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Les 30 ans d’Habitat & Humanisme


Hier soir, j’étais à Paris et je me suis rendu aux 30 ans de l’association créée par mon ami Bernard DEVERT.

Le principe d’Habitat & Humanisme, c’est la réinsertion par le logement et ce, non pas en isolant en banlieue (le lieu du « ban ») mais en faisant vivre ensemble en centre-ville pour favoriser une véritable diversité sociale.

L’habitat est alors utilisé pour reconstruire du lien social, pour aider ceux qui aideront ensuite les autres. Les expériences sont souvent intergénérationnelles, « pour apprendre, aux côté de l’autre, à être attentif à l’autre ».

Quel sens donner à l’économie ? Peut-on aider les blessés de l’économie ? Peut-on reconstruire avec son argent? Dans cette vie économique qui est, il ne faut pas le nier, difficile, il y a des vulnérables que l’on n’est pas oblige de laisser sur le bord du chemin. C’est, notamment, le sens du travail des nombreux bénévoles d’Habitat et Humanisme.

A titre d’exemple, la prison Saint-Paul, lieu d’enfermement à Lyon, devient, grâce à Habitat & Humanisme, un lieu d’ouverture et d’accueil.

Les bungalows deviennent des lieux de logements provisoires et d’urgence où tout est collectif, du chauffage à l’entraide.

Bernard a inventé une économie humanisée et solidaire à partir du don.  Je le sais, pour avoir confié à Habitat & Humanisme, un appartement que je possède, que l’on reçoit moins mais pas rien. On reçoit du don à l’autre. C’est le même principe qui gouverne l’épargne solidaire d’Habitat & Humanisme : on place son argent et la moitié du gain va à la solidarité

Pour Bernard DEVERT, c’est le partage qui donne un sens à l’économie et il est vrai qu’Habitat & Humanisme est une lumière sur le chemin. Une lumière qui fêtait hier ses trente années.

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Réfléchir oui mais vacciner aussi


Ce matin dans le TGV, je lisais un dossier du Monde consacré à la question des vaccins en France. La défiance face à cette mesure sanitaire n’est pas nouvelle. La pénurie de certains vaccins, la présence d’adjuvants interrogeant la sécurité ou encore les effets secondaires inquiètent certains de nos concitoyens. Face à des interrogations répétées, ce phénomène a mobilisé le ministère de la Santé qui fait de 2016 une année de débat national sur la vaccination.

Je défends ardemment ce mode de traitement préventif qui, je le rappelle, a permis de lutter efficacement contre des maladies potentiellement mortelles pour l’homme. La baisse des taux de vaccination ne peut qu’inquiéter. En perdant 5% sur un an chez les bébés de moins de neuf mois, le taux de vaccination révèle peut être la complexité de notre système entre vaccins obligatoires ou non, ou encore le suivi via le carnet de santé.

Je salue la réflexion qui aura lieu tout au long de l’année et qui permettra d’améliorer notre système de prévention. Par le suivi des vaccinations via le numérique ou encore une meilleure coordination avec les industriels, nous pourrons mieux répondre aux évolutions de notre société tout en conservant une bonne protection des personnes. La vaccination est une question de santé publique primordiale sur laquelle nous devons être intransigeants !

Le projet Part Dieu mérite un débat


Hier, c’est dans une salle Eugène Brouillard comble que nous présentions la démarche de concertation qui démarre pour les espaces publics.

Le projet Part Dieu est LE grand projet de ce mandat et probablement des 15 prochaines années. Je le rappelle, ce projet s’articule autour de 3 piliers :

  • La Part Dieu, cœur économique de Lyon : c’est le volet « entreprises » réunis en club avec les espaces d’innovations, les bureaux, les Halles Paul Bocuse etc. avec pour objectif la création d’emplois pour développer encore l’attractivité de notre métropole,
  • La Part Dieu, pôle multimodal avec le volet « transports » qui traite de la rénovation de la gare, le métro, les bus et tramways, le développement des modes doux avec notamment le vélo et la marche à pied,
  • Enfin, la Part Dieu « à vivre » pour ses habitants actuels et futurs avec la création de 3 000 logements mais également des espaces publics pour la rencontre, des crèches, les rénovations de Garibaldi, Vivier Merle mais aussi la bibliothèque, l’Auditorium, les théâtres…

Pour tenir compte des avis des habitants, nous avons multiplié les phases de concertation et de rencontre et ce, dès le début du projet. On ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir échangé sur ce dossier majeur. Il fut en effet l’objet de nombreux CICA, réunions avec les conseils de quartier, les CIL ainsi que des réunions publiques et techniques. De nombreuses contributions ont également été rédigées dans le cadre de l’enquête publique.

