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Faites ce que je dis, pas ce que je fais


J’ai appris hier que le trésorier du Front National avait été placé sous le statut de témoin assisté dans l’enquête sur le financement du micro parti de Marine LE PEN, Jeanne. L’étau se resserre donc désormais sur l’état-major du Front national lui-même. Ce même monsieur a été directeur de campagne adjoint pour les élections législatives de 2012, et chargé du financement et des prêts aux candidats, ces prêts qui leurs permettaient d’acheter les fameux kits de campagne qui, surfacturés, étaient ensuite remboursés par l’Etat.

Au total, ce sont donc 6 personnes qui ont été mises en examen dans l’affaire « Jeanne », soupçonnées d’escroquerie au détriment de l’Etat.

La justice poursuit son travail et c’est bien normal. Nous verrons ce qu’il en sera mais ces soupçons sont graves et font d’ores et déjà tristement sourire quand il s’agit d’écouter les discours du FN et de ses représentants sur  « la bonne gestion de l’argent public ». Le FN, c’est donc ce parti qui claironne que « la pratique du pouvoir au plus haut niveau doit être exemplaire et inciter à un usage parcimonieux de l’argent public » et que la justice soupçonne de détournements d’argent public dont le total est estimé à 10 millions d’euros.

Pour le costume de chevalier blanc, il va falloir repasser…

Retour en France


Je suis rentré hier en France après un périple en cancérologie de presque 15 jours qui m’a conduit à Londres, Toronto, New York et Chicago.

J’en retiens beaucoup de choses. D’abord, sans doute, l’explosion de l’immunologie et de l’immunothérapie. Il y a presque 20 ans, j’avais été le premier en Europe a utilisé ces technologies avec une injection de cellules cultivées en laboratoire. Les résultats, globalement décevants, s’étaient limités aux cancers de la peau et du rein.

Progressivement, la compréhension des mécanismes a tout relancé, prouvant une fois de plus l’importance du rôle de la recherche fondamentale pour les progrès thérapeutiques.

Il y a aussi bien sûr les progrès en médecine moléculaire et en imagerie qui permettent de limiter le recours à la chimiothérapie. Tout cela est passionnant et c’est ce qui se met en œuvre à l’Institut Curie à Paris et au Centre Léon Bérard à Lyon.

Ayant atterri hier à Paris, je suis passé dans la foulée à l’Institut Curie pour faire un point avec l’ensemble des équipes. Demain, je serai de retour à Lyon avec bien-sûr un programme chargé à la Mairie et à la Métropole.

Blogtrotter


Je ferme mon blog jusqu’au 3 juin.

En effet, je pars à Londres pour raisons professionnelles. Je visiterai notamment l’un des plus grands centres anticancéreux du monde.

La semaine prochaine, j’irai au Princess Margaret Hospital à Toronto puis au Sloan Kettering à New York. Je rejoindrai Chicago pour participer à l’ASCO (American Society Of Clinical Oncology), le plus grand congrès de cancérologie au monde (25 000 participants).

J’y suis pour appréhender les orientations de la cancérologie pour les 10 à 15 années qui viennent et des réponses à des questions importantes pour Léon Bérard et Curie, notamment concernant l’informatique du futur et la gestion Big Data.

A bientôt donc, pour de nouveaux rendez-vous !

Panthéon


Le 27 mai prochain, quatre grands noms de la Résistance vont faire leur entrée au Panthéon : Geneviève DE GAULLE-ANTHONIOZ, Germaine TILLON, Jean ZAY et Pierre BROSSOLETTE.

François HOLLANDE l’avait en effet annoncé l’année dernière et c’est donc lors de la journée nationale de la Résistance que le transfert de leurs cendres aura lieu.

Deux femmes et deux hommes qui ont incarné les valeurs de la France quand elle était à terre et  qui honorent notre pays.

Au-delà de ce que ces personnalités incarnent et qui font particulièrement écho chez moi, c’est aussi l’entrée de deux grandes personnalités féminines que je salue.

