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Emprunts toxiques, le retour…


Souvenez-vous, le sujet des « emprunts toxiques » avait été l’objet de nombreux post alors que j’étais Président du groupe socialiste au Conseil général du Rhône. En effet, malgré les dires de Monsieur Michel MERCIER, alors Président, jurant « qu’il n’y avait pas d’emprunt toxique », J’avais estimé le coût potentiel de ces emprunts à 400 millions d’euros.

Pour rappel, ces derniers démarrent toujours avec des taux plus bas que le marché pour appâter le client. Puis il s’ensuit des formules mathématiques incompréhensibles faisant évoluer les taux avec la parité de la monnaie et quelquefois de plusieurs monnaies. Michel MERCIER, voyant les taux peu favorables arriver, avait réussi à repousser l’activation des formules contre un allongement de la durée du prêt.

Depuis le 1er janvier 2015, la Métropole de Lyon a hérité des deux tiers de ces emprunts pour des taux qui atteignent aujourd’hui jusqu’à 24% du fait de la différence entre l’euro et le franc suisse. On va donc payer les emprunts pendant encore 22 ans et on a encore 63 et 70 millions de capital à rembourser.

Le Conseil général du Rhône a ouvert une procédure contre Dexia puis son successeur SFIL devant le tribunal de Grande Instance de Nanterre. La Métropole s’est associée à la procédure. Celle-ci est loin d’être terminée car les conclusions écrites des plaideurs et du défendeur (150 pages en moyenne) n’ont toujours pas été produites. On  peut attendre une discussion des instances en 2017. La discussion fera surement l’objet d’un appel qui suspendra et on continuera donc à payer.

Aujourd’hui, c’est pour toutes ces raisons que nous avons voté une délibération autorisant le Président à transiger. Le mécanisme des transactions est peu connu des élu-e-s qui voulaient savoir les limites financières acceptables. La difficulté est que nous n’allions pas donner à notre adversaire la somme que nous nous disposons à payer. Les chiffres parus dans la presse n’engagent donc pas la Métropole et sont très supérieurs à ce que nous pouvons accepter.

Il faut donc faire confiance et il faut dire oui ou non avant juin 2016. Si l’on transige, l’Etat, actionnaire du SFIL prendra un tiers de la dépense. S’il n’y a pas d’accord, la plainte en cours se poursuivra de toute façon et nous la retirerons qu’en cas d’accord.

Si l’on attend 2020, comme le souhaite certains (« faire payer les gangsters banquiers »), nous  pouvons gagner mais en attendant nous payons de gros intérêts et le risque est grand de gagner moins que ce qu’on gagnerait en cas d’accord.

Les services de la Métropole et l’équipe autour de Gérard COLLOMB sont compétents. Ils vont défendre l’intérêt des citoyens suite aux erreurs de la précédente équipe au pouvoir au Conseil général. Je crois que c’est une bonne décision. J’ai donc voté pour parce que je leur fait confiance, tout simplement.

Expos, Quais du Polar, cinéma…


… mon week end lyonnais s’annonce culturel !

En effet, après une semaine particulièrement chargée, j’espère trouver le temps ce week-end de visiter une ou deux expositions. Il faut dire qu’en ce moment, l’actualité en matière de peintures, est particulièrement alléchante.

La rétrospective sur le travail de Yoko ONO au MAC, l’exposition Autoportraits au Musée des Beaux-Arts mais aussi celle consacrée aux Femmes du Rhône et de Lyon aux Archives du Département du Rhône donnent particulièrement envie !

Cela dit la concurrence est rude puisque s’ouvre aussi ce soir le désormais célèbre festival international Quais du Polar . Dans le 3ème, les Archives départementales et les librairies indépendantes La Librairie du Tramway et l’Esprit Livre sont, entre autres, partenaires.

Quant au cinéma, je me laisserai bien tenter par le documentaire Demain dont on m’a beaucoup parlé et qui passent encore à La Fourmi.

Bref, un bon week end en perspective.

Et si le Gouvernement avait raison ?


Au début des années 70, notre taux de chômage était bas et l’économie française florissante. A la suite des chocs pétroliers, les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont initié puis poursuivi une longue période de déficit budgétaire.

Le fond du débat intellectuel, c’est que certains dirigeants français pensent que la dépense publique booste la croissance et pallie « aux insuffisances du marché ». En d’autres termes, cela signifie que l’on ne peut pas faire confiance aux entreprises pour redistribuer les richesses.

Aujourd’hui, le constat chiffré est difficile : notre PIB par habitant est passé de la 70e à la 250e place (- 15 000 euros pour chaque Français par an), la dette publique est de 100 000 euros par habitant et la France est bloquée entre ceux qui ont un emploi et qui veulent garder leurs privilèges et ceux qui n’en ont pas et à qui on claque la porte au nez.

Je lisais récemment, à la suite d’un voyage de deux jours à Bale, ville rhénane de l’industrie de santé, que la Suisse a un excédent commercial égal à 12% du PIB. En 1973, il était le même que la France. La dette helvète représente 30% du PIB, et le modèle démocratique (avec ses nombreuses votations) fonctionne. La recherche du consensus prime en faveur d’une confédération aux territoires forts. Le modèle social est soutenable, l’Etat est manager mais pas décideur.

A Bale, j’ai vu un leader mondial à chaque coin de rue. Comme l’écrit La Fontaine « on a souvent besoin d’un plus petit que soi » pour comprendre que l’entreprise qui crée des richesses au bénéfice des territoires, c’est essentiel !

C’est ce qu’a compris le « modèle lyonnais » : comprendre que l’entreprise est la clé de l’emploi et  donc privilégier l’investissement car il permet de donner du travail aux entreprises.

C’est ce que le gouvernement essaye de faire.

A l’heure où les critiques fusent, je crois qu’il faut soutenir cette ligne même si cela est parfois franchement… difficile.

Se remémorer Martin Luther King


Hier, le 3ème arrondissement a rendu hommage à la venue de Martin Luther King à Lyon. Il y a 50 ans, le plus célèbre des pasteurs nord-américains a pris la parole à la Bourse du Travail pour faire passer son message, son combat pacifique pour l’obtention des mêmes droits que tout citoyen américain.

En avril 2011, nous avions inauguré le buste de cette grande figure de l’Histoire place Eugene Varlin afin que chacun puisse se remémorer son action qui dépasse bien les frontières des anciens Etats ségrégationnistes.

Je tiens à remercier Fabienne SERAPHIN, adjointe à la Mairie du 3ème  et Jérôme MALESKI, Conseiller municipal délégué à la Culture pour le 3ème arrondissement qui ont beaucoup fait pour que cette cérémonie puisse avoir lieu. Je saluerai également Robert VIAL vice-président de l’Hospitalité d’Abraham, qui fut parmi ceux qui accueillit Martin Luther King à Lyon. Le consul des Etats-Unis, monsieur STANGER, nous a également fait l’honneur de sa présence. Il nous a rappelé l’interdiction donné au consul de l’époque par son gouvernement d’accueillir le pasteur. Et pourtant, 40 ans après, un Président noir fut élu. L’égalité gagne du terrain mais le combat reste entier. Rappelons qu’aucun officiel lyonnais ne fut présent pour l’accueillir dans la plus humaniste des villes françaises. Aujourd’hui, c’est donc chose réparée.

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Budget de la Métropole de Lyon


La semaine dernière, nous avons eu un débat budgétaire toujours complexe à la Métropole malgré l’éloquence didactique du Vice-Président BRUMM. De façon simple, on peut retenir 5 choses pour bien comprendre :

1.       La baisse des dotations de l’Etat est de 57 millions d’euros  et la péréquation de 46 millions augmente de 8 millions d’euros. Pour rappel, la péréquation c’est un système de redistribution qui fait que les collectivités « riches » payent pour des collectivités pauvres. Au total donc,  l’Etat ampute notre budget d’environ 65 millions en un an.

2.       Nos objectifs, et je l’ai dit à de nombreuses reprises, sont de garder un haut niveau d’investissement, de gérer la dette (avec deux emprunts toxiques hérités du Conseil général) et de faire des économies sur le fonctionnement. Ces choix pour permettre des investissements qui donnent du travail à nos entreprises et ainsi qui maintiennent ou créent des emplois.

3.       Le budget de fonctionnement s’élève à 2,5 milliards dont 1,7 milliard proviennent de la fiscalité (400 millions des ménages, 751 des entreprises, 593 de taxes diverses et 250 millions des droits de mutation lors des ventes immobilières). Le personnel correspond à près de 17% du budget (environ 400 millions), le social 31% (704 millions dont 33% pour le RSA, 15% pour l’APA et 41% pour l’hébergement des personnes âgés (EPHAD). Nous reversons près de 10% du budget aux communes et distribuons 424 millions de subventions (dont 144 pour le Sytral et 113 pour les pompiers). Près de 195,2 millions d’euros de l’enveloppe fonctionnement permettent aussi de financer l’investissement sur l’emprunt.

4.       La dette correspond à 35 millions d’euros de dépenses annuelles.

5.       Enfin, l’investissement correspond à 3,5 milliard pour les 6 années de mandat. Un tiers  ira directement aux communes, un tiers aux grands équipements métropolitains et le dernier tiers aux communes de Lyon et Villeurbanne.

Pour 2016, ce sont 500 millions d’euros de dépense qui sont prévus et les réalisations se poursuivent sur l’ensemble de la Métropole.

Le budget a été voté et nous passons à la mise en œuvre de tous ces projets qui feront la Métropole de demain.

La parole à… Sylvie GUILLAUME


Sylvie GUILLAUME est Députée européenne et Vice-présidente du Parlement Européen. Je relaie aujourd’hui un post de son blog :

« A chaque attentat, le même bouc-émissaire ? Les socialistes et le PNR, nouvel épisode

Au lendemain des attentats à Bruxelles qui ont touché l’Europe en plein cœur, les eurodéputés socialistes et radicaux appellent les responsables politiques français et européens à de la retenue, à cesser de mentir aux citoyens, et de les prendre pour des imbéciles : ni les socialistes français, ni les socialistes européens ne bloquent la directive PNR (passenger name record). Nous sommes favorables à ce texte conclu en 2015. Il conjugue lutte contre le terrorisme et le respect des libertés individuelles, en tête desquelles la protection de la vie privée des Européens à laquelle s’attaquent les terroristes.

Les socialistes européens ont pris leurs responsabilités et ont fait de l’adoption concomitante de ce PNR et du « paquet protection des données », aujourd’hui toujours soumis à l’examen des juristes-linguistes du Conseil, un impératif de cohérence politique; ce vote devrait être possible d’ici le mois de mai prochain.

Pourtant, lors de la dernière plénière à Strasbourg, les socialistes et radicaux français ont plaidé pour accélérer l’examen de la directive PNR. De fait, le PNR était promis pour décembre dernier, nous devons nous tenir à nos engagements. D’ailleurs, où étaient les députés « Les Républicains » au moment de ce vote, lundi 7 mars ? Certains ont expliqué dans la presse que la plénière à Strasbourg commençait le lendemain…

Néanmoins, soyons clairs : le PNR est une directive, qui devra être transposée dans l’ensemble des Etats membres ; les socialistes ont fait réduire la durée de cette transposition de trois à deux ans. Un règlement - d’application immédiate - était également possible mais, sur ce point, ce sont les Etats membres, y compris la France, qui ont bloqué… sans parler des 15 Etats membres tenants de PNR nationaux ! Agiter cette muleta semble satisfaire certains médias, mais la vérité est que le PNR n’aurait empêché ni les attentats de Paris, ni ceux de Bruxelles.

Le PNR, c’est quoi d’ailleurs ? Ce sont les données privées de passagers aériens recueillies par les transporteurs aériens au cours des procédures de réservation et d’enregistrement (dates de voyage, itinéraire, informations relatives aux tickets, coordonnées et moyens de paiement utilisés, habitudes personnelles). Le PNR européen, qui cherche à déceler de nouveaux suspects dans les centaines de millions de voyages entre l’Union et le reste du monde, devrait contribuer à identifier des personnes suspectées d’entretenir des relations avec des réseaux terroristes, jusqu’alors inconnues des autorités, et à suivre plus facilement leurs déplacements.

Mais comment les données de voyagistes pourraient-elles être plus efficaces que le travail des services de renseignement, alors que tous les auteurs des attentats de Paris et Bruxelles étaient connus de ces services, certains faisant l’objet d’un mandat d’arrêt européen ?

Ce n’est ni l’alpha ni l’omega de l’échange de l’analyse des renseignements. La menace terroriste va durer, et c’est dans une approche globale que nous devons penser l’action politique. Les Etats membres doivent renforcer la qualité de leur coopération, notamment entre les services de renseignement. Il ne s’agit pas seulement de collecter le plus de données possible, encore faut-il savoir les traiter de manière pertinente. Cela repose sur un grand degré de confiance qui n’est pas facile à atteindre, et c’est pourquoi l’idée d’une agence européenne ne doit pas être écartée.

L’Union européenne doit également resserrer les liens entre Europol et les agences nationales. Tous les Etats membres doivent cesser de renâcler à alimenter les bases de données, notamment SIS (système d’information Schengen). L’accès aux bases de données d’Europol et aux fichiers des documents de voyage perdus ou volés doit être amélioré. Eurojust, outil sur lequel pourrait s’appuyer un futur parquet européen, doit voir ses moyens renforcés et pouvoir lancer des équipes communes d’enquête.

La place qu’occupent les réseaux sociaux est aussi capitale dans cette nouvelle forme de conflit, qui exploite toutes les technologies les plus modernes. Google, Facebook, Twitter doivent reconnaître et bannir la diffusion de la propagande terroriste, sans nuire à l’espace de liberté qu’est Internet ; il faut devancer et débusquer d’autres réseaux plus discrets et tout aussi nocifs quand il s’agit de véhiculer la haine.

Le contrôle de la circulation des armes à feu dans l’Union européenne doit être renforcé, les imprécisions juridiques de la directive actuelle ont entraîné trop d’interprétations divergentes de la part des Etats membres. C’est pourquoi, suite à une proposition de la Commission, nous travaillons à une refonte complète de cette directive, qui devrait être adoptée en juin prochain. Un autre combat doit également être mené à l’échelle européenne : celui des faux papiers. Il est ainsi nécessaire que nous travaillions à une harmonisation des documents d’identité à l’échelle de l’Union européenne.

Bref, la lutte contre le terrorisme oblige les responsables politiques à se mettre à niveau, et à cesser les calculs et manipulations, à gauche comme à droite, en France comme en Europe. Pour ce combat sans merci, nous sommes prêts et y prendrons toute notre part de responsabilité. »

Entre fierté et nostalgie


Hier matin, François HOLLANDE et Jacob ZUMA, le Président sud-africain, sont venus à l’Institut d’OncoHématologie pédiatrique (IHOP) sur le site du Centre Léon Bérard (CLB).

Cette structure unique en France regroupe les équipes des Hospices Civiles de Lyon et du CLB sur deux sites : tout ce qui est cancérologie (chimiothérapie, radiothérapie et analyses moléculaires) se fait à Léon Bérard tandis que la chirurgie et les consultations de surveillance se font à l’Hôpital Femme Mère Enfant des HCL.

François HOLLANDE a pris le temps de voir des malades, des soignants, des chercheurs et ce, pendant le double de temps prévu initialement. Je retiendrai tout particulièrement son dialogue avec une quinzaine d’infirmières du CLB et des HCL. Comme tous portaient une blouse IHOP, il était impossible de distinguer ceux qui venaient du Centre ou des Hospices. Cela témoigne d’une fusion réussie, ce qui n’était pas du tout évident lorsque j’ai initié ce projet au début des années 2000.

Le Président s’est ensuite exprimé, sans note, sur le sujet de la cancérologie pédiatrique. Il a bien sûr évoquer le « droit à l’oubli », cette loi qu’il a voulue avec Marisol TOURAINE et qui fait que ces enfants, 5 ans après leur maladie, n’auront pas à déclarer à leur assureur qu’ils ont été malades (voir à ce sujet mon interview sur LCI de février 2016 ou lire mon post du 5 octobre dernier). Vous pouvez d’ailleurs accéder à l’allocution du Président en cliquant : ICI.

Deux sentiments donc lors de cette visite : fierté mais aussi nostalgie. Hier, en déambulant, je me rappelais que si mon grand-père Pierre WERTHEIMER avait imaginé l’Hôpital Neurochirurgical qui porte aujourd’hui son nom, il n’y avait jamais travaillé. Pour ma part, j’ai imaginé, rêvé et fait des compromis pour mettre sur pied ce grand projet de l’IHOP et… je n’y ai jamais travaillé.

Un peu nostalgique donc, mais aussi très fier de laisser, comme l’a fait Pierre WERTHEIMER, une œuvre à destination de nos successeurs.

La vie continue et aujourd’hui 4 enfants sur 5 qui entrent à l’IHOP seront guéris et ça, c’est une IMMENSE fierté !

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Solidarité avec la Belgique


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La TEOM : est-ce si compliqué à comprendre ?


Le produit de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) dans l’agglomération lyonnaise est de 91 € par habitant en 2014 ce qui la positionne en 31e sur 43 des agglomérations de plus de 200 000 habitants. La moyenne des 42 autres agglomérations est de 115 € et ce coût par habitant s’élève à 199 € à Paris.

L’association CANOL a lancé un débat sur le thème « Rendez-nous notre argent » et si vous le voulez bien, je vais essayer de clarifier le débat en répondant à plusieurs questions :

1.       La recette de la TEOM est-elle supérieure au coût du traitement de la collecte des déchets ?

La réponse est non. en 2014, la recette est de 122,6 millions et la dépense est de 146,55 millions.

2.       Pourquoi y-a-t-il un débat puisqu’on dépense plus que la recette de la taxe TEOM?

La réponse est que nous faisons d’autres recettes avec la gestion des déchets puisqu’on les valorise grâce au tri (poubelles verte et déchèteries). Elles représentent 35,1 millions d’euros. L’écart entre la dépense, la TEOM, les recettes ont permis en 2014 un excédent de 11 millions d’euros.

Le premier point du débat est que la CANOL considère les recettes liées à la valorisation appartiennent aux citoyens. Cela se tient mais la vérité est que l’ensemble des recettes de la métropole appartiennent aux citoyens.

3.       Est-ce que la TEOM ne couvre que les dépenses de collecte et des déchèteries ?

L’Ademe dit clairement « non » et l’article 57 de la loi de finance 2015 dit « non » aussi.

Par exemple, l’ébouage (ce sont les encombrants ramassés dans l’espace public) va à l’incinérateur tout comme l’égouttage (les déchets des usines de traitement de l’eau). De même, le ramassage des corbeilles de propreté de toute la métropole, c’est là aussi, des déchets des ménages et cela part bien au même endroit. Les déchets des marchés alimentaires vont aussi vers de la valorisation énergétique ou matière.  Le total des coûts pour 2014 est de 9,9 millions d’euros. L’écart est désormais de 2 millions d’euros et non de 11.

Enfin, la décision du Conseil d’Etat, à propos de Lille, affirme que le rapport recettes/dépenses ne doit pas être disproportionné. L’instruction fiscale du 24 juin 2015 a précisé ce point pour savoir ce que signifiait disproportionné. Je cite : « seule est admise une disproportion limitée lorsque l’excès de produit de la TEOM sur le coût net du service n’est pas flagrant, en tout état de cause, sensiblement inférieur à 15 %. »

Quel que soit le mode de calcul, nous sommes bien dans une limite qualifiée de raisonnable puisqu’en 2015, avec la loi de finance, la Métropole sera à moins de 3 %.

Je crois qu’il n’y aurait rien d’autre à dire si la CANOL ne contestait pas nos chiffres. Alors j’ajoute deux points de précision :

1er point : La collecte des déchets n’est pas l’objet d’un budget annexe et la métropole n’est donc pas tenue à un équilibre entre les recettes et les dépenses.

Il est vrai que, sur le long terme, lorsqu’on est en phase d’investissement lourd, la métropole ajoute au produit de la TEOM et c’était le cas jusqu’en 2008 (CANOL n’a jamais demandé d’ailleurs à ce qu’on augmente les impôts) à  ce moment-là. C’est l’inverse lorsqu’on arrive en fin d’investissement.

2ème point : Comme nous ne sommes pas dans un budget annexe, le compte administratif n’a ni à présenter un équilibre, ni le détail à l’euro près, des dépenses qui se trouvent dans d’autres rubriques telles que la voirie, l’entretien des équipements, etc.

En ce qui me concerne, je n’ai aucun problème à penser que les chiffres issus de la compatibilité analytique de la Direction de la propreté sont justes. Ils sont présentés, chaque année et dans le détail, non pas dans le compte administratif mais dans le rapport Barnier. Ce dernier est imposé par la loi et il est discuté en séance publique à la métropole et dans les 59 communes.

La parole à… Marisol TOURAINE


Je partage avec vous le post de notre Ministre des affaires sociales et de la santé. Elle l’a publié la semaine dernière sur son blog et je l’ai trouvé particulièrement pertinent. Bonne lecture !

“Faire”. L’écrire c’est bien. Agir c’est mieux.

Les chiffres du déficit de la sécurité sociale pour 2015 viennent d’être définitivement arrêtés. Que montrent-ils ? Que le redressement de nos comptes, engagé dès 2012, se poursuit. Mais plus encore : il s’accélère, alors même que nous créons des droits nouveaux pour les Français.

Concrètement, en 2015, nous sommes parvenus à réduire le déficit plus fortement que ce que nous avions anticipé. Nous sommes allés au-delà de nos ambitions. Comment ? En poursuivant les réformes de structure : les mutualisations, la lutte contre le gaspillage administratif, le soutien à l’innovation. Bref : nous faisons des économies en réformant, et ça marche.

Les candidats à la primaire de la droite, tous engagés dans une opération librairie, rivalisent de solutions prétendument miracle pour sauver notre modèle social. Ils appellent à « Faire ». Leur crédo ? Il est bien connu : impôt sur les malades sous couvert de responsabilisation, fermeture de nos hôpitaux de proximité sous couvert de rationalisation, relèvement de l’âge légal de départ en retraite sous couvert d’efficacité… Bref, en matière de protection sociale, « tout doit disparaître » !

Il n’y a rien de nouveau dans ces propositions : entre 2007 et 2012, alors aux responsabilités, ils n’ont eu de cesse de chercher à faire payer les malades, à coup de franchises et de déremboursements. La conséquence ? Le déficit a explosé, ils nous l’ont laissé à 21 milliards d’euros.

Dès 2012, nous avons fixé une ligne : pas de déremboursement, pas de franchise, pas de recul social. Au contraire, nous avons créé de nouveaux remboursements, de nouveaux droits, de nouvelles conquêtes sociales.

En 4 ans, nous avons divisé par trois le déficit du régime général. Il n’a jamais été aussi bas depuis 2002. Dans le même temps, nous avons permis la gratuité de la contraception pour les mineures, la suppression des franchises médicales pour les plus précaires.

En 4 ans, nous avons divisé par deux le déficit de la branche famille. Dans le même temps, nous avons revalorisé, jusqu’à 50%, les prestations familiales destinées aux familles modestes ou monoparentales, nous avons créé une garantie des impayés de pension alimentaire.

En 4 ans, nous avons quasiment ramené le régime des retraites à l’équilibre, ce sera le cas dès 2016. Dans le même temps, nous avons permis à ceux qui ont commencé à travailler jeune de partir à 60 ans, nous avons créé le compte pénibilité, nous avons mis en place de nouveaux droits à la retraite pour les femmes, pour les jeunes.

C’est donc bien qu’il y a un chemin entre les conservateurs de tous bords qui voudraient mettre la France sous cloche, et les ultralibéraux qui voudraient tout casser.

C’est donc bien qu’il n’y a pas à choisir entre un immobilisme mortifère et un bougisme dangereux.

Ce chemin, c’est le mien, c’est celui du Gouvernement, c’est celui de toutes celles et tous ceux qui veulent vraiment « faire ». »

secu

Maîtriser les coûts des traitements


J’ai signé l’appel des 110 cancérologues contre le coût des traitements du cancer. Si je l’ai signé, c’est parce que la situation est vraiment explosive. Ci-dessous le texte en intégralité :

« De nombreuses innovations thérapeutiques apparaissent dans le domaine du cancer. Certaines offrent aux malades des espoirs de survie plus longue et d’une meilleure qualité de vie. Pourtant, le coût d’abord croissant et maintenant exorbitant de ces innovations risque fort de compromettre ces espoirs.

À travers des pétitions et des articles, des médecins américains spécialistes du cancer ont exprimé leurs inquiétudes devant les prix de ces innovations, s’émouvant de les voir passer de 10.000 à plus de 120.000 dollars par patient et par an en une quinzaine d’années. De fait, des dizaines de millions d’Américains qui ne bénéficient ni d’une aide de l’État ni d’une assurance santé personnelle ne peuvent déjà plus profiter de ces progrès thérapeutiques. Quant à ceux qui sont pourtant détenteurs d’une assurance santé, ils peuvent néanmoins avoir à s’acquitter d’un «reste à charge» de 25.000 à 30.000 dollars par an, soit la moitié du revenu moyen des ménages aux États-Unis. Le régime de santé solidaire dont nous bénéficions en France met pour l’instant les patients à l’abri. Mais pour combien de temps? Et jusqu’à quel niveau d’inflation des prix?

Longtemps, l’industrie pharmaceutique a calculé le prix d’un médicament en fonction de l’investissement qu’elle avait consacré à la recherche et au développement (R&D) de celui-ci. Or, aujourd’hui, de façon paradoxale, les prix des nouveaux produits explosent alors que le coût de leur R&D a diminué. En effet, alors que les anciens traitements du cancer étaient souvent issus de longs et difficiles screenings plus ou moins systématiques, les nouvelles molécules commercialisées par les industriels visent des cibles définies a priori, et le plus souvent fournies par la recherche publique.

Par ailleurs ces nouveaux traitements bénéficient d’autorisations de mise sur le marché (AMM) très rapides, donc leur temps de développement est beaucoup plus court qu’auparavant. Ainsi, la charge de la R&D ne suffit pas à justifier les prix très élevés de ces nouveaux traitements. D’ailleurs, les comptes de l’industrie pharmaceutique eux-mêmes confirment cette faible charge, où en moyenne 15 % du chiffre d’affaires de la branche est allouée à la R&D contre plus de 25 % pour les dépenses de marketing, et des marges bénéficiaires annoncées excédant 15 %.

Mais, se défend l’industrie pharmaceutique, ces prix sont à la hauteur de l’efficacité des traitements et de l’amélioration des services rendus, un investissement pour de moindres dépenses, en quelque sorte. Outre que beaucoup de ces innovations ne présentent pas un bénéfice qui justifie de telles assertions, on peut se demander si, même quand l’efficacité est majeure, cela autorise en soi de tels excès. Le prix des antituberculeux apparus au milieu du XXe siècle n’a heureusement pas été défini en fonction des années de sanatorium et des morts évitées…

En réalité, les prix des nouveaux traitements du cancer sont déterminés par l’idée que les industriels se font de ce que les marchés sont capables de supporter. Cela explique les écarts de prix très importants observés d’un pays à l’autre et permet également de comprendre pourquoi l’Imatinib (Glivec®), traitant de façon très efficace la leucémie myéloïde chronique a vu son prix passer aux États-Unis en quinze ans de 30 000 à 90 000 dollars par an, sans que le service médical rendu ait été amélioré.

Au Royaume-Uni des traitements pourtant efficaces sont aujourd’hui dé-remboursés à cause des dépenses qu’ils engendrent.

Face à l’inflation des prix pratiqués par des laboratoires pharmaceutiques enclins à optimiser leurs gains, des menaces réelles pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers, comme sur la pérennité de notre système de santé solidaire, d’autant que cette inflation déborde maintenant largement le champ du cancer et touche d’autres médicaments innovants comme ceux de l’hépatite C.

Ces menaces sont suffisamment graves pour que les cancérologues et les hématologues manifestent leur préoccupation extrême auprès des pouvoirs publics et proposent notamment:

  • de définir un juste prix pour les médicaments du cancer, basé sur les sommes investies par les industriels pour la R&D du produit (en tenant compte des apports fournis par la recherche académique), auquel s’ajouterait un retour sur investissement raisonnable, éventuellement défini a priori ;
  • de rendre le système d’arbitrage des prix plus démocratique et transparent, en y associant de façon structurelle des représentants des patients et des professionnels ;
  • de ne plus accepter les extensions de durée des brevets que la rapidité du développement des nouvelles thérapeutiques ne justifie pas ;
  • d’autoriser, comme cela existe déjà pour les traitements du sida et des infections opportunistes, l’utilisation de licences obligatoires pour les pays en développement, qui leur permettent la production et l’utilisation de génériques avant même que les brevets ne tombent dans le domaine public. »

L. Ades, F. André, T. André, M. Attal, M. Bagot, A. Baruchel, J.O. Bay, F. Bertucci, D. Blaise, N. Boissel, J. Bonneterre, D. Bordessoule, P. Bougnoux, D. Bouscary, R. Bugat, J.Y. Cahn, F. Calvo, M. Campone, S. Castaigne, M. Cavazzana, C. Chabannon, F. Chauvin, M.P. Colombat, C. Cordonnier, S. Culine, E. Deconinck, A. Delmer, H. Dombret, J.Y. Douillard, J.B. Dubois, M. Ducreux, F. Duffaud, C.Durdur, A. Eggermont, F. Eisinger, M. Espié, T. Facon, F. Fenaux, J.M. Ferrero, P. Feugier, A. Fischer, G. Freyer, P. Fumoleau, G. Ganem, C. Gardin, S. Giraudier, J. Gligorov, A. Goncalves, P. Guardiola, D. Guyotat, E. Gyan, C. Haïoun, J.L. Harousseau, O. Hermine, M. Hunault, N. Ifrah, A. Jaccard, P.Kerbrat , J.L. Lagrange, T. Lamy, G. Laurent, P. Laurent-Puig, V. Leblond, S. Legouill, F.X. Mahon, D. Maraninchi, G. Marit, J.P. Marolleau, J.J. Mazeron, J. Mazières, M. Michallet, L. Mignot, N. Milpied, J.L. Misset, M. Mohty, P. Moreau, F. Morschhauser, S. Nguyen-Quoc, S. Oudard, R. Peffault de la Tour, J.M. Phelip, T. Philip, A. Pigneux, X. Pivot, J.L. Pujol, H. Roché, P. Rousselot, S. Salas, G. Socié, M. Schneider, J.F. Seitz, H. Sobol, F. Suarez, J. Taïeb, C. Thieblemont, A. Thyss, H. Tilly, J.M. Tourani, O. Tournilhac, V. Trillet-Lenoir, N. Tubiana-Mathieu, A. Turhan, B. Varet, P. Verrelle, J.P. Vernant, N. Vey, P. Viens, E. Wattel, M. Ychou, R. Zittoun.

La Part-Dieu au naturel


Jeudi dernier, j’ai déjà pu esquisser le portrait d’une Part-Dieu plus verte notamment au travers du futur centre commercial et son toit terrasse.

Le réaménagement de la Part-Dieu, je l’ai déjà souligné, va permettre de requalifier les espaces publics pour intégrer des lieux de pause et des espaces verts dans le quartier. La question du paysage, de la place de la nature et son développement est un ingrédient essentiel à la refonte de ce quartier. Celle-ci peut prendre des formes très différentes selon la situation : places, esplanades, mail planté, terrasses végétalisées ou encore des jardins suspendus au travers un plan paysage global. Ces espaces peuvent être plus ou moins intimes, plus ou moins ouverts, mais toujours ancrés dans la trame paysagère qui va de la Tête d’Or au Nord au parc Sergent Blandan au Sud, mais aussi aux berges du Rhône.

Des arbres seront plantés et relieront les principaux espaces publics. Plusieurs rues et places seront végétalisées comme la rue du Docteur Bouchut, la poursuite de Garibaldi, les places Béraudier, Francfort… Il ne faut d’ailleurs pas négliger l’esplanade Mandela qui participe dès aujourd’hui à une respiration dans le quartier avec ses belles pelouses.

A travers la présence du végétal, l’idée est bien de contribuer à un meilleur bien-être, en prenant en compte la qualité des ambiances urbaines : accès à la lumière naturelle et à l’ensoleillement, maîtrise du bruit et des effets de vent, limitation de la pollution et des effets d’ilot de chaleur. Ce bien-être gagné représente à mes yeux rien de moins qu’une meilleure santé, au quotidien, pour les habitants et usagers.

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Carnaval de printemps à Montchat


Lundi dernier, le carnaval de printemps des écoles a battu son plein au jardin de l’Eglise de Montchat.

C’est sous un soleil radieux que la compagnie Odyssée, de la Friche Lamartine, a offert un numéro haut en couleurs aux élèves des écoles Jules Verne, Condorcet, Louise et Anatole France. Je vous avoue que si je n’avais pas été retenu au Conseil Municipal, je me serais volontiers joint à eux pour profiter de la musique et du soleil.

Le thème retenu était celui de la diversité : on pouvait observer de nombreux costumes folkloriques des 4 coins du monde parmi les déguisements …  De bien belles couleurs et une chaude ambiance, de bons augures pour l’arrivée du printemps !

Voici un petit extrait musical transmis par mes adjoints Yann Benhayoun (Education et affaires scolaires) et Claudine Richner (Place de l’enfant dans la ville). Merci à eux pour cette belle réussite, ainsi qu’aux directeurs et directrices des écoles du 3e, sans oublier les artistes de la compagnie Odyssée !

Une jonquille pour Curie


Qu’ont en commun Michel Desjoyeaux, Claire Chazal, Amélie Mauresmo, Laurence Ferrari, Daphné Burki, Antoine De Caunes, Vincent Niclo, Raphaël Mezrahi, Elodie Gossuin, Cécile Cassel, Ariel Wizman ?

Toutes ces personnalités du monde de la mode, du sport, de la télévision, des arts et du spectacle s’engagent aux côtés de l’Institut Curie à l’occasion de l’opération “Une jonquille pour Curie” qui débute ce mardi.

Une Jonquille pour Curie, c’est d’abord un formidable événement national de solidarité contre le cancer où l’objectif est de sensibiliser à la lutte contre le cancer et de faire appel à la générosité du public pour financer d’importants programmes de recherche en cancérologie.

La jonquille est la première fleur à éclore au printemps malgré les dernières rigueurs de l’hiver. La jonquille est ainsi devenue le symbole international de la lutte contre le cancer.

Cette année, l’opération prend une nouvelle ampleur avec la multiplication de manifestations à travers la France et l’accent mis sur la prévention par le sport en faveur de la lutte contre le cancer, une cause à laquelle je suis particulièrement attaché, les lecteurs de ce blog le savent.

Pour la 4e année consécutive, la Fédération Française de Rugby s’associe à  l’Institut Curie et à l’occasion du prestigieux match du Tournoi des VI Nations France-Angleterre qui aura lieu au Stade de France, le coup d’envoi fictif du match sera donné par un médecin et un chercheur de l’Institut Curie. Les joueurs du XV de France arboreront à cette occasion la jonquille sur leur maillot.

A ces soutiens de personnalités, d’associations, et de particuliers s’ajoutent les nombreuses entreprises qui se mobilisent elles aussi sous la bannière de Curie. Partout en France les magasins Truffaut, les agences Swiss Life, les agences Banque Populaire Rive de Paris, plusieurs centres commerciaux collecteront des dons au bénéfice de la recherche sur le cancer.

https://jonquille.curie.fr/

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Hommage à Sylvie PENDARIAS


Vous trouverez, ci-dessous, les quelques mots que je viens de prononcer au Conseil municipal pour rendre hommage à Madame Sylvie PENDARIAS :

« Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les élu-e-s, Chers Collègues,

Les drapeaux de la Mairie du 3ème arrondissement sont en berne et les élu-e-s endeuillés. Mardi, lors de l’inauguration de la place du Château à Montchat, Madame Sylvie PENDARIAS, Conseillère d’arrondissement, est décédée.

Beaucoup d’élu-e-s et de personnalités montchatoises étaient présentes à cette manifestation. Cette disparition, alors même qu’elle exerçait sa fonction d’élue, nous a tous beaucoup affectés. Je veux d’ailleurs dire à sa famille et ses proches qu’à ce moment, elle était entourée. Cela me semble important.

Militante au sein des Républicains, Sylvie PENDARIAS avait rejoint notre Conseil d’arrondissement au cours du précédent mandat à la suite de la démission de Madame Pascale DECIEUX en septembre 2011. Assidue et bienveillante, c’était une femme d’écoute. Au sein de notre assemblée, son opposition fut toujours courtoise et c’est, je crois, dans un véritable respect mutuel que nous nous sommes côtoyés ces cinq dernières années. Madame PENDARIAS était une élue de terrain, une élue toujours présente lors des manifestations organisée par la Mairie en particulier celles sur Montchat, son quartier de « cœur ».

Très engagée également au sein du Conseil de quartier, elle participait activement à plusieurs commissions sur des sujets aussi divers que le développement de la nature en ville, l’urbanisme mais aussi la solidarité, le handicap et le sujet âgé.

Cet intérêt et cet engagement pour la chose publique, Sylvie PENDARIAS les avait sans doute développés tout au long de sa vie : d’abord au cours de sa formation à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics, du Bâtiment et de l’Industrie puis en tant qu’ingénieure technicienne au Conseil général de la Charente. Depuis 2004, elle était ingénieure chez ARCADIS.

Aujourd’hui, je garde en mémoire, le souvenir d’une femme douce mais aussi ferme dans ses convictions. Une femme droite qui croyait à l’engagement politique et citoyen pour changer les choses. Une femme dont l’engagement était constant, sincère et tourné vers le bien-être collectif.

Ce matin, nous étions nombreux à Montchat, pour témoigner notre soutien à sa famille et à ses proches.  Aujourd’hui, toutes mes pensées vont à sa maman, Gilberte, son mari, Daniel et ses trois enfants, auxquelles j’associe l’ensemble des élu-e-s du 3ème arrondissement de Lyon.

Je vous remercie. »

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Tristesse


Aujourd’hui, j’avais prévu de vous faire un retour en image sur l’inauguration de la place du Château à Montchat mais je n’en ai pas le cœur.

La disparition soudaine de Madame Sylvie PENDARIAS, conseillère d’arrondissement d’opposition, nous a particulièrement affectés.

Sylvie PENDARIAS était pleinement engagée dans la vie locale et en particulier celle de Montchat. Souriante et soucieuse du bien-être collectif, elle avait rejoint notre assemblée en 2011.

Les drapeaux de la Mairie du 3ème arrondissement sont en berne et l’ensemble des élu-e-s de l’arrondissement endeuillé.

J’aurai l’occasion de lui rendre hommage lors du prochain Conseil municipal.

Un centre commercial revisité


Comme chaque jeudi, je vous fais part de mes réflexions sur le projet Part-Dieu. Après une série de blogs sur la gare, je me penche aujourd’hui sur le centre commercial.

En effet le 29 février, Gérard COLLOMB et Véronique MARGERIE , directrice du Centre commercial ont présenté les aménagements à venir s. Avec Unibail Rodamco, le centre commercial va être totalement repensé afin de s’ouvrir sur la ville. Cette refonte est d’ailleurs pour bientôt. Les travaux débuteront dès 2017 et s’achèveront en 2020. C’est donc un projet à court terme, concret et qui impactera positivement les habitants du 3e !

Pourquoi ? Tout d’abord, la recomposition du centre commercial va lui faire gagner 80 boutiques, et donc faire naître 880 emplois. Le bâtiment ne sera plus comme aujourd’hui tourné sur lui-même mais bien ouvert sur la ville, et donc vers les quartiers.

Le toit terrasse sera végétalisé et créera un espace récréatif avec une vue unique sur la ville qui nous fera vite oublier le vaste parking. Au-delà de son caractère agréable, c’est bien la durabilité qui est recherchée avec la création de ce réservoir vert unique.

L’élément le plus majeur à mes yeux reste la nouvelle traverse que le centre commercial permettra le long de la rue Servient. En effet, et vous le savez bien, traverser le passage souterrain actuel, avec ses trottoirs étroits, ses circulations importantes, n’est pas simple. Avec ce nouveau passage piéton dans une galerie propre, il sera aisé de se rendre à pied des quais à la Part-Dieu. Le cadre sera de qualité avec une architecture repensée, respectueuse du style existant tout en lui apportant un esprit contemporain, ouvert sur la ville.

Vous le comprenez, je me réjouis de cette nouvelle passerelle entre nos quartiers qui se fait au profit de tous, que ce soit le propriétaire des lieux, les riverains, les visiteurs de notre ville et surtout l’ensemble des habitants du 3e qui connaissent ce passage stratégique de notre arrondissement.

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PLU-H, quèsaco ?


Hier soir, nous avons discuté en CICA de la révision du Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat.

Pour ceux qui seraient passé à côté de la campagne d’affichage, du site internet, des articles de presse ou encore des réunions publiques, vous trouverez ci-dessous un petit film pédagogique faisant office de cours de rattrapage :

Journée des droits des femmes


La journée du 8 mars s’est progressivement imposée. Au-delà de la prise de conscience, elle est, depuis maintenant plusieurs années, non seulement l’occasion de susciter un débat sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes mais surtout de dresser un bilan de la situation et des perspectives à venir.

La semaine dernière, je lisais les chiffres clés 2015 édités par le Ministère et on constate toujours que :

  • les femmes sont près d’un tiers a travaillé à temps partiel contre 7,2 % d’hommes,
  • sur 350 établissements culturels subventionnés par l’Etat, on comptait en 2014 que 26 % de femmes à la présidence ou au poste de direction le plus élevé,
  • en France, 1 femme décède tous les 2,8 jours, victime de son conjoint,
  • et le monde politique n’est pas non plus exemplaire malgré les diverses lois proclamées : seules 5 % de femmes sont présidentes d’un Conseil général, 7,7 % d’un Conseil régional et 16 % sont Maires.

L’exigence de parité est donc une nécessité et ce, dans tous les domaines de la vie sociale : au travail, à la maison, dans les loisirs et l’éducation. Si des progrès ont été faits, les efforts doivent être poursuivis car comme le disait à juste titre Edouard HERRIOT « il est plus facile de proclamer l’égalité que de la réaliser ».

Demain soir et en écho à cette journée, la Mairie du 3ème arrondissement accueillera, deux expositions :

  • l’exposition Héroïnes, du Lyon BD Festival,  qui évoquent brillamment et non sans humour la question du personnage féminin dans la bande dessinée,
  • l’exposition photos des jeunes filles de la Maison Pour Tous qui répondent, il faut bien le dire, toujours présentes pour développer des actions sur ce sujet.

A demain !

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Semaine dense en perspective


Je suis rentré ce matin après une petite semaine de repos. Aujourd’hui, j’entame cette semaine avec une journée 100 % Grand Lyon : participation à la commission permanente, déjeuner de travail avec le Maire de Lyon, rendez-vous avec ma directrice de cabinet à la Mairie du 3e mais aussi des réunions de travail sur la collecte saisonnière des déchets verts, sur le développement de l’éco-mobilier ou encore sur les enjeux de la qualité de l’air.

Demain, mardi, j’oscillerai entre des rendez-vous liés à mes activités en cancérologie et des rendez-vous « Mairie ». A 18h s’ouvrira le Conseil d’arrondissement du 3ème avec un Comité d’Initiatives et de Consultation d’Arrondissement dédié au Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat. L’occasion d’échanger avec les associations, de l’avenir, à long terme, de notre arrondissement.

Mercredi, ce sera une journée 100 % Mairie avec notamment l’inauguration de la Place du Château à 11h30, mais aussi une visite de sécurité, la commission finance et diverses réunions de travail dont une importante sur les investissements à venir. Je terminerai cette journée par le vernissage, à la Mairie, d’une exposition dédiée à l’égalité femmes-hommes en écho à la journée du 8 mars. J’espère ensuite pouvoir jeter un œil au 1/8 de finale Chelsea-PSG.

Jeudi et vendredi, je partirai à Paris pour mes activités dans le cadre de ma Présidence à l’Institut Curie.

Une semaine bien chargée donc mais aussi avec des dossiers stratégiques qui devraient se débloquer. Affaires à suivre !