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Bienvenue à la pension de famille Baraban


Hier était inaugurée la pension de famille d’Habitat et Humanisme rue Baraban.

Je suis fier que ce projet que nous avons soutenu et encouragé fonctionne désormais pleinement. Les travaux avaient démarré en septembre 2012 et c’est le 28 février 2014 qu’Habitat et Humanisme avaient pris possession des lieux.

Ce projet était important pour nous pour au moins 3 raisons.

D’abord, il participe a la rénovation du centre de Villette Paul Bert. Les travaux entrepris sur l’immeuble ont été considérables et le résultat de qualité.

Ensuite, ce projet favorise la mixité sociale et, enfin, il contribue à la production de logements. La crise du logement est réelle et frappe à tous les étages. Il faut donc la résoudre a tous les étages et le Grand Lyon travaille pour subventionner la production de logement pour tous. Les plus démunis mais aussi classe moyenne.

Mais ces 3 raisons ne sont pas les seules car au-delà, c’est la démarche d’Habitat et Humanisme que nous soutenons et qu’il faut saluer. Celle qui consiste à créer du lien social au sein de l’habitat. Cette démarche qui consiste à créer du logement mais aussi et surtout un lieu social, un lieu de vie et de partage.

Habitat et Humanisme construit ses projets de logements à partir des individus et non pas à partir de l’immobilier. C’est aussi cet autre regard sur le logement qui participe à la diversité de l’offre. Cette maison c’est une ambiance et une âme. Une convivialité et une chance pour ses habitants qui peuvent ainsi faire un premier pas vers un parcours de réintégration car cette maison, ce sont des murs, mais aussi des passerelles.

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Vers l’éradication du virus du sida


Les scientifiques multiplient actuellement les percées sur le front du Sida. Un vaccin est à l’étude et des travaux montrent que l’ADN humain serait capable de neutraliser le virus grâce à une enzyme.

Les travaux les plus avancés sont menés par une Start-up du Sud de la France « Biosantech ». Les essais ont démarré chez l’homme en 2013. Ils ont validé l’absence de toxicité du vaccin. La phase qui détermine les dosages les plus efficaces se termine à la fin du mois et un nouvel essai est prévu en 2015 pour confirmer l’efficacité du traitement. Le principe est d’utiliser une protéine trouvée chez une patiente gabonaise porteuse du virus mais en bonne santé depuis 1990 dont les trois enfants sont nés « séro négatifs ». On a trouvé chez cette patiente une protéine qui empêche la réplication du virus.

Le vaccin n’est pas la seule voie prometteuse. Au début du mois d’octobre l’équipe du Pr LEVY, nouveau président de l’INSERM, a pu montrer qu’une enzyme connue (Apobec) est inactivée par le virus du sida. La réactivation de cette enzyme pourrait ouvrir de nouveaux principes de traitements. Cette hypothèse est née de l’évolution du Sida chez le koala dont une population a guéri spontanément en intégrant le virus dans ses gènes et en transmettant cette immunité à sa descendance. C’est cette enzyme (Apobec) qui inactive le génome du virus.

Enfin, le virus du Sida s’accumule dans les lymphocytes « T » qui meurent quelques jours après l’infection et surtout dans les macrophages qui peuvent héberger le virus pendant des mois voire des années. Une équipe de l’Institut Curie vient de montrer dans quels compartiments des macrophages est stocké le virus. L’hypothèse est maintenant d’empêcher la sortie du virus de ces compartiments pendant suffisamment de temps pour que les particules virales perdent leur pouvoir infectieux.

On voit que 30 ans après le début de l’épidémie on approche de la solution.
Comme d’habitude en médecine, il n’y a pas une solution mais des solutions complémentaires.

Bravo Martine


Vendredi dernier, nous étions réunis à la préfecture du Rhône pour la remise de légion d’honneur à Martine Roure par le ministre Kader Arif, en présence du Préfet et de Gérard Collomb.

L’occasion de retracer le formidable parcours de Martine. Son parcours d’enseignante d’abord, puis de directrice d’établissement scolaire.

Un parcours politique ensuite, toujours ancré à gauche et dans le 3e arrondissement de Lyon.

Candidate malheureuse aux élections législatives contre Raymond Barre dès 1988 puis en 1997. Candidate aux élections cantonales dans le 11e canton, et bien sûr tête de liste aux municipales dans le 3e en 1989, 1995 et 2001. Dès 2001, Adjointe au Maire de Lyon, déléguée aux affaires sociales. Le centre social Bonnefoi, la Charade, le parc Chambovet, autant de dossiers importants pour le 3e qu’elle a suivi avec attention.