En effet, aujourd’hui, on recense 71 personnalités officiellement inhumées dont 70… hommes. En réalité, la crypte contient deux autres dépouilles : Sophie BERTHELOT et Marc SCHOELCHER. Ce dernier a souhaité reposer aux côtés de son fils. Et le chimiste Marcellin BERTHELOT a demandé à ne pas être séparé de sa compagne après leur mort. Mais, dans les deux cas, il n’y a pas eu de cérémonie officielle.

Marie Curie est donc, jusqu’à la semaine prochaine, la seule femme panthéonisée, en 1995. Mais elle repose également avec son mari, Pierre.

Au 21ème siècle, voir deux femmes entrer au Panthéon étaient vraiment attendu. Je suis content de voir que François HOLLANDE l’a fait.

GUILLOT : une histoire de rose dans le 3ème


La grande histoire de la rose s’est écrite à Lyon, et en bonne partie dans le 3ème. A partir du début du 19ème siècle, Lyon est devenue une pépinière de rosiéristes et plusieurs centaines de rosiers ont été créées dans notre ville. Certains rosiéristes se sont fait rapidement un nom, parmi lesquels PLANTIER, BELUZE et surtout GUILLOT…

Jean-Baptiste GUILLOT  est arrivé dans le faubourg de la Guillotière en 1829. Il créa 95 rosiers entre 1847 et 1870, avant de décéder à l’Hôtel Dieu en 1882.Son fils Jean-Baptiste André (1827-1893) monte sa propre affaire en 1853 et s’installe au n°27 puis au n°33 du chemin des Pins… Le chemin des Pins ? Vous ne connaissez pas ? Le Chemin des Pins est l’ancien nom de l’avenue Lacassagne.

En 1867, Jean-Baptiste André crée le premier « hybride de thé » qu’il dénomme La France. Ce rosier, qui existe toujours, a tout de suite rencontré un grand succès. Il n’est pas aujourd’hui, au monde, un seul jardin botanique qui se respecte, qui n’ait dans ses massifs la rose La France. Elle porte, depuis plus d’un siècle et demi après, une image vivante de Lyon aux quatre coins du monde.

Grâce au caractère trempé de Jean-Baptiste GUILLOT fils, cette rose est restée française. Au 19ème siècle, les riches anglais avaient l’habitude de venir acheter des roses nouvelles à Lyon, alors capitale incontestée des roses. L’un d’eux, lors d’une visite, tomba en admiration devant cette rose dont il n’avait jamais vu une identique auparavant. Il proposa 200 livres or, à Jean-Baptiste GUILLOT fils, ce qu’il refusa catégoriquement, arguant que cette rose était unique et qu’elle resterait française.

Fort de cette belle histoire, nous étions, hier matin, réunis aux côtés de Jean-Pierre GUILLOT, arrière-petit-fils de Jean-Baptiste GUILLOT fils pour la dénomination d’un square situé entre l’avenue Lacassagne la rue Bara, en face de l’endroit exact où se trouvaient les établissements GUILLOT.

Cette dénomination qui s’inscrit dans le cadre du festival mondial des roses permettra, je l’espère, de faire découvrir aux lyonnais la réputation méconnue de Lyon dans le domaine des roses, réputation que des familles comme les GUILLOT ont contribué à établir.

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Réforme des collèges : Désintox !


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CMS et ACS : 6,4 millions de français couverts


La barre des 5 millions de citoyens bénéficiant de la CMU est franchie. En 7 ans, l’effectif a augmenté de 19 %. Cela témoigne de l’ampleur de la crise que nous traversons mais également de la pertinence de notre système de solidarité.

Pour bénéficier de la CMU, il faut des revenus inférieurs à 720 €/mois, transferts sociaux inclus et  revenus du foyer fiscal.

Les bénéficiaires de l’Aide à la Complémentaire Santé (ACS) ont eux aussi augmenté passant de 1,1 à 1,2 millions en un an. Cette aide concerne les revenus compris entre 720 € et 973 €/mois.

Malheureusement, 30 % des bénéficiaires potentiels de la CMU ne la demande pas confirmant que l’accès aux droits fait partie des points sur lesquels il nous faut progresser quelques en soient les conséquences financières.

