers (48%). Et cette fois, difficile de les rassurer. «Le prix des nouveaux médicaments ne cesse d’augmenter, constate le professeur Thierry Philip. Au rythme actuel, on se retrouvera en 2025 avec près de 10 milliards de dépenses par an pour les médicaments du cancer. L’impact sur le budget de l’assurance maladie est tel qu’il sera à même de fragiliser et de remettre en cause l’égalité d’accès à l’innovation et aux meilleurs traitements à l’ensemble des citoyens. Il est urgent de trouver des solutions.» Façon de tirer la sonnette d’alarme.

(1) Sondage réalisé en ligne du 13 au 17 mai 2019 sur un échantillon représentatif de 1 002 personnes, selon la méthode des quotas.

La Tribune par Thierry PHILIP - inégalités de soins


LA TRIBUNE

Inégalités de santé  : le cancer exemple révélateur de la perception des Français Par Thierry Philip |  11/09/2019

Les Français considèrent en majorité que face au cancer et à son traitement, il existe des inégalités liées notamment aux revenus et au lieu de résidence. Il s’agit là d’une préoccupation majeure qui nécessite des réponses à la mesure de l’enjeu. Par Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie (Paris/Saint-Cloud/Orsay) et président de l’OECI (*).

Existe-t-il une différence de perception des inégalités en santé entre les gilets jaunes, les acteurs du grand débat et un échantillon plus représentatif des Français ? C’est la question que l’Institut Curie et l’institut Viavoice ont exploré à travers l’exemple du cancer, dans un sondage publié ce 11 septembre [1]. Si la réponse est nuancée, elle confirme ce que les élus et les citoyens ont exprimé à l’occasion du Grand débat : il s’agit à l’évidence d’une préoccupation majeure pour nos concitoyens, qui à 69% estiment qu’il existe des inégalités face au cancer et les attribuent majoritairement aux revenus et au lieu de résidence.

Faire plus de pédagogie

Parmi les constats importants de cette enquête, la nécessité absolue de faire toujours plus de pédagogie, en particulier sur les risques : plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être suffisamment informées et certains facteurs comme l’alimentation ou les risques professionnels restent mal compris.

Sur les deux sujets majeurs que sont l’accès aux soins et le parcours de soins, les plans Cancer successifs et le plan « Ma santé 2022 » ont commencé à apporter des réponses. Mais la perception demeure parfois en décalage avec la réalité. Nombre de Français pensent que les traitements contre le cancer ne sont pas intégralement remboursés surtout pour les traitements de la douleur, les traitements innovants, les prothèses mammaires, capillaires et la préservation de la fertilité. Or, les prothèses le sont en partie et les mutuelles complètent au-delà des tarifs de la sécurité sociale. Et, évidemment, les traitements contre la douleur et les traitements innovants sont intégralement pris en charge. Et l’avenir reste incertain pour 43% d’entre eux qui sont inquiets sur la possibilité pour notre système de sécurité sociale de garantir à long terme l’accès à des soins innovants.

Evaluer la qualité des soins

Une des questions cruciales de l’accès aux soins est celle des critères d’évaluation de la qualité. Pour les Français, le choix d’un établissement de santé en cancérologie se fait d’abord sur la qualité de ses équipements (60%) puis sur l’avis du médecin traitant (49%). L’accessibilité géographique est citée par un peu plus d’un quart des français (27%), probablement ceux qui habitent dans les zones isolées. Le nombre d’actes réalisés et de patients pris en charge ou encore le classement dans les médias ne sont cités que par moins d’un quart des Français, alors que l’on sait que la qualité des soins dépend du nombre d’actes et de l’expérience des équipes.

Sur le parcours de soins, les témoignages de patients recueillis au cours de notre étude montrent que l’annonce du diagnostic reste un moment clé, qui n’a pas toujours lieu dans les meilleures conditions, et que l’après-cancer est une préoccupation majeure, avec la question des moyens à mettre en œuvre pour éviter les rechutes et retrouver une vie professionnelle. 62 % des Français interrogés pensent quant à eux qu’on ne peut pas retrouver une vie professionnelle normale après les traitements du cancer.