Après avoir échangé sur la ZAC, outil principalement réglementaire, c’est désormais l’aménagement des espaces publics qui seront au cœur des échanges avec la mise en place d’ateliers. Toutes les informations seront disponibles sur le site : http://www.lyon-partdieu.com/

Et moi, je m’engage, à partir d’aujourd’hui, à tenter de répondre sur ce site, chaque semaine, à une question posée par les habitants.

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C’est, ce soir, à la Mairie du 3ème…


J’accueillerai à 19h00 à la Mairie du 3ème arrondissement la réunion de lancement de la concertation pour le réaménagement des espaces publics à la Part-Dieu. L’objectif est clair : faire ensemble. Je suis convaincu que les habitants du quartier sont les plus à même de définir à nos côtés les meilleures solutions pour améliorer les espaces publics, des espaces que nous utilisons tous dans notre quotidien.

Aux côtés de Michel LE FAOU, adjoint à l’urbanisme, l’habitat et la politique de la ville, Catherine PANASSIER, en charge de l’urbanisme pour notre arrondissement et les membres de la mission Part-Dieu, nous vous présenterons l’organisation des ateliers permettant de co-construire ensemble ce quartier qui évolue chaque jour de plus en plus.

Je sais pouvoir compter sur l’ensemble des bonnes volontés du 3ème arrondissement pour apporter des propositions concrètes. Que ce soit en corps constitués, avec les CIL ou les conseils de quartiers, ou simplement en tant qu’habitant ou usager de la Part-Dieu, nous écouterons, comme à notre habitude depuis la naissance de ce projet, vos suggestions et propositions. Après la ZAC, c’est donc les espaces publics que nous vous proposons d’étudier dans cette nouvelle phase. Que cette séance et les ateliers à venir soient fructueux pour faire de la Part-Dieu le quartier à vivre que Lyon mérite !

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Un stade tout en lumière


Samedi, j’assistais à l’inauguration, il faut le dire « en beauté », du nouveau stade de l’Olympique Lyonnais.

Côté sportif, si la 1ère mi-temps n’était pas exceptionnelle, la 2ème était nettement plus dynamique et la victoire lyonnaise satisfaisait une assistance incroyable pour Lyon.

Le premier but marqué par LACAZETTE me rappelait le premier qu’avait marqué ZIDANE lors de l’ouverture du Stade de France.

Ce stade a coûté, approximativement 400 millions d’euros  d’investisseurs privés et à peu près 250 millions d’euros d’argent public. C’est le premier stade privé français. Je crois qu’il faut d’ailleurs féliciter Jean Michel AULAS pour cet ambition, celle de réalisé un grand stade pour se donner les moyens de bâtir une équipe de niveau européen.

On ne peut que lui  souhaiter le succès du BAYERN de Munich qui est passé de 25 000 spectateurs en moyenne, la première année, dans son ancien stade à plus de 50 000 à guichet fermé dans le nouveau.

Contrairement à tout ce qui avait été annoncé et, il faut le dire un peu comme d’habitude, le scénario catastrophe ne s’est pas produit en ce qui concerne l’accès au stade en ouverture. En voiture, les parkings se trouvaient facilement et si on faisait le choix de s’arrêter à Eurexpo, les navettes fonctionnaient à la perfection. En tramway, depuis la Part Dieu il fallait compter 40 minutes puis 10 minutes à pied mais, demain, le tramway arrivera au stade.

Samedi, c’était donc une inauguration à la hauteur de l’équipement et des ambitions de l’OL.

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François MITTERRAND, 20 ans déjà


Il y a 20 ans, jour pour jour, disparaissait François MITTERRAND, premier Président de gauche de la 5ème République.

La France perdait alors un grand homme qui a passé sa vie à travailler pour son pays. Toujours attaché aux valeurs de progrès et d’humanisme tout en rassemblant la gauche, il a changé le quotidien des Français par des mesures fortes, ancrées aujourd’hui dans l’ADN de notre pays. Si je devais retenir deux mesures majeures, ce serait sans aucun doute l’abolition de la peine de mort avec le discours historique de Robert BADINTER, et l’instauration du RMI, outil de lutte contre la pauvreté.

