facebook_icon twitter_512x512 mail

Catégories

Commentaires récents

Sites Amis

Mes coups de coeur

Presse lyonnaise

Archives

Syndication

La parole à… Steven Le Gouill


Je donne la parole à Steven Le Gouill, Directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie dans sa Tribune « L’augmentation du coût de l’énergie s’annonce stratosphérique dans le budget des établissements de soins » paru dans du Monde du 25 novembre 2022 :

« La facture énergétique n’explose pas seulement aux visages des ménages et des entreprises, elle s’invite aussi en plein cœur de la crise sanitaire. Le coût de l’énergie s’annonce déjà stratosphérique dans le budget des structures de soins, ajoutant une ligne de plus dans la très longue litanie des difficultés auxquelles les soignants et leurs directions doivent faire face.

Les prévisions budgétaires pour 2023 ne peuvent qu’alerter sur l’urgence du problème : une multiplication parfois par sept pour la facture de gaz est prévue, et, pour l’électricité, le prix du mégawhattheure a déjà bondi de 85 à plus de 1000 €. Au total, une augmentation globale de la facture énergétique de l’ordre de 100% n’a absolument plus rien de délirant. Traduit en euros, il faut donc s’attendre à une augmentation d’au moins sept chiffres pour une structure de taille moyenne.

La vétusté de notre parc immobilier hospitalier alourdira encore plus la facture, de nombreuses structures étant des passoires thermiques. Un établissement de soins est pourtant un monstre de consommation d’énergie : il ne s’agit pas uniquement de chauffer les chambres des patients, les salles de soins, les blocs opératoires, ou de préparer les repas, mais aussi de faire marcher les scanners, les IRM, de stocker les données des patients dans des salles qu’il faut maintenir à température.

Si on ajoute les appareils de radiothérapie, les congélateurs à moins 80°c, les ventilateurs et l’aération de certains espaces, on comprend vite que le problème ne se règlera pas seulement par une campagne anti-gaspillage pour sensibiliser les usagers et les soignants à l’importance d’éteindre la lumière et l’ordinateur en sortant.

L’augmentation de la facture énergétique pose tout simplement la question de savoir comment continuer à faire fonctionner nos établissements sans dégrader la qualité des soins, voire des interrogations plus cruciales encore pour certaines structures déjà en difficulté financière. Des questions existentielles d’équilibre financier vont immanquablement faire suite à cette problématique énergétique.

Dans le monde de l’entreprise, une telle hausse des coûts de production se traduit inévitablement par une augmentation du prix de vente. Cette équation est strictement impossible dans le modèle économique de la santé car les tarifs des actes ne sont pas libres. C’est le principe de la désormais célèbre T2A (tarification à l’activité) qui est basée sur un remboursement spécifique pour chaque acte fixé annuellement par l’Etat. Le tarif de chaque acte s’entend comme étant « environné », c’est-à-dire qu’il inclut tous les à-côtés nécessaires pour le réaliser, y compris le salaire du soignant et le coût de l’énergie. L’ensemble des dépenses de santé est contenu dans une enveloppe elle-même fermée, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (245,9 milliards d’euros en 2023 soit une augmentation de 3,7 % par rapport à 2022).

Pour faire simple, la santé est un « marché » clos. Quand l’Etat décide d’aider les hôpitaux (par exemple les salaires dans le cadre du Ségur de la santé), il transpose son soutien dans les tarifs. L’effet pervers de ce mécanisme est que si les charges augmentent (ou explosent quand il s’agit de l’énergie) il faut pour les compenser, augmenter mécaniquement l’activité, c’est-à-dire faire plus d’actes avec moins de soignants, avec des charges qui augmentent et qui ne seront compensées que si ces actes sont réalisés… L’équation est insoluble quand il s’agit de couvrir une augmentation aussi forte sur une période aussi courte.

L’idée de plafonner le coût de l’énergie pour les hôpitaux se posera forcément et pourra offrir une porte de sortie court-termiste. Mais il faudra bien, quoi qu’il en soit, régler la facture, en mettant le contribuable ou toutes les entreprises à contribution si nous voulons maintenir un niveau de soins digne.