Plusieurs enseignements à retenir

A la lumière des résultats de notre enquête, plusieurs enseignements sont à retenir. En premier lieu, le cancer frappe plus durement les plus défavorisés économiquement et socialement, du fait de la relation cancer-travail, de l’alimentation, de l’absence de prévention et de la relation avec le tabac et l’alcool.

Si les plans Cancer successifs ont mis la lutte contre les inégalités au premier plan, nous avons peu progressé sur la connaissance, l’évaluation et les mesures à prendre pour lutter contre ces inégalités. Une illustration : nous ne disposons pas aujourd’hui de cartographie précise de la France pour définir les inégalités géographiques face au cancer.

Ensuite, le fait d’être à proximité avec un établissement de soin ne veut pas dire plus de chances de guérison pour le patient. En effet, la question de la « proximité » est à mettre en regard des seuils d’activité que l’INCa veut augmenter, et ce, à juste titre, car il est démontré qu’en deçà d’un certain nombre de cas, la perte de chance est réelle. Surtout, les inégalités doivent faire l’objet de mesures objectives comme la mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé, le déploiement de médecins généralistes dans les territoires prioritaires et le recours aux étudiants en médecine, la création des assistants médicaux. Cela répond clairement à la fois à l’isolement géographique et à une meilleure relation entre l’hôpital et la ville.

Le niveau européen

Enfin, la question des inégalités doit aussi être posée au niveau européen, où les différences de survie entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud restent majeures. Soulignons que la seule accréditation globale en cancérologie est européenne (par l’OECI, organisation européenne des instituts du cancer) et qu’une dizaine de CLCC et CHU sont engagés dans ce processus. L’OECI proposera dès 2020 une accréditation des réseaux autour des Comprehensive cancer centers, soulignant le lien indispensable entre les hôpitaux spécialisés et les hôpitaux généraux. En septembre 2018, l’ECCO (European cancer organization) a organisé avec les représentants des patients un « sommet » dont les conclusions montrent que les questions que nous avons posées aux Français sont celles de tous les malades du cancer en Europe. Les trois priorités retenues étant la demande d’évaluation de la qualité d’un hôpital, la demande d’un meilleur lien entre l’hôpital et la ville, et, cela devrait nous faire plaisir, le droit à l’oubli, plébiscité par les Européens qui réclament que la loi française s’applique à toute l’Europe (depuis la Belgique a promulgué une loi identique à celle de la France).

* Organisation of European Cancer Institutes (OECI)

[1] Observatoire cancer Institut Curie-Viavoice 2019 : les inégalités face au cancer

Cancer et inégalité d’accès aux soins


Cancer : les Français inquiets face à l’inégalité d’accès aux soins.

Plus de 40% des Français craignent que le système de santé ne puisse plus garantir à l’avenir un accès équitable aux traitements innovants permettant de lutter contre le cancer.

Je vous laisse découvrir l’intégralité de cet interview sur France TV info :


https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/cancer-les-francais-inquiets-face-a-l-inegalite-d-acces-aux-soins_3612311.html

Le blog imite « Les Potins »


On aurait pu encore parler de la chasse à l’homme organisée par Médiapart, de Tapie qui tient sa revange, de Sarkozy peut-être un « futur Tapie », du match épique Fédérer/Djokovic, du maillot jaune de Alaphilippe, du retour de Neymar, de la mort enfin de Vincent Lambert, des chances de Pinot de gagner le Tour de France, du feuilleton politique LREM à Lyon et de beaucoup d’autres choses…

Mais, j’ai décidé d’imiter « Les Potins » d’Angèle et de prendre un gros mois de vacances.

Le Blog part en vacances la semaine prochaine et il faut se préparer aux vacances au moins une semaine à l’avance !!!

Rendez-vous fin Août chers lecteurs !

La circulation alternée n’est pas sans effet


Tout le monde a vu des vignettes 4 et 5 circuler alors que c’était interdit par le préfet qui avait décidé la circulation alternée.

Cependant la mesure même sans beaucoup d’amendes n’a pas été sans efficacité comme le montrent les chiffres ci-joints :

  • vente de ticket-air 100 000, soit 8 fois plus que d’habitude

  • 8% de Traffic mesuré sur Lyon et Villeurbanne et -6% sur l’agglomération

  • -30% de congestion au centre-ville de Lyon

  • +20% d’utilisation de Bluely

  • + 10% de location de trottinettes

  • -10% de recettes de stationnement

  • +80% de consultation du site co-voiturage de la Métropole

Nous n’avons pas de chiffres pour le VELOV du fait du vandalisme ambiant.