J’ai aussi évidemment souvenir de son engagement sans faille pour les arts et la culture. Comme je l’ai rappelé lors de mes vœux aux habitants du 3ème arrondissement, les arts et la culture demeurent pour moi la clé face à l’obscurantisme. Dans la tradition mitterrandienne, j’aspire à une société éclairée où la collectivité est présente pour porter ce flambeau, et le transmettre à chacun. Rappelons qu’il avait durant ses mandats non seulement décentralisé la culture mais également augmenté le budget de son ministère.

Alors oui, François Mitterrand nous laisse un héritage fort, qui prend plus que jamais aujourd’hui tout son sens.

Après les fêtes, recyclez votre sapin !


Depuis 2007, la Métropole de Lyon renouvelle, chaque année, l’opération de collecte des sapins de Noël. Au-delà des 18 déchèteries, la direction de la propreté propose, en effet, aux habitants de les déposer dans 159 points de collecte dédiés du 4 au 16 janvier 2016.

Dans le 3ème arrondissement, ces derniers sont situés :

  • Place du Château côté rue Charles Richard
  • Place Rouget de l’Isle à l’angle de l’avenue Lacassagne
  • Place Guichard Rue Moncey et angle de la rue Vendôme
  • Place Bir-Hakeim face au 63 Avenue Félix Faure
  • Place Henri côté rue Docteur Long

Il y a au moins 3 bonnes raisons d’y déposer son sapin :

  1. Lutter contre les dépôts sauvages sur le domaine public
  2. Eviter un surcoût à la collectivité puisque la collecte et le traitement d’un dépôt sauvage coûte six fois plus cher à la collectivité qu’un dépôt en déchèterie ou dans des lieux dédiés
  3. Valoriser les sapins dans un centre de compostage

L’an passé, cette collecte avait permis le recyclage de 185 tonnes de sapins sur la Métropole ! En 8 ans, ce chiffre a été multiplié par 9 et sera probablement encore battu en 2016.

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Mon discours des voeux


Vous trouverez, ci-dessous, l’intégralité de mon discours prononcé hier lors de la traditionnelle cérémonie des voeux :voeux2016

Chers amis,

L’année dernière, nous étions ensemble quelques jours à peine avant les attentats de Charlie Hebdo. Aujourd’hui, et après cette terrible année 2015, nous sommes à nouveau là quelques semaines après les attentats parisiens du 13 novembre dernier. Le Président de la République l’a dit, « nous en sommes en guerre ». Je veux profiter de ce moment pour saluer notre police nationale et municipale et les soldats qui nous protègent. Merci à eux. Je leur dis notre reconnaissance et notre admiration. Je veux aussi remercier l’équipe d’élus qui m’entoure et qui m’a aidé à préparer ce discours, remercier aussi les services de la mairie du 3e arrondissement et adresser un salut républicain aux élus de l’opposition.

Malgré ces tristes événements de l’année écoulée, c’est toujours un plaisir particulier de vous retrouver si nombreux pour cette soirée. Nous jetons un regard sur l’année qui vient de s’écouler, et nous retournant, nous regardons en avant vers ce que nous réserve les mois à venir. Ce soir, vous n’échapperez pas à la tradition mais je voudrais commencer par remercier Jean-Marc BADOR et l’ensemble de l’équipe de l’Auditorium pour son accueil renouvelé et toujours aussi sympathique.

***

Au début de l’été dernier, la ville et le Grand Lyon ont défini leurs investissements pour les années à venir. Certains ont pu dire que les premiers mois qui séparaient notre réélection du vote de ces investissements avait été une année perdue. Je suis compréhensif. Marie Curie disait « on ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire ».

Je crois que ces personnes sont justes un peu perdues ou l’œil fixé sur ce qui reste à faire. Je vais donc leur rafraîchir la mémoire.

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Vote du budget 2016


Le 17 décembre, lors du dernier Conseil municipal, nous avons voté le budget de la Ville pour 2016. Que faut-il en retenir ?

-          L’Etat continue à réduire ses dotations : 12,6 M d’euros soit presque le cout des rythmes scolaires par an,

-          La Ville continue à favoriser l’investissement (163 millions) et à faire des économies de fonctionnement (7,6 millions économisés structurellement en 2015 et 9 en 2016 donc déjà  une baisse de 17 millions en 2 ans).