C’est l’honneur de la République française (et rappelons-le du Gouvernement JOSPIN) que de proposer un progrès social de cette importance.

Prélèvement d’organes, comment progresser ?


3 000 personnes seulement bénéficient d’une greffe de rein en France alors que 15 000 malades sont sur liste d’attente. Il en est de même pour les greffes de cœur et de poumon.

Le 27 avril dernier, le Conseil National de l’Ordre des médecins a refusé que les proches d’une personne, donneur potentiel, ne puissent plus s’opposer au prélèvement.

Pour rappel, c’est la Loi Caillavet de 1976 constitue la première grande loi en matière de don d’organes. Elle a consacré la présomption du consentement aux prélèvements après décès.

La loi a ensuite évolué après l’affaire d’Amiens en 1992 impliquant un multi-prélèvement sur un adolescent décédé sans que les parents ne soient informés et alors même qu’ils n’étaient nullement opposés au principe même du prélèvement. C’est alors l’arrivée de la famille dans le processus décisionnel avec deux lois de 1994 relatives, l’une « au respect du corps humain » et l’autre « au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal ». Il y aura ensuite la loi de 2004 « relative à la bioéthique » qui a considérablement assoupli les conditions d’accès aux organes, en vue de répondre aux besoins de la pratique.

Aujourd’hui, je comprends que l’Etat cherche à améliorer les possibilités de prélèvements compte-tenu des besoins mais je suis d’accord avec le Conseil de l’Ordre sur le fait qu’il faut demander l’avis de la famille.

On ne progressera pas en force. Pour convaincre, il faut du tact et du respect et il faut savoir en parler « à froid » pour que chacun puisse y penser. Dans le 3ème, c’est une cause qui nous est chère et nous avons d’ailleurs installé une sculpture pour sensibiliser les lyonnais à cet enjeu (cf. mon post du 27 janvier 2015).

En ce qui me concerne, j’ai dans mon portefeuille une autorisation de prélever (mais je suis un peu trop vieux !) et une autre qui demande de ne pas poursuivre la réanimation si je suis en coma prolongé.

Le don d’organes est un débat de société. Il nous faut encore progresser mais je suis persuadé que le progrès viendra de la persuasion et non de la brutalité.

Innovation lyonnaise


Je participais, hier, à la visite du Premier Ministre au siège du pôle de compétitivité mondial LyonBiopôle. C’est autour de l’innovation qu’était organisé ce déplacement. Le P4/Inserm dont nous inaugurions l’extension de 200 m² est aujourd’hui le 1er centre européen d’étude des virus les plus dangereux, comme celui d’Ebola.

Je partage d’ailleurs le bel hommage qu’a rendu Jean-Jack QUEYRANNE à Alain MERIEUX en soulignant « sa volonté d’entreprendre, son humanisme et sa détermination au service du bien commun ». Gérard COLLOMB a, quant à lui, réaffirmé cette ambition de « créer, ici, à Gerland un système d’innovation qui rayonne en Europe et dans le monde ».

Avec des leaders mondiaux comme Sanofi Pasteur, BioMérieux, Merial et Becton-Dickinson mais aussi un fort réseau de PME, Lyon est en effet particulièrement reconnu en matière de sciences du vivant et ce, depuis de nombreuses années. C’est aussi ce modèle Lyonnais sachant manier investissements privés et publics qui a largement été constaté. Manuel VALLS a en effet souligné la capacité de Lyon à regrouper tous les acteurs de la recherche au sein d’un écosystème ”exemplaire “. Une économie qui, il faut le rappeler, fait travailler 100 000 salariés.

La visite de Manuel VALLS s’est poursuivie avec la signature du Contrat de Plan Etat-Région (CPER). Pour le 3ème, c’est une excellente nouvelle puisque ce sont 216 M€ qui seront investis dans la gare de la Part-Dieu pour que cette dernière soit plus spacieuse et plus ouverte sur la ville.

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Le Crédit Impôt Recherche ne me convainc pas


La réforme SARKOZY de 2008 était très critiquée par la gauche pour deux raisons simples :

  • son coût élevé,
  • l’absence d’augmentation des dépenses de R&D par les entreprises (simple substitution par effet d’aubaine).