L’épisode a été l’occasion de constater que nous ne savons pas comptabiliser les piétons et nous allons y travailler.

Au total : si je corrige la copie, je mets « Peux mieux faire mais on peut accepter la moyenne pour l’élève Métropole + Préfecture ».

On doit faire encore mieux lors du prochain épisode du pic de pollution.

Le Plan Oxygène


Le plan oxygène donne des résultats avant la ZFE

Depuis 2017, les taux de dioxyde d’azote (en moyenne annuelle pour 2018) ont diminué de 28%, les taux de PM10 de 39% et les PM2,5 de 53%. Le taux de Benzène a chuté de 61% et le SO2 de 56%.

L’investissement dans la mobilité (3,4 milliards depuis 2001), la plateforme Ecorenov, la prime Air-Bois, le travail des industriels. Tout cela porte donc ses fruits même si des épisodes de pic de pollution restent une vraie question dont personne ne discute de l’importance à court et moyen terme.

Même la différence entre un mort du tabac (31 000 morts/an dans des cercueils) et le calcul statistique qui aboutit à un nombre de mort prématuré commence à être comprise. Un mort « prématuré » n’est pas dans un cercueil mais il perd 6 mois d’espérance de vie.

Enfin, la différence entre morts prématurés et troubles respiratoires (asthme…) liés à la pollution commence aussi à être comprise.

Il faut s’en réjouir.

Déchetteries mobiles


Les déchetteries mobiles seront reconduites après l’expérimentation.

Réparties sur 9 sites à Lyon (7) et Villeurbanne (2) depuis septembre 2018, les déchetteries mobiles font l’unanimité auprès des usagers qui apprécient ce service nouveau.

Cependant, les tonnages collectés sont hétérogènes et donc les coûts très variables. On collecte entre 4 et 28 tonnes par site. Les sites sont difficiles à gérer pour les agents mais ce sont des agents de déchetterie dont l’image auprès de la population s’améliore. L’énorme majorité des usagers viennent à pied vers les déchetteries mobiles.

On rappelle que la collecte d’encombrants en déchetterie coûte 150 euros la tonne et les dépôts sauvages 1000 euros la tonne.

La déchetterie fluviale, c’est 20 fois plus cher que la déchetterie et la déchetterie mobile entre 10 et 20, selon le tonnage collecté. Pour faire simple, la déchetterie mobile ne produit ni économies ni diminution des dépôts sauvages collectés. Il faut donc considérer que c’est un service rendu au public et peut être un élément d’éducation civique.

L’expérience se poursuit sauf à Lyon, 5 place Schweitzer (coût élevé, résultats trop faibles et existence de la déchetterie fluviale) et, place de l’Europe pour le 6ème arrondissement transféré place Elmaleh. Le site du 8ème arrondissement, place du 8 mai 1945, est supprimé (Place Ambroise Courtois maintenu).

Enfin, je me réjouis du succès du site du 3ème arrondissement, place Bahadourian où 670 usagers ont produit 28 tonnes en 9 épisodes (presque 60% de meubles).

76 ans après la mort de Jean MOULIN


ON S’Y MET TOUS !


Nous avons voté cette semaine la stratégie alimentaire métropolitaine.

Un constat : 4,6% des produits que nous consommons viennent du territoire. 95% de ce que nous produisons est exporté et les industries agroalimentaires importent 68% de ce qu’ils nous vendent. 87% des produits agricoles sont importés et le secteur de l’hôtellerie/restauration importe 95% de ses produits agricoles.