La question de l’énergie nous rappelle que la santé à un coût. Si cette notion peut heurter, c’est un principe de réalité. Le grand public avait déjà compris que les salaires des soignants devaient augmenter (le titre 1 en langage médico-financier), que les médicaments eux aussi augmentent inexorablement (le titre 2, dépenses à caractère médical).

Il nous faut dorénavant admettre que tout l’environnement de la santé augmente (le titre 3, charges à caractère non médicale). Ce dernier axe de dépenses connaîtra encore des hausses, l’économie de la santé étant connectée à l’économie globale, et donc à l’inflation. Lire la suite »

Si loin, si près


Lorsque nous sommes en demi-finale, seules 4 équipes peuvent gagner !

Mais il faut encore gagner deux fois et nous sommes donc très loin du graal.

Le boycott TV (dont beaucoup avait parlé) est un échec puisque ce mondial fait mieux que celui d’il y a 4 ans. Par contre, il y moins de français à Doha… Cela dit, cela coûte tellement cher qu’il y a aussi sans doute des raisons économiques.

Samedi, le match a ressemblé à un holdup compte-tenu de la domination anglaise. Mais le football consiste à marquer des buts et non à dominer l’adversaire.

Le match de Lloris, Giroud, Griezmann montre que les anciens sont toujours là et que les jeunes suivent. Les Anglais n’ont jamais été aussi forts mais c’est bien la France qui sera en demi.

Attention au Maroc qui mérite d’être là !

Si près et si loin donc….

À mercredi !

Les bons chiffres ? Bof !


Le chômage est au plus bas depuis 2008 annonce notre Gouvernement qui prévoit de passer de 7,3 % en 2022 à 7,2 % en 2023.

Ce constat est en réalité en demi-teinte. Donc je dis « bof ».

« Bof » car avec la crise énergétique, plusieurs experts prévoient plutôt une aggravation accentuée encore par une possible récession. Le taux de 2023 serait donc plutôt de 8 %, malheureusement.

Et « rebof » car il faut rappeler que 1,8 million de sans emploi ne sont pas comptabilisés par le BIT.

Le vrai taux de chômage en France en 2023 serait plutôt 11 %.

L’objectif affiché par le Gouvernement est de réindustrialiser la France.

« Bof » quand le déficit commercial est de 154 milliards et que nos exportations représentent 11,5 % de celles de la zone euro (17 % en 2000).

« Bof » quand notre industrie manufacturière, c’est 10,5 % du PIB contre 21 % en Allemagne et 15 % en Italie !

« Bof » quand pour ouvrir une usine en Allemagne, il faut cinq mois, six en Suède, cinq en Pologne… et dix-sept mois en France.

Pour conclure, la seule carte réaliste et positive pour la France, c’est le nucléaire.

Aujourd’hui, le parc fonctionne à 46 % nous enlevant notre seul avantage compétitif (le prix de l’électricité).

Rappelons que comparer à la moyenne européenne, nos entreprises (même si E. Macron améliore les choses) payent encore 140 milliards par an de plus en prélèvement obligatoire.

Les bons chiffres, donc ? « Bof » !

www.lesitedumadeinfrance.fr


Les fêtes de fin d’année approchent et si vous n’avez pas encore terminé l’achat de vos cadeaux de Noël, je vous encourage à découvrir ce site : https://www.lesitedumadeinfrance.fr/

Vous avez le choix et vous trouverez, à tous les prix, un cadeau qui contribue à créer des emplois en France.

J’ai découvert ce site lors du dîner annuel des protestants. Cette année, cette rencontre mettait en valeur de jeunes entrepreneurs animés par un esprit de responsabilité et un désir de s’engager au service des autres.

Le protestantisme a toujours développé une éthique de responsabilité, en particulier dans l’entreprise. Je trouve que celle-ci s’exprime bien dans ce site engagé que je vous recommande donc.

lareforme

Pour en savoir plus : https://youtu.be/gJzmZvAhDqk

Poussin et l’amour


Jusqu’au début du mois de mars, le Musée des Beaux-arts de Lyon consacre une très belle exposition aux tableaux érotiques de Poussin et interroge son influence dans le travail de Picasso, en particulier dans la réalisation des Bacchanales, peintes au moment de la libération de Paris.