François HOLLANDE et les gouvernements de gauche ont reconduit le dispositif. Récemment, une étude remise au Sénat confirme ce que disaient les critiques :

  • 82 % des 30 000 emplois R&D créées par le dispositif l’ont été par des PME/TPE qui… ne bénéficient que de 37 % du dispositif.
  • Les grandes entreprises créent 18 % des emplois et touchent 63 % de l’argent qui doit sans doute aller dans les poches des actionnaires…

Dans l’industrie pharmaceutique, que je connais bien, le nombre de postes en R&D diminuent de 700 par an alors que les recettes Crédit Impôt Recherche (CIR) ne diminuent pas.

Il est clair que l’effet du CIR n’est pas bon et qu’il faudrait le réserver aux PME/TPE. Par ailleurs, le nombre de « cadres de R&D » a augmenté depuis 2008 alors que les « cadres industriels » ont baissé surtout dans les grandes entreprises ! Est-on sûr qu’il n’y a pas, en plus, de la fraude au CIR ?

Un mécanisme qui, en tout cas, ne m’a jamais inspiré confiance !

La polémique, une attitude malsaine


A nouveau, le Maire de Béziers, Robert MENARD s’est fait remarquer par ses propos sur le fichage d’enfants prétendument musulmans dans les écoles primaires et maternelles de sa ville. Une fois de plus, ses déclarations relèvent d’un populisme basique.

Après ses nombreuses polémiques en une année (l’achat de blouses pour les écoliers, le revolver « nouvel ami » de la police, l’installation d’une crèche de Noël en mairie, etc.), il semblerait que cette fois-ci, une limite ait été franchie puisque le procureur de Béziers a ouvert mardi une enquête préliminaire pour « tenue illégale de fichiers en raison de l’origine ethnique ». En effet, en France, la tenue et la conservation de statistiques ethniques est passible de 5 ans de prison et de 300 000 euros d’amende.

Il n’y a donc pas seulement provocation et controverse mais peut-être violation de la loi. L’enquête le dira. En attendant, j’espère que les biterroises et biterrois commenceront à prendre conscience du fonctionnement malsain de leur édile !

Le 19 mars dernier, je m’étais déjà indigné de ce comportement volontairement polémique dans un blog intitulé « Cessez-le-feu ». Aujourd’hui, je conclurai de la même manière : « Etre Maire, ce n’est pas [...] attiser les haines et raviver les plaies. Etre Maire, c’est veiller au « vivre ensemble » de l’ensemble des habitants pour lequel on a été élu. [...] alors s’il vous plait, « CESSEZ-LE FEU, MONSIEUR MENARD » ! »

Requiem pour le Racing Club de Lens


Le Racing Club de Lens est un club mythique qui, par plusieurs aspects, ressemble à l’ASSE. Deux clubs au passé minier, deux stades « à l’anglaise » et des supporters qui sont prêt à accepter n’importe quoi, sauf que l’on ne mouille pas le maillot !

C’est officiel depuis dimanche, le RC Lens va descendre en Ligue 2 à la fin de la saison. Compte-tenu de leurs difficultés financières, il pourrait même se retrouver en National à la suite d’une rétrogradation administrative.

J’espère que cela n’arrivera pas car le football a besoin de ce club authentique dont les valeurs ne sont pas celles de l’argent mais celles des terroirs.

Ecoutez le stade BOLLAERT et dites-moi, franchement, si cela ne vous donne pas la chair de poule !

Part-Dieu, des espaces à concerter


La salle Brouillard de la mairie était pleine hier soir pour la première réunion inter conseils de quartier du 3e consacrée au projet Lyon Part-Dieu.
Les conseillers de quartier étaient légitimement en demande de concertation sur ce grand projet, pas toujours facile à appréhender puisqu’on y retrouve des projets à court, moyen et long terme, des projets publics et des opérations privées, tout ça coordonné par la puissance publique.