-          La taxe d’habitation permet une recette de 181 millions. Comparé aux villes de plus de 200 000 habitants, Lyon est la ville la moins chère pour cette taxe  Si on inclut les abattements, la cotisation moyenne est de 423 euros et Lyon est la Ville qui a la taxe la moins chère pour une famille de deux enfants.

-          La taxe foncière (payée par les propriétaires) rapporte 164 millions à la Ville. Parmi les villes de plus de 200 000 habitants, Lyon est la ville qui taxe le moins.

-          Le budget de fonctionnement est de 748 millions dont 327 pour les salaires, 112 pour les charges et 80 pour les subventions. La masse salariale augmente de 0,4 %. Cela n’est pas anodin quand on sait que mécaniquement, elle augmente beaucoup plus, avec 31 postes de moins malgré l’ouverture des gymnases, bibliothèques et les nouvelles dépenses liées à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

-          Comment sont réparties les dépenses de fonctionnement ? 111 millions pour l’éducation, 51,2 pour l’enfance, 110 millions pour la culture, 38 millions pour les espaces publics, 35 millions pour la solidarité et 24 millions pour le sport.

-          L’investissement demeure élevé avec 163 millions répartis entre le capital de la dette (47) et les travaux et acquisitions (116).

Pour conclure, nous savons où nous allons et ce que nous voulons faire.

Les économies de fonctionnement sont mises en œuvre, les impôts, comme nous l’avons dit, ne seront plus augmentés pendant 5 ans et l’investissement reste bien la priorité absolue. Cela, parce que l’investissement c’est l’emploi, et l’emploi demeure notre priorité.

En mode vacances


Reprise ce matin après 10 jours de repos bien utiles. Comme tout le monde, j’ai profité de ma famille avec un Noël Lyonnais où tous mes quatre enfants et 7 petits enfants étaient réunis, ce qui est rare avec notre famille réunionnaise.

Ensuite, ce fut le Noël limousin où nous étions 70 ! Mes beaux-parents sont morts mais nous arrivons à maintenir la tradition avec les 7 sœurs et les 7 gendres et désormais, deux générations en dessous.

Après, nous sommes partis en Savoie avec une météo moyenne mais nous avons pu faire du vélo et de la marche avec enfants et petits-enfants.

Les vacances sont, pour moi, toujours l’occasion de prendre davantage de temps pour lire et cette année, ce fut la découverte d’une liseuse. C’est franchement très bien. Et en une semaine, j’ai pu lire : Marie Curie prend un amant d’Irène FRAIN, N’oubliez jamais de Michel BUSSI, The Gift en anglais de Danielle STEEL. J’en ai aussi profité pour relire La Lettre à un otage d’Antoine DE SAINT-EXUPERY.

Me voilà donc en bonne forme pour cette reprise !

Très bonne année à tous !

Trêve des confiseurs


Demain, je pars rejoindre notre famille pour les fêtes de fin d’année.  Avant cela, je boucle les derniers dossiers à la Mairie du 3ème. J’ai l’impression que Lyon s’est déjà mis sur un rythme de vacances. Après une fin d’année particulièrement dense et mouvementée, Il faut avouer que c’est agréable.

Hier soir, j’ai assisté aux Cantates de Bach à l’Auditorium et les airs me trottent encore dans la tête ce matin.  Je vous laisse donc en musique et vous souhaite, à toutes et tous, de belles et douces fêtes de fin d’année. Je vous retrouverai sur ce blog le 4 janvier.

La santé : encore un effort !


Jeudi dernier, la loi de modernisation du système de santé a été adoptée par l’Assemblée nationale. Cette loi s’articule autour de trois axes forts : la prévention, une organisation centrée autour du médecin traitant et le renforcement des droits des patients.

La présence d’un vrai chapitre « prévention » est une très bonne chose. Ça tient compte du paradoxe français qui d’un côté connait une espérance de vie plutôt bonne après 65 ans mais d’un autre côté, un taux élevé de mort prématuré évitable. On le sait, et la loi propose des solutions, que les inégalités sociales sont criantes en matière de santé : un cadre supérieur a 7 fois plus de chance qu’un ouvrier d’être vivant après 65 ans.

Depuis maintenant plusieurs années, je répète, sans cesse (et les lecteurs assidus de ce blog le savent) que la santé, ce n’est pas la maladie. Je le dis souvent, la santé, c’est l’eau, l’air, le bruit, l’éducation, le logement, les transportent, etc. qui contribue chacun à un état de santé global.