Avant de vous transporter dans l’œuvre de Picasso, vous découvrirez les 28 tableaux de Poussin. Même si certains tableaux ont été « retouchés » pour éliminer les parties les plus choquantes (chez Poussin), on peut voir progressivement l’évolution nos sociétés sur la place des enfants dans la sexualité.

En fait, tout commence par l’achat par le Musée de Lyon du tableau La mort de Chioné, un des premiers tableau peint… à Lyon.

Peut-être un petit conseil avant d’y aller, révisez Ovide. L’exposition prendra encore plus de sens.

Allez-y ! Et pour les parisiens, prenez le TGV :) !

poussin11 poussin2 poussin3 poussin4 poussin51 poussin6

Wait and see…


Un très grand Mbappé (une passe décisive et deux buts) nous a qualifiés, hier soir, contre une bonne équipe de Pologne. Cela dit, je ne suis pas complètement rassuré par la défense et en particulier le côté droit.

L’Angleterre joue vite. Il faudra être très bon et très prudent en défense.

Après, bien-sûr, on a Mbappé et il peut gagner un match à lui tout seul.

Mon feeling, c’est que le vainqueur de France-Angleterre sera Champion du monde.

« Wait and see » comme ils disent…

Mauvais plan C


Le match d’hier contre la Tunisie a montré que les remplaçants de l’Equipe de France n’étaient pas au niveau d’un match de Coupe du monde.

Par ailleurs Didier Deschamps a fait n’importe quoi. Il a fait jouer des joueurs sans expérience en les mettant systématiquement pas à leur poste. C’est déjà difficile de jouer un premier match de Coupe du monde ; si ce n’est pas à son poste habituel, cela devient très compliqué.

Ce match a été le premier incident d’arbitrage de la Coupe du monde. Les règles sont très compliquées mais apparemment il n’y avait pas hors-jeu sur le but français. Et surtout l’arbitre ayant fait engager, siffler la fin du match, il semblerait qu’il n’avait pas le droit de consulter la VAR.

Comme tout ceci n’a pas d’importance sur le résultat et la qualification, je trouve vraiment peu élégant la réclamation des Français qui sera évidemment refusée mais qui aura l’avantage d’éliminer cet arbitre pour le reste de la compétition et l’inconvénient de nous faire critiquer à juste titre en Tunisie.

La suite de la soirée a été plus agréable, les résultats nous ayant fait éviter l’Argentine. La Pologne ne paraît pas un adversaire trop compliqué sauf qu’ils ont un très bon goal et qu’il ne faut surtout pas arriver au penalty.

On commence à y voir plus clair sur la suite. S’il n’y a pas de surprise, il devrait y avoir un France – Angleterre en ¼ de finale et le vainqueur devrait rencontrer le Portugal pour une finale contre le vainqueur Brésil – Argentine qui ferait une demi-finale royale.

Un événement historique ce soir pour un match capital entre l’Allemagne et le Costa Rica et pour la première fois en Coupe du monde une femme arbitre. Elle est française et habituée aux premières.

La parole à Renaud Girard


Je donne la parole à Renaud Girard dans cet article « Rétablir la souveraineté migratoire de l’Europe » paru dans le Figaro que je n’approuve pas à 100 % mais qui est un élément important de la réflexion car il est incontestable que ce sujet peut faire exploser l’Europe :

« CHRONIQUE - Si demain l’Union européenne est submergée de migrants répondant à des modèles culturels différents, son tissu social ne résistera pas et les États membres partiront chacun de leur côté.

Le 11 novembre 2022, la France a laissé, à contrecœur, entrer sur son territoire 234 Africains venus illégalement des côtes de Libye, transportés par des passeurs, relayés par le navire ONG norvégien Ocean Viking. Ces personnes n’avaient pas jugé utile de se conformer à la législation française et de demander, auprès du réseau des consulats de France en Afrique, le visa Schengen obligatoire.
Avec ses aides sociales généreuses, ses HLM, sa médecine et son éducation gratuites, l’Union européenne (UE) apparaît comme un Eldorado à la grande majorité des jeunes Africains. Cette Europe est à leurs yeux si attirante, qu’ils sont prêts à entreprendre un voyage long, cher, dangereux, pour quitter définitivement les terres de leurs ancêtres. Leurs grands-parents leur ont-ils raconté les foules en liesse qui célébrèrent en 1960 les indépendances africaines et le départ des administrateurs européens ?