Devant les conseillers de quartier, nous avons principalement présenté l’ensemble des projets concernant les mobilités, les espaces verts, les espaces publics et voiries, notamment, la place de l’auditorium, les places Béraudier et Francfort, de part et d’autre de la gare, le prolongement de la rue Bouchut et la nouvelle entrée de la gare rue Pompidou.

Suite à cette présentation, une première remarque surgit, un conseiller de quartier nous reprochant une présentation partiale du projet car elle mettrait trop l’accent sur les espaces verts et les espaces publics alors qu’en réalité le projet Part-Dieu serait d’abord et surtout un projet économique. Ce n’est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux. En réalité, le projet part-Dieu est à la fois un projet économique visant à créer de l’emploi, et le projet d’un quartier à vivre qui permettra de multiplier les équipements publics. Et les deux sont indissociables.

Mais c’est principalement sur ces opérations publiques que la concertation sera menée, et ceux-là qu’il était donc important de présenter. Une seconde remarque a retenu mon attention au cours du débat, un conseiller de quartier s’étonnant que le projet se mette en œuvre malgré les procédures de concertation en cours. C’est une question importante. Non, la concertation n’implique pas l’arrêt du projet ! Oui, le projet se met en œuvre malgré les dispositifs et c’est une bonne chose si nous ne voulons pas que le projet ne prenne 10 années de plus. Pour autant, cela ne nous empêche pas d’amender le projet suite aux remarques émises par les habitants ou encore par les rapports d’enquête publique, comme nous l’avons fait suite à l’enquête concernant la modification n°10 du PLU.

Le temps d’échanges d’hier soir a permis, à travers ces questions et beaucoup d’autres, de clarifier les choses et nous recommencerons ce type de rencontres inter conseils de quartier lorsque la concertation sur les espaces à proprement parlé débutera.

Le FN montre son vrai visage


Entre l’apparition surprise des Femen et celle de Jean-Marie Le Pen, le FN ne savait plus où donner de la tête sur la place de l’Opéra, à l’occasion de ce 1er mai.
Le service d’ordre du Front national a usé de ses muscles pour chasser les militantes Femen, faisant la démonstration de ses méthodes d’un autre temps. Plus tard dans son discours, Marine Le Pen évoquait une France « hors de contrôle »… Triste ironie.

J’apprends ce matin qu’après la manifestation du Front National, ce sont des journalistes de Canal+ qui ont été encerclés et molestés par plusieurs militants d’extrême droite avant d’être évacués par le service d’ordre. Sur Twitter, monsieur Gollnisch s’est ensuite félicité d’avoir donné une “petite leçon de déontologie” aux journalistes « espions ». On se demande toujours qui est « hors de contrôle ».

Le 1er mai n’est décidément pas fait pour l’extrême droite. Pas étonnant finalement, la Fête du travail est aussi la journée internationale des travailleurs, une journée de revendications et d’union là où l’extrême droite, comme dans les années 1930, ne cherche qu’à favoriser les mécontentements pour déborder la République. Le 1er, c’est l’union et le rassemblement là où le Front national ne prône que la division… La preuve par l’exemple a été donnée.

Croissance et emploi


En cette veille de 1er mai, force est de constater que l’actualité de cette semaine concernant l’emploi n’était pas rassurante. Hier, Le Progrès titrait « Rhône : Renault  Trucks va perdre plus de 500 postes » et les journalistes évoquaient en boucle le rachat du transporteur routier lyonnais Norbert Dentressangle par l’américain XPO Logistics.

Pour autant, d’autres tendances nous permettent d’espérer enfin passer « au vert ». Selon les prévisions de l’INSEE, la croissance de la France devrait être, à la mi-2015, de 1,1 % sur un an. Ce serait du jamais depuis 2011. Par ailleurs, selon Pôle emploi Rhône-Alpes, il y aurait un nombre de projets de recrutements en hausse en Rhône-Alpes par rapport à l’année précédente représentant 205 820 postes supplémentaires.

Ces signes sont bien sûr encourageants mais, je crois, que nous devons rester prudent et garder l’emploi comme priorité des politiques publiques de l’Etat mais aussi des collectivités territoriales. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Ville de Lyon a fait le choix de maintenir un haut niveau d’investissement pour le mandat 2014-2020.