La stratégie nationale de la Santé est en cours de finalisation. Elle doit absolument différencier la santé de la maladie et elle doit clairement afficher qu’il est plus important d’éviter une maladie que de la soigner.

La santé, ce n’est pas les soins.

Retour sur la COP 21


Le 10 décembre dernier, j’avais publié un post qui tentait de mesurer la pertinence de l’accord.

Aujourd’hui, je crois que l’accord est un succès pour plusieurs raisons :

195 Etats, presque toute la planète, ont adopté par consensus un accord mondial pour lutter contre le réchauffement climatique et ont reconnu la gravité de l’urgence et donc la nécessité d’une action collective.

L’accord est ambitieux puisqu’il s’agit de contenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C d’augmentation et si possible de limiter l’augmentation à 1,5°C.

Les Etats du Nord mettent 100 milliards de dollars à la disposition  afin d’aider les pays en voie de développement à lutter contre le dérèglement climatique. La reconnaissance d’une dette climatique des pays riches envers les pauvres est aussi un point capital.

Une évaluation est prévue tous les 5 ans pour contrôler, vérifier, adapter, et au besoin réviser.

Le succès est celui de François HOLLANDE et Laurent FABIUS qui n’ont pas ménager leur peine pour négocier depuis deux années et pour faire en sorte qu’on aboutisse en amont de la Conférence.

L’Union Européenne et les Etats-Unis, avec à sa tête Barack OBAMA, ont été des alliés puissants dans les moments difficiles de la discussion.

La COP21 a entériné un cap, et c’est déjà pas mal.

Bien sûr, il reste beaucoup à faire mais les choses bougent. La Chine évolue et, je crois qu’il nous faut espérer la défaite des Républicains aux Etats-Unis, un préalable indispensable à l’accélération, non plus du cap, mais des mesures à mettre en œuvre.

Pour finir la semaine sur une note d’humour


L’université d’HARVARD décerne, chaque année les Ig Nobel (Ignoble en anglais). Il s’agit de récompenser des travaux scientifiques décalés ou ridicules mais réalisés selon une méthodologie convenable.

Le prix a pu être attribué à des actions vraiment stupides comme en 1992 lorsqu’un groupe d’Eclaireurs de France avait effacé les peintures rupestres de la grotte de Mayriere.

En 1995, Shigeru WATANABE a obtenu le prix pour avoir appris à des pigeons à distinguer des tableaux de Picasso de Monnet. La France est titulaire du seul doublé avec Jacques BENVENISTE en 1991 pour sa publication sur la mémoire de l’eau et en 1198 pour la transmission par Internet de la dite mémoire.

En 2003, Edward MURPHY a reçu le prix pour son énoncé en 1949 de la loi dite de « l’emmerdement maximum ». Lors d’essais sir la décélération recueillant des résultats invraisemblables, il s’aperçu que son assistant avait installé les capteurs à l’envers : « Si un expérimentateur a la possibilité de faire une connerie, il la fera et c’est la conclusion de l’article, conclusion vérifiée depuis 1949 dans tous les laboratoires du monde ».

Encore deux autres exemples : Dan ARIELY en 2008 qui montre qu’un placébo cher est plus efficace qu’un placebo bon marché. Alessandro PLUCHINO, en 2010, qui montre qu’une organisation donnée est plus efficace si les promotions sont faites de façon aléatoire.

Fort de son expérience, le jury a toutefois raté, en 2015, une expérience majeure. Une équipe de Berne a montré que si le nombre de trous diminue dans l’emmental, c’est parce que les techniques  modernes diminuent la quantité de microparticules de foin dans le lait (ce sont elles qui fermentent en pleine pâte et dégagent des bulles de Co2).

On peut donc en 2015 résoudre le paradoxe suisse :

-          Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous,

-          Plus il y a de trous moins il y a de gruyère.

Bon vent… mais à très vite !


Dans une semaine bien chargée, nous avons vécu, hier soir, un moment émouvant et sympathique à l’occasion du pot de départ de mon directeur de cabinet, Yohan PHILIPPE, à la Mairie du 3ème arrondissement.