Les Africains qui partent ne sont généralement pas en bas de l’échelle sociale de leurs pays, car ils ont réussi à réunir les sommes très importantes exigées par les passeurs. Il est dramatique pour l’avenir de l’Afrique que ces jeunes gens, pour la plupart débrouillards et entreprenants, aient renoncé à développer le continent de leurs ancêtres. Ils sont la force vive de leurs nations et, néanmoins, ils partent. Ils privent l’Afrique de leurs bras et de leurs cerveaux, pour une Europe qui n’en a pas fondamentalement besoin.

Ces migrations massives, illégales et chaotiques, appauvrissent humainement les pays de départ comme d’arrivée. Dans les premiers, elles détournent le dynamisme de la jeunesse, dans les seconds elles brisent la cohésion nationale. Il n’y a que les réseaux de passeurs qu’elles enrichissent.

Face au trafic des êtres humains, il est stupéfiant de constater l’incapacité de l’Union européenne à recouvrer sa souveraineté migratoire. Tout se passe comme si les Européens avaient peur de dire clairement qui a le droit et qui n’a pas le droit de venir s’installer sur leur territoire. Tout se passe comme si les Européens avaient renoncé à faire appliquer leur droit en matière migratoire.

Les tentatives de migration africaine vers l’Europe à partir de la Libye ne vont aller qu’en s’accentuant.

Pourtant, pour l’UE, c’est une question de vie ou de mort, alors que le continent africain connaît une explosion démographique sans précédent. Pour reprendre l’expression de Michel Rocard datant de 1989, l’Europe ne peut pas accueillir chez elle toute la misère du monde. Elle n’en a pas les moyens financiers, sociaux, politiques et culturels.

Si demain l’UE est submergée de migrants répondant à des modèles culturels différents, son tissu social ne résistera pas et les États membres partiront chacun de leur côté. Lors de l’invasion migratoire moyen-orientale de 2015, déclenchée par la Turquie et aggravée par la décision de l’Allemagne d’ouvrir grand ses frontières, le gouvernement polonais déclara qu’il n’accueillerait chez lui que des réfugiés chrétiens. Les bonnes âmes françaises avaient aussitôt hurlé. Les Polonais leur répondirent n’avoir pas constaté de réussite parfaite, en France, dans l’adhésion des musulmans au modèle culturel français.

En revanche, la Pologne a fait le choix de recevoir chez elle des millions de réfugiés ukrainiens, car elle sait qu’ils sont culturellement proches d’elle et qu’ils ne feront jamais de problèmes chez elle. Les Polonais refusent une immigration subie. Ils ne veulent qu’une immigration choisie. Faut-il le leur reprocher ?

Il est urgent, pour sa survie, que l’UE rétablisse sa souveraineté migratoire. Les tentatives de migration africaine vers l’Europe à partir de la Libye ne vont aller qu’en s’accentuant. Le renversement de Kadhafi par la force en 2011 a livré la Libye à l’anarchie. Elle est devenue la plus grande plateforme du trafic des êtres humains en direction de l’Europe.

Projets concrets

Qu’attendent les Européens pour prendre ce problème à bras-le-corps? La lutte contre les mafias de passeurs devrait devenir la priorité de leurs services de renseignement. Un accord devrait être recherché avec les différentes autorités de Libye pour que les marines française et italienne puissent intervenir dans ses eaux contre les passeurs. Les États africains contrôlant sérieusement leurs frontières devraient être massivement aidés par l’UE, sur des projets concrets d’irrigation, d’électrification, de transformation des matières premières. L’Afrique a les ressources naturelles pour devenir la première puissance agricole du monde.