Des solutions sont possibles si on s’y met tous :

  1. Devenir acteur de notre santé alimentaire

  2. Développer la culture de l’alimentation responsable

  3. Faire reculer les précarités alimentaires

  4. Faire du capital agricole un bien métropolitain

  5. Progressivement faire une agriculture durable de proximité

  6. Favoriser la coopération en circuits courts

  7. Développer une activité économique du territoire

  8. Faire de la restauration collective une vitrine

  9. Intégrer l’alimentation dans la politique d’aménagement du territoire

  10. Réduire les gaspillages alimentaires

Portrait d’Hugo Huon « Ruer dans les Brancards »


Hugo Huon est infirmier à l’hôpital Lariboisière, à Paris

Il est cash. «Vous voulez que je verse une larme pour une personne que je n’ai jamais vue ? lâche-t-il en évoquant cette femme, morte, oubliée aux urgences de l’hôpital Lariboisière. Mais je ne la connais pas. Je pense à mes collègues qui sont seules à faire face à des situations insupportables.» Ou encore : «Les gilets jaunes ? Au début, je n’étais pas convaincu. Des gens qui ne réagissaient pas dans une société où tous les jours d’autres meurent dans la rue… Et là, pour une augmentation de 10 centimes de l’essence, les voilà dehors. Après, j’ai compris et je les soutiens.»

Voilà. Hugo Huon est ainsi, instinctif et sans fard. Lui, qui préside le collectif Inter-Urgences à l’origine de ce mouvement de grèves inédit en France, est tout d’une pièce, avec un côté rimbaldien à fleur de peau. «J’aime bien les fuites en avant», avoue-t-il. A peine 30 ans, désespéré de la vie mais terriblement actif : «Cinq ans aux urgences de Lariboisière, c’est cinq ans dans l’inhumanité extrême.» Dans un an, à cette heure-ci, Hugo sera perdu au fin fond du Canada, en train de travailler sur la santé au sein de la communauté inuit. En tout cas, c’est son rêve.

On a compris, le monde est perclus d’injustices. Et la suite n’est qu’un défi : tenter de faire néanmoins quelque chose de sa vie. Parfois, Huon craque et se brise, passant par des crises de panique qui le surprennent. Puis il se relève, se remet debout, à regarder ce monde qui va mal. «A la grande réunion solennelle au ministère, avec la ministre et toutes les organisations qui étaient là, je me disais : “Mais c’est quoi ce monde ?” Ils viennent dire qu’avec notre grève on a raison, que nos conditions de travail sont insupportables. Mais cela fait vingt ans qu’ils le savent !»

Hugo Huon n’est ni cynique ni narquois. Il est breton, enfant de Saint-Malo. «Se laisser faire son portrait par un journaliste et parler de soi, c’est de la prostitution, mais au collectif, on s’est dit que cela pouvait servir.» Alors, il accepte de répondre. Parle sans faux-fuyant, passant aussi vite du drame de son enfance, - le suicide, «supposé» dit-il, de sa mère -, à ce qu’il aime ces jours-ci le plus au monde, à savoir cette solidarité entre soignants dans les urgences. «C’est pour cela que je me bats. Dans les services durs comme les nôtres, les liens entre nous sont uniques.» Ou encore : «Ce que j’aime bien dans mon travail, c’est qu’il faut être rapide. On a peu de temps, il faut rassurer. Et le faire très vite. Et puis, on est dans un tel bassin d’inégalités.» Et là, il se montre encore intarissable : «La nuit, à Lariboisière, c’est le fin fond du malheur. Comment y croire ? Le soir de la victoire, lors de la Coupe du monde, il y avait une queue de personnes totalement saoules, malades en diable. Impossible de les prendre en charge. L’un est mort, tombé par terre. Une autre fois, des Pakistanais se battaient au couteau. Comment voulez-vous espérer ? Des gens sont là qui attendent des heures. Des SDF viennent parce que leur pansement s’est infecté, d’autres n’en peuvent plus et font semblant de convulser pour qu’on les prenne en charge.» Dans cet enfer, il résiste à sa manière : «Je me raccroche à ce que je peux faire.»

«Soutien», «aider», ce sont les mots qu’il aime le plus. Enfant, il en a peut-être manqué, entre ses deux grandes sœurs et son petit frère, son père qui travaille aux douanes et sa mère, institutrice qui se noie dans la maladie et l’alcool. Bac en poche, il multiplie les petits boulots à travers la France comme d’autres montent à bord d’un navire pour aller voir plus loin. Au hasard d’une colocation, un de ses amis s’inscrit dans une école d’infirmières. Il se dit pourquoi pas, se présente, réussit. Il déteste ces études où les brimades sont légion, où les infirmières plus âgées se défoulent sur le dos tendre des débutantes. Il atterrit en psychiatrie, puis dans une clinique historique, celle du Chênaie, près de Blois, un des berceaux de ce que l’on a appelé la «psychothérapie institutionnelle». «Au Chênaie, c’était un îlot de bienveillance.» Hugo s’en va pourtant. Comme toujours. Il voyage en Inde où il découvre les vertus du massage ayurveda. Revient à Paris. Fin 2014, le voilà infirmier dans un des services d’urgences les plus chargés et les plus difficiles de Paris, celui de l’hôpital Lariboisière, près de la gare du Nord et de Barbès, où tous les perdus de la ville se retrouvent. Dans ce chaudron, il se plaît. Tout en multipliant les activités annexes, en accumulant les diplômes universitaires. Il gagne 1 600 euros net par mois, pas complètement à temps plein pour pouvoir suivre un master d’économie et gestion de la santé. «J’ai besoin d’apprendre», répète-t-il.