En 1999, le début de la grande aventure du Parlement européen avec son élection comme députée. Réélue en 2004 elle est devenue quelques années plus tard vice-présidente de cette belle et prestigieuse institution, chargée des relations entre le parlement européen et les parlements nationaux. Fait rarissime, Martine as été élue sans aucun bulletin de vote mais… par acclamation !

Cette grande enceinte a été l’apothéose de ce beau parcours. Martine y a mené de grands combats politiques sur les libertés publiques, sur les Droits de l’Homme, sur la cause animale.

Enfin, son parcours de militante associative, là encore dans le 3e. Martine est aujourd’hui présidente de Lasho qui œuvre contre l’exclusion

Le 3e arrondissement lui doit énormément, et c’est aussi à ce titre que je veux lui rendre hommage. Née rue Montebello, principale et enseignante au collège Molière, élue pendant des années dans cet arrondissement, Martine et le 3e arrondissement ne font qu’un.

Elle est comme Jérôme Maleski le rappelle, une femme de conviction et un très beau parcours au service de nos concitoyens. Bravo Martine, et merci, la République te devait bien ça.

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Comme un parfum de délation…


Les primaires de l’UMP commencent à ressembler étrangement à la fin de campagne de 2012 pour le président sorti avec assaut de démagogie et de petites phrases puantes. Cette semaine, deux messages ont fait l’objet de surenchère aussi stupide que nauséabonde : le premier, c’est sus aux émigrés et fin de l’aide médicale gratuite aux sans papier. Le second, c’est la fin de la loi Taubira concernant le mariage pour tous.
Stupide, tout d’abord : Refuser les soins aux sans-papiers qui ne peuvent pas payer, c’est oublier la mission même de notre service public de santé. Soigner sans discrimination, c’est notre honneur de soignant et d’hospitalier. Refuser de le faire serait nous renier : supprimer l’AME, c’est seulement rajouter très hypocritement une créance irrécouvrable sur les hôpitaux qui soigneront et creuseront leurs déficits. Les dizaines de milliers de malheureux qui traversent la méditerranée chaque année ne viennent pas en Europe pour des soins mais pour du travail. Récemment, il a été fait état de filières pour quelques dizaines d’émigrés à Lyon qui viennent fréquenter certains services. Que feront les médecins lyonnais pour ces patients si, par malheur pour la France, Sarkozy revenait au pouvoir ? Est-ce à eux de réduire cet afflux de patients et de mettre fin à ces filières ? Cette annonce est stupide parce qu’inapplicable, sauf à perdre notre honneur.
Aussi stupide que de revenir sur le mariage pour tous. Sarkozy -il ne me manquait vraiment pas celui-là!- a annoncé qu’il détricoterait la loi Taubira, avec deux mariages, un mariage « normal « et un mariage pour les homosexuels. Sans être juriste, cela sent à plein nez la discrimination entre citoyens français. Le Conseil Constitutionnel sera saisi bien évidemment.
Nauséabond car ces deux mesures sentent la discrimination et la délation. Les hôpitaux seront appelés à signaler un patient sans papier à la préfecture de police ; les homosexuels auront un livret de famille presque comme l’autre. Presque…
Encore une fois, les ténors de l’UMP nous montrent que sur ces questions, ils se situent bas, très bas.

Ca fait toujours rêver !


Mercredi vers 17h15, je recevais sur mon smartphone l’information selon laquelle le robot Philae avait réussi à se poser sur la comète Tchouri.

Je découvrais ensuite les premières images : celles de l’espace et de la comète mais aussi celles des astrophysiciens et autres scientifiques, pleinement heureux, de voir ce projet aboutir après des années de travail et de coopération. C’est quelque part un aboutissement mais surtout un espoir vers toujours plus de connaissance et ce, à 6,5 milliards de kilomètres de la Terre.

Ces images de l’espace, ces aventures scientifiques collectives procurent toujours des moments de joie ! C’est à la fois vertigineux et fascinant.

45 ans après, je me souviens encore du moment précis où j’ai vu l’américain Neil ARMSTRONG  marcher sur la lune. A travers lui, nous avions tous marché sur la lune.