Il faut intensifier les relations euro-africaines dans les investissements et l’aide technique. Mais pas dans le sens d’une anarchique colonie de peuplement africaine en Europe. L’Afrique a besoin d’étudiants bien formés en Europe. Mais il est crucial qu’ils retournent ensuite chez eux développer leur pays. Le pire aspect du chaos migratoire est qu’il sape la fierté et le patriotisme africains. »

11 livres en un mois


Et pourtant je travaille !

Mais j’ai fait un aller-retour Paris New York pour une collecte américaine en faveur de l’Institut Curie et c’est vrai que le décalage horaire libère quelques heures de lecture. Ajoutons aussi quelques week-ends d’automne au coin du feu.

Ce fut donc l’occasion de découvrir François CHEN car on m’a offert “Un long chemin pour rejoindre le chant français“. J’ai ensuite tiré la pelote des œuvres de cet académicien de 90 ans né en Chine. Si vous ne connaissez pas, je vous recommande « Vide et plein », « Le Dit de Tian-yi » et « 5 méditations sur la mort », autrement dit sur la vie. A lire absolument !

J’ai lu aussi le livre de Thierry FREMAUX sur Bertrand TAVERNIER « Si nous avions su que nous l’aimions tant, nous l’aurions aimé encore plus ».
Le prix Nobel m’a incité à lire Annie ERNAUX : d’abord, « Le jeune homme » puis « La honte ».
L’excellent prix Goncourt bien sûr (voir mon post du 21 novembre intitulé Pourquoi ?) et un traditionnel passage par les romans anglais avec « Spy » puis « The high notes » de Danielle STEEL en version originale !
Enfin, je suis en train de lire « Le mage du Kremlin ».
Il en reste encore une petite dizaine sur mon bureau ! Ce sont les séquelles des anniversaires !!!

Bonne lecture à vous…
livre1 livre3 livre4 livre2 livre5 livre6

La France seule qualifiée à ce jour


L’équipe de France, malgré ses nombreux blessés, a gagné ces deux premiers matchs. Excellente nouvelle car elle va pouvoir se reposer quelques jours, d’ici mercredi. Il faudrait en effet que l’Australie batte le Danemark de 3 buts et que l’on soit battu par la Tunisie pour ne pas terminer premier de notre groupe.

Actuellement, impossible de dire si on risque un tableau Argentine, Allemagne, Espagne ou beaucoup plus facile. De toutes façons, il reste 3 matches à gagner pour arriver en finale. Mbappé, s’il continue ainsi, est aussi à 3 matches du ballon d’or…

L’Argentine et l’Allemagne restent en vie, le Japon s’est fait hara-kiri et Navas a sauvé son pays, le Costa Rica ! Enfin, le Maroc est proche d’un exploit historique et nos amis belges de la sortie.

Belle coupe du monde !!

Je ne boycotte pas la télé mais, comme je l’ai déjà dit, je n’irai pas au Quatar !

Entretien introspectif par L. Desjonquères


Merci pour cet entretien introspectif !

Remake ?


La journée d’hier à la Coupe du monde a été marquée par la défaite de l’Argentine et la victoire des champions du monde français. Si la France continue à ce rythme et que l’Argentine se refait une santé dans les deux prochains matchs, on s’achemine vers un « France / Argentine » en 1/8ème de finale. Ce serait alors un remake de l’extraordinaire match d’il y a quatre ans (4 - 3 pour la France).

La défaite de l’Argentine fait partie des mystères du football. L’Argentine aurait pu mener 4 – 0 à la mi-temps mais la VAR (l’arbitrage vidéo pour les non-initiés) en a décidé autrement. La 2ème mi-temps fait partie de ces matchs où le petit va battre le gros. On verra si l’Argentine va s’en remettre car le match contre le Mexique devient décisif pour ne pas rentrer à la maison.

Les Français, malgré quelques imperfections, et un Lloris pas rassurant ont fait le job contre une faible équipe d’Australie qui a pourtant mené 1/0. Giroud et Mbappé ont régalé, Rabiot a pris ses marques et la défense a montré que Varane ne sera pas de trop. La blessure de Lucas Hernandez est le point noir du jour, septième blessure pur les titulaires sur onze, cela fait beaucoup.