Politisé ? Non, mais il aurait voté vert aux européennes s’il avait retrouvé sa carte d’électeur. L’été dernier, celui qui vit seul avait été, avec quelques autres, à l’origine d’une toute première grève, pour dénoncer le manque criant de personnel et les conditions honteuses de travail. Cela n’avait rien donné. Et il avait fallu qu’une femme meure oubliée, en janvier, dans les locaux des urgences de «Larib» pour que l’on en parle dans les médias et que la direction de l’AP-HP réagisse et lâche quelques postes supplémentaires. «Là, c’est inédit. Le mouvement est parti de l’hôpital Saint-Antoine, en mars, après la blessure d’un personnel soignant lors d’une rixe, raconte Hugo. Ils nous ont appelés. Et à la troisième réunion, avec le groupe des cinq (l’hôpital Tenon, Saint-Louis, La Pitié, Lariboisière et Saint-Antoine), on s’est lancé.» Ils sont depuis une petite vingtaine, infirmièr·e·s, aides-soignantes, autour de la trentaine, aucun n’est syndiqué, mais tous proches les uns des autres. Cela a fait tache d’huile, plus d’une centaine de services sont en grève. Le collectif s’est structuré. «Les syndicats nous appuient fortement, mais chacun à sa place. On a une structure pour les finances, les actions, etc. Avec des rendez-vous toutes les semaines.» Et WhatsApp pour les liens.

«Aux urgences, on aime parler vrai, ajoute Candice Lafarge, aide-soignante à Saint-Antoine, autre vedette du collectif. Chez Hugo, ce qui me frappe, c’est sa détermination.» Récemment, il y a eu une réunion avec la direction générale de l’AP-HP. «Ils nous ont proposé 110 postes supplémentaires (1) pour les services d’adultes et 50  pour enfants. A condition que l’on arrête immédiatement la grève.» On devine la suite. «La question est de savoir si on maintient la grève jusqu’à la fin de la mission lancée par la ministre en septembre. Je ne sais pas», lâche celui qui ne s’imaginait pas vivre au-delà de 30 ans.

13 heures, Hugo file à un rendez-vous. Il aime travailler la nuit. Et l’on se dit que les hôpitaux de Paris ont bien de la chance d’avoir des salariés comme lui.

(1) la dernière proposition est aujourd’hui de 230 postes.

Interview Eric Favereau

La parole à Bruno RIOU, médecine d’Urgence


Aux urgences, les couloirs de la honte

Par BRUNO RIOU médecine d’urgence, Professeur, membre du Conseil national de l’urgence hospitalière (Cnuh). Doyen de la faculté de médecine, Sorbonne-Université

A l’entrée des urgences de l’hôpital de Creil (Oise), le 6 juin.

« Si la ministre de la Santé a qualifié notre système de santé comme étant «à bout de souffle», il faut reconnaître que nos urgences hospitalières sont au bord de l’asphyxie. La grève du personnel paramédical illustre cet état inquiétant et le «No Bed Challenge» lancé depuis de nombreux mois par Samu et Urgences de France doit être interprété comme un appel à l’aide désespéré. Les urgences sont débordées parce que les autres acteurs du système de santé ne veulent plus ou ne peuvent plus faire. C’est le dernier endroit où le patient perçoit encore une lumière «accueillante» 24 heures sur 24, mais pour combien de temps encore ?