Aujourd’hui, c’est à travers l’engagement des équipes européennes que nous voyons ces images. Comme d’autres et quand on est pro-européen, c’est, bien-sûr, la qualité de la recherche et celle de la coopération européenne que nous avons à cœur de souligner, aujourd’hui.

Le PIB, pas si clair !


Quand la croissance existait encore, tout semblait plus simple. Le PIB (pour Produit Intérieur Brut) était alors LE baromètre pour exprimer la richesse d’un pays ou plutôt les variations de richesse.

Aujourd’hui, c’est quand même nettement moins clair.

Les économistes ont, en effet, démontré qu’à partir d’un certain seuil, la croissance du PIB ne rend pas les peuples plus heureux : cet indicateur ne mesure pas l’appauvrissement des richesses naturelles, il ne mesure pas non plus la production des services a l’intérieur d’une famille.  

De plus, dans cette période de crise, le PIB ne différencie pas dans le revenu moyen la hausse des très riches versus la baisse de revenus de la classe moyenne.

Bref, le PIB est quelque peu menteur et il ne suffit plus ! Il est donc temps d’inventer le BNB… Le bonheur national brut ! Cela dit, ce dernier ne devrait pas être plus à établir.

Mon discours d’hier à Montchat


Ci-dessous, mon discours prononcé pour la commémoration à Montchat du 96ème anniversaire de la signature de l’armistice du 11 novembre 1918 :

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1914. Il y a un siècle, à cette date, l’Europe s’enflammait. De juin 1914, à la fin de l’année, les 6 derniers mois de l’année 1914 furent ceux du suicide de tout un continent.

Un suicide collectif, entrainé par 2 assassinats.

Le premier a lieu le 28 juin à Sarajevo. L’archiduc autrichien François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche est assassiné. Après un attentat manqué, il est tué par la balle d’un jeune serbe bosniaque, membre d’une organisation terroriste anarchique. Les autorités autrichiennes soupçonnent le gouvernement Serbe d’avoir commandité l’attentat, influencé par l’Allemagne. Les relations diplomatiques se rompent entre l’Autriche Hongrie et la Serbie.

Le gouvernement austro hongrois riposte et lance un ultimatum à la Serbie et une guerre préventive : les prémisses d’une guerre totale.

Le deuxième assassinat a lieu un mois plus tard. C’est l’assassinat de Jean Jaurès par Raoul Villain le 31 juillet 1914. Ce jour-là, les pacifistes perdent leur leader.

Aujourd’hui, les 100 ans du déclenchement de la première guerre mondiale coïncide aussi avec ceux de sa mort.

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Malala et le djihad ‏


Malala YOUSAFZAI, plus jeune récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, nous disait dès 2013, « nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes. Un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde. Les extrémistes ont peur des livres et des stylos. »
Après avoir frôlé la mort dans un attentat, elle n’a pas renoncé à ses idéaux.
 
Dans le même temps, un peu partout dans le monde occidental et singulièrement en France, des jeunes filles s’enfuient pour rejoindre la Syrie ou l’Irak adoptant une option radicale de l’Islam.

Elles aussi s’engagent, elles aussi ont un idéal, elles aussi risquent leur vie.
Leur combat est à l’ opposé de celui de Malala, elles jouent contre leur camp…

Quand Malala se bat pour la liberté, l’autonomie, la responsabilité, les autres courent se jeter sous le joug terrible qui les attend.

Que peut-on faire pour les amener à comprendre? La réponse est dans ce que préconise Malala : éduquer. Eduquer, c’est apprendre a réfléchir, à comparer, à critiquer.

Nos écoles de la République font parfois face à des échecs. Je sais que notre Ministre de l’Education Nationale souhaite faire de ce symbole que porte Malala, un véritable symbole d’espoir et de courage, un symbole fort de l’éducation.

Nous devons sans cesse relayer ce témoignage, et aider ces jeunes filles à revenir vers la vie et l’espoir.

La parole à… David KIMELFELD


Hier, c’est sur une Saône particulièrement haute que nous avons, avec Gérard COLLOMB, inauguré le nouveau pont Schuman.

Il permet désormais aux automobilistes, piétons et cyclistes de relier les deux rives du fleuve, des quais du 4ème aux quais du 9ème arrondissement, situé peu après la passerelle Masaryk. Cette dernière sera alors entièrement dédiée aux modes doux.