En tout cas, le football est en train de prendre sa place car la Coupe du monde reste ce qui se fait de mieux.

Allez les Bleus… et les bleus d’Argentine !

Bonne chance les Bleus


J’ai assisté à 5 finales de Coupe du monde dont 3 avec la France mais, cette année, compte-tenu du contexte, je n’irai pas au Qatar, quels que soient les résultats des Bleus. Cependant, je ne m’en cache pas, je regarderai les matchs à la télévision.

Ce soir, donc, 1er match contre l’Australie qui va sans aucun doute « mettre le bus devant les buts » ! C’est le genre d’équipe qu’il vaut mieux rencontrer au 3ème match qu’au premier.

C’est d’ores et déjà un match décisif car les deux suivants (contre le Danemark et la Tunisie) seront beaucoup plus difficiles.

C’est un match important puisqu’on sait que le 1er match d’une coupe du monde donne le ton pour le reste de l’aventure.

C’est un match pour vaincre la malédiction des champions du monde sortant, souvent éliminés au 1er tour.

C’est un match pour se préparer à la suite et tout faire pour éviter un nouveau 1/8ème de finale contre l’Argentine.

Allez les Bleus !

Pourquoi ?


Pourquoi je ne connaissais pas Brigitte Giraud, pourtant lyonnaise et même brondillante, avant son prix Goncourt, moi qui dévore les livres ?

Pourquoi cette longue analyse de ce qui a précédé l’accident de son mari, il y a 25 ans, m’a autant ému ?

D’abord, parce que c’est merveilleusement bien écrit et qu’on comprend qu’il aurait suffi de plusieurs enchaînements différents pour éviter le drame.

Pourquoi mes parents ne sont pas morts, pendant leur voyage de noces, dans un accident de voiture très grave ?

Pourquoi le lendemain de notre mariage, cette voiture que je n’avais pas vue nous a évités par miracle ?

Pourquoi lorsque je me suis endormi au volant deux fois dans ma vie, me suis-je retrouvé une fois dans un champ et l’autre fois dans la rambarde de séparation des voies sans aucun dommage à chaque fois ? (Autre que matériel)

Est-ce tout simplement le destin ou si vous préférez le hasard ou ce que certains nommeraient la bonne étoile ?

Nul ne le sait mais il faut vivre chaque minute du présent et prendre le temps de faire quelque chose de sa vie en priorisant l’amour qui est le moteur de chaque chose.

Prenez le temps de lire VIVRE VITE de Brigitte Giraud. Il vous faudra du temps pour réfléchir aux pourquoi de votre vie, de chaque vie…

Il faudra le lire une deuxième fois pour profiter de chaque phrase et de chaque chapitre.

La démocratie recule mais l’espoir demeure


Chine avec le mandat à vie, Russie avec les élections truquées, l’Iran et sa théocratie, Turquie et son dictateur, les pays arabes et beaucoup en Afrique ou en Amérique du Sud sont aujourd’hui dirigés par des despotes.

Même l’Europe avec la Pologne, la Hongrie et maintenant l’Italie et de l’autre côté de l’Atlantique, l’America first de Trump et une division du pays qui n’accepte plus le jeu démocratique. En France bien sûr, nous ne sommes pas épargnés par cette évolution dramatique.

Les dictatures font la guerre via Internet contre les systèmes démocratiques et le danger est réel.

L’espoir est venu du Brésil, demain du retour des Travaillistes en Angleterre.

L’espoir vient aussi du combat des démocraties contre le réchauffement climatique. En effet, généralement, les dirigeants qui contestent le réchauffement climatique sont des despotes en puissance.

Avec une jeune génération particulièrement engagée sur les questions climatiques, on peut espérer qu’in fine la démocratie gagnera.

Des progrès dans les tumeurs du cerveau de l’enfant


Ce progrès vient de l’équipe de Marie Dutreix, Directrice de recherche CNRS à l’Institut Curie. Au début des années 2000, elle met au point, avec son équipe, des molécules dites « leurres », les Dbait (bait signifie « appât » en anglais).