Entouré de nombreux élu-e-s, collaborateurs et partenaires, Yohan part serein et confiant pour de nouveaux horizons. Après 6 années passées ensemble à la Mairie, il laisse une équipe professionnelle et soudée où efficacité rime aussi avec solidarité. Il y a fortement contribué et j’ai donc eu l’occasion de le remercier pour la qualité du travail accompli. Nous avons pu ensemble retracer les moments forts de cette belle collaboration. Nous avons senti sa voix vibré et vu des yeux humides…

Comme j’ai, d’ores et déjà, eu l’occasion de le dire avec humour aux autres membres de notre équipe : “il part, peut-être, parce qu’il en a marre de vous, mais pas de moi”. En effet, Yohan va rejoindre mon cabinet à la Présidence de l’Institut Curie. Je le retrouve donc, dès le mois de janvier à Paris, pour de nouvelles aventures.

Quant à la Mairie, la nouvelle organisation devrait se faire dans une certaine continuité et en confiance puisque c’est Elsa PEYSSON, avec qui je travaille depuis une dizaine d’années et qui était depuis 2010 adjointe de Yohan, qui reprendra la direction du cabinet.

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La France, toute la France


7 régions pour la droite, 5 pour la gauche. Voilà ce que l’on peut lire partout dans les médias depuis 2 jours.

Des chiffres bien parisiens qui oublient les régions d’outre-mer.

En effet, si l’on considère toute la France, les résultats sont différents et il faut compter 8 régions pour la droite (les 8 régions métropolitaines auxquelles il faut ajouter la Réunion), 8 pour la gauche (les 5 régions métropolitaines auxquelles il faut ajouter la Guadeloupe,  la Guyane et la Martinique puisque Alfred Marie-Jeanne, affilié au groupe communiste à l’assemblée nationale, est incontestablement un homme de gauche) et 1 pour les régionalistes corses.

On objectera évidemment que ces régions d’outre-mer pèsent peu démographiquement. Parfois moins que certains départements. C’est vrai. La Guyane, par exemple, compte 250 000 habitants quand la seule ville de Lyon en compte presque 500 000.

Il n’empêche, ces régions possèdent des assemblées de plein exercice et administrent le territoire de France.

Je ne cherche pas à grossir artificiellement les résultats de la gauche, je ne cherche pas non plus à minimiser la victoire, réelle, de la droite, mais il est important de garder à l’esprit que nos concitoyens d’outre-mer ont aussi voté et que leur voix a la même valeur que celles de métropole.

Politique et médecine : même stratégie


En politique, comme en médecine, si l’on souhaite que le traitement fonctionne, il faut que le diagnostic soit bon. A ce stage, je veux revenir sur deux contrevérités et affirmer une vérité.

  • 1. Au 1er tour, dans le 3ème arrondissement, la liste menée par Jean-Jack QUEYRANNE  est arrivée en tête. C’était une belle surprise et les journalistes en ont conclu que la photographie était la même que celle des municipales. Cela n’est pas vrai. La Droite et les Verts ont fait, à 50 voix près, leurs nombres de voix du 1er tour des municipales. Le FN a gagné 400 voix, soit plus de 10 %. La liste de Jean-Jack QUEYRANNE a 2 500 voix de moins que celle de Gérard COLLOMB. Il y a donc des électeurs de gauche qui ne se sont pas déplacés.
  • 2. On a pu dire, sur la Région Rhône-Alpes-Auvergne que Laurent WAUQUIEZ avait gagné grâce aux voix du FN. Ce n’est pas vrai. Le FN  augmenté son nombre de voix entre les deux tours mais le taux de participation fait mécaniquement baisser son pourcentage. Laurent WAUQUIEZ semble avoir réussi à mobiliser les électeurs de droite et peut-être du centre qui ne s’étaient pas déplacés au 1er tour. Ce sont donc les abstentionnistes qui ont donné la victoire à la liste de droite. Notons aussi que le report des voix à gauche a été bon, comme le montre très bien les résultats du 1er arrondissement à Lyon.
  • 3. La carte du vote FN se superpose à la carte du chômage et plus largement à celle des inégalités en France.

Pour le 2nd tour, il y a bien eu un sursaut républicain qui a bénéficié à la droite en Rhône-Alpes comme en Ile-de-France. Le vote FN est un vote de protestation, de désespoir et de critique sur l’échec des partis de gouvernement, notamment sur la question du chômage.

Il faut agir avant la catastrophe et sur la base de ce diagnostic.