Le chantier a duré plusieurs mois. Il y eut des temps forts. Il y eu aussi par moment des inquiétudes. En tant que Maire d’arrondissement, ce fut aussi, je l’avoue, un plaisir de voir un tel ouvrage se bâtir, au quotidien, sous nos yeux. 

Aujourd’hui, ce pont Schuman est une véritable prouesse technique et architecturale dont nous pouvons être fiers.  

Cette réalisation va aussi permettre, dès demain, de terminer l’aménagement de la rive en assurant une continuité piétonne aux joggeurs et aux promeneurs du sud de Lyon jusqu’à l’Ile Barbe et ce, sans remonter par le haut des quais.

Dans une ambiance fraîche et humide,  mais haute en couleurs, ce fut aussi, hier, une très belle fête avec les lyonnais.

David KIMELFELD
Maire du 4ème arrondissement de Lyon
1er Vice-président du Grand Lyon

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Premières rencontres francophones sur le répit


Lundi, je représentais le Maire de Lyon aux 1ères rencontres francophones sur le répit. Deux jours pour échanger et débattre.

De par mon parcours professionnel, c’est un sujet que je connais bien mais les questions demeurent nombreuses : comment accompagner les personnes malades ou invalidées et leurs proches aidants ? Comment un actif, confronté à la prise en charge d’un proche, peut-il continuer à assurer son activité professionnelle, sa vie de famille, son réseau social sans tomber dans l’épuisement physique ou psychologique ? Comment concilier une activité professionnelle souvent exigeante et chronophage avec la prise en charge de nos proches ?

Les aidants familiaux, des salariés qui, en plus de leur activité professionnelle, aident à domicile un parent malade ou dépendants seraient 4 millions en France. 4 millions de salariés soit 15% des salariés du secteur privé qui doivent prendre soin d’un membre de leur famille. Ces aidants sont pour 60% des femmes et sont épuisées car aider, c’est prendre deux vies sur une seule épaule.

Cette proportion a doublé ces quatre dernières années et est appelée à exploser avec l’allongement de l’espérance de vie.

Dans nos entourages familiaux, amicaux ou professionnels, nous connaissons tous quelqu’un qui, à un moment donné de sa vie, y est confronté. C’est un enjeu majeur.

Si depuis quelques années, on constate une prise de conscience de l’importance et de l’intérêt de traiter un tel enjeu, il nous faut désormais passer aux actes !

Pour rappel, le répit, c’est cet espace de temps où la pénibilité s’arrête.

Pour plus d’infos : www.rencontres-repit.fr

Hommage à Guy FISCHER


L’ensemble de la gauche a salué, ce week-end, la figure et la carrière de Guy FISCHER, décédé samedi à l’âge de 70 ans.

Premier adjoint au Maire de Vénissieux, conseiller général du Rhône, Sénateur et Vice-président du Sénat, Guy FISCHER a dédié sa vie à Vénissieux et à la chose publique. Chacun s’attache à souligner une personnalité de dialogue et de justice.

 Au moment des Sénatoriales, fin septembre, nous avions reçu, sa lettre de soutien au candidat Martial PASSI dans un moment que nous savions difficile pour lui. J’en ai retenu sa conception et sa manière d’envisager la politique « il n’y a pas de vérité sans vraie richesse collective et humaine, il n’y a pas de sens à l’action politique sans lien fort avec les réalités vécues par les gens ». C’est une conception que je partage à 100 %.

Pour ma part, je l’ai rencontré à plusieurs reprises. J’appréciais son courage, son humour, sa facon de combattre avec optimisme et sa confiance dans la médecine.

Samedi, c’est une belle personne que nous avons perdue.

Chronique sur la mort


Vendredi, dans le TGV, je lisais une chronique de Damien LE GUAY, Président du Comité national d’éthique du funéraire, qui m’a fait réfléchir.

Samedi, jour de la Toussaint, ce sont près de 35 millions de Français qui se sont déplacés sur la tombe d’un parent et 25 millions de pots de fleurs qui ont été achetés et déposés dans les cimetières.

Malgré la crémation et le monde moderne, la fréquentation ne baisse pas. Pourquoi cette fidélité au delà de la mort ? KUNDERA dit que “la terre des morts est un lieu de conversation avec les vivants”. En gros, c’est le fil de notre vie que nous allons chercher sur les tombes de nos morts.