Ces molécules augmentent l’efficacité de la radiothérapie en réduisant les capacités de réparation des lésions de l’ADN des cellules, ce qui perturbe la résistance des cellules malignes aux rayons.

L’Institut Curie a d’abord créé une start-up, « DNA Therapeutics » racheté ensuite par ONXEO, une biotech spécialisée dans le développement de médicaments innovants. ONXEO a ainsi créé avec les DBait un médicament, l’AsiDNA.

C’est dans les gliomes du cerveau de l’enfant, grâce à l’aide de l’association Imagine for Margo (programme Fight Kids Cancer) que le premier patient d’un groupe de 34 a été inclus à l’Institut Curie dans l’essai thérapeutique qui va essayer de valider en pratique ce concept.

Voici le programme de l’Institut Curie : une découverte, un brevet, une start-up, un lien avec l’industrie pour bénéficier aux malades. La première publication date de 2002. 20 ans pour passer du laboratoire à l’humain ; c’est long, incertain et notre objectif est de raccourcir ce temps mais quelle satisfaction de voir une découverte fondamentale participer au long combat pour guérir l’un des plus terribles cancers de l’enfant.

Du tube à essai aux personnes malades, c’est ce qui fait la spécificité de l’Institut Curie.

L’Institut de santé me fait réfléchir


L’Institut de santé est un groupe de recherche, un « think tank » dirigé par l’économiste Frédéric Brizard. Leur dernière publication sur une réforme globale du système de santé fait vraiment réfléchir.

Comme je le plaide depuis 20 ans, la réflexion démarre des territoires et non des hôpitaux. 450 territoires cohérents à l’échelle de la France sont proposés.

Ils correspondent à des bassins de vie qui auraient pour 5 ans un programme de soins et de santé publique. La permanence des soins et les déserts médicaux seraient gérés dans le cadre de ce territoire où urgences, cancers, maternité feraient l’objet d’un contrat thérapeutique entre le patient, son médecin et le payeur. Le patient resterait libre du choix de son médecin mais le contrat serait obligatoire pour être remboursé à 100 %.

Dans cette argumentaire, l’hôpital serait dirigé par un médecin et un administratif sur le modèle des Centres de lutte contre le cancer. Quant aux professeurs, ils seraient chargés soit de faire de la recherche, soit de l’enseignement, mais pas les deux.

Sur ce territoire, pharmacien, kinésithérapeute, assistante sociale, dentiste, infirmières, etc. seraient associés au contrat et la permanence des soins serait une mission partagée entre l’hôpital et la médecine de ville. Il y aurait au minimum deux maisons médicales de garde par territoire.

Enfin, et cela est une des clefs majeures, les règles du jeu seraient identiques entre la ville et l’hôpital. Dans la même logique, les salaires du privé et du public seraient aussi similaires arrêtant ainsi la concurrence déloyale entre le privé et le public alors mêmes que ceux qui règlent l’addition (Sécurité Sociale et Mutuelles) sont les mêmes.

Dans cette proposition, le ministre serait un ministre de la Santé publique et un stratège laissant une grande liberté aux territoires dans le cadre d’un projet global qui affirmerait ce qu’il faut faire mais pas comment il faut le faire.

La proposition la plus iconoclaste des propositions concerne la mise en place d’un payeur unique, la Sécurité Sociale. Mutuelles et assurances se positionneraient alors sur le panier des soins non couverts en tant qu’organismes supplémentaires d’assurance santé.

Cela paraît séduisant car la réflexion remettrait le système à l’endroit avec d’abord le territoire puis l’hôpital et surtout un seul payeur. Par ailleurs, la question des salaires (identiques partout) permettrait d’éviter une compétition inutile du fait d’un système coûteux et complexe alors même que nous sommes dans un pays où le payeur est le même quel que soit le territoire et le système public ou privé.

L’Allemagne joue-t-elle le jeu ?


L’Allemagne joue-t-elle le jeu du “couple franco-allemand” ? L’exemple de l’armement

D’abord en juillet 2022, Bruxelles, en pleine guerre d’Ukraine, désorganise les armées européennes avec une directive sur le temps de travail des militaires qui sépare les activités « ordinaires « où le droit du travail s’applique des activités exceptionnelles que sont les opérations.

