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Congrès de l’ASCO : Avancées -1


Cure the disease

Rendez-vous annuel international et incontournable de la communauté scientifico-médicale en cancérologie, le congrès de l’American Society of Clinical Oncolgy (ASCO) se déroule ces jours-ci, cette année encore dans un format virtuel.


Des résultats innovants et prometteurs sont exposés par nos chercheurs et médecins de l’Institut Curie.


En voici quelques-uns :


Nanoparticules : innocuité sur le long terme et efficacité dans les cancers ORL


Les nanoparticules d’hafnium (NBTXR3, développées par la société Nanobiotix) augmentent l’impact de la radiothérapie. Une fois injectées dans la tumeur, ces nanoparticules démultiplient l’effet des rayonnements grâce à un mécanisme purement physique. Les rayons interagissent avec l’Hafnium en générant neuf fois plus de radicaux libres qu’avec la radiothérapie seule et ces composés produits détruisent les cellules tumorales.


En 2019, le Pr Sylvie Bonvalot, chirurgienne oncologue, spécialiste des sarcomes des tissus mous à l’Institut Curie, avait mis en évidence l’efficacité des nanoparticules dans les sarcomes des tissus mous.


Mais qu’en est-il de la toxicité à long terme ? Aujourd’hui, elle présente des travaux de sécurité à long terme qui montrent qu’il n’y a pas de différence de toxicité entre l’ajout de NBTXR3 à la radiothérapie et la radiothérapie conventionnelle. Associés aux données d’efficacité, ces résultats montrent une balance bénéfice/risque favorable. « La chirurgie et la radiothérapie guérissent la moitié des cancers et il est primordial de disposer de traitements loco régionaux les plus optimaux », déclare le Pr Sylvie Bonvalot.


« Nos données sur l’innocuité à long terme des nanoparticules sont d’autant plus prometteuses que ces nanomédicaments sont en cours d’évaluation dans de nombreuses autres localisations ou sous types histologiques notamment en ORL à l’Institut Curie ».


C’est en effet le cas des travaux menés au sein du département d’Essais cliniques précoces de l’Institut Curie dirigé par le Pr Christophe Le Tourneau.


Seront exposés à l’ASCO les résultats d’une étude menée sur des patients atteints de cancers ORL. « L’utilisation des nanoparticules NBTXR3 s’est révélée efficace chez des patients disposant d’options thérapeutiques peu satisfaisantes.


Ces nouveaux résultats sont prometteurs et nous ont incité à mettre en place un essai clinique de phase 3 sur un plus grand nombre de patients », explique le Pr Christophe Le Tourneau.


Dans un prochain post, j’évoquerai l’immunothérapie et les cancers pédiatriques.

Covid-19 : accident de laboratoire ?


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Trois travaux universitaires menés ces dernières années à l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) ont été divulgués, par le compte d’un scientifique anonyme, coutumier des révélations fracassantes. Rédigés en chinois, et jusqu’à présent jamais rendus publics, ils remettent en cause certaines données tenues pour acquises par la communauté scientifique internationale sur le nombre et la nature des coronavirus conservés par le WIV, sur les expériences conduites sur ces virus et même sur l’intégrité des séquences génétiques virales publiées ces derniers mois par l’institution de recherche de Wuhan.


“Nous savions que les chercheurs du WIV ne rendent pas publiques l’ensemble des données dont ils disposent”, explique au Monde la biologiste moléculaire Virginie Courtier, chercheuse (CNRS) à l’Institut Jacques-Monod.

On est cette fois un cran au-delà : plusieurs de leurs déclarations précédentes semblent contredites dans ces mémoires.”


Une des thèses revient sur le plus proche parent du Sars-CoV-2, collecté en 2013. Il avait été baptisé Ra4991 dans une étude publiée en 2016 par le WIV, puis rebaptisé RaTG13 en 2020. La virologue Shi Zhengli avait alors indiqué qu’il s’agissait du même virus. Or, une des thèses suggère que la séquence de RaTG13 publiée en 2020 n’est pas rigoureusement identique à la séquence de Ra4991. Les différences majeures sont localisées sur la partie du génome correspondant au spicule (ou “Spike”), la protéine qui permet au virus de pénétrer dans les cellules de son hôte, un domaine jouant un rôle-clé pour l’infectivité du virus.


Un autre mémoire confirme par ailleurs les manipulations de plusieurs coronavirus par le WIV afin de tester leur infectivité sur plusieurs types de cellules d’humains ou d’animaux.


Enfin, ces études révèlent la présence d’au moins un autre coronavirus collecté en 2013 et conservé au WIV, dont l’existence n’a jamais été divulguée.


En parallèle de ces publications, une vingtaine de scientifiques de haut niveau ont appelé dans la revue Science à ne plus négliger la piste d’une fuite du Sars-CoV-2 depuis un laboratoire.


On sait que les Chinois travaillent à Wuhan sur la guerre bactériologique et l’hypothèse d’une erreur de laboratoire devient plausible d’autant que 3 employés du laboratoire ont été hospitalisés en octobre 2019 et qu’il est impossible d’obtenir leurs dossiers.


Cancer, continuons à transformer la donne !


Innover dans les parcours et les traitements

Des chiffres incontournables

Le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

3,8 millions de personnes vivent en France aujourd’hui avec un diagnostic de cancer. 157 400 décès seraient imputable au cancer en France contre 109 125 décès de la Covid-19. Le nombre de cancers va augmenter d’au moins 25% d’ici à 2035.


« Nous devons nous obliger à analyser l’accélération des transformations de nos organisations et à changer la donne pour combattre ce fléau, développer la recherche, renforcer les soins de suite, améliorer les parcours de prise en charge des personnes vivant avec un cancer » assène Alain Coulomb, Président de Coopération santé et initiateur du colloque qui s’est tenu la semaine dernière à l’Institut Curie.


40% des cancers sont évitables !

Les moyens pour y arriver nécessitent de réaligner les énergies autour de la prévention et du dépistage qui sont passés au deuxième plan pendant la crise sanitaire laissant la place à d’autres urgences. En effet, près de 93 000 diagnostics de cancers n’ont pas pu être établis en France en 2020 en raison de la pandémie. L’impact de la crise sanitaire sur ces chiffres et les conséquences psychologique et physiologique sur les cancers sont inconnus.


« La crise nous a (…) contraints à repenser notre organisation de façon pragmatique, parfois en accélérant certaines évolutions organisationnelles, comme la télémédecine, la HAD ou l’accélération des essais cliniques, sur lesquelles nous devons capitaliser d’ici 2035 dans l’intérêt des patients » indique Catherine DEROCHE, Présidente de la Commission des Affaires Sociales, Sénatrice de Maine et Loire.


Un parcours de soin qui doit être à la fois concret et virtuel

Les parcours se transforment grâce au développement de l’ambulatoire et à l’accélération « imposée par la crise » du numérique (de la téléconsultation à la télémédecine). Les chantiers sont ouverts depuis quelques années. Un passage vertueux entre l’hôpital et la ville dépend de la montée en puissance des professionnels de santé et des soignants de proximité ainsi que des volontés politiques locales. Un diagnostic précoce, une éducation thérapeutique adaptée (et notamment pour accompagner les traitements oraux), une adhésion au traitement co-construite avec l’expérience patient, la mise en place de soins de support et l’accessibilité au numérique pour tous sont indispensables dans ces parcours innovants de prise en charge.


Une recherche active et des innovations thérapeutiques majeures

La France possède des atouts majeurs pour favoriser l’émergence des innovations autour du cancer.

La France est reconnue mondialement pour son dynamisme et les particularités de sa recherche clinique (réglementation spécifique, contrat unique, ATU, CIR…), pour ses recommandations scientifiques sur tous les types de cancers ainsi que pour l’excellence de ses experts oncologues.


J’ai pu m’exprimer au nom de l’Institut Curie « parmi les progrès thérapeutiques récents il ne faut pas omettre la chirurgie ambulatoire, la chirurgie endoscopique et les progrès de la radiothérapie dont le fractionnement. Cependant les deux innovations majeures sont l’immunothérapie et la médecine de précision. Ce qui a changé de façon vraiment fondamentale, c’est la vision du portrait moléculaire des tumeurs qui fait disparaître la notion d’organe. En effet deux tumeurs du sein peuvent avoir un profil moléculaire tout à fait différent et a contrario une tumeur du sein et un ganglion de l’estomac peuvent avoir le même profil moléculaire. En conséquence, on ne traite plus en fonction du lieu de la tumeur mais en fonction du profil moléculaire pour choisir le traitement personnalisé ».


Le Pr Roman Rouzier, Directeur Délégué de l’Institut Curie - site de Saint-Cloud, a souligné qu’il fallait « éviter les étapes inutiles dans les parcours des patients, tenter de réduire les délais entre l’annonce de la maladie et la prise en soin du patient. Les conseils préventifs hygiéno-diététiques par exemple et la prévention primaire et secondaire doivent être soutenus pour éviter des cancers comme celui du col de l’utérus ou même du cancer du foie. Le dépistage précoce par toutes les techniques innovantes est à privilégier également. Désormais nos équipes se concentrent sur le développement d’une médecine de précision qui allie Intelligence Artificielle et biologie moléculaire. On peut ainsi mieux caractériser une tumeur et mieux définir les profils de chaque patient ».


Le parcours de soin idéal

Au-delà de ces récentes découvertes, j’ai fait part de ma vision du parcours de soin idéal : un diagnostic précoce bien sûr, mais aussi « une annonce de la maladie « dans les règles »,

Un traitement multidisciplinaire qui amène à la guérison et à un retour à la vie normale… Néanmoins tout le monde ne guérit pas de son cancer mais pour ceux-là il faut vivre avec dans les meilleures conditions possibles le plus longtemps possible… ».


« La qualité de vie des patients, le droit à la parole, des échanges « en place » avec les professionnels de santé et l’équité absolue dans les soins, doivent rester les quatre cartes majeures de cette nouvelle donne autour du cancer” conclut Alain Coulomb, Président de Coopération Santé.

La paix est-elle possible au Moyen-Orient ?


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Le nouveau conflit à Gaza s’explique par de multiples raisons :

  • Les accords d’Abraham (Emirats, Bahreïn, Maroc, et Soudan) qui ont contrarié la politique de Téhéran et ravivent la lutte entre Sunnites et Chiites.

Le Qatar ennemi intime des Emirats finance « l’effort de guerre » de Gaza avec Téhéran.

  • La mise à l’épreuve de l’administration de Biden fait exactement partie du jeu diplomatique.
  • L’annulation des élections palestiniennes a renforcé le Hamas mais aussi empêché des élections que Mahmoud Abbas aurait perdues.

Le Hamas a déclenché les hostilités pour « obliger » l’autorité palestinienne à revenir sur l’annulation.

  • La crise politique en Israël et le départ programmé de B. Netanyahou par ailleurs en procès pour corruption à donner des « intérêts communs » au Hamas et au chef du gouvernement israélien.
  • Le parti arabe RAAM est en voie de participer à une grande coalition et évidemment ce n’est pas l’intérêt du Hamas de voir se normaliser la situation des arabes israéliens.

La crise actuelle est donc le 1er round de la succession de M. Abbas d’un part et d’autre part le chant du cygne de Netanyahou.

Des concessions de part et d’autres pourraient venir d’une nouvelle génération à condition que la politique américaine ne favorise pas l’obtention de la bombe atomique par l’Iran ce qui obligerait Israël à réagir.

100 ans contre le cancer,


Continuons, ensemble.