LES INEGALITES

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LE VOTE FN

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Les résultats


Région Rhône-Alpes

Laurent WAUQUIEZ               1 201 528 voix soit 40,61 % (113 sièges)

Jean-Jack QUEYRANNE          1 089 791 voix soit 36,84 % (57 sièges)

Christophe BOUDOT                667 084 voix soit 22,55 % (34 sièges)

Lyon

Jean-Jack QUEYRANNE              76 024 voix soit 48,83 %

Laurent WAUQUIEZ                      61 639 voix soit 39,59 %

Christophe BOUDOT                     18 019 voix soit 11,57 %

3ème arrondissement

Jean-Jack QUEYRANNE              15 254 voix soit 49,14 %

Laurent WAUQUIEZ                      12 270 voix soit 39,52 %

Christophe BOUDOT                      3 521 voix soit 11,34 %

Bonne chance Rhône-Alpes-Auvergne


Bien sûr triste de la défaite de mon ami Jean-Jack QUEYRANNE dans un combat qu’on savait difficile et où le parti socialiste m’a beaucoup déçu.

Mais la démocratie a parlé et je souhaite bonne chance à Laurent WAUQUIEZ qui prend la tête de cette si belle région que nous avons servi avec Jean-Jack QUEYRANNE depuis 12 ans et que nous aimons tant.

Au niveau national, la défaite du FN est une bonne nouvelle. Je vois dans ces résultats un rejet d’une certains aristocratie de droite, comme de gauche, d’une politique politicienne que les français ne veulent plus. La France veut sans doute un renouvellement de la classe politique, des personnalités qui connaissent les préoccupations des entreprises et du monde du travail, qui comprennent leur quotidien. Des personnes qui savent aussi ce qu’est la galère des fins de mois difficiles.

L’engagement politique est difficile. J’y suis entré après un engagement professionnel très fort. Je crois toujours que c’est aussi dans les associations que nous pouvons agir. Des soirées comme celle-là me donnent envie de m’y engager encore davantage car ce sont là aussi que les choses semblent possibles si on veut changer les choses concrètement. Aujourd’hui, l’Institut Curie, le Mémorial d’Izieu sont des espaces où je me sens utiles et en phase avec mes ambitions et mon désir de servir.

Oui, des soirées comme celle-là font réfléchir. Oui, la gauche et le parti socialiste ont leur part de responsabilité.

Ce soir, je me confie à vous et je partage ma déception. Je vais regarder de près l’attitude de la gauche pour mieux comprendre avant de tirer davantage de conclusions.

Mais demain est un autre jour…

L’abstention doit nous faire réfléchir


Dimanche dernier, environ un électeur sur deux a boudé les urnes. Comment lutter contre l’abstention ? Vote obligatoire ? Vote électronique ? Beaucoup d’analystes évoquent une nécessaire simplification de la procédure.

Mais au-delà de ces aspects techniques, l’abstention révèle surtout crise de confiance entre la population et les hommes et les femmes politiques. Sans doute, pensent-ils que cela ne sert à rien ? Sans doute, ne se sentent-ils pas représentés ?

Pour l’élu que je suis, constater cette défiance est difficile et le constat, malheureusement redondant. De plus, si cette défiance est non seulement difficile à accepter, elle est surtout redoutable à combattre. Et c’est bien là que réside l’enjeu : comment retrouver la confiance ?

La question est difficile, car si l’exemplarité des politiques est aujourd’hui essentielle, il faut aussi rappeler aux habitants que s’abstenir, « voter contre » ou attendre d’un élu qu’il nous ressemble nécessairement est, à mon sens, une erreur. Bien sûr, je suis favorable au renouvellement politique et il est indispensable de faire de la place aux plus jeunes dans l’engagement et les responsabilités politiques. Mais comment positionner à la tête d’une région comme PACA, qui représente 10 % de la population nationale, une étudiante sans expérience d’à peine 25 ans ? Qui plus est la nièce de la fille du père-fondateur du parti ? Est-ce bien cela la démocratie ?

La démocratie nécessite de la pédagogie et nous en sommes tous responsables.

Les partis politiques, les parents, l’école, les associations, tout le monde a aujourd’hui un rôle à jouer. J’en suis convaincu et, c’est aussi là, notre rôle d’élu de proximité : expliquer, promouvoir, impliquer, valoriser l’engagement, faire de la place, accompagner cela doit être nos missions premières. Elles prennent leur sens en période électorale, elles doivent aussi être quotidiennes tout au long de notre mandat.

A réfléchir donc….