Moi, pour être franc, je n’y vais pas à cette occasion. J’aime pourtant profondément aller sur la tombe d’André et Mireille PHILIP aux Houches au pied des plus belles montagnes du monde, celles qu’ils aimaient tant. J’aime aussi, quand j’accompagne des amis, regarder le rosier de mes grands parents WERTHEIMER au pied du funérarium de la Guillotière. Les cendres de mes parents sont dans la mer méditerranée et mon frère Guy repose dans le plus beau cimetière que je connaisse et où j’irai, c’est prévu, début décembre. Pour moi, les morts sont vivants dans mon cœur chaque jour de l’année. 

Mais ce qui s’est passé samedi est un évènement social important. Je trouve que c’est un moment très beau de notre communauté nationale, de notre fraternité.
Et ca vaut le coup d’en parler.

Allez Djessim !


Aujourd’hui et jusqu’au 9 novembre démarrent à Anapa en Russie les Championnats d’Europe de boxe amateur. Djessim BOULEFKHAD, membre du Boxing Lyon United, sera en lice en cadets dans la catégorie des moins de 66 kg.

Ce club, nous le connaissons bien puisqu’il fédère plus de 150 adhérents et plus de 50 boxeuses au gymnase Patrick LAMY dans le 3ème arrondissement. Nous le connaissons aussi à travers la figure de son entraineur, Kamel HASNI à qui nous avons remis la médaille de citoyen d’honneur en septembre dernier lors du Forum des associations.

Au-delà des exploits sportifs du Boxing Lyon United, c’est aussi la philosophie de ce club de jeunes que nous avons à cœur d’honorer. Insistant systématiquement sur l’importance du travail et sur l’esprit d’équipe, Kamel HASNI s’attache, à travers la boxe anglaise, à favoriser l’insertion des jeunes et à promouvoir la vocation sociale du sport. Aujourd’hui, il a aussi su attirer les cadres de la Part-Dieu, des femmes, des moins jeunes, etc.

Créé en 2012, ce club est vraiment une belle réussite.

Alors, aujourd’hui et pendant toute la durée du Championnat, tous les encouragements de la Mairie du 3ème arrondissement sont pour Djessim BOULEFKHAD et son entraineur Kamel HASNI !

Pour plus d’infos : www.boxinglyonunited.fr

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Cours d’économie budgétaire


Qu’elles soient européennes, françaises ou lyonnaises, les discussions budgétaires ne distinguent pas suffisamment la « bonne » dette (celle qui sert l’investissement) de la « mauvaise » (utilisée pour le fonctionnement).

Le plus grave n’est pas tant que la dette française s’élève à 2 000 milliards d’euros mais que seule, la moitié, ait servi à investir. Dans les bilans d’entreprises, celle-là se trouve d’ailleurs dans les actifs. L’autre moitié, c’est de la « cavalerie » : c’est de l’argent dépensé qu’on n’a pas… et qu’il faudra rembourser avec de l’argent qui n’existe pas.

A Lyon, comme pour l’ensemble des collectivités territoriales, les emprunts sont exclusivement destinés à financer des investissements. En aucun cas, l’emprunt ne doit combler un déficit de la section de fonctionnement.

A deux reprises, dans le mandat précédent, nous avons investi 100 millions d’euros sans emprunter. Notre fonctionnement a su dégager une marge constituant une capacité d’autofinancement de 100 millions pour… de l’investissement justement !

Il y a donc « dettes » et « dettes » !

La dette lyonnaise est une dette saine. Celle de la France ne pourra être remboursée que par des économies qui, malheureusement, ne serviront pas à investir (créant de la richesse et de l’emploi) mais serviront simplement à financer ce que nous avons « acheté » à crédit.

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Réforme territoriale : on en est où ?


Hier, Manuel VALLS s’est exprimé devant le Sénat récemment renouvelé, au sujet de la réforme territoriale

S’agissant de la nouvelle carte des régions, il est important de noter :

  • que la carte des 13 régions,votée à l’Assemblée nationale a le mérite de la clarté ;
  • que le gouvernement est favorable à de nouveaux transferts de compétences de l’Etat vers les régions en matière de développement économique ;
  • et que pour mener à bien cette réforme, le Premier ministre souhaite que le gouvernement et l’ensemble des présidents de région se réunissent régulièrement.

Cela est une bonne chose car ce type de réforme ne doit pas être le fruit d’un dialogue qui s’impose aux territoires mais bien un échange initié par ces derniers. Cela pour être au plus près des réalités territoriales.  