2015 sera-t-elle enfin d’année de la reprise et du désengorgement du marché du travail ? C’est ce que nous souhaitons tous profondément, c’est un objectif qui doit mobiliser l’ensemble de la société !

29 avril 1945 : droit de vote des femmes


Il y a 70 ans, les françaises votaient pour la première fois après avoir obtenu le droit de vote par ordonnance un an plus tôt. Mais le droit de vote ne fera pas tout. Il faudra ensuite attendre 20 ans pour que les femmes puissent ouvrir un compte bancaire et exercer un emploi sans le consentement de leur mari. Puis encore deux années pour l’autorisation à la contraception (1967). Et il faudra attendre 1975 pour que la loi VEIL sur l’IVG soir votée.

Malgré les progrès et la croissance législative sur la parité, l’évolution des mentalités et la réalité sociale semblent toutefois en retard en matière d’égalité hommes - femmes. Aujourd’hui, il n’y a que 27 % de femmes à l’Assemblée Nationale, 25 % au Sénat et on n’en compte que 16 % parmi les maires. Si le champ politique est loin d’être exemplaire (et je le constate aussi dans les instances locales), le monde de l’entreprise ne l’est pas davantage avec des difficultés d’accès aux postes à responsabilités et des inégalités salariales qui demeurent.

Comme le disait Edouard HERRIOT, d’ailleurs élu aux élections municipales de de Lyon de 1945, « il est plus facile de proclamer l’égalité que de la réaliser ». En effet, la marge de progression est encore importante !

Rénovation de la place du château


Hier, c’est dans une salle polyvalente pleine de l’Espace Elsa Triolet que j’ai rejoint Laurent PEISER, adjoint délégué aux déplacements à la Mairie du 3ème arrondissement et les services de la voirie pour présenter aux Montchatois le projet de rénovation de la place du Château.

Pour rappel, les objectifs de ces travaux étaient de remettre en état la chaussée tout en gardant les fonctionnalités de parking et de place de marché les mercredis et samedis. Amélioration de l’accessibilité notamment pour les personnes à mobilité réduite, délimitation des espaces « piétons » et « automobiles », maintien des arbres, nouvelle circulation sur la place, mise en valeur du patrimoine bâti et notamment de l’église… le projet améliore nettement cette belle place animée de Montchat.

Les questions n’ont toutefois pas manqué : le stationnement sera-t-il payant ? Un sens de circulation inversé ne serait-il pas mieux ? Qu’en est-il des arceaux à vélo ? Comment accéder à la boîte aux lettres de La Poste ? Etc.

Nous avons répondu lorsque les réponses étaient claires et d’ores et déjà arbitrées. Nous avons également répondu que nous étudierons les points qui n’avaient pas totalement été soulevés avant une prise de décision finale.

Les travaux sont prévus pour septembre et octobre et devraient durer 2 mois. Le marché sera alors reporté sur le Cours Eugénie.

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Avant

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Après

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Fête des crus à Saint Amour


Samedi, après un rendez-vous avec le Préfet, j’ai rejoint, avec ma petite fille, Abdel ACHACHE et Guy CORAZZOL à la fête des crus du Beaujolais  à Saint-Amour.

Depuis maintenant 5 ans, nous y participons chaque année dans le cadre du « mariage » qui unit la Mairie du 3ème arrondissement au Cru Chiroubles. C’est un partenariat particulièrement sympathique et attachant. Des petits lyonnais sont allés visiter les vignes de Chiroubles, nous avons planté des ceps de vigne dans le Square Rebatel, des sorties « seniors » ont été organisées… Nous travaillons au développement d’échanges et de rencontres entre ce village rural de 300 habitants et notre 3ème arrondissement, dense et urbain composé de 97 000 habitants.

Pour cette 5ème année, nous fêtions donc nos noces de bois ! Malgré une météo capricieuse, ces journées sont toujours festives : stands pour chacun des 10 grands crus (pour rappel, ce sont : Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à Vent, Régnié, Saint-Amour), fanfares, déjeuner…

A 15h00, quand je suis rentré, la fête battait son plein.