Toutefois, le grand public, les politiques et les médias peinent à identifier où se situe la principale difficulté pour les services d’urgences hospitaliers. Quand bien même le nombre de consultations ait augmenté de 10 millions à plus de 20 millions par an en quelques années et que d’aucuns considèrent qu’une proportion notable (estimée raisonnablement à 30 %) pourrait bénéficier d’une prise en charge ambulatoire dans d’autres structures (si elles existaient), il ne s’agit pas du problème principal. Le problème le plus grave auquel doivent faire face les urgences hospitalières, c’est l’absence d’aval suffisant et sa conséquence immédiate, les longues files de patients couchés sur des lits brancards pendant de très nombreuses heures dans ce qu’il convient d’appeler «les couloirs de la honte». Pourquoi ?

Parce qu’il est largement prouvé que ces lits brancards sont associés à une augmentation de la morbidité et de la mortalité.

Parce que ces patients sur des lits brancards constituent une surcharge de travail considérable pour le personnel paramédical et médical, notamment de poursuite de soins et de surveillance, les empêchant de faire face au flux incessant d’arrivée de nouveaux patients alors même qu’ils ne sont souvent pas en nombre suffisant pour gérer ce flux.

Parce que la recherche de lits pour ces patients, travail d’un «Sisyphe malheureux» qui verrait l’ascension de son rocher constamment freinée, gâche une part importante de temps médical et paramédical.

Parce que ces patients entassés dans des structures inadaptées, les couloirs, peuvent s’aggraver, renvoyant aux soignants un sentiment aigu de mal faire leur travail, quand ils ne sont pas cloués au pilori pour «défaut d’organisation». Les lits brancards représentent, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, une manne financière non négligeable pour les établissements de santé. Ces patients ne relèvent pas, ou plus, de la médecine ambulatoire, ils requièrent une hospitalisation, et, d’ailleurs, il est bien connu que ces patients des urgences ont souvent besoin d’une hospitalisation plus prolongée que les patients dits programmés, expliquant entre autres leur faible attractivité pour les services d’avals. Les causes en sont multiples et parfaitement identifiées : restriction budgétaire de l’hôpital public, concurrence entre établissements, tarification à l’activité (T2A), virage ambulatoire décidé de manière technocratique et imposé aveuglément par l’outil budgétaire, vieillissement et précarisation de la population, proportion croissante de patients souffrant de maladies chroniques invalidantes, etc. Et le dispositif Copermo, qui impose, pour obtenir une participation de l’Etat à une restructuration des établissements pourtant indispensable, un virage ambulatoire, souvent irréaliste, laisse entrevoir des lendemains bien sombres.

Il s’agit du plus grand dysfonctionnement dont souffrent les urgences hospitalières et toutes les mesures de la loi «Ma santé 2020» soumise au vote ou celles qui seront proposées par la commission « Mesnier-Carli » auront un effet homéopathique si ce phénomène délétère n’est pas pris à bras-le-corps et de manière urgente, pour libérer, au moins un peu, le carcan qui asphyxie nos urgences hospitalières.

L’objectif doit être «zéro lit brancard» dans le cadre de cet hôpital public rendu dysfonctionnel par les politiques de santé poursuivies depuis des décennies”.

Le plan chien citadin


J’ai été interviewé vendredi 28 juin par Romain MELTZ, journaliste à RCF.

Je vous laisse écouter la chronique https://rcf.fr/embed/2136728


Episodes de pollution


Les épisodes de pollution sont les échecs du plan oxygène qui a pour objectif d’éviter ces épisodes.

C’est le préfet (et pas la Métropole) qui a la responsabilité de prendre des décisions dans ces cas-là avec un cadre national qui se décline par des arrêtés préfectoraux.

Le préfet peut réduire la vitesse, et adapter le dispositif de circulation différenciée (selon la plaque ou selon le couleur de la vignette).

551 171 vignettes ont été commandées en 3 ans dans le Rhône et pour se mettre en adéquation avec la ZFE, ce sont les vignettes 4 et 5, puis 3, 4 et 5 qui sont concernées.

Depuis le début de l’année, les niveaux d’alerte ont été déclenchés par le préfet, les 25 et 26 février (niveau 1) et les 27 et 28 février (niveau 2). La circulation différenciée a été mise en place le 5ème jour après le début du pic de pollution le 1ER mars.

Un nouvel arrêté qui a pour objectif de déclencher l’alerte beaucoup plus tôt est en cours de signature.