Voilà que la grandeur du métier de servir est remis en cause.

Après le temps de travail, le projet « corporate sustainability directive » menace cette fois l’industrie d’armement. Pour laver plus blanc que blanc, les lois Sapin et la transparence s’appliquent aux ventes d’armes dont chacun sait qu’il n’y a justement pas de transparence si l’on veut gagner des marchés.

L’Allemagne s’y met ensuite sur la dissuasion moderne et sur le rôle de l’OTAN. Paris et Bonn sont aux antipodes. L’Allemagne ne croit qu’au bouclier américain et choisi les armes américaines. Où est passée l’autonomie de la défense européenne ? Après avoir mis l’énergie européenne entre les mains de Poutine, l’Allemagne se jette potentiellement dans les bras de Trump et surement de l’America first.

Et la France ? En dépit des déceptions européennes et allemandes, le gouvernement maintient le cap, c’est-à-dire qu’il accepte sans sourciller le cours des choses telles qu’elles sont planifiées à Bruxelles et à Berlin ; nulle critique n’est autorisée ; nulle consigne de résistance face à la Cour de Justice ; nulle dérogation pour la défense dans le cadre de la directive ESG ; nulle remise en cause des modalités mêmes des coopérations avec l’Allemagne.

Tout se passe comme si la réalité n’avait plus aucune prise sur les réalités politiques, et surtout comme si Mme Goulard, pourtant éphémère ministre de la Défense, avait fait triompher sa doctrine définitivement lorsqu’elle annonçait prophétiquement le 8 juin 2017 : «  Si nous voulons faire l’Europe de la Défense, il va y avoir des restructurations à opérer, faire des choix de compatibilité et, à terme, des choix qui pourraient passer dans un premier temps pour aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont toujours pas leaders ».

Tout était donc dit il y a quatre ans : les partisans acharnés de l’Europe de la Défense telle qu’elle se construit sous nos yeux, ne peuvent qu’adhérer ou se taire.

Un sursaut est-il possible ? Je l’espère. Attention notre sécurité est en jeu.

Espérance de vie & Covid


Le Covid a fait baisser l’espérance de vie dans le monde. La France s’en tire plutôt bien confirmant l’efficacité d’une politique vaccinale ambitieuse.

Le nombre de morts supérieur à 6,5 millions dans le monde, c’est plus que pendant une guerre mondiale.

En France, l’espérance de vie a baissé de 5 mois en 2020. L’espérance de vie est revenue en 2021 au niveau de 2019 avec un gain moyen d’espérance de vie de 5 mois à la naissance ou à 60 ans. Le retour à l’espérance de vie de 2019 s’explique par une baisse de mortalité des plus de 60 ans (les premières contributions à l’augmentation de la mortalité pendant le Covid).

La perte d’espérance de vie est inversement corrélée au pourcentage de personnes avec deux doses de vaccin. La France avec 70 % de couverture vaccinale s’en sort donc mieux.

CQFD

Le sport remboursé comme médicament en Allemagne


Depuis 2015 une stratégie nationale Sport et Santé existe en Allemagne. Mises en concurrence par les Landers, les Caisses d’Assurance Maladie jouent un rôle central et financent conseils de nutritionnistes, sport adapté, abonnements en salle de sport puisqu’il est démontré par exemple que la pratique régulière d’une activité physique adaptée (APA) :

  • Diminue le risque de cancer
  • Améliore la survie des cancers quand pratiqué pendant le traitement
  • Diminue le risque de rechute en situation de rémission complète


-visuel-activite-physique

Le contrat de coalition du gouvernement Olaf Scholz contient deux pages et un programme détaillé sur le sujet.

Un Allemand sur cinq a plus de 65 ans et Berlin « a mis le paquet » et les clients des assurances qui peuvent prouver leur activité sportive ont des ristournes sur les cotisations. Les visites de prévention chez le généraliste sont remboursées.

Le résultat ? Un Allemand de 65 ans profitera de douze années en bonne santé contre dix seulement pour un Français.

Vive le sport !