C’est ce que Gérard COLLOMB et Michel MERCIER ont décidé de faire avec la création de la Métropole lyonnaise. Créée au 1er janvier territoire, cette nouvelle collectivité sur le territoire actuelle du Grand Lyon absorbera les compétences du Conseil général du Rhône.

J’aurai l’occasion d’en reparler d’ici là.

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Ségolène, ce n’est pas possible !


La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte est comme son nom l’indique une loi sur l’énergie.

Dans l’ensemble, je trouve que c’est une « bonne » loi.

Mais que vient faire le titre IV sur les déchets dans cette affaire ? Ecrire pour la première fois que la valorisation énergétique (le mot « politiquement correct » pour incinérateur), c’est bien. En effet, c’est en réalité une grande chaudière qui produit de la chaleur, du froid. Cela est  notable et c’est important de le dire. Mais le reste, sur les déchets, est une catastrophe.

Ce n’est pas possible de ne rien imposer aux producteurs de déchets (dont certains, en plus, ne sont pas recyclables) et d’augmenter la TGAP que paient les collectivités locales au profit du budget de l’Etat.

Ce n’est pas possible de demander aux collectivités locales de collecter une 3ème poubelle dédiée aux déchets fermentescibles sans se rendre compte que ca va couter un million d’euros aux collectivités… et en même temps, d’interdire le tri mécano-biologique, seule méthode économiquement viable pour ce type de tri.

Ce n’est pas possible de faire croire que la fin des petites cuillères en plastiques nous conduira au « O déchet » lorsque cela n’est pas vrai. 

Ce n’est pas possible d’interdire le « triman » (logo ci-dessous) sur les emballages qui permettrait aux usagers de savoir si un objet peut être trié ou non (ce sont les producteurs qui n’en veulent pas)

Ce n’est pas possible de vendre la redevance incitative alors que le tri coute, aujourd’hui, de plus en plus cher. On ne peut pas toujours faire payer les collectivités, c’est-à-dire le citoyen.

Ce n’est pas possible que pour une tonne de papier récupérée Ecofolio paye 7 % et la collectivité 93 %.

Le titre IV de cette loi est un désastre écologique et probablement industriel (il y a des emplois dans le plastique à Oyonnax et en Haute Loire).

Ce n’est pas possible Ségolène, on ne peut pas en rester là. Qu’il soit de gauche ou de droit, le Sénat représente les collectivités ! Ecoutez-le !

Ca, c’est encore possible.

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Dur dur d’être socialiste !


Dimanche, invité sur la scène à la Comédie Odéon, j’étais gentiment chahuté par la joyeuse troupe de Gérard ANGEL. Dans ce cadre et c’est l’essence même de la satire, c’est de bonne guerre, le personnel politique et donc moi ce jour là, en ont pris pour leur grade ! Cumul, impôts, mensonge, tout est sujet à la caricature. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et je  dois l’avouer, ça m’a bien fait marrer.

Par contre, ce qui est nettement moins drôle, c’est que ce jugement suspicieux sur le personnel politique, cette défiance permanente sur la sincérité des femmes et des hommes politiques sort de plus en plus de la satire pour s’installer partout, dans les déjeuners de travail, au café le matin, dans des dîners amicaux, lors de réunions familiales… Et là, non pas pour en rire, mais pour se désoler. C’est cela qui est inquiétant.  

Bien sûr les dernières joutes verbales des principaux responsables du parti socialiste, la semaine dernière, n’ont pas contribué, et je le regrette, à la qualité du débat public. Issu de la société civile, encarté tardivement au sein du Parti socialiste (en 2004), il y a des semaines où franchement, c’est… dur, dur d’être socialiste !

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L’Institut Curie : les nouveaux défis (Post 2/2)


Dans son projet d’entreprise 2015-2020 en cours de finalisation, la Fondation Curie doit anticiper la nouvelle définition des Comprehensive Cancer Centers du 21ème siècle, en renforçant encore l’articulation entre recherche et soins.

Le cœur de ce projet d’entreprise comprenant un projet médical et un projet scientifique, c’est le Programme Médico-Scientifique (PMS). Ce dernier devra être la traduction tangible du « modèle Curie » sur les 3 sites :

  • le projet défini pour le site historique de la rue d’Ulm à Paris sera d’être pilote pour la «Biologie systémique et prise en charge globale de la personne malade»,
  • à Saint-Cloud, ce sera «la médecine de précision et le parcours du patient»
  • et enfin, Orsay reprendra l’histoire de l’Institut avec la responsabilité du site pilote «la biologie des radiations et l’innovation en radiothérapie».

Un minimum de 2 PMS codirigés par un médecin et un chercheur sera défini sur chacun des 3 sites et mis en œuvre progressivement en lien avec le SIRIC et l’Institut Carnot.

S’agissant de l’activité médicale, la diversification nécessaire des pathologies traitées à l’Institut Curie - en particulier vers des cancers fréquents - se fera par des alliances, en cours de discussion avec l’IMM, la Fondation Foch et l’AP-HP. Une place particulière sera faite aux traitements conservateurs et alternatifs à la chirurgie conventionnelle (chirurgie de reconstruction, radiologie interventionnelle, stéréotaxie, etc.)

S’agissant de l’activité scientifique, les moyens seront mis en œuvre pour maintenir notre renommée internationale en favorisant l’interdisciplinarité dans une logique « trans-sites ». Les partenariats universitaires, académiques et industriels seront encore renforcés.

Concernant les systèmes d’information, notre défi est de mettre au cœur de notre activité le diagnostic biologique (on passe de la seule pathologie sous le microscope à une addition pathologie/immunologie/génétique), passant par la création d’une direction des data, c’est-à-dire la connexion « intelligente » de toutes les données générées par des bases hétérogènes (dossier clinique informatisé et unique, dossier de recherche et analyses statistiques, bio-informatique) permettant de rendre l’ensemble utilisable par les cliniciens au bénéfice du malade. Il s’agira aussi d’utiliser ces nouvelles technologies de l’information pour mieux communiquer avec le patient et le rendre acteur de son parcours.

Un autre défi est d’ordre organisationnel et managérial. Il consiste à réconcilier la centralisation pour la prise de décisions et le fonctionnement de services communs (réunissant services institutionnels et fonctions support des deux sections) avec une nécessaire déconcentration sur chacun des trois sites laissant une certaine marge de manœuvre aux responsables locaux pour réaliser ces objectifs dans un contrôle budgétaire strict.

Considérant les ambitions du projet d’entreprise et la vétusté de nos bâtiments, le défi sera immobilier. Un investissement conséquent sera réalisé par la Fondation avec la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Cloud comportant l’ensemble des laboratoires de diagnostic biologique. Des laboratoires de recherche seront également présents sur le site renouvelé de Saint-Cloud ainsi que le « réacteur » des data et systèmes d’information. Dans la continuité des travaux déjà engagés dans les bâtiments A et B, le site de Paris sera rénové. Les hôpitaux sur les deux sites seront adaptés aux nouveaux paramètres de prise en charge en cancérologie, c’est-à-dire à la fois le développement de la chirurgie ambulatoire mais aussi la continuité des soins en situation palliative ou aigüe. L’avenir du site d’Orsay (protonthérapie et laboratoires de recherche) sera réfléchi en liaison avec l’évolution des partenariats (Université Paris XI/ campus Paris-Saclay, et partenariats hospitaliers).

Enfin, le défi sera économique et financier. Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi vise à aboutir à un équilibre structurel du budget de l’hôpital dès 2015 et à une bonne visibilité sur la période 2015 - 2020, période pendant laquelle les constructions nouvelles et de rénovation seront entreprises. Nous travaillons actuellement sur la période 2020 - 2030 et en particulier sur les conséquences en amortissement et en fonctionnement des différents travaux projetés.

L’Institut Curie : le bel héritage (Post 1/2)


Après 10 mois de présidence de l’Institut Curie, ma vision est celle d’un endroit unique qui a été précurseur et qui doit continuer à l’être.

  • Marie CURIE a été précurseur en découvrant le radium et en créant un Centre de recherche qui n’a cessé d’être d’un niveau exceptionnel depuis.
  • Marie CURIE a été précurseur, lorsqu’elle a demandé à Claudius REGAUD de créer un hôpital pour faire non seulement le lien entre la chirurgie et la radiothérapie mais pour prendre en charge de manière globale les personnes malades.
  • Marie CURIE a été précurseur dans sa volonté d’enseigner à l’Université, même si sa condition féminine a retardé ses différentes nominations. Elle a toujours pensé qu’on ne faisait pas de recherche sans étudiant et sans université.
  • Marie CURIE a été précurseur dans son obsession de faire le lien entre une recherche fondamentale qui devait être libre et une recherche appliquée qui devait bénéficier le plus rapidement possible à ceux qui étaient dans les lits de l’hôpital.

Personne ne peut contester que l’Institut Curie a été ainsi l’inspirateur de l’ordonnance de 1945 qui a créé les Centres de Lutte Contre le Cancer.

En 1958, alors que les Centres Hospitalo-Universitaires étaient créés, sans modifier le statut des Centres de Lutte Contre le Cancer, l’Institut Curie a compris, peut-être plus vite que les autres, qu’il fallait encore évoluer.

Cette évolution s’est caractérisée par la priorité donnée au Centre de recherche, qui est aujourd’hui unique en France et l’un des premiers en Europe. Elle s’est caractérisée aussi par le lien entre la recherche fondamentale et l’hôpital, sans oublier la prise en charge globale puisque Curie a été l’un des pionniers des soins de support en cancérologie. Enfin, la création de la Fondation Curie réunissant l’hôpital et le Centre de recherche, chacun gardant sa spécificité, a été, là encore, une des préfigurations de ce que pourrait être le futur.

Début 2013, alors que je n’avais encore aucun lien avec l’Institut Curie, ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’André SYROTA et moi-même avons proposé aux Ministres de la Santé et de la Recherche de regrouper dans un Institut Universitaire du Cancer le CHU de Toulouse et le Centre de Lutte Contre le Cancer dans Fondation. Nous pensions que la Fondation était en effet la structure la plus adaptée et la plus souple pour permettre non seulement de faire fonctionner ensemble des structures différentes mais aussi pour obtenir le financement du développement moderne de l’innovation en cancérologie, aujourd’hui peu couvert par les crédits de l’Assurance Maladie.

Demain, dans un second post, j’évoquerai les nouveaux défis auxquels l’Institut Curie va devoir faire face.

La parole à… L’Equipe


Lundi, à la suite du match d’anthologie de Lyon contre Montpelier (5-1), l’Equipe publiait les cinq statistiques de Yohan GOURCUFF. Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps de les lire en ce début de semaine, les voici :

  • 1,9 : C’est la moyenne de points/match de l’OL en Ligue 1 lorsque Yoann GOURCUFF est titulaire, depuis la saison 2012-2013. Sur cette période, le milieu français a été titulaire 30 fois en 86 matches (17 victoires, 6 nuls, 7 défaites). Cette moyenne chute à 1,6 points/match lorsque GOURCUFF ne débute pas. La tendance est identique si l’on considère les buts marqués/match, toujours en L1 : 1,9 avec LE BRETON, 1,4 sans. Son influence sur les résultats de son équipe est réelle.

 

  • 131 : Depuis son arrivée à Lyon, fin août 2010, GOURCUFF est le joueur lyonnais qui a créé le plus d’occasions (dernière passe avant un tir), 131 au total, devant Clément GRENIER (121) et Alexandre LACAZETTE (116). Il est aussi celui qui a le plus centré (corners inclus), avec 417 tentatives, devant Clément GRENIER (397) et Michel BASTOS (311). Lorsqu’il joue, GOURCUFF tente beaucoup.

 

  • 27 : Avec l’OL, GOURCUFF a marqué et passé 27 fois en Championnat (13 buts, 14 passes décisives). L’ancien Bordelais figure dans le top 5 du club depuis son arrivée, derrière GOMIS (62), LISANDRO (52), LACAZETTE (44) et BRIAND (39), à égalité avec BASTOS. Pas mal pour un joueur très souvent blessé, non ?

 

  • 75 : Cette saison, GOURCUFF a cadré 75% de ses tentatives (6 matches, 2 titularisations). Il est en constante progression dans ce domaine (31% en 2010-2011, 43% en 2011-2012, 59% en 2012-2013, 62% en 2013-2014). Autre preuve de sa précision accrue, le milieu rhodanien a réussi 85% de ses passes dans les 30 derniers mètres dimanche soir contre Montpellier.

 

  • 118 : Le meilleur pour la fin. Depuis le début de la saison 2013-2014, si l’on considère les joueurs ayant disputé au minimum 1 000 minutes (11 matches + 10 minutes), Yoann GOURCUFF est le deuxième joueur le plus décisif en Ligue 1, avec 1 but ou passe décisive toutes les 118 minutes de jeu, à égalité avec le Monégasque Dimitar BERBATOV. Il est seulement devancé par IBRAHIMOVIC (75). Depuis son arrivée à Lyon, GOURCUFF affiche un ratio de 0,48 but ou passe décisive/90 minutes jouées.