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Il y a 100 ans…


… la nuit du 24 avril 1915, à Constantinople, dont nous commémorons aujourd’hui le centenaire est l’une des plus sombres et des plus honteuses de l’histoire de l’humanité. Dans cette nuit du 24 avril 1915 débutait le génocide du peuple arménien, le 1er génocide d’un siècle qui retombera quelques dizaines d’années plus tard dans l’indicible.

Chaque année, nous commémorons ce 24 avril pour nous souvenir de ce qui a été perpétré en terre d’Arménie contre tout un peuple et sa culture. Pour rappel, le génocide coutera la vie à près d’un million et demi d’arméniens.

La semaine dernière, à la Mairie du 3ème, nous avons accueilli une soirée commémorative des génocides juif, arménien et tutsi soulignant la capacité des uns et des autres à dépasser la communauté pour devenir une cause à vocation universelle (Cf. Post du 17 avril).

Se souvenir, c’est en effet faire le choix de l’harmonie des peuples, c’est le choix de la civilisation et de l’humanité contre la barbarie.

Le travail de mémoire est souvent une longue marche faite de combats et d’obstacles et non une histoire linéaire et pacifiée. C’est le combat de la vérité contre le néant et le mensonge. La reconnaissance du génocide arménien est là pour nous le rappeler. Il aura fallu attendre la loi du 29 janvier 2001 pour voir le génocide arménien de 1915 reconnu dans les lois de la République Française.

A Lyon, Gérard COLLOMB s’est battu aux côtés de la communauté arménienne pour qu’il puisse y avoir un Mémorial Lyonnais du Génocide des Arméniens, Place Antonin Poncet. Il sera inauguré dès 2006.

Cet après-midi et comme chaque année, je serai présent au Mémorial. J’irai aussi le soir écouter les « Cents concerts à la mémoire du génocide des Arméniens de 1915 » à l’Auditorium. Cela aussi, pour rappeler la longue amitié qui existe entre la communauté arménienne et les lyonnais.

Jeux olympiques et Paris


Le Conseil de Paris a affiché un large consensus concernant la candidature de la capitale pour l’organisation des Jeux olympiques de 2024.  Pouvoir, à nouveau organiser les jeux olympiques en France, dans la patrie de Pierre de COUBERTIN est toujours motivant.

Pourtant, le souvenir de l’échec pour les jeux de 2012 demeure un gros traumatisme et les coûts des derniers jeux de Pékin (32 milliards) et ceux de Londres (36 milliards) ne donnent pas forcément envie de se relancer dans l’aventure en cette période de crise.

En 2005 à Singapour, je crois que la défaite peut s’expliquer en partie par l’efficacité du « lobbying » anglais, incarné notamment par le double champion olympique Sébastien COE face aux responsables politiques français mais également l’absence de français dans la direction des organisations et fédérations internationales où se décident souvent les votes des membres du CIO.

La candidature de Paris pour 2024 sera portée par Bernard LAPASSET aujourd’hui à la tête du rugby mondial et Tony ESTANGUET, triple champion olympique et membre du CIO. Force est de constater que l’on a su tirer les enseignements du passé.

Mais pour gagner, il faut raconter une histoire, il faut montrer l’héritage qui sera ensuite laissé. Il nous faut aussi faire le pari que des jeux moins couteux peuvent aussi emporter la décision des membres du CIO.  Je partage totalement l’avis d’Anne HIDALGO quand elle affirme : « ce projet doit surtout bénéficier à la Seine Saint Denis et au Val de Marne plutôt qu’à Paris et à l’ouest qui n’en ont pas besoin ». Elle a raison d’évoquer Roland GARROS, le Parc des Princes, les vélodromes, l’hippodrome, le Stade de France, le Stade nautique… et ainsi plaider pour des jeux moins couteux.

Encore une fois, c’est loin d’être gagné ! Rome, Hambourg et Boston sont candidats ! Chacun a des arguments de choix !

Alors, bonne chance